Vendredi 4 avril 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

JDC

Julien Dray, candidat à la tête du Parti socialiste, estime jeudi 3 avril que le futur premier secrétaire "doit garantir qu'il ne sera pas candidat en 2012" à la présidentielle, lui-même prenant d'emblée cet engagement.

"Je dis que le Premier secrétaire ne doit agir que pour le parti et garantir qu'il ne sera pas candidat en 2012. Je prends cet engagement", assure le député de l'Essonne dans une interview au quotidien gratuit Directmatin.

Pour le porte-parole du PS, "vouloir diriger le Parti socialiste n'est pas un caprice. C'est l'aboutissement de presque trente ans de militantisme en son sein".

" Main tendue " au MoDem

Estimant que le PS "ne pourra gagner tout seul", Julien Dray juge que dans un premier temps, les socialistes doivent "rassembler à gauche, toute la gauche". "Mais nous devons garder la main tendue à ceux qui voudront travailler avec nous, y compris le MoDem, à condition que celui-ci se trouve dans l'opposition".
Sentant "sur le terrain" que sa "démarche" intéresse, Julien Dray affirme: "Les gens se disent qu'avec moi, on est sûr que le parti socialiste va vivre et qu'il ne sera pas au service de telle ou telle ambition personnelle".

" Et maintenant ? "

A sept mois du congrès du PS, le porte-parole Julien Dray, candidat à la tête du parti, a livré, dans un court ouvrage aux allures programmatiques "Et maintenant?" publié jeudi, ses solutions pour ouvrir la "voie à un renouveau radieux de la gauche française".
"Changer ou mourir": telle est, pour le député de l'Essonne, l'"alternative" du PS.

Julien Dray appelle ardemment à un "congrès initiant une réflexion idéologique de grande ampleur", et brosse le profil d'"une direction de parti forte", mais non "autocratique".
Le premier secrétaire doit être un "chef d'équipe qui se consacre au parti" et "ne doit pas être obnubilé par sa propre candidature à la présidentielle". Si c'était le cas, le PS "s'enliserait dans le conformisme, la pensée molle", où l'on cherche à "aller au-delà de son camp idéologique", dans une "logique de rassemblement de second tour".
Le député appelle à "une véritable révolution" dans la vie du parti, pour en faire "une fabrique d'idées nouvelles et une grande organisation populaire". Pour "passer de 150.000 militantes et militants à 300.000", être un "instrument de reconquête", Julien Dray souhaite une "présence régulière" du PS sur Internet ou les lieux de travail.

La priorité est le "rassemblement à gauche", assure Julien Dray pour qui il n'est pas question de "se débarrasser" des alliés traditionnels au profit "d'une force plus raisonnable, le MoDem".

Cependant, "la main est tendue à tous ceux qui veulent loyalement travailler avec nous", sans "aucun sectarisme", indique le député qui reparle d'installer "les fondations d'une coalition arc-en-ciel des forces de la gauche", sans exclure l'extrême gauche. Coalition qu'avait prônée la candidate Ségolène Royal.

Pas de candidature mais une contribution

De son côté, Jack Lang a indiqué jeudi sur LCI qu'il ne serait pas candidat au poste de premier secrétaire du PS lors du congrès du parti en novembre mais qu'il avait "l'intention de déposer une contribution".

"Une de plus ? non", a répondu jack Lang alors qu'on l'interrogeait sur son éventuelle candidature.
Le député du Pas-de-Calais a en revanche indiqué qu'il entendait "apporter une participation intellectuelle". "Dans un premier temps j'ai l'intention de déposer une contribution", a-t-il dit.
Au PS, "chacun a le droit, et je prendrai ce droit, d'exprimer ma vision, ma conception de ce que pourrait être un vrai socialisme d'aujourd'hui".

Il a jugé qu'"un affrontement" entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal "pourrait être meurtrier". Mais, "nous n'en sommes pas là pour l'instant, je ne veux pas du tout jouer les boute-feu".

Le 13 janvier, dans une interview au Journal du Dimanche, l'ancien ministre avait déclaré qu'il n'avait "aucune raison de s'exclure" de "la préparation d'une rénovation digne de ce nom, ni de (s)'écarter par avance de responsabilités nationales élevées" au Parti socialiste.

Il a également appelé les socialistes à adopter "un point de vue créatif, offensif" sur le projet de réforme des institutions, souhaitant que l'UMP et le PS se mettent autour de la table pour trouver un accord.

Le président Nicolas Sarkozy "a ouvert le chantier. Il faut lui en donner acte", a ajouté l'ex-ministre qui a été vice-président du Comité pour la Révision constitutionnelle.

Selon lui, il faudrait qu'"une table ronde réunisse l'UMP et le PS, François Fillon et François Hollande et qu'ils se mettent d'accord, qu'un accord bi-partisan permette aux grandes familles politiques françaises de refonder notre démocratie et de rajeunir la maison commune de la République".

Source : Nouvelobs.com



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Vendredi 4 avril 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

rose

Alors que le conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) présidé par Nicolas Sarkozy s'ouvre vendredi, les socialistes, craignant une dégradation des "services publics", dénoncent toujours "la rigueur" au "pouvoir".

"J'ai l'impression qu'on confond réforme de l'Etat, qui serait nécessaire, et régression de l'Etat, qui serait mauvaise", a noté Laurent Fabius sur RTL, reprochant à Nicolas Sarkozy une "vision ultralibérale", et "une approche extrêmement idéologique" de ces questions économiques.

Pointant toujours du doigt la réforme du "paquet fiscal", le député socialiste a ironisé: "Le gouvernement creuse un trou de 15 milliards d'euros pas an, et après dit: 'comment je pourrais combler ce trou?'". "Il faut revenir sur une partie importante de ce paquet", a-t-il préconisé.

"On va avoir des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectivités locales", a-t-il affirmé, craignant "un tour de vis supplémentaire, très durement vécu, et probablement pas efficace".

Dans "La Tribune", François Hollande qui répète que "la rigueur est (...) au pouvoir", et reproche: "La Fonction publique ne peut être une variable d'ajustement de la mauvaise gestion publique (...) C'est à partir d'un chiffre sur la réduction du nombre de fonctionnaires (35.000 en 2009) que la réforme est engagée", et non à partir "d'objectifs et de priorités".

"Faute d'une stratégie d'ensemble des finances publiques", l'Etat "procède par des coupes claires dans les dépenses publiques. Elles seront douloureuses pour une majorité des Français, sans être de grands rendements en terme budgétaire. Le risque, c'est qu'il affecte la qualité des services publics et le niveau de vie des familles", affirme le premier secrétaire du PS.

Sur France Inter, Pierre Moscovici, est allé dans le même sens: "On déjà en train de rectifier le budget", pourtant "voté en décembre 2007". "Les coupes de crédits qu'on fait", soit "8 milliards en moins", le député du Doubs a estimé qu'"on aurait pu les prévoir". "Ça va toucher les services publics, éducation, défense, emploi, logement, qui sont pourtant indispensables", a-t-il critiqué.

En définitive, "on habille un plan de rigueur derrière une revue générale des politiques publiques" (RGPP), a-t-il estimé, même si "la démarche de la RGPP (...) est une démarche intelligente".

Source : AP



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Vendredi 4 avril 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
 

Chères amies, Chers amis,

Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.

Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nous seront toutes et tous coauteurs.

Amitiés

Ségolène


Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions. Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun. Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS. Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2). C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela. Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS. La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite. L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.

1) Les dix sources d’inquiétude des Français

1. un capitalisme qui perd la tête ;

2. la dégradation du niveau de vie ;

3. les fragmentations et le descenseur social à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10. une planète menacée d’autodestruction.



2) Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.



3) Les dix questions à trancher

1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?

2. Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

4. Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?

6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?

7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?


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