Vendredi 12 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Envir

L'ancien vice-président démocrate américain Al Gore et le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ont obtenu vendredi 12 octobre le prix Nobel de la paix 2007 pour avoir éveillé les consciences sur les risques que représentent les changements climatiques.

Cent quatre-vingt-un candidats étaient en lice pour ce prix Nobel, doté de 1,5 millions de dollars.

"Il est nécessaire d'agir maintenant, avant que les changements climatiques n'échappent au contrôle de l'homme", presse le comité Nobel.

"Il (Gore) est sans doute la personne qui a fait le plus pour que le monde entier comprenne mieux la nécessité des mesures qui doivent être adoptées", ajoute le comité.

Gore a participé étroitement à un film, "Une vérité qui dérange", documentaire pédagogique sur les changements climatiques qui a été couronné par un Oscar à Hollywood.

"Le Giec a créé un consensus très largement étayé sur le lien entre activité humaine et réchauffement climatique", poursuit le comité Nobel.

Créé en 1988 par les Nations unies pour guider les gouvernements, le GIEC regroupe 2.500 chercheurs de plus de 130 pays. Il a rendu publics cette année plusieurs rapports imputant aux activités humaines le réchauffement climatique en cours.

" Efforts "

Le comité Nobel récompense Gore et le Giec "pour leurs efforts visant à renforcer et propager la prise de conscience des changements climatiques dus à l'homme, et jeter les bases de mesures nécessaires pour contrer de tels changements".

Cette attribution collective enterre une vieille querelle entre Gore et le président du Giec Rajendra Pachauri.
Ce dernier s'est dit "privilégié de partager (le Nobel) avec quelqu'un d'aussi distingué qu' (Al Gore)".
En 2002, la candidature de Pachauri à la tête du Giec avait été appuyée par le président américain George W. Bush. Gore, prévoyant alors une baisse de la crédibilité du Giec, avait déclaré dans le New York Times que le scientifique indien était le candidat "qui traînerait les pieds".

Pachauri avait riposté quelques jours plus tard, rappelant que Gore avait salué en 1991 "mon engagement, ma vision et mon dévouement". "Le véritable Al Gore veut-il bien se lever ? Ce qu'il dit aujourd'hui n'aura-t-il plus de valeur demain ?", avait écrit Pachauri.

Candidat en 2008

C'est la deuxième fois durant la présidence de George W. Bush que le prix Nobel de la paix va à une personnalité démocrate américaine de premier plan.

En 2002, la récompense avait été attribuée à l'ancien président Jimmy Carter, qualifié à l'époque par le président du comité Nobel de "coup de pied dans les jambes" de l'administration américaine lors des préparatifs de l'invasion de l'Irak.

L'actuel président du comité, Ole Danbolt Mjoes, a affirmé que la remise du Nobel à Gore n'était pas destinée à dénigrer l'administration Bush. "Le prix de la paix ne vise à critiquer personne, le prix de la paix est un message positif destiné à soutenir tous ceux qui se battent pour la paix dans le monde", a-t-il estimé.

La cérémonie formelle de remise du prix aura lieu le 10 décembre.
Aux Etats-Unis, les militants démocrates qui souhaitent voir Al Gore devenir le candidat de leur camp lors de l'élection présidentielle de 2008 ont été galvanisés par cette annonce.

Monica Friedlander, fondatrice du groupe www.draftgore.com, a estimé qu'il serait désormais "très difficile pour lui de dire non".

"Il est en position de faire toute la différence", a-t-elle estimé.
L'entourage de Gore assure toutefois que l'ancien vice-président de Bill Clinton ne manifeste aucun signe de vouloir se lancer dans une candidature tardive à l'investiture démocrate.

Nouvelobs.com avec Reuters



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Vendredi 12 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

LPS

«Comprendre le réel» : c’est sur cette ambitieuse thématique que s’ouvre, aujourd’hui à Toulouse, le rassemblement du Nouveau Parti socialiste (NPS). Quatrième courant du PS à effectuer sa rentrée politique, après les royalistes, les jospinistes et les fabiusiens, cette sensibilité du parti, qui joue résolument sur l’aile gauche, entend à son tour aligner ses troupes. Et faire feu de ses munitions idéologiques dans la bataille d’interprétation de la défaite présidentielle qui, ces jours-ci, fait rage entre socialistes .

«Confusion». «Le parti n’a pas clarifié sa position par rapport à la campagne», estime le député européen Benoît Hamon, coleader du courant avec Henri Emmanuelli. «Sur ce sujet-là comme sur d’autres, la confusion domine. On peut dire ce que les uns et les autres, individuellement, ont tiré comme conclusion de cette séquence. Mais ce que le parti, collectivement, en pense, on ne sait pas…»

On saura en revanche très vite ce que la direction du NPS en pense, qui dans un texte consacré à l’ «analyse» de la campagne discuté ce soir, regrette, au chapitre de la «capacité personnelle des candidats à exercer la fonction», que «la crédibilité du candidat de droite [soit apparue] nettement plus forte», alors qu’ «il n’y avait pas de défiance a priori supérieure à l’égard d’un candidat de gauche». Le document constate, malgré une «volonté d’alternance indéniable qui n’a pas été incarnée par la gauche», que le PS, «loin d’avoir réussi à imposer le débat sur le terrain qui [lui] était favorable […], a accepté de mettre au cœur de la campagne les thèmes de prédilection de la droite, au risque de brouiller [son] message». Et, pour conclure, il invoque l’exemple du «travailler plus pour gagner plus», brandi par le candidat UMP, qui aurait «montré avec cruauté notre incapacité à incarner une alternative de gauche à la politique libérale et sécuritaire des néoconservateurs français. Le succès de Nicolas Sarkozy repose en grande partie sur sa capacité à occuper le vide que nous avons laissé.»

Officiellement, il ne s’agirait, à partir de ce sévère constat, que de discuter orientation. «Le problème n’est ni les lacunes de la candidate ni le complot des éléphants, poursuit Benoît Hamon. C’est un problème de ligne et de défaillance de notre projet.»

«Droitisation». Mais, au-delà du bilan, il s’agit bien d’envisager les perspectives. «Nous ne voulons pas voir se prolonger certaines dérives, et nous refusons une forme de dépolitisation et d’attrait par rapport aux thèmes portés par l’adversaire», ajoute un autre élu NPS. En clair, empêcher Ségolène Royal de gagner du terrain idéologique et œuvrer à ce que le NPS appréhende comme «une personnalisation et une droitisation» du Parti socialiste. Notamment en vue du prochain congrès.

En toute logique politique, aucun royaliste pur et dur n’a été convié à Toulouse. «Il n’y a pas d’exclusive, mais tout de même un périmètre qui se dessine autour de gens qui ont la même conception du parti, contre la volonté de certains de transformer le PS en parti de supporteurs à l’instar du Parti démocrate américain», résume Régis Juanico, député de la Loire. Le jospiniste Harlem Désir, le fabiusien Claude Bartolone et Bruno Le Roux, proche de François Hollande, en revanche, devraient en être. Une ouverture dictée par les différentes hypothèses de construction majoritaire, donc. Mais également par la situation de ce courant créé en 2003 au congrès de Dijon par Hamon, ainsi qu’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, qui depuis l’ont quitté. Avant de devenir tous deux porte-parole de campagne de Royal… «Le NPS n’est pas réduit à peau de chagrin, mais on n’a pas la taille critique pour peser sur l’orientation du parti», estime un membre du NPS, qui pèserait selon ses estimations «entre 10 et 15 %» des voix.

«Reconquête». D’alliance, il sera également question en externe, avec la nécessité, selon le NPS, de trancher la question ouverte par l’appel de Royal au débat avec François Bayrou, lancé lors de la présidentielle. Entre la traditionnelle stratégie d’union côté gauche ou un rapprochement avec l’UDF. «Entre une posture sérieuse qui offre des chances de reconquête et un scénario de salon, que la logique politique récuse, nous devons tourner le dos à une spirale de la défaite que ne ferait qu’accélérer l’alliance avec le Modem», résume Hamon. D’où la présence, dimanche, du porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, du député Vert Noël Mamère et du patron du PRG Jean-Michel Baylet. L’intitulé du débat : «Soigne ta gauche». Pour mettre Royal K.O.

David Revault d’Allonnes / Libération

 

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Vendredi 12 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Avoc

Les bâtonniers quittent la table des négociations. Le Conseil national des barreaux (CNB), représentant tous les avocats de France, a annoncé, mercredi 10 octobre, qu'il suspendait sa participation aux travaux du conseil consultatif sur la réforme de la carte judiciaire, pour protester contre la "méthode" de Rachida Dati.

Dans un communiqué, le CNB dit avoir "appris avec surprise" cette semaine "qu'avant toute nouvelle réunion du conseil consultatif et sans qu'aient été rendus publics les rapports demandés aux chefs de Cour", la ministre de la Justice "envisage de dévoiler sa réforme de la carte judiciaire à l'occasion d'un 'Tour de France' des cours d'appel".

Pas de concertation

Les 181 barreaux regroupés au CNB "déplore(nt) que cette méthode, contraire à celle qui avait été annoncée, tend à imposer une réforme élaborée sans réelle concertation". Le Conseil regrette par ailleurs ce "fractionnement des annonces" qui "n'est pas de nature à répondre aux légitimes inquiétudes des barreaux qui se sont déjà manifestés".

De son côté, le bâtonnier de Millau, Me Jérôme Alirol, s'est fait l'interprète de ses confrères qui "expriment aujourd'hui leur étonnement et estiment en conséquence que la réforme est ainsi mise en place sans qu'il n'y ait eu de réelle concertation". A Belfort, une dizaine d'avocats ont occupé le tribunal de grande instance toute la nuit de mardi à mercredi pour protester contre cette réforme qui menace leur juridiction.

Durcir le mouvement

"Notre bâtonnier a été reçu lundi par un sous-directeur du cabinet du ministre. Il lui a été dit qu'une décision sera prise par décret et qu'on verrait bien à ce moment-là. En l'absence de toute concertation préalable, on a décidé de durcir le mouvement", a expliqué à l'Associated Press Me Jean Gonnin, l'un des avocats, qui a passé la nuit au palais de justice. L'occupation des lieux, débutée mardi en fin d'après-midi, pourrait durer plusieurs jours dans l'attente de la décision qui sera prise quant à l'avenir du tribunal.

Le garde des Sceaux se rendra vendredi à Lille avec le Premier ministre François Fillon, pour discuter de la réforme de la carte judiciaire. "J'irai dans toutes les autres régions pour voir où en est cette réforme à laquelle nous ne souhaitons pas renoncer", a déclaré Rachida Dati mardi.

Maintien du calendrier

Son cabinet a précisé que la ministre allait dévoiler région par région les aménagements prévus et a confirmé le maintien du calendrier initial qui prévoit l'entrée en vigueur des premières mesures début 2008.

La réforme de la carte judiciaire, lancée le 27 juin dernier par la ministre de la Justice, préoccupe notamment les élus locaux, qui s'alarment des conséquences des fermetures de tribunaux lors des élections municipales de mars 2008. Les députés, de gauche comme de droite, promettent également une mobilisation nationale si la ministre décide de se passer d'un débat sur le texte devant le Parlement.

Avec AP

 

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Vendredi 12 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
DDA A la une
 

Le directeur de campagne adjoint expose sa vision de la campagne présidentielle.
 

Il lui avait promis la victoire, il lui a annoncé la défaite… En janvier 2006, Patrick Mennucci s’envole avec Ségolène Royal pour le Chili. Elu socialiste essentiellement connu pour avoir piloté la campagne des européennes 2004 de Michel Rocard, ce Marseillais découvre la détermination solitaire d’une femme qui n’en est qu’à ses premiers pas sur la route de la candidature à l’Elysée. C’est le début d’une profonde amitié et d’une collaboration étroite, quasi-quotidienne, qui durera 18 mois.

Expert des rouages du PS, Patrick Mennucci orchestre le ralliement des élus et la conquête des fédérations et des militants. Il est un de ceux qui ont permis à Ségolène de l’emporter face à Laurent Fabius et à Dominique Strauss-Kahn, lors d’une primaire dont la violence reste unique dans les annales de la gauche. Membre du premier cercle de la candidate, il est ensuite nommé directeur de campagne adjoint et participe à tous les combats contre Nicolas Sarkozy. Le soir du 6 mai, il est à côté d’elle lorsque du haut du balcon de la rue de Solferino, elle harangue des milliers de militants pour les réconforter…

Fidèle entre les fidèles, d’une loyauté qui n’empêche pas la lucidité, Patrick Mennucci raconte de l’intérieur la campagne présidentielle de Ségolène, ce rendez-vous manqué qui en appelle d’autres. Un témoignage unique, riche en épisodes inédits, qui éclaire sous un jour nouveau la personnalité de celle qui a séduit 17 millions d’électeurs. Patrick Mennucci révèle les pièges qui ont surgi dans son propre camp et explique les raisons de l’échec. Son témoignage sincère permet de comprendre pourquoi Ségolène Royal restera au centre de l’échiquier politique dans les années à venir.


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Vendredi 12 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
DDA A la une

"La famille ce n’est pas seulement la filiation biologique, c’est la reconnaissance de la filiation"

 
 

Pourquoi ce projet de loi vous paraît-il inacceptable ?

Parce que la famille ce n’est pas seulement la filiation biologique, c’est la reconnaissance de la filiation. En tant qu’ancienne Ministre de la Famille ayant renforcé l’autorité parentale et fait voter par le Parlement une loi qui, entre autres dispositions, achevait de reconnaître l’égalité de tous les enfants, qu’ils soient « légitimes » ou « naturels », je suis inquiète à l’idée que la France puisse régresser vers une conception de la filiation où le biologique efface le lien institué et vécu. La présidente de l’association Enfance et Familles d’adoption a très bien dit quelle rupture représenterait « la filiation réduite aux gamettes ». Le Comité national consultatif d’éthique, que le gouvernement avait oublié de consulter, vient lui aussi de rappeler que l’exclusivité accordée à la filiation biologique est contraire à nos valeurs et à nos lois.

Le débat sur l’utilisation des tests génétiques a eu lieu lors de l’élaboration et de l’actualisation des lois bio-éthiques. Le Parlement, toutes étiquettes politiques confondues, avait alors décidé d’encadrer strictement les tests génétiques et de ne les autoriser que pour des raisons médicales ou sous le contrôle du juge. Et voilà que le gouvernement Sarkozy et sa majorité parlementaire sont prêts à légaliser ce qu’il faut bien appeler un fichage génétique !

Je sais que, sur ce sujet, l’opinion française est partagée. Mais il faut bien comprendre combien il serait dangereux de créer un tel précédent. Car qui nous dit que demain, toujours sous le prétexte d’éradiquer la fraude, on ne sera pas tenté d’utiliser ces tests pour, par exemple, le versement des allocations familiales ? Les chercheurs en génétique estiment que 5% à 10% des filiations réputées biologiques sont en réalité adultérines. Méfions-nous de l’accoutumance aux contrôles génétiques par l’Etat…

On fait croire aux Français que nous serions submergés par une fraude massive à l’état-civil du fait des défaillances administratives des pays d’Afrique de l’Ouest. Quelle est la réalité ? Le regroupement familial, c’est 23.000 personnes par an dont 9.000 enfants et, parmi eux, moins d’un millier issu de l’Afrique subsaharienne. J’observe d’ailleurs au passage que c’est sous les derniers gouvernements de droite que l’immigration de travail a baissé et l’immigration familiale augmenté. M. Sarkozy s’est fait une spécialité de la multiplication des lois d’affichage sur l’immigration et la dernière en date en rajoute encore sans que les moyens ne soient pris d’une coopération en matière d’état-civil et surtout d’une profonde réforme de l’aide au développement qui, seule, pourrait tarir les migrations de la misère. On sait que, d’ici la fin du quiquennat, il y aura au moins deux lois par an sur ces sujets pour « entretenir la flamme ».

On fait croire aux Français que les démocraties européennes voisines recourrent couramment à ces tests. C’est faux. Dans la plupart des exemples cités, leur utilisation est exceptionnelle et très encadrée. Cette injonction d’alignement est fallacieuse. Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe l’a dit sans ambiguité : si la France adopte cette mesure, elle violera l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’enfant qu’elle a ratifiée en 1990. Ce n’est pas l’idée que je me fais du « retour de la France en Europe » dont s’enorgueillit le Président de la République !

Enfin, comment ne pas humer ici un vilain parfum de récidive ? Un rapport de M. Benisti, député UMP, préconisait il n’y a pas si longtemps de traquer chez les enfants de moins de trois ans, en priorité dans les familles immigrées, le quasi-gène de délinquances à venir. Durant la campagne électorale, l’actuel Président de la République nous a confié son intime conviction que la pédophilie, elle aussi, avait une origine génétique. Et voilà que la parentalité, à son tour, est tirée du côté du gène. Cela fait beaucoup. On nous dit qu’il faut pouvoir tout aborder sans tabou. Pourquoi pas ? Mais alors, allons au fond des choses : l’inquiétante propension du Chef de l’Etat, de son gouvernement et de sa majorité à naturaliser les problèmes politiques et sociaux, cette manière d’en pincer à répétition pour le déterminisme biologique, c’est la pire façon d’y répondre car, pour prix de la trahison de nos principes fondamentaux, nous récolterons non seulement l’injustice mais aussi la violence.


Pourquoi, malgré les amendements votés au Sénat, maintenir votre veto ?

Parce que l’édulcoration de l’amendement de M. Mariani ne change rien à l’atteinte portée au droit de la filiation. Devant la levée de boucliers suscitée jusque dans les rangs de la majorité – je pense notamment à MM. Pinte et Goulard qui ont eu des mots justes pour ne pas accepter l’inacceptable -, devant la gêne de plusieurs Ministres, qu’ils soient « d’ouverture » ou non, devant le vote négatif de la commission des lois du Sénat, devant la protestation des Eglises, des associations, des syndicats, des scientifiques, alors que les pétitions de Charlie et de Sauvons la Recherche dépassent les 100.000 signataires, le gouvernement, sans doute pas mécontent, dans un premier temps, de donner des gages à l’extrême-droite à quelques mois des municipales, s’est retrouvé quelque peu embarrassé par le tollé.

J’entends qu’on va d’abord expérimenter, que la vérification biologique se bornera à la mère, que l’Etat paiera finalement le test : cela ne change rien à l’affaire. Je le redis avec force : ce n’est pas à l’Etat de s’immiscer de la sorte dans l’intimité des familles.


Si la commission mixte paritaire ne fait pas disparaître le fameux amendement ADN et si le Conseil constitutionnel ne censure pas le texte, que faire ?

Continuer à expliquer aux Français que, pour eux aussi, ce texte est une menace.


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