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Beaucoup de femmes à la tête du comité de soutien calédonien à Ségolène Royal pour la prochaine présidentielle. Et un argument clé : les Accords de Matignon et de Nouméa, c’est la gauche. Françoise Caillard, Hélène Pujol dite Léna, Marie-Paule Robert, Michel Jorda, Atelemo Moleana, Jean-Paul Caillard, voilà quelques-uns des membres fondateurs du comité de soutien calédonien à la candidature de Ségolène Royal à la présidence de la République. Un comité encore en phase de création, comme l’indiquent leurs principaux initiateurs qui se réclament de toutes les couleurs et de tous les sexes. Mais un comité dont les trois postes clés sont occupés par trois femmes. Des sensibilités pas forcément indépendantistes, mais pour une application pleine et entière de l’Accord de Nouméa et du processus d’émancipation. Comprenez indépendance de gestion. Pourquoi soutenir la candidate socialiste ? « Parce que toutes les évolutions statutaires, tous les accords importants pour la Calédonie ont été faits sous la gauche », affirme Michel Jorda. « Et que sous la droite, les choses traînent : le schéma minier, les transferts de compétence, sans parler de la réduction des inégalités, d’autant plus criantes dans un pays doté de telles richesses », renchérit Jean-Paul Caillard. Entre émancipation et indépendance « Moi, je suis du FLNKS, et je fais partie des 100 000 nouveaux adhérents du Parti socialiste, parce que j’ai voulu que Ségolène soit désignée candidate. C’est quelque chose de très important pour la cause des femmes, notamment de ce pays, c’est aussi très important pour l’Accord de Nouméa et le processus de décolonisation », explique Françoise Caillard. L’action du comité calédonien va épouser étroitement le type de campagne « participative » voulu par Ségolène Royal. « Au cours des prochaines semaines, nous allons organiser des réunions dans toute la Calédonie, toutes les provinces, et nous allons recueillir les idées et suggestions, puis les faire remonter à Paris afin qu’elles soient intégrées dans les thèmes de campagne de la candidate. » Puisque la campagne de Ségolène Royal se veut participative et interactive, le comité de soutien calédonien s’est doté d’un blog et d’une adresse Internet. Comité Ségolène Source : Les nouvelles calédoniennes |
Un appui de poids et une volonté partagée d'afficher leur union. La maire de Lille, Martine Aubry, a appelé vendredi les socialistes à soutenir leur candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, à l'occasion de la visite de cette dernière dans le Nord. "Il n'y aucun doute, il n'y a qu'une candidate du PS. On est tous derrière elle", a ainsi affirmé celle qui, pendant la campagne pour l'investiture du candidat socialiste, avait envisagé un temps de se présenter avant de préciser qu'elle ne soutiendrait pas Ségolène Royal.
"Je suis très heureuse d'accueillir Ségolène qui, après la tempête, nous a ramené le ciel bleu, je le vois à travers les nuages. Je pense que c'est bon signe", a poursuivi la créatrice des 35 heures, assurant que toutes étaient "ravies de (se) retrouver". La rencontre s'est déroulée à la mairie de Lille une demi-heure avant la séance photo côte à côte, veste rose pour l'une, chemisier rouge pour l'autre, devant la fédération du Nord, une des plus importantes du parti de gauche.
Même sur les 35 heures, elles sont "d'accord"...
Toujours consensuelle, Martine Aubry a aussi appelé les socialistes à "laisser" Ségolène Royal "porter sa campagne selon son style et sa sensibilité", affirmant qu'elle n'avait "pas d'inquiétude" sur le parcours de la candidate. "Il faut laisser effectivement au candidat ses choix et son temps. On a suffisamment reproché à certains candidats, lors des dernières élections, de ne pas avoir été maîtres de leur campagne", a-t-elle insisté. "Ségolène Royal a choisi un style extrêmement particulier, un rapport aux Français qui n'est pas le rapport habituel de la politique (...), je crois qu'il faut non seulement le respecter mais s'y inscrire".
Quant aux 35 heures, dont Ségolène Royal a encore récemment critiqué leur application "technocratique" tout en leur reconnaissant un "progrès social", Martine Aubry a estimé qu'elles étaient "d'accord sur l'avenir". Par avenir, Martine Aubry entend "un grand bilan qui doit être réalisé (...) avec les syndicats et le patronat" et "reprendre le mouvement" pour leur extension.
Royal : "j'ai beaucoup à apprendre" d'Aubry
Donnant donnant : Ségolène Royal a de son côté salué "une élue de terrain" et un maire "qui a eu le souci dans sa ville de garder la mixité sociale, et d'assurer le rayonnement de la ville de Lille, non seulement dans le territoire national mais aussi international". "Dans cette démarche participative qui est la mienne, j'ai beaucoup à apprendre des élus de terrain", a expliqué la candidate.
Suivie d'une meute de journalistes, elle est ensuite partie visiter des HLM rénovées dans le quartier populaire de Lille-sud, et animait dans la soirée à Roubaix un "débat participatif" sur le thème du logement avec Martine Aubry. Elle a notamment répété que, si elle est élue présidente, la "première loi" qu'elle ferait voter serait consacrée aux violences faites aux femmes, après l'interpellation poignante d'une militante.