Samedi 5 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
Preuve pour le chef de l'Etat que la France «change beaucoup plus profondément qu'on ne le croit». Le Président, qui s'exprimait devant le Conseil national de l'UMP, a également remis en cause les taux de la Banque centrale européenne.
AFP
LIBERATION.FR : samedi 5 juillet 2008
  
Lors du Conseil national de l'UMP ce samedi matin, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen depuis le 1er juillet, s'est adressé à ses partenaires européens: "Je veux leur dire que la France est en train de changer", et cela "beaucoup vite, beaucoup plus profondément qu'on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit". Ces derniers mots lui attirant les applaudissements des quelque 2000 cadres et conseillers nationaux de l'UMP qui composaient l'assistance. 

"Pourquoi fait-on de la politique ? (...) Pourquoi postule-t-on à des responsabilités premières dans un pays ou à la tête de l'Europe, si ce n'est pour résoudre les problèmes ?", s'est interrogé le chef de l'Etat. "Moi qui ai été élu pour agir, j'ai été élu pour conduire une politique sans précédent dans notre pays."

"Désormais, on peut dire que le problème de la France, c'était qu'on ne travaillait pas assez, alors que le monde ne nous attend pas. On peut réformer profondément les 35 heures, désormais on peut faire la politique pour laquelle on a été élu", a-t-il insisté.

Nicolas Sarkozy s'est ensuite demandé s'il était "raisonnable" d'avoir des taux européens à 4,25 %, seuil auquel les a porté jeudi la Banque centrale européenne. "J'ai été de ceux qui ont voté pour l'indépendance de la BCE, je ne le regrette pas (...) j'ai été de ceux qui ont voté pour l'indépendance de l'euro, je le regrette pas", a assuré le chef de l'Etat. "Mais quand même, sans remettre à bas tout ce à quoi je crois, je suis légitime, en tant que président de la République française, de me demander s'il est raisonnable de porter les taux européennes à 4,25 alors que les Américains ont des taux à 2%", s'est-il exclamé.

Sur le traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a appelé la Pologne à ratifier: "Le président Kaczynski est un homme honnête et c'est un homme d'Etat: il a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie, c'est une question de morale."

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Samedi 5 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
REUTERS : samedi 5 juillet 2008
 
PARIS (Reuters) - Sept Français sur dix sont opposés à la nomination du président de la télévision publique par l'exécutif, révèle un sondage CSA à paraître dimanche dans Le Parisien.

Selon cette étude, 71% des personnes interrogées sont hostiles à une telle mesure, tandis que 18% l'approuvent et 11% ne se prononcent pas.

Le P-DG de France Télévisions est désigné actuellement par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Le 25 juin dernier, Nicolas Sarkozy a souhaité que la nomination soit désormais du ressort du chef de l'Etat et du Premier ministre, après avis conforme du CSA, déclenchant ainsi un tollé de la part des médias et de l'opposition.

Pascal Liétout


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Samedi 5 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Chers amis,

Voir la vidéo suivante qui démontre fort bien que c'est une nouvelle polémique anti Royal lancée par l'UMP
pour tenter de démolir celle que Sarkozy craint le plus.

Le lien:
http://www.dailymotion.com/video/x60nyn_royal-sarko-yade-ingrid-et-les-autr_news


Tout est expliqué aussi là :

<
http://www.intox2007.info/index.php?post/2008/07/04/Ingrind-Betancourt%3A-Sarkozy-ny-est-pour-rien-et-ne-savait-pas>


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Samedi 5 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Piqué sur le blog Lozère socialiste :



Au cas où il se trouverait encore quelqu’un qui ne le saurait pas, Ingrid Betancourt est libre et en bonne santé. Réjouissons-nous tous de cette bonne nouvelle !

On voudra bien noter cependant que le Vatican n’a pas encore parlé de canonisation de l’ex-otage. Normal, Ingrid Betancourt est vivante. Pourtant, certains semblent vivre déjà dans l’attente d’un miracle de Sainte-Ingrid : faire remonter le Leader Minimo dans l’opinion publique, lequel végète, depuis des mois, dans les profondeurs de l’impopularité.

 

 

Au moment où son gouvernement s’attaque aux 35 heures, remet en cause les acquis sociaux, gère pitoyablement l’accident de Carcassonne, est incapable de juguler la hausse des carburants et de relancer le pouvoir d’achat, et s’apprête de surcroît à faire main basse sur l’audiovisuel public, la libération d’Ingrid Betancourt fait partie de ces bonnes nouvelles que Sarkozy aurait tort de ne pas exploiter politiquement.

 

L’émotionnel est son registre favori. C’est celui qui lui a permis de bercer les Français de douces illusions et de se faire élire à la présidence de la République. Pour l’instant, l’Elysée avance avec prudence. D’abord parce que la libération de Betancourt a surpris le pouvoir exécutif qui n’y a jamais été associé par les autorités colombiennes. Ensuite parce que les Français sont échaudés par un an de fiascos ininterrompus. Une récupération trop voyante de la libération de Betancourt par l’Etat UMP serait assurément très mal ressentie.

Seulement voilà, si Sarkozy et sa bande s’emploient à freiner difficilement leurs ardeurs, les zélateurs du pouvoir, par contre, ne se retiennent plus et en font des tonnes. Depuis hier, ils n’arrêtent pas dans leurs commentaires dithyrambiques, larmoyants, voire mystiques qui sidèrent même les journalistes colombiens en poste à Paris. Les comparaisons incongrues abondent. Les médias hexagonaux ont ainsi conféré à Ingrid Betancourt un statut politique équivalent à ceux de Nelson Mandela, Andrei Sakharov, Aung San Suu Kyi, etc. Quant aux analyses politiques sur la Colombie, elles demeurent toujours aussi sommaires que caricaturales (mais, de toute manière, la Colombie n’a jamais été un centre d’intérêt dans cette douloureuse affaire qui, fort heureusement, s’est bien terminée).

Il ne faut surtout pas mettre ce qui va suivre sur le compte d’on ne sait quel esprit chagrin ou négatif, mais dans cette atmosphère d’hystérie médiatique, qui forme comme un écran de fumée sur la dureté des mesures gouvernementales, il est difficile, concernant Ingrid Betancourt, de ne pas relever les atouts considérables dont elle a pu bénéficier: être issue de la haute bourgeoisie colombienne, fille et ex-femme de diplomate, et amie de Dominique Villepin. Forcément, cela a permis à ses parents, ses enfants et ses proches d’ouvrir quantité de portes qui se seraient fermées au simple quidam. Les portes du pouvoir. Les portes du mécénat pour soutenir la cause de l’ex-otage. Et celles des médias. De les ouvrir certes, mais aussi de les maintenir ouvertes.

La lucidité oblige à dire que si notre compatriote Ingrid Betancourt avait été une anonyme, on peut être sûr que la diplomatie française n’en aurait rien eu à cirer, et que l’on ne ferait pas pleurer sur son sort dans les chaumières.

 

 

Prenons deux exemples. Celui de Michaël Blanc qui, dans la quasi indifférence générale, croupit dans une geôle dans l’île de Bali (Indonésie) pour un trafic de drogue qu’il conteste et celui de Florence Cassez qui a été condamnée au Mexique il y a quelques mois à 96 ans (!) de prison pour avoir, elle aussi, participé soi-disant à un trafic de drogue et à quatre enlèvements. Tous deux crient leur innocence, et dénoncent des instructions essentiellement à charge ainsi qu’une absence de procès équitables.

Si les motifs des calvaires de Betancourt, Blanc et de Cassez ne sont pas comparables, ils ont le même effet : la privation de liberté. Sauf que là, ce sont des Etats qui séquestrent et non une guérilla. A priori, les moyens de pression sont beaucoup plus étendus que lorsqu’on a pour interlocuteurs des milliers de soldats disséminés au fin fond de la jungle. En face, il y a des pouvoirs publics, un appareil d’Etat, une diplomatie, etc.

Parle-t-on de Florence et de Michaël ? Très peu. C’est con à dire, mais s’ils étaient issus du même milieu social qu’Ingrid Betancourt, avec le même réseau relationnel, s’ils avaient été des intimes de Sarkozy ou de Villepin, peut-être aurait-on pu envisager pour eux une édition spéciale sur TV Bouygues ou sur France2 ?


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Samedi 5 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal s'est élevée vendredi soir contre la "polémique très médiocre" et les "opérations politiciennes tout à fait dérisoires" qui ont suivi ses déclarations au sujet de l'opération de sauvetage d'Ingrid Betancourt et de Nicolas Sarkozy.

"J'ai été stupéfaite quand j'ai vu cette polémique très médiocre et très étonnante car ce que j'ai dit n'est pas différent de ce qu'(ont) dit le secrétaire général de l'Elysée" et "le porte-parole du Quai d'Orsay, à savoir que dans cette opération pratique de libération, en effet, la France n'est pas intervenue, Nicolas Sarkozy non plus".

"Remettons les événements à leur juste place", a-t-elle plaidé. "Une chose est le travail diplomatique au long cours, une autre chose est l'intervention lors de l'opération immédiate, pratique, de libération, où là, ni l'Elysée ni le Quai d'Orsay n'ont contesté le fait que Nicolas Sarkozy n'ait joué aucun rôle".

Devant "tous ces gens qui devraient être très joyeux de la libération d'Ingrid Bétancourt, j'observe que cette joie est vraiment de courte durée pour tout d'un coup trouver une occasion de me sauter à la gorge dans des opérations politiciennes tout à fait dérisoires"... "l'événement historique que nous vivons avec cette libération, qui redonne aussi espoir à des milliers de personnes anonymes, qui pourrissent dans des geôles à l'échelle de la planète, mérite vraiment autre chose que ce traitement politicien".

Interrogée par ailleurs sur ses intentions de rencontrer Ingrid Bétancourt, Ségolène Royal a considéré qu'"aujourd'hui, le moment est à la rencontre familiale" entre l'ex-otage des FARC et ses enfants. "Comme elle l'a dit, il faut lui laisser le temps de respirer, de reprendre pied, de vivre aussi ce choc psychologique de retour à la vie normale".

"Par pudeur et par respect, je prendrai contact avec elle, mais vraiment dans quelque temps quand elle aura vraiment repris pied pour elle-même, pour les siens et pour les causes qu'elle défend".

Avec AP


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