Vendredi 31 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
La plupart des ténors sont absents, malgré une forte affluence chez les cadres et militants.
Par D’ALLONNES DAVID REVAULT
QUOTIDIEN : vendredi 31 août 2007
La Rochelle  envoyé spécial
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Le diagnostic demeure flou. Dépression ? Crise de nerfs ? Ou plus grave encore ? A l’heure de l’ouverture de son université d’été à La Rochelle, le PS est loin d’avoir cerné les voies de la guérison. Et peine à émerger d’un brouillard politique des plus déconcertants. «Entre les rentrées individuelles et fracassantes des uns et des autres et les prochaines conventions thématiques du parti, quel est l’objet de l’université d’été ? On l’ignore», s’interroge un socialiste, qui résume : «La Rochelle, cette année, c’est le Prozac, et l’iode.» 

«Bosser». 
L’an passé, primaire oblige, le défilé des ténors avait focalisé l’attention. Cette fois, ce sont les absents qui font du bruit, de Lionel Jospin à DSK, en campagne en Amérique latine pour le FMI, de Laurent Fabius, «en colloque à l’étranger» selon un proche, à Jack Lang et Martine Aubry. Des absents qui auraient presque raison : «Pour une fois, on va pouvoir bosser», estime un cadre. Car l’affluence des cadres et militants, elle, ne varie pas.
Plus de 3 000 socialistes assisteront aux ateliers sur «socialisme et marché», la «droitisation de la société française» ou «l’offre idéologique de Sarkozy». Avec nombre d’intervenants extérieurs. «Ce ne sont pas des socialistes, mais des universitaires qui feront les rapports introductifs, rappelle Jean-Christophe Cambadélis, président de l’université. C’est un gage d’objectivité», assure ce proche de DSK.
«S’ils viennent, c’est le parti des éléphants. Et, s’ils ne viennent pas, le parti des déserteurs. Quoi qu’on fasse, il y a un a priori négatif», se désole Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui en convient : «C’est aussi notre faute, eu égard à la crise morale qui se traduit dans les comportements.»
Car les poussées d’agressivité demeurent, principalement contre François Hollande. Des «rénovateurs» qui, comme Gaëtan Gorce, l’accusent de «s’installer dans un rôle de syndic, alors qu’il ne s’agit pas d’attendre patiemment un éventuel repreneur». Aux historiques, comme Claude Allègre (lire Libération d’hier). A tel point que Stéphane Le Foll, son directeur de cabinet, planche sur une «charte de respect pour les socialistes». Cela suffira-t-il à affermir la position de son patron ? Celle-ci, même un de ses partisans en convient, s’avère «hyperinconfortable. Il ne peut échapper à un examen personnel de ses responsabilités».
Leadership.  Le premier secrétaire, pourtant, est bien là. Tout comme Bertrand Delanoë, dont «la montée, estime un cadre, attire pas mal l’attention.» Et, bien sûr, Ségolène Royal, qui a tiré la première contre le discours de Nicolas Sarkozy, hier, dénonçant le «contraste entre l’illusion de mouvement» et «le flou, l’inertie, l’inaction» du gouvernement. La question du leadership, donc, demeure. Même si, officiellement, les idées seraient prioritaires. Régler la première ou s’attaquer aux secondes, le parti peine à trancher. Un député résume : «Tout le monde reste dans le jeu plutôt que sur les enjeux. Chaque sous-courant cherche tactiquement à se maintenir, mais ne sait même plus pourquoi.»

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Vendredi 31 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

A l'occasion de l'université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle, Ségolène Royal a déclaré vouloir que "le PS soit admiré des Français", affirmant qu'elle allait s'investir pleinement dans "la réflexion collective" des socialistes.

"Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif (...), je veux que l'imagination revienne (...), je veux que le Parti socialiste soit admiré des Français.

Voilà le rêve que je fais pour le PS
".

Ségolène Royal a dit déceler "une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu.

Ellel a insisté sur la "soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", qualifiant de "queue de comète" et de "contre-mouvement de ce qui est en train de se produire ici" la sortie de nombreux ouvrages de socialistes, critiques sur sa campagne et le PS.

"La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants. Je vais à l'encontre du pessimisme sur la difficulté à reconstruire. Les choses iront plus vite que prévu".

Ségolène Royal a relevé que le prochain congrès (au plus tôt au printemps 2008) aura lieu à "une date assez éloignée", ce qui "permet qu'il ne soit pas l'enjeu de l'université d'été" 2007.

Exprimant sa "disponibilité studieuse", Ségolène Royal a indiqué qu'elle assisterait à trois des 18 ateliers prévus d'ici samedi soir, confirmant sa volonté, exprimée samedi dernier à Melle (Deux-Sèvres), de participer au "'travail collectif".

Se félicitant de "la qualité" des intervenants extérieurs --des spécialistes de sciences politiques notamment--, elle a souhaité que le PS "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs" chercheurs et intellectuels. "Ce doit être un lieu d'excellence".

 


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Mercredi 29 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
DDA A la une

"Organiser un grand parti moderne, portes et fenêtres largement ouvertes sur la société"

 
 

Ségolène Royal a effectué sa rentrée politique samedi 25 aoüt à Melle. Elle en a profité pour amorçer un début d’autocritique aussi bien personnel que collectif à propos des dernières présidentielles et a largement critiqué l’action de la majorité au pouvoir.

Elle est d’abord revenue sur les tiraillements à l’intérieur du Parti socialiste. "Je ne suis en compétition avec personne, je n'ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m'entourent dans cette rentrée. Ils sont tournés vers le passé nous allons les aider à se dépasser eux-mêmes, tout le monde est bienvenu, toutes les brebis égarées".

Elle a ensuite amorcé un diagnostic sur les difficultés idéologiques connues par son parti reconnaissant au passage la part d’improvisation qui a "parfois" animé sa campagne. "Nous n'avons pas actualisé complètement nos réponses et nos propositions pour qu'elles soient en prise directe sur les Français et les attentes d'aujourd'hui. Le temps nous a manqué, ce temps qui nous a manqué, nous allons le prendre. Forte de ce que j'ai compris durant cette campagne, je commence aujourd'hui à mettre ce que j'ai appris au service de tous les socialistes".

Sur le positionnement du PS, Ségolène Royal s'est étonnée que des socialistes se demandent encore si le PS doit être pour ou contre le marché. "Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire ou que l'eau qu'on boit. Il s'agit là d'un jeu d'enfoncement de portes ouvertes".

Une grande partie du discours de Ségolène Royal a été consacrée à un bilan critique des premières actions du gouvernement et du président de la République. Un président auquel elle a reconnu la volonté réformatrice et le mouvement "parfois frénétique" avant de dénoncer les "vieilles méthodes" de la droite qui conduisent le pays à "l'immobilisme".

Ségolène Royal a énoncé l’empilement des lois tant dans le domaine économique que judiciaire. "Les mêmes promesses ont été faites, la même commisération a été montrée mais aujourd'hui il faut de l'action. Faut-il attendre le prochain enfant violé, le prochain enfant assassiné pour promettre une nouvelle loi?" rappelant le manque de moyens de la justice. "La politique conduite donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n'ont rien, et surtout c'est une politique qui ne prépare pas la France et les Français à relever le défi de la mondialisation".

 

> Lire le discours en intégralité


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Samedi 25 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
Pour sa rentrée politique, samedi dans son fief des Deux-Sèvres, l’ancienne candidate a plaidé pour un «renouvellement des méthodes de travail du PS».
Par Cordélia Bonal (envoyée spéciale à Melle)
LIBERATION.FR : samedi 25 août 2007
      
 
Soleil radieux et pique-nique géant sur le gazon du parc de la Garenne. La rentrée politique de Ségolène Royal samedi à Melle, son fief des Deux-Sèvres, avait encore un petit goût de vacances, façon kermesse. 
 
Plus d’un millier de militants ou sympathisants socialistes, venus en famille, entre amis ou entre camarades de section, ont pris possession des lieux munis de glacières, parasols et chaises pliables. Certains sont venus de loin pour voir celle qu’ils attendent comme le messie, celle qui a choisi d’être la première chez les socialistes à sonner la fin des vacances. Quitte à programmer cette rentrée 24 heures avant la Fête de la rose d’Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).

A Melle, on a ressorti les drapeaux «Ségolène présidente» -«Ça pourra resservir pour 2012»- et les T-shirts «Ségolène, une femme debout». Elodie et Safia, 17 et 18 ans, lunettes de soleil strassées et compensées, sont venues ce matin de l’Essonne pour «écouter ce qu’elle a à (leur) dire». «A fond Ségo depuis le départ», alors que ni l’une ni l’autre n’avaient l’âge de voter en mai, elles sont persuadées que «Ségolène a encore toute sa place». Même sentiment pour Françoise et Michèle, enseignantes venues de La Rochelle, et qui attendent une «remise à plat au PS», sous la houlette de l’ancienne candidate.

A 14 heures, l’assemblée abandonne merguez et chabichous du Poitou pour suivre comme un seul homme la nuée de photographes et cameramen qui convergent vers la scène. Ségolène Royal a fait son apparition. Mais il faudra attendre encore pour «la» voir.
Pour l’heure, les interventions d’élus proche de l’ancienne candidate ou de militants associatifs se succèdent, avec dans le rôle de maîtres de cérémonie Delphine Batho, nouvelle députée des Deux-Sèvres, et Jean-Louis Bianco, ancien directeur de campagne lors de la présidentielle.
Jacques Auxiette, président de la Région Pays-de-la-Loire, Gilles Savary, député européen, ou encore Aurélie Filipetti, députée de la Moselle et porte-parole PS à l’Assemblée, chauffent l’assistance.

Puis, un concert d’applaudissements salue l’entrée en scène de l’ex-candidate, en chemisier blanc et jupe marron. «J’ai quelque chose à vous dire, mais je ne suis en compétition avec personne», prévient-elle d’emblée. Non sans viser aussitôt ceux qui la soupçonneraient d’«esprit de rancune ou de revanche»
.

Ceux qui attendaient une autocritique en seront aussi pour leurs frais. L’ancienne candidate reconnaissant tout juste avoir «parfois improvisé dans le temps qui (lui) était imparti».
La page de la présidentielle est tournée, il faut maintenant «inventer le socialisme du XXIe siècle», veut-elle dire aux militants. Un socialisme «ouvert», «participatif» qu’elle conçoit comme «un laboratoire d’idées» autant que comme un «outil de combat». Et de fustiger les «tactiques internes» et le «champ clos des affrontements obscurs» en vigueur au PS.

Puis elle s’attaque à la droite. Et dénonce la surenchère législative du gouvernement sur la récidive, ou le manque de moyens accordés à la recherche et à la santé. Elle s’attarde également sur la politique étrangère, thème sur lequel elle avait essuyé nombre de critiques durant la campagne de la part de l’UMP et de ses amis socialistes.

Après une heure et demie de discours, proches et militants repartent avec la feuille de route pour une rentrée houleuse. Certains se donnent rendez-vous la semaine suivante à La Rochelle, pour la traditionnelle université d’été du PS qui risque d'être agitée. Les vacances sont finies. Avis de gros temps chez les socialistes
.

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Samedi 25 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal a assuré samedi dans son ex-circonscription de Melle qu'elle n'était "en compétition avec personne", affirmant au contraire que "c'est un long travail collectif qui commence aujourd'hui" au PS.

"Je vais vous faire une confidence: j'ai quelque chose à vous dire et je ne suis en compétitition avec personne. Je ne recherche rien d'autre que d'assumer mes responsabilités dans le débat d'idées. De toute façon, c'est un travvail collectif de longue haleine qui commence", a affirmé d'emblée l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle, faisant sa rentrée politique lors de la "Fête de la rose" départementale des Deux-Sèvres.

"Comme je m'y étais engagée et forte de ce que j'ai compris (...) durant cette campagne, je commence aujourd'hui à mettre ce que j'ai appris au service de tous les socialistes", a ajouté Mme Royal devant un millier de personnes.

Selon elle, "cette réflexion devra déboucher sur une rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos idées dans la fidélité à nos valeurs".

Pour cela, elle s'est dite "entièrement mobilisée, animée d'une volonté très solide et sereine". "Je n'ai acucun esprit de revanche, aucune amertume, contrairement à ce que je lis ici ou là, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m'entoure en cette rentrée", a-t-elle dit, faisant allusion à la parution prévue de plusieurs ouvrages sur la période allant jusqu'à la présidentielle.

"Ils sont tournés vers le passé, ils en ont peut-être besoin. Tout le monde est bienvenu, toutes les brebis égarées", a-t-elle ajouté en riant.


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