Et ça continue ! La mainmise du clan Sarkozy sur la France ne s’arrête pas aux médias, aux groupes industriels et aux cadeaux fiscaux pour une bande de privilégiés. Voilà maintenant que même l’armée fait les frais d’un chef de l’État, incapable de tolérer la moindre critique.
Nicolas Sarkozy a lancé une enquête non-officielle pour connaître le nom des officiers supérieurs qui avaient signé une tribune dans la presse, sous le pseudonyme de Surcouf. Leur tort ? Être déçus du Livre blanc sur la défense et reprocher à l’exécutif d’avoir trop peu consulté les militaires, pourtant les principaux concernés. L’expression anonyme, voilà le seul moyen que ces officiers avaient pour se faire entendre, jugeant la situation trop inquiétante pour continuer de se taire.
« Amateurisme des propositions », portant la marque de « lubies insuffisamment étudiées » : la critique était juste, la critique mettait le doigt là où ça faisait mal. Le Livre blanc a fait le choix de renforcer les programmes d’équipement, en négligeant totalement le facteur humain (54 000 suppressions d’emplois). « Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d’hypothétiques innovations technologiques et organisationnelle. Il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l’efficacité de l’instrument militaire », écrivent ces officiers clairvoyants.
Aux nombreuses insuffisances dont souffre le Livre blanc, s’ajoute l’abandon des territoires frappés par ces coupes sombres. La Défense n’a pas pour but premier d’aménager les régions, soit. Mais les implantations militaires participent au dynamisme des territoires. On ne peut fermer des régiments sans se demander ce que deviendront les nombreuses villes qui vivent de la présence de l’armée.
Ce sont justement les pratiques autistes et centralisatrices d’un pouvoir aveugle aux réels besoin de la France qui ont forcé les officier inquiets de Surcouf à s’exprimer anonymement dans la presse. Aujourd’hui, ils sont poursuivis par des chiens de chasse qui devraient traquer d’autres lièvres.
Et voilà que Nicolas Sarkozy jette une nouvelle injure à la face des forces armées en leur imposant la présence, lors du défilé du 14 juillet, du président syrien Bachar El Assad. Responsable de l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983 qui avait coûté la vie de 58 parachutistes français, la Syrie ne s’est jamais excusée à ce jour.

En toute fin du billet précédent, nous
avions écrit quelques mots sur la dernière provocation de Sarkozy devant le Conseil National de l’Union des Menteurs Professionnels (UMP). Elle vaut son pesant de cacahuètes :
