Bienvenue sur le blog du comité de soutien de Mennecy-Ballancourt et du territoire du Val d'Essonne à la candidature de Ségolène Royal à l'élection présidentielle.
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Ségolène Royal s'exprime dans le journal Le Parisien. |
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La candidate socialiste rappelle sa priorité : « redonner confiance aux PME. Je le vis dans ma région, je le vérifie à travers la France : pour peu qu'on aide les petites et moyennes entreprises de façon ciblée, il y a, pour l'emploi, des marges de manoeuvre énormes. Les PME de moins de 500 salariés représentent 66 % des emplois. Le tournant politique que je souhaite incarner, c'est, en redéployant les fonds publics dont on dispose, le passage d'une politique d'aides totalement uniforme à des politiques sur mesure. Je sais que la transition sera délicate mais, pour peu qu'on utilise tous les leviers possibles - la fiscalité, les cotisations sociales, la négociation avec les partenaires sociaux et une part des marchés publics réservée demain aux seules PME - les choses, j'en suis sûre, se caleront vite."La candidate socialiste exprime une nouvelle fois sa volonté d’empêcher les délocalisations : « a condition d'anticiper, on peut empêcher que ça se passe. Il faut en finir avec le secret qui entoure certaines décisions prises par les actionnaires, parfois de l'étranger. Il faut modifier le rapport de forces au bénéfice des salariés, et imposer la transparence. Sous cet angle, la France est très archaïque. Mieux informés, les syndicats de salariés peuvent aider à la recherche des compromis qui permettent de sauver les emplois ou, lorsqu'on est contraint d'en supprimer, de reclasser les salariés et ainsi de préserver leur dignité et celle de leur famille. C'est mon idée de sécurité sociale professionnelle : lorsqu'une entreprise est absolument contrainte de faire un plan social et d'investir en même temps pour décrocher de nouveaux marchés, les salariés conservent leur contrat de travail et continuent dans cette phase de transition à être payés sur fonds publics en suivant une formation, donc en préparant leur reconversion. Ils évitent ainsi le chômage. C'est, par exemple, ce qu'a réussi Ericsson en Suède. Avec cette méthode, jamais Moulinex n'aurait en France licencié et délocalisé de cette façon particulièrement brutale. » Intérrogée sur ses adversaires, Ségolène Royal tient à éviter la « querelle de personnes ». Ainsi, sur Nicolas Sarkozy, elle déclare : « Je ne juge pas l'homme. Le candidat, lui, s'est fortement droitisé. Un exemple : par deux fois - donc il ne s'agissait pas d'un lapsus - il a dénoncé l'abattage des moutons dans les baignoires par certains musulmans pour la fête de l'Aïd. Ça, c'est odieux, c'est le vocabulaire de l'extrême droite. » A propos de François Bayrou, Ségolène Royal évoque là aussi le projet du candidat : « Le ni-ni, cela n'a jamais fait un projet. Décidément, le centre est partout et sa circonférence, nulle part. A la base, il n'y a aucune ambiguïté puisque dans toutes les collectivités, il gouverne et vote avec l'UMP, sans aucune exception. » « Le choix qui va être fait par le peuple français engage l'avenir bien au-delà de cinq années, pour toute une génération, tant la crise est profonde. C'est pourquoi je veux, avec tous les Français, réussir le vrai changement. » |
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