Lundi 22 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

SNCF G

Les fédérations de cheminots lancent un ultimatum au gouvernement. Elles ont prévenu lundi soir qu'elles étaient prêtes à engager un mouvement de grève reconductible à la SNCF si le projet de réforme des régimes spéciaux de retraite n'est pas modifié, a-t-on appris lundi de source syndicale.

Réunies au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis) lundi après-midi, les huit fédérations de cheminots ont réussi à adopter une position commune au terme de près de quatre heures de discussion.

Lors d'une conférence de presse à l'issue de cette réunion, les syndicats ont indiqué qu'ils se rendront bien aux consultations avec le ministre du Travail Xavier Bertrand entre mercredi et vendredi prochain. Ce nouveau round de consultations fait suite à la mobilisation historique du 18 octobre dernier à la SNCF et à la RATP.

Les syndicats ont décidé d'adresser un courrier en commun à Xavier Bertrand. Dans ce texte, ils précisent qu'ils "ne se rendront pas aux discussions que souhaite engager la direction SNCF tant que les principes généraux de la réforme n'auront pas changé".

Les fédérations annoncent qu'elles se reverront le 31 octobre pour faire le point sur les consultations engagées avec Xavier Bertrand. "A cette occasion, dans le cas où le gouvernement ne reverrait pas sa copie, nos fédérations en appelleraient à nouveau à la mobilisation des cheminots, y compris pour engager un mouvement de grève reconductible à la mi-novembre 2007", préviennent les syndicats dans leur courrier.

Le secrétaire général de Sud Rail Christian Mahieux et celui de FO Eric Falempin ont souligné lors du point presse de lundi soir que leurs organisations respectives se refusaient à lever le préavis de grève reconductible déposé à l'occasion de la journée de mobilisation du 18 octobre. "Nous nous en remettons aux assemblées générales des personnels", ont-ils déclaré alors que lundi, le trafic normal avait repris sur la quasi totalité du pays.

Pour sa part, avant de recevoir les syndicats en fin de semaine, Xavier Bertrand rencontrait lundi après-midi les directions de la SNCF, de la RATP, d'EADS et de GDF, pour discuter des négociations à venir dans ces entreprises sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

A la SNCF, la porte semble fermée du coté syndical le temps que le projet définitif du gouvernement soit présenté. Seule la Fédération générale autonome des agents de conduite (FGAAC) a engagé des négociations dès le 18 octobre au soir, une position qu'avaient alors dénoncée les autres fédérations.

Du coté de la RATP, les syndicats ont prévu de se rencontrer mardi après-midi et pourraient suivre la position adoptée par les fédérations de cheminots.

Source : AP



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Lundi 22 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Fonct

Pour les "salaires, l'emploi et le service public", sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa, Solidaires et CFTC) appellent à la grève dans la fonction publique mardi 20 novembre, ont indiqué les organisations lundi 22 octobre à l'issue d'une réunion intersyndicale.

"Les organisations appellent tous les agents des trois versants de la fonction publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à faire grève, à se rassembler, et à manifester, le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l'Assemblée nationale) dans toute la France", ont indiqué les sept fédérations dans un communiqué transmis à la presse.

Cette journée d'action porte sur leur "exigence en matière de salaire, d'emploi public, de défense du service public, de ses missions et du statut de la fonction publique", ajoute le communiqué.

Les organisations signataires "ont constaté que leurs deux revendications prioritaires, le pouvoir d'achat et l'emploi public ne sont toujours pas prises en compte par le gouvernement", poursuit le texte.

" Une journée spécifique "

Seule la CFE-CGC ne participait pas à la réunion.

A plusieurs reprises depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les huit fédérations de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires) ont unanimement réclamé l'ouverture de négociations salariales, dénonçant l'absence de revalorisation des traitements en 2007.

L'annonce, au cours de l'été, de la suppression de 22.900 postes de fonctionnaires au budget 2008 est venue alimenter leur colère.

"On veut une journée spécifique à la fonction publique parce qu'on a des revendications spécifiques, comme sur l'augmentation de la valeur du point d'indice et sur la qualité et la proximité pour l'ensemble des usagers", a déclaré à l'AFP Elisabeth David, secrétaire-générale de l'Unsa Fonctionnaires.

Source : AFP

 

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Lundi 22 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

ISR

Très silencieuse ces dernières semaines, Ségolène Royal confirme à Libération que sa détermination reste intacte pour mener la rénovation du PS. Depuis Rome où elle a rencontré Walter Veltroni, le nouveau leader du Parti démocrate italien, elle ajoute qu’elle jouera son rôle de première opposante à la politique de Nicolas Sarkozy.

Serez-vous candidate au premier secrétariat ?

Je n’ai pas pris ma décision. Cela viendra le moment venu. A partir du moment où je ne quitte pas la politique, on ne peut pas faire de la politique sans parti. J’observe ce qui se passe, mais je ne veux pas me placer dans des logiques de conflits internes.

Cette indécision n’a-t-elle pas désorienté vos proches ?

C’est vrai que c’est un peu déstabilisant pour mon entourage, qui se demande pourquoi je ne repars pas sabre au clair. Certains se sont inquiétés, ont demandé des consignes. Je leur explique que la politique est faite d’étapes. Et qu’il ne faut pas que je me laisse happer par le système. Le jour où je leur dirai: «On y va», nous irons vraiment.

Combien de temps durera votre réflexion ?

Rassurez-vous, je ne suis pas en hibernation. Je travaille avec d’autres, j’accepte les invitations à l’international et je me bats pour ma région. C’est essentiel. Et je mettrai ce travail au service du collectif.

Comment allez-vous désormais participer à la vie du parti ?

J’ai rassemblé 17 millions de voix, après avoir été désignée par 60% des adhérents du parti. J’ai des responsabilités à l’égard de tous et toutes. Je ne peux donc pas me laisser attirer dans je ne sais quel piège de tactique interne. Rassembler, expliquer, fédérer, voilà le seul rôle que je me donne. Et mettre au service de la gauche et des Français le potentiel de l’élection présidentielle.

La rentrée politique a été marquée par une profusion de livres très sévères à votre égard. Vous ont-ils affecté ?

Oui. Ça laisse toujours des traces, on est toujours touché. D’ailleurs, c’est bien l’objectif. Mais c’est passé. L’important est que les gens se disent et me disent que je me suis bien battue.

Irez-vous au conseil national de samedi ?

Je serai probablement en Argentine pour l’élection de Cristina Kirchner, puis au Chili. Sinon, j’y serais allée.

Vous venez de rencontrer Walter Veltroni. L’exemple de la primaire italienne est-il envisageable en France ?

Tous les dirigeants italiens ont accepté l’émergence parmi eux d’un leader, avec trois millions et demi d’électeurs qui ont payé un euro pour participer. Au PS, les militants à 20 euros ont été parfois contestés. Mais la réflexion doit se poursuivre. Je sais que ce n’est pas facile, car nous héritons d’un système sécurisant pour les courants, avec ce que cela signifie de contrôle des fédérations et de positions verrouillées. Mais au PS, nous avons tous compris, certes à des degrés divers, que ce système devait changer. L’exemple italien doit nous faire réfléchir.

Comment faire évoluer le PS ?

Il faut rendre la parole aux militants. Mais aussi faire voter des gens qui ne sont pas adhérents du parti, comme en Italie. La préoccupation de l’organisation ne doit pas être l’organisation elle-même.

Cela ne semble pas être la tendance actuelle au sein du PS…

Il existe toujours dans le parti cette ligne élitiste sur la crainte d’une transformation en «parti de supporters». Mais qu’est-ce que ça veut dire? Cette conception condescendante me choque. Pourquoi considérer les gens comme des écervelés, qui choisissent à la tête du client? Peut-être qu’ils adhèrent aussi à des idées…

La fusion à l’italienne entre socialistes et centristes vous inspire-t-elle ?

Ce qui se passe en Italie montre bien que des recompositions sont nécessaires. L’alliance, contre la droite, entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d’inspiration chrétienne, est très intéressante. Il y aura forcément, en France aussi, des recompositions entre centre et PS. Et ce ne sera pas en laissant de côté les militants venus de l’extrême gauche ou du PC.

Avez-vous poursuivi vos contacts avec François Bayrou ?

Non. Je ne suis pas encore dans cette phase. Je la poursuivrai quand j’aurai achevé la précédente, celle de la réflexion et de la reconstruction. Mais nous sommes à un tournant. L’électorat a évolué, avec de nouvelles générations qui n’ont pas connu l’histoire du PS et du PC, et qui ont d’autres comportements électoraux. Et parmi les centristes, il y a des démocrates qui peuvent se reconnaître dans un projet politique qui ne sacrifierait pas pour autant l’identité de la gauche. On m’a critiquée pour ma démarche d’entre les deux tours, mais soyons réalistes: dans de nombreuses villes, aux municipales, cette convergence devra s’opérer.

Est-il réaliste d’envisager un tel rapprochement en France ?

On doit se poser la question d’un rassemblement du camp de la gauche et de tous ceux qui ont une conception exigeante de la démocratie, destiné à passer la barre des 30% au premier tour d’une élection nationale et qui aurait vocation à être leader au niveau de la gauche européenne – laquelle, reconnaissons-le, tangue un peu. Depuis Tony Blair, même si certains aspects de son leadership étaient discutables, la gauche n’a plus de leader capable d’entraîner les mouvements progressistes en Europe.

Quelle est votre position sur le mini-traité ?

A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien. L’intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante. C’est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l’étape suivante : la préparation du traité social. La question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Nous n’avons pas de temps à perdre à nous diviser.

Pourquoi vous êtes-vous montrée si discrète, ces derniers temps, sur la politique gouvernementale ?

Ce n’est pas exact. Mais je n’ai pas l’intention de commenter le moindre fait et geste du Président. Il faudrait pour cela passer toute la journée devant la télévision, ou presque ! A ce propos, le CSA, qui refuse de comptabiliser le temps de parole de Nicolas Sarkozy, manifeste une piètre conception de la démocratie. Mais rassurez-vous, l’opposition est bien là.

Comment définissez-vous aujourd’hui votre rôle d’opposante ?

Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos.

Quel regard portez-vous sur la pratique sarkozyste du pouvoir ?

Ce qui me frappe, c’est le contraste entre le discours, le changement de style et, au fond, un grand archaïsme dans la façon de procéder. Le pouvoir actuel est très proche des puissances d’argent, du Medef. On ne parle ni d’éducation, ni d’innovation, ni de PME, ni de modernisation économique. Sur les mesures fiscales, on a un pays endetté qui se prive de marges de manœuvres au profit des plus privilégiés, suivant en cela les réflexes les plus éculés de la droite traditionaliste et rentière.

Que dit selon vous le mouvement social de la semaine dernière ?

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt… Or, on est dans l’improvisation totale. On aurait pu penser qu’on allait échapper à l’affrontement social, à la grève des transports. Mais à l’arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu’il y a de plus archaïque. Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d’ouverture médiatiquement réussie. Mais conduire un pays moderne à la grève est la marque d’un pays mal gouverné.

Quel regard portez-vous sur le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy ?

Les grands événements de ces derniers jours, c’est malheureusement la journée de la misère et les mouvements d’inquiétude justifiée sur le front social.

Recueilli à Rome par éric Jozsef et David Revault d’Allonnes / Libération


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