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Les fédérations de cheminots lancent un ultimatum au gouvernement. Elles ont prévenu lundi soir qu'elles étaient prêtes à engager un mouvement de grève reconductible à la
SNCF si le projet de réforme des régimes spéciaux de retraite n'est pas modifié, a-t-on appris lundi de source syndicale.
Réunies au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) lundi après-midi, les huit fédérations de cheminots ont réussi à adopter une position commune au terme de près de
quatre heures de discussion.
Lors d'une conférence de presse à l'issue de cette réunion, les syndicats ont indiqué qu'ils se rendront bien aux consultations avec le ministre du Travail Xavier Bertrand
entre mercredi et vendredi prochain. Ce nouveau round de consultations fait suite à la mobilisation historique du 18 octobre dernier à la SNCF et à la RATP.
Les syndicats ont décidé d'adresser un courrier en commun à Xavier Bertrand. Dans ce texte, ils précisent qu'ils "ne se rendront pas aux discussions que souhaite engager la
direction SNCF tant que les principes généraux de la réforme n'auront pas changé".
Les fédérations annoncent qu'elles se reverront le 31 octobre pour faire le point sur les consultations engagées avec Xavier Bertrand. "A cette occasion, dans le cas où le
gouvernement ne reverrait pas sa copie, nos fédérations en appelleraient à nouveau à la mobilisation des cheminots, y compris pour engager un mouvement de grève reconductible à la
mi-novembre 2007", préviennent les syndicats dans leur courrier.
Le secrétaire général de Sud Rail Christian Mahieux et celui de FO Eric Falempin ont souligné lors du point presse de lundi soir que leurs organisations respectives se
refusaient à lever le préavis de grève reconductible déposé à l'occasion de la journée de mobilisation du 18 octobre. "Nous nous en remettons aux assemblées générales des personnels",
ont-ils déclaré alors que lundi, le trafic normal avait repris sur la quasi totalité du pays.
Pour sa part, avant de recevoir les syndicats en fin de semaine, Xavier Bertrand rencontrait lundi après-midi les directions de la SNCF, de la RATP, d'EADS et de GDF, pour
discuter des négociations à venir dans ces entreprises sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.
A la SNCF, la porte semble fermée du coté syndical le temps que le projet définitif du gouvernement soit présenté. Seule la Fédération générale autonome des agents de
conduite (FGAAC) a engagé des négociations dès le 18 octobre au soir, une position qu'avaient alors dénoncée les autres fédérations.
Du coté de la RATP, les syndicats ont prévu de se rencontrer mardi après-midi et pourraient suivre la position adoptée par les fédérations de cheminots.
Source : AP
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