Bienvenue sur le blog du comité de soutien de Mennecy-Ballancourt et du territoire du Val d'Essonne à la candidature de Ségolène Royal à l'élection présidentielle.
Pour Maryse Dumas, l'une des secrétaires confédérales de la CGT, "le président de la République fait une opération diversion parce qu'il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit". Non seulement Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la réalité sociale car le nombre de grèves est très important", mais ses propos sont "méprisants" pour les grévistes tentant de se mobiliser sans trop gêner les usagers et pour les usagers eux-mêmes, a-t-elle estimé.
"Le président de la République joue avec le feu parce que si désormais pour faire entendre des revendications collectives les usagers doivent user de moyens d'actions qui gênent les autres, on risque d'entrer dans une spirale dangereuse pour notre pays", met-elle en garde.
Un avis partagé par le président de la CFTC Jacques Voisin, pour lequel "le risque est de balayer tout ce qui a été fait en matière d'alarme
sociale et d'inciter aux conflits purs et durs, ce qui n'est pas souhaitable" sachant que "les relations dans le public, comme dans le privé, restent très tendues".
"L'attitude très responsable des partenaires sociaux pour développer le dialogue social afin d'éviter les conflits est battue en brèche par les propos
très politiques du président de la République (...) C'est regrettable et de nature à attiser les conflits."
Dans les transports terrestres de voyageurs, la loi d'août 2007 instaurant "la continuité du service public" prévoit des négociations avant tout préavis de grève, une déclaration des grévistes 48 heures à l'avance, une information des usagers 24 heures avant et une réaffectation des agents.
De son côté, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray a conseillé dimanche à Nicolas Sarkozy de "prendre garde" aux réactions sociales, estimant que "ses déclarations triomphantes à propos de l'inefficacité des grèves (donnent) toute la mesure de la manière dont il conçoit le dialogue social". S'adressant aux dirigeants de l'UMP ainsi qu'au président Sarkozy, Julien Dray a lancé : "Qu'ils prennent garde, car comme on dit dans les cours de recréation : Rira bien qui rira le dernier".
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