Vendredi 11 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Et ça continue ! La mainmise du clan Sarkozy sur la France ne s’arrête pas aux médias, aux groupes industriels et aux cadeaux fiscaux pour une bande de privilégiés. Voilà maintenant que même l’armée fait les frais d’un chef de l’État, incapable de tolérer la moindre critique.

Nicolas Sarkozy a lancé une enquête non-officielle pour connaître le nom des officiers supérieurs qui avaient signé une tribune dans la presse, sous le pseudonyme de Surcouf. Leur tort ? Être déçus du Livre blanc sur la défense et reprocher à l’exécutif d’avoir trop peu consulté les militaires, pourtant les principaux concernés. L’expression anonyme, voilà le seul moyen que ces officiers avaient pour se faire entendre, jugeant la situation trop inquiétante pour continuer de se taire.

« Amateurisme des propositions », portant la marque de « lubies insuffisamment étudiées » : la critique était juste, la critique mettait le doigt là où ça faisait mal.  Le Livre blanc a fait le choix de renforcer les programmes d’équipement, en négligeant totalement le facteur humain (54 000 suppressions d’emplois). « Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d’hypothétiques innovations technologiques et organisationnelle. Il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l’efficacité de l’instrument militaire », écrivent ces officiers clairvoyants.

Aux nombreuses insuffisances dont souffre le Livre blanc, s’ajoute l’abandon des territoires frappés par ces coupes sombres. La Défense n’a pas pour but premier d’aménager les régions, soit. Mais les implantations militaires participent au dynamisme des territoires. On ne peut fermer des régiments sans se demander ce que deviendront les nombreuses villes qui vivent de la présence de l’armée.

Ce sont justement les pratiques autistes et centralisatrices d’un pouvoir aveugle aux réels besoin de la France qui ont forcé les officier inquiets de Surcouf à s’exprimer anonymement dans la presse. Aujourd’hui, ils sont poursuivis par des chiens de chasse qui devraient traquer d’autres lièvres.

Et voilà que Nicolas Sarkozy jette une nouvelle injure à la face des forces armées en leur imposant la présence, lors du défilé du 14 juillet, du président syrien Bachar El Assad. Responsable de l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983 qui avait coûté la vie de 58 parachutistes français, la Syrie ne s’est jamais excusée à ce jour.


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 9 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Jean-Marc Ayrault a déclaré mardi que si Ségolène Royal a mis en cause le "clan Sarkozy" dans "la mise à sac" de son appartement "c'est qu'elle a des bonnes raisons de le dire".

"Qu'il y ait un clan Sarkozy c'est une évidence", a souligné sur RMC le député-maire de Nantes, dénonçant "une attaque en règle, brutale, violente, voire à la limite de l'insulte de la part (...) de conseillers proches du président de la République" contre Ségolène Royal.

"On voit bien que Nicolas Sarkozy a un comportement étonnant, étrange qui est parfois éloigné de sa fonction", a indiqué Jean-Marc Ayrault, réélu mardi président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Rival maheureux de la candidate socialiste lors de la primaire, Laurent Fabius a déclaré qu'il refusait "d'entretenir une polémique" sur les propos de Mme Royal mais a néanmoins comparé la présidence de Nicolas Sarkozy à "une monocratie inégalitaire, inefficace et fréquemment immature".

"Soit ce qu'elle dit est tout à fait exact et dans ce cas là évidemment c'est scandaleux, soit ce n'est pas exact et il ne faut pas le dire", a affirmé sur Europe-1 l'ancien Premier ministre socialiste.

Le porte-parole du PS Julien Dray a lui souhaité "dégonfler" l'impact des déclarations de Mme Royal pour éviter "des jours et des jours de polémique inutile et stérile".

Le député de l' Essonne a expliqué sur itélé que Ségolène Royal "se pose des questions" sur ce "type de cambriolage", ajoutant aussitôt qu'en l'absence de preuves "il faut qu'on en reste à une interrogation" même si "on aimerait bien que les coupables soient trouvés".

Source : AP


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

rose

Nicolas Sarkozy se comporte comme un "chef de parti" et un "chef de clan", a estimé lundi le Parti socialiste après la remarque du président de la République lors du conseil national de l'UMP sur les grèves dont désormais "personne ne s'aperçoit".

"Quand on est chef de l'Etat, on doit avoir le souci de l'union du pays et ne pas rentrer de manière continuelle dans une provocation permanente", a estimé le député européen Stéphane Le Foll lors du point presse hebdomadaire de l'UMP. "Nicolas Sarkozy a humilié les syndicats, tous les syndicats avec cette formule." .. "Le président de la République se comporte comme un chef de parti, cherche à diviser, stigmatiser et mépriser, ce n'est pas acceptable".

"Il est très clair que Nicolas Sarkozy comme la majorité sont bien décidés à faire tout ce qu'ils ont dit" lors de la campagne présidentielle, a répliqué lundi le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre. En particulier, "nous sommes décidés à supprimer le droit de nuire aux usagers" des services publics.

Mais le chef de l'Etat "n'a absolument pas, ni dans la forme ni dans le fond, tapé les syndicats", a-t-il assuré. "C'était tout sauf une provocation".

Stéphane Le Foll a également déploré les propos "à la limite de l'insulte" tenus contre Ségolène Royal samedi lors du conseil national de l'UMP, après qu'elle eut remarqué que M. Sarkozy n'avait joué aucun rôle dans la libération d'Ingrid Betancourt. Le nouveau secrétaire général adjoint de l'UMP Christian Estrosi a notamment jugé que l'ex-adversaire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 avait "l'humanité d'un bigorneau".

Le bras droit de François Hollande a regretté que deux socialistes, Jack Lang et Philippe Martin, aient dénoncé publiquement les propos de Mme Royal. "Il y a une règle qui doit être réaffirmée: on respecte les membres du parti socialiste, on peut avoir des débats, des différences de position, mais on ne peut pas s'associer aux voix de la droite quand il s'agit de sujets aussi importants", a-t-il mis en garde.

Source : AP



ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 6 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
«Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit», a dit hier le chef de l'Etat. La gauche et les syndicats l'appellent à ne pas «jouer avec le feu».
AFP
LIBERATION.FR : dimanche 6 juillet 2008
 
Plusieurs syndicats ainsi que le Parti socialiste ont critiqué dimanche les propos de Nicolas Sarkozy sur le faible impact des grèves, l'avertissant du risque de "jouer avec le feu" et d'"attiser les conflits" au moment où les salariés éprouvent "un réel mécontentement". Samedi, lors du Conseil national de l'UMP, le président Nicolas Sarkozy avait affirmé à l'intention de ses partenaires européens que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit", se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".

"Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République. Il devrait être beaucoup plus prudent que ça",
a déclaré dimanche le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Estimant que "les pouvoirs publics accélèrent les réformes, veulent mettre 30 ou 40 dossiers sur la table pour essayer d'en faire passer quelques-uns", le leader de FO a souligné "un réel mécontentement des salariés" au sujet des retraites, du pouvoir d'achat ou de l'avenir du service public. "Ne pas tenir compte de ce mécontentement (...) c'est ne pas faire preuve de réalisme."

Pour Maryse Dumas, l'une des secrétaires confédérales de la CGT, "le président de la République fait une opération diversion parce qu'il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit". Non seulement Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la réalité sociale car le nombre de grèves est très important", mais ses propos sont "méprisants" pour les grévistes tentant de se mobiliser sans trop gêner les usagers et pour les usagers eux-mêmes, a-t-elle estimé.

"Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", met-elle en garde.

Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d'alarme sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues". "L'attitude très responsable des partenaires sociaux pour développer le dialogue social afin d'éviter les conflits est battue en brèche par les propos très politiques du président de la République (...) C'est regrettable et de nature à attiser les conflits."

Dans les transports terrestres de voyageurs, la loi d'août 2007 instaurant "la continuité du service public" prévoit des négociations avant tout préavis de grève, une déclaration des grévistes 48 heures à l'avance, une information des usagers 24 heures avant et une réaffectation des agents.

De son côté, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a conseillé dimanche à Nicolas Sarkozy de "prendre garde" aux réactions sociales, estimant que "ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves (donnent) toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social". S'adressant aux dirigeants de l'UMP ainsi qu'au président Sarkozy, Julien Dray a lancé : "Qu'ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de recréation : Rira bien qui rira le dernier".


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 6 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

En toute fin du billet précédent, nous avions écrit quelques mots sur la dernière provocation de Sarkozy devant le Conseil National de l’Union des Menteurs Professionnels (UMP). Elle vaut son pesant de cacahuètes :

« Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » (sic !).

Nous nous sommes alors dit dans un inhabituel accès de compassion : « bof, ce n’est pas bien grave. Le pauvre roule des mécaniques avec son air mauvais, au moment où beaucoup d’actifs partent en vacances. C’est dire à quel point il est « courageux ». Attendons la rentrée sociale…»

Cependant, cette compassion n’a guère duré car les propos du Président de la République de l’UMP nous sont très vite apparus objectivement inquiétants et outranciers.

C’est la raison pour laquelle, aux toutes premières heures du dimanche 6 juillet, nous avons introduit dans le champ « recherche actualités » du moteur Google Actualités la phrase ironique sur les grèves invisibles prononcée par le président Nicolas Sarkozy, afin de prendre connaissance des premières réactions éventuelles à ce discours d’une incroyable agressivité.

 

Au moment où la recherche a été effectuée, il n’y avait au total que 14 articles en relation avec cette affaire. Pour pouvoir consulter l’ensemble des articles, nous avons ensuite cliqué sur le lien hypertexte « 11 autres articles »

 



Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous vîmes dans la liste proposée un article de L’Express intitulé sobrement « Sarkozy a-t-il pété les plombs ? », lequel a été intégré, semble-t-il, dans la catégorie « France » de Google Actualités, le 4 juillet 2008, par l’un des robots. Diantre ! L’Express se révolterait-il ? Christophe Barbier serait-il en train d’ériger une première barricade ? Renaud Revel renouerait-il avec ses jeunes années de journaliste professionnel passées au Matin de Paris ? Incroyable ! Il fallait voir cela de plus près. Vite, cliquons !
Et là… l’article en question, mais qui n’était vraiment pas de la première fraîcheur. Voyez plutôt. Fin juin 2005 !

Comment expliquer ce décalage de trois ans ? S’agit-il d’une erreur ? Ou bien les robots de recherche sont-ils désormais si performants qu’ils en seraient maintenant devenus… intelligents ? Car, finalement, la présence de cet article de L’Express témoigne d’un fait très intéressant qui justifie, à lui seul, le présent billet : le robot ou les robots qui épluchent les organes de presse du web francophone ont pu « considérer » qu’il y avait une analogie évidente entre la sortie de Sarkozy sur les grèves, dont plus personne ne s’apercevrait, et ses multiples provocations passées, notamment celle du kärcher.

Pour le dire autrement, la provocation de Sarkozy sur « les grèves invisibles » apparaît, pour Google Actualités, du même tonneau que celle relative aux banlieues à nettoyer au kärcher. Même si ces provocations ne sont pas identiques, elles demeurent fondamentalement de même nature. La violence verbale y est similaire ou analogue. Et c’est probablement pour cette raison que le moteur de recherches Google Actualités a utilement redonné une nouvelle jeunesse à l’article de L’Express qui, sans lui, serait probablement tombé dans l’oubli.

Cependant, il y a quand même quelque chose de crucial qui s’est produit. En effet, Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, Leader Minimo et Marquis de La Faillite, a été élu entre temps à la présidence de la République. Le rapprochement auquel s’est livré le moteur de recherches Google Actualités prouve donc que le locataire de l’Elysée n’a absolument pas changé d’un iota et qu’il se comporte comme s’il était encore place Beauvau, au ministère de l’Intérieur.


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Blog : Blogzine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus