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Interview de Ségolène Royal dans Le Généraliste |
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| Dans l’hebdomadaire médical Le Généraliste, Ségolène Royal, affirme que "l'accès aux soins est menacé en France" et que la droite prépare "une médecine à deux vitesses". Elle estime que la réforme de l'assurance maladie lancée en 2004 par le gouvernement Raffarin est "un grave échec", "les comptes sont dégradés comme jamais depuis 1995". "le parcours de soins est devenu un parcours du combattant" et le système s'avère "bureaucratique et injuste". Ségolène Royal dénonce aussi la proposition de Nicolas Sarkozy d'instituer "une franchise" restant à la charge du patient. "L'idée de sanctionner chacun par une franchise dont le montant progresserait en fonction de la croissance des déficits, comme le prévoit la droite, me révolte", il s’agit d’"ériger un mur sanitaire en bloquant l'accès au médecin pour les plus modestes". Le financement de l'assurance maladie sera l’objet d’"une large concertation avec le Parlement, les professionnels, les partenaires sociaux et les usagers pour adapter l'architecture du financement de la santé" et "les régimes complémentaires seront un partenaire essentiel". Ségolène Royal propose de réformer "le parcours de soins en le simplifiant, en le transformant en parcours coordonné de santé et en restaurant pleinement la notion de médecine de première ligne". Concernant "les modes de rémunération, notamment dans les zones défavorisées", elle suggère "d'expérimenter des formes d'exercice mixtes, ou proposer à ceux qui le souhaitent d'opter soit pour le salariat, soit pour le forfait". "On peut concevoir un exercice confraternel de groupe où travaillent ensemble des généralistes rémunérés à l'acte et d'autres qui font d'autres choix sur la base d'un contrat commun". |
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