Jeudi 17 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Ret

Le gouvernement a confirmé à la commission de législation de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV) l'allongement progressif de la durée de cotisations pour bénéficier d'une retraite à taux plein, qui passera de 40 à 41 ans entre 2009 et 2012 à raison d'un trimestre par an, a-t-on appris mercredi auprès de la CGT.

"Le gouvernement vient de notifier à la CNAV l'allongement d'un trimestre par an de la durée de cotisations exigée à compter de 2009 pour bénéficier du taux plein", déclare la CGT dans un communiqué diffusé mercredi.

A compter du 1er janvier 2009, la durée de cotisations sera de "161 trimestres pour les assurés nés en 1949, 162 trimestres pour ceux nés en 1950, 163 trimestres pour ceux nés en 1951 et 164 trimestres pour ceux nés en 1952".

Source : Agence



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Jeudi 17 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

BNS

Les députés ont adopté mercredi 16 juillet au soir par 77 voix contre 17 le projet de loi instituant, en cas de grève, un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles ou élémentaires publiques ou privées sous contrat.

Les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont voté pour. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre.
Le gouvernement ayant déclaré l'urgence sur ce projet de loi, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée prochainement afin de mettre au point un texte commun aux deux assemblées, qui sera ensuite soumis aux députés et sénateurs pour son adoption définitive prévue avant la fin de la session extraordinaire du Parlement, fin juillet.

Accueil des écoliers les jours de grève

En vertu du texte, les enseignants grévistes devront se déclarer au plus tard 48 heures avant l'arrêt de travail. Les communes devront mettre en place un accueil des écoliers les jours de grèves quand le taux d'enseignants grévistes sera supérieur à 25% (en dessous de 10% dans le texte initial, 20% proposait le Sénat).

Le projet de loi prévoit également la création d'un dispositif d'alerte sociale, comme celui existant dans les transports publics, qui comporte une période de négociation avant le dépôt d'un préavis de grève.

Les familles informées

Outre celui fixant le seuil à 25% déclenchant la mise en oeuvre de l'accueil des élèves, plusieurs amendements de la commission des Lois ont été retenus comme celui qui précise que les familles "sont informées par la commune de la mise en place du service d'accueil", cette information étant mise en place par les maires d'arrondissement pour Paris, Lyon et Marseille.

Un autre amendement retenu prévoit de substituer l'Etat à la commune pour assurer la protection juridique du maire mis en cause en raison "de faits non intentionnels ayant causé un dommage à un enfant et commis dans l'exercice de sa mission d'organisation et de contrôle du fonctionnement du service d'accueil".

Source : Reuters



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Jeudi 17 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Constit

L'ouverture faite mardi par Nicolas Sarkozy concernant le mode d'élection du Sénat, un des points d'achoppement de la réforme des institutions, est rejetée par la gauche qui la qualifie de "mystification".

"C'est un grand numéro de mystification", a estimé le chef de file des sénateurs socialistes, Jean-Pierre Bel.

Dans un entretien au Monde, Nicolas Sarkozy a renvoyé à une proposition de loi déposée en 1999 par le sénateur UMP Henri de Raincourt qui propose d'abaisser de 30.000 à 9.000 le seuil de population à partir duquel les communes élisent des délégués supplémentaires, à raison de un pour 700 habitants. Les délégués sont les Grands électeurs représentant les collectivités locales, qui élisent les sénateurs.

"Le président de la République sait très bien que le projet de loi Jospin de 2000 réformant le scrutin sénatorial a été rejeté par le Conseil constitutionnel et que la seule façon de permettre une évolution était d'inscrire dans la Constitution que le Sénat représente les collectivités territoriales en fonction de la population", a expliqué Jean-Pierre Bel à l'AFP.

Le PS est aujourd'hui majoritaire dans toutes les collectivités locales mais du fait du poids considérable des petites communes rurales dans le scrutin, la gauche, selon ses projections, ne gagnerait que 10 à 15 sièges aux sénatoriales de septembre et un maximum de 15 à 20 trois ans plus tard.

Il réclame donc une réforme du scrutin sénatorial et en a fait une condition à un vote positif de la réforme des institutions.

Ses parlementaires ont présenté en juin une proposition de loi en ce sens qui a été rejetée par l'UMP. La majorité sénatoriale a en outre fait supprimer du texte de la réforme la mention "en tenant compte de la population" dans l'article de la Constitution traitant du sénat, votée par les députés en première lecture.

Or le PS y voit la seule possibilité de passer outre la jurisprudence du conseil constitutionnel qui a censuré la réforme proposée par Lionel Jospin en 2000. Le conseil avait jugé que l'élection d'un Grand électeur par tranche de 300 habitants proposée modifiait la nature de la représentativité du Sénat en privilégiant les délégués non élus par rapport aux élus locaux.

Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat, estime lui que sa proposition a l'avantage de "cadrer avec la décision du conseil constitutionnel car elle permet un collège électoral composé d'élus locaux".

"A partir du moment ou le sénat représente les collectivités territoriales, on ne peut pas imaginer un instant que le corps électoral sénatorial ne soit pas essentiellement constitué d'élus locaux", a-t-il déclaré à l'AFP.

Pour lui, la "permanence des institutions de la Vème république" est assurée par "deux chambres, l'une en prise directe avec les mouvements de l'opinion et une autre qui stabilise les humeurs et les changements de l'opinion".

Bernard Frimat, orateur du groupe PS au Sénat sur la réforme des institutions, s'est vivement élevé contre la proposition Sarkozy.

"Cela fait un an que nous discutons sur cette réforme. Encore hier soir, on nous a refusé des amendements proposant de spécifier dans la Constitution que le mode d'élection des sénateurs doit se faire en fonction de la population comme le proposait le comité Balladur: cela suffit, on n'est pas des jouets", a-t-il déclaré à l'AFP.

Suzette Bloch / AFP



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Jeudi 17 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Le sénateur PS Robert Badinter a refusé mercredi un "sacre à Versailles" du président de la République, en dénonçant le droit d'adresse devant le Congrès qui lui est accordé par le projet de réforme des institutions.

"Si la révision est rejetée - ce que nul à cet instant ne peut dire - ce n'est certainement pas de la faute de l'opposition", a-t-il dit sur RTL. La réforme doit être soumise aux parlementaires lors d'un congrès à Versailles le 21 juillet. Une majorité des 3/5èmes y sera requise.

"C'est tout simplement à cause" du "maintien par le président et l'accroissement de ses pouvoirs" et de "l'obstination incroyable de la majorité sénatoriale qui entend garder un système absolument antidémocratique", a-t-il jugé, en évoquant le mode de scrutin au Sénat.

L'ancien ministre de la Justice a critiqué le droit d'adresse du président devant le Congrès. "Imaginez la scène: ce sera le président entrant en majesté devant le Congrès, on se lèvera. Il prononcera le message sur l'état de l'union, ça veut dire: louer son bilan et surtout annoncer le programme de l'année à venir".

"Toute sa majorité se lèvera dans une immense ovation à la fin. Le public verra le président de la République physiquement en chef de la majorité. Que devient le Premier ministre dans ce cas-là, tout petit sur son banc parmi les ministres, silencieux?", a lancé M. Badinter, refusant "cette espèce de sacre à Versailles".

Nicolas Sarkozy "tient le gouvernement" et "il tient aussi le Parlement, le législatif, parce qu'il est le chef de la majorité présidentielle", a-t-il affirmé. "C'est la +monocratie+, le pouvoir d'un seul".

Source : AFP


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Jeudi 17 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy a légèrement baissé en juillet, avec 57% de mauvaises opinions contre 43% de bonnes, selon le baromètre mensuel IFOP publié par "Paris-Match" en kiosque jeudi.

Nicolas Sarkozy recule de la 31e à la 35e place, derrière plusieurs de ses ministres, dont le chef du gouvernement François Fillon, qui gagne une place pour prendre la 11e, avec 61% d'opinions positives (contre 60% en juin). Lorsque l'on demande leur préférence aux Français entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le résultat est serré: la candidate socialiste à la présidence en mai dernier l'emporte avec 48% des suffrages contre 46% au chef de l'Etat.

Sondage réalisé par téléphone et à domicile les 10 et 11 juillet auprès d'un échantillon de 960 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, et sélectionné selon la méthode des quotas.

Source : Agence


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