Mercredi 23 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
Deux syndicats de cadres, la CFE-CGC et la fédération cadres de la CGT, appellent à manifester aujourd’hui, alors que le Sénat a adopté la nuit dernière le projet de loi qui détricote les 35 heures et permet la suppression des RTT et jours fériés.

AFP

LIBERATION.FR : mercredi 23 juillet 2008
 
La CFE-CGC et la fédération cadres de la CGT appellent à des rassemblements simultanés mais séparés aujourd'hui aux abords du Sénat, où a été adopté hier soir le projet de loi de réforme du temps de travail, et réfléchissent à faire "converger" ces deux manifestations.

La CFDT, premier syndicat chez les cadres, n'a pas appelé à manifester et a indiqué qu'elle préférait tenir une conférence de presse le matin afin d'"informer concrètement sur le texte". Force Ouvrière a déclaré qu'elle ne manifesterait pas, doutant de l'"efficacité" d'une telle opération pendant l'été. La CFTC a indiqué n'avoir "aucune opposition de principe" à se joindre à de tels rassemblements, mais n'a reçu "aucune demande" de ses homologues.

La CFE-CGC appelle à manifester "massivement" aujourd’hui à 14 heures place de l'Odéon à Paris (VIe), pour protester notamment contre l'augmentation de 218 à 235 jours du plafond des forfaits jours, répandu chez les cadres. L'Union des ingénieurs, cadres et techniciens CGT (Ugict-CGT) appelle, elle, "à protester devant le Sénat" (rue de Vaugirard, VIe) entre 13 heures et 14h30.

Le Sénat a lui adopté hier soir en première lecture le projet de loi sur la représentativité syndicale et la réforme du temps de travail, texte qui détricote notamment les 35 heures. Le texte a été adopté par 198 voix pour et 125 contre. La majorité a voté pour.

La gauche PS, PCF et Verts a voté contre un texte dans lequel elle voit une "régression sociale jamais vue depuis 1936" et un "coup de poignard contre les syndicats". Le projet examiné en urgence (une lecture par assemblée) doit être adopté définitivement la nuit prochaine après une CMP (commission mixte paritaire, 7 sénateurs et 7 députés).

"Nous sortons enfin des 35 heures", s'est exclamé le ministre du Travail, Xavier Bertrand, accusant l'opposition d'"archaïsme" et défendant un "texte historique qui refonde la démocratie sociale".

"Ce sont des décennies de progrès sociaux arrachés de haute lutte qui sont remises en cause. Cette loi porte en germe une dégradation inexorable des conditions de travail des salariés: en pleine période estivale tout semble permis", s'est indigné Jacques Muller (Verts).

"Vous voulez libérer le travail en défaisant le plafond des heures supplémentaires, en annualisant le temps de travail, en renvoyant tout à un accord d'entreprise. Nous, nous voulons libérer la personne humaine et pour cela encadrer le travail", a déclaré Jean-Luc Mélenchon (PS). "La réalité pour des millions de Français va être découverte et va susciter des réactions", a averti Guy Fischer (PCF).

Les sénateurs n'ont pas modifié le fond du texte. Dans le premier volet (représentativité syndicale), ils ont maintenu les mécanismes actuels de représentativité des syndicats dans la fonction publique dans l'attente d'un projet de loi spécifique. Ils ont adopté un dispositif dérogatoire pour les journalistes, permettant au SNJ (Syndicat national des journalistes) de garder son influence.

Ils ont par ailleurs supprimé une nouvelle taxe prévue pour financer le dialogue social, qui avait suscité la colère du Medef et de la CGPME. La gauche a bataillé contre la deuxième partie du texte qui réforme le temps de travail. Ce volet prévoit que chaque entreprise pourra négocier sa durée du travail et ses contreparties, en dérogeant aux obligations jusqu'ici fixées par les branches, et les "forfaits", qui concernaient surtout les cadres, seront étendus aux salariés dits "autonomes".

Les sénateurs ont adopté un amendement précisant toutefois que le nombre de jours travaillés doit être compatible avec les dispositions du code du travail "relatives au repos quotidien, au repos hebdomadaire et aux jours fériés chômés dans l'entreprise et relatives aux congés payés". A l'unanimité, les sénateurs ont ajouté un article proposant de ramener d'un mois à dix jours la durée du travail requise dans l'entreprise avant qu'un salarié puisse bénéficier de son droit à congés payés.


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 23 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Le Sénat a adopté, mardi soir 22 juillet, en première lecture, le projet de loi sur la représentativité syndicale et la réforme du temps de travail, un texte controversé, largement dénoncé par l'opposition et les syndicats, qui détricote notamment les 35 heures.
Le texte a été adopté par 198 voix pour et 125 contre. La majorité a voté pour - La gauche PS, PCF et Verts a voté contre.

Le projet examiné en urgence (une lecture par assemblée) doit être adopté définitivement dans la nuit de mercredi à jeudi après une CMP (commission mixte paritaire, 7 sénateurs et 7 députés).
"Nous sortons enfin des 35 heures", s'est exclamé le ministre du Travail, Xavier Bertrand, accusant l'opposition d'"archaïsme" et défendant un "texte historique qui refonde la démocratie sociale".

Progrès sociaux remis en cause

"Ce sont des décennies de progrès sociaux arrachés de haute lutte qui sont remises en cause. Cette loi porte en germe une dégradation inexorable des conditions de travail des salariés: en pleine période estivale tout semble permis", s'est indigné Jacques Muller (Verts).

"Vous voulez libérer le travail en défaisant le plafond des heures supplémentaires, en annualisant le temps de travail, en renvoyant tout à un accord d'entreprise. Nous, nous voulons libérer la personne humaine et pour cela encadrer le travail", a déclaré Jean-Luc Mélenchon (PS).

"La réalité pour des millions de Français va être découverte et va susciter des réactions", a averti Guy Fischer (PCF).

Représentativité des syndicats

Les sénateurs n'ont pas modifié le fond du texte. Dans le premier volet (représentativité syndicale), ils ont maintenu les mécanismes actuels de représentativité des syndicats dans la fonction publique dans l'attente d'un projet de loi spécifique.

Ils ont adopté un dispositif dérogatoire pour les journalistes, permettant au SNJ (Syndicat national des journalistes) de garder son influence.

Ils ont par ailleurs supprimé une nouvelle taxe prévue pour financer le dialogue social, qui avait suscité la colère du Medef et de la CGPME.

La gauche a bataillé contre la deuxième partie du texte qui réforme le temps de travail. Ce volet prévoit que chaque entreprise pourra négocier sa durée du travail et ses contreparties, en dérogeant aux obligations jusqu'ici fixées par les branches, et les "forfaits", qui concernaient surtout les cadres, seront étendus aux salariés dits "autonomes".

Temps de repos

Les sénateurs ont adopté un amendement précisant toutefois que le nombre de jours travaillés doit être compatible avec les dispositions du code du travail "relatives au repos quotidien, au repos hebdomadaire et aux jours fériés chômés dans l'entreprise et relatives aux congés payés".

A l'unanimité, les sénateurs ont ajouté un article proposant de ramener d'un mois à dix jours la durée du travail requise dans l'entreprise avant qu'un salarié puisse bénéficier de son droit à congés payés.

Source : Nouvelobs.com


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 23 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

LPS

Le député PS Arnaud Montebourg, récemment candidat malheureux à la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée, a été remplacé par Jérôme Cahuzac, un expert du budget, à la première vice-présidence, a annoncé mardi le chef des députés PS Jean-Marc Ayrault.

De même, le fabiusien Philippe Martin, qui avait soutenu Arnaud Montebourg a dû céder sa place de deuxième vice-président au député de l'Isère François Brottes, qui vient de batailler contre le projet de loi de modernisation de l'économie (LME).

La députée de Paris George Pau-Langevin devient troisième vice-présidente du groupe parlementaire SRC, qui regroupe les socialistes et les radicaux.

M. Ayrault a toutefois proposé à MM. Montebourg (Saône-et-Loire) et Martin (Gers) de rester vice-présidents, chargés respectivement de la justice et de l'environnement, ce que le groupe a accepté, a-t-il précisé.

Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis) a par ailleurs été nommé vice-président chargé du suivi du redécoupage électoral, du mode de scrutin et de l'organisation des collectivités.

Aurélie Filippetti (Moselle) et André Vallini (Isère) restent porte-parole.

M. Ayrault a évoqué des décisions "de nature à distribuer des responsabilités à des hommes et des femmes qui ont fait leur preuves et qui sont prêts à s'engager encore plus dans des responsabilités".

Source : AFP



ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 23 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Constit

Voici le projet de loi adopté hier :

Article 1er

L’article 4 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Des droits particuliers peuvent être reconnus par la loi aux partis et groupements politiques qui n’ont pas déclaré soutenir le Gouvernement. »

Article 2

Après le premier alinéa de l’article 6 de la Constitution, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Nul ne peut accomplir plus de deux mandats consécutifs. »

Article 3

L’article 8 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Une loi organique fixe le nombre maximum des ministres et celui des autres membres du Gouvernement. »

Article 4

L’article 13 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Une loi organique détermine les emplois, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s’exerce après avis d’une commission constituée de membres des deux assemblées du Parlement. Elle détermine la composition de cette commission ainsi que les modalités selon lesquelles son avis est rendu. »

Article 5

L’article 16 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Après trente jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d’examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée. »

Article 6

L’article 17 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 17. – Le Président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel. Il exerce ce droit après avis d’une commission dont la composition est fixée par la loi. »

Article 7

Il est inséré, après le premier alinéa de l’article 18 de la Constitution, un alinéa ainsi rédigé :

« Il peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès ou devant l’une ou l’autre de ses assemblées. Sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. »

Article 8

L’article 21 de la Constitution est modifié ainsi qu’il suit :

1° La deuxième phrase du premier alinéa est supprimée ;

2° Il est ajouté à la fin du premier alinéa la phrase suivante :

« Il met en œuvre les décisions prises au titre de l’article 15 en matière de défense nationale. »

Article 9

L’article 24 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

Art. 24. – Le Parlement vote la loi et contrôle l’action du Gouvernement.

Il comprend l'Assemblée nationale et le Sénat.

« Les députés à l'Assemblée nationale sont élus au suffrage direct.

« Le Sénat est élu au suffrage indirect. Il assure la représentation des collectivités territoriales de la République en tenant compte de leur population.

Les Français établis hors de France sont représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat. »

Article 10

L’article 25 de la Constitution est modifié ainsi qu’il suit :

1° Son deuxième alinéa est complété par les mots : « ou leur remplacement temporaire en cas d’acceptation par eux de fonctions gouvernementales » ;

2° Est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Une commission indépendante, dont la loi fixe les règles d’organisation et de fonctionnement, se prononce par un avis public sur les projets et propositions tendant à délimiter les circonscriptions pour l’élection des députés ou des sénateurs ou à répartir les sièges entre elles. »

Article 11

L’avant-dernier alinéa de l’article 34 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Des lois de programmation déterminent les objectifs de l'action de l'État. »

Article 12

Est inséré, après l’article 34 de la Constitution, un article ainsi rédigé :

« Art. 34-1. – Les assemblées peuvent voter des résolutions dans les conditions fixées par leur règlement. »

Article 13

L’article 35 de la Constitution est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« Le Gouvernement informe le Parlement des interventions des forces armées à l’étranger dans les délais les plus brefs. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote.

« Lorsque la durée de l’intervention excède six mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. En cas de refus du Sénat, le Gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement sur la prolongation de l’intervention.

« Si le Parlement n’est pas en session à l’expiration du délai de six mois, il se prononce à l’ouverture de la session suivante. »

Article 14

L’article 39 de la Constitution est complété par un troisième alinéa ainsi rédigé :

« Dans les conditions prévues par la loi, le président d’une assemblée peut soumettre pour avis au Conseil d’État, en vue de son examen en commission, une proposition de loi déposée par l’un des membres de cette assemblée. »

Article 15

Au premier alinéa de l’article 41 de la Constitution, les mots : « ou le président de l’assemblée saisie » sont insérés après les mots : « le Gouvernement ».

Article 16

L’article 42 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 42. – La discussion des projets et des propositions de loi porte, en séance, sur le texte adopté par la commission saisie en application de l’article 43 ou, à défaut, sur le texte dont l’assemblée a été saisie.

« Toutefois, la discussion en séance des projets de révision constitutionnelle, des projets de loi de finances et des projets de loi de financement de la sécurité sociale porte, en première lecture devant la première assemblée saisie, sur le texte présenté par le Gouvernement et, pour les autres lectures, sur le texte transmis par l'autre assemblée.

« La discussion en séance, en première lecture, d’un projet ou d’une proposition de loi ne peut intervenir, devant la première assemblée saisie, qu’à l’expiration d’un délai d’un mois après son dépôt. Elle ne peut intervenir, devant la seconde assemblée saisie, qu’à l’expiration d’un délai de quinze jours à compter de sa transmission.

« Les dispositions de l’alinéa précédent ne s’appliquent pas si l’urgence a été déclarée dans les conditions prévues à l’article 45. Elles ne s’appliquent pas non plus aux lois de finances, aux lois de financement de la sécurité sociale et aux lois relatives aux états de crise. »

Article 17

Au second alinéa de l’article 43 de la Constitution, le mot : « six » est remplacé par le mot : « huit ».

Article 18

Le premier alinéa de l’article 44 de la Constitution est complété par les dispositions suivantes :

« Ce droit s'exerce en séance ou en commission selon les conditions et limites fixées par les règlements des assemblées, dans le cadre déterminé par une loi organique. »

Article 19

Au deuxième alinéa de l’article 45 de la Constitution, les mots : « ou, si le Gouvernement a déclaré l’urgence » sont remplacés par les mots : « ou, si le Gouvernement a déclaré l’urgence sans que les conférences des présidents des deux assemblées s’y soient conjointement opposées ».

Article 20

Le deuxième alinéa de l’article 46 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Le projet ou la proposition ne peut, en première lecture, être soumis à la délibération et au vote des assemblées qu’à l’expiration des délais fixés au troisième alinéa de l’article 42. Toutefois, si l’urgence a été déclarée dans les conditions prévues à l’article 45, le projet ou la proposition peut être soumis à la délibération de la première assemblée saisie à l’expiration d’un délai de quinze jours après son dépôt. »

Article 21

I. – Est abrogé le dernier alinéa des articles 47 et 47-1 de la Constitution.

II. - Est inséré, après l’article 47-1 de la Constitution, un article ainsi rédigé :

« Art. 47-2. – La Cour des comptes assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du Gouvernement. Elle assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et de l'application des lois de financement de la sécurité sociale. Elle contribue à l’évaluation des politiques publiques. »

Article 22

L’article 48 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 48. – Sans préjudice de l'application des trois derniers alinéas de l'article 28, l'ordre du jour est fixé, dans chaque assemblée, par la conférence des présidents.

« Deux semaines de séance sur quatre sont réservées par priorité, et dans l'ordre que le Gouvernement a fixé, à l'examen des textes dont il demande l'inscription à l'ordre du jour.

« En outre, l'examen des lois de finances, des lois de financement de la sécurité sociale, des textes transmis par l'autre assemblée depuis un mois ou plus, des lois relatives aux états de crise et des demandes d’autorisation visées à l’article 35 sont, à la demande du Gouvernement, inscrits à l'ordre du jour par priorité.

« Un jour de séance par mois est réservé à un ordre du jour arrêté par la conférence des présidents à l'initiative des groupes parlementaires qui ne déclarent pas soutenir le Gouvernement.

« Une séance par semaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires prévues à l'article 29, est réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement. »

Article 23

Le troisième alinéa de l’article 49 de la Constitution est modifié ainsi qu’il suit :

1° À la première phrase, le mot : « texte » est remplacé par les mots : « projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale » ;

2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée :

Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre texte par session. »

Article 24

Après l’article 51 de la Constitution, il est ajouté un article 51-1 ainsi rédigé :

« Art. 51-1. – Le règlement de chaque assemblée détermine les droits respectifs des groupes parlementaires selon qu’ils ont ou non déclaré soutenir le Gouvernement. »

Article 25

Le premier alinéa de l’article 56 est complété par une phrase ainsi rédigée : « La procédure prévue au dernier alinéa de l’article 13 est applicable à ces nominations. »

Article 26

Après l’article 61 de la Constitution, il est ajouté un article 61-1 ainsi rédigé :

« Art. 61-1. – Lorsque, à l’occasion d’une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu’une disposition législative promulguée postérieurement à l’entrée en vigueur de la présente Constitution porte atteinte aux droits et libertés que celle-ci garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation, dans les conditions et sous les réserves fixées par une loi organique. »

Article 27

Le premier alinéa de l’article 62 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61 ne peut être promulguée ni mise en application.

« Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en cause. »

Article 28

L’article 65 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 65. – Le Conseil supérieur de la magistrature comprend deux formations, l'une compétente à l’égard des magistrats du siège, l’autre à l'égard des magistrats du parquet.

« La formation compétente à l'égard des magistrats du siège est présidée par le premier président de la Cour de cassation. Elle comprend, en outre, cinq magistrats du siège et un magistrat du parquet, un conseiller d’État désigné par le Conseil d’État, un avocat ainsi que six personnalités n’appartenant ni au Parlement ni à l’ordre judiciaire désignées après application de la procédure prévue au dernier alinéa de l’article 13. Deux de ces personnalités sont nommées par le Président de la République, deux par le Président de l’Assemblée nationale, deux par le Président du Sénat.

« La formation compétente à l'égard des magistrats du parquet est présidée par le procureur général près la Cour de cassation. Elle comprend, en outre, cinq magistrats du parquet et un magistrat du siège ainsi que le conseiller d’État, l’avocat et les six personnalités mentionnés à l'alinéa précédent.

« La formation du Conseil supérieur de la magistrature compétente à l'égard des magistrats du siège fait des propositions pour les nominations des magistrats du siège à la Cour de cassation, pour celles de premier président de cour d'appel et pour celles de président de tribunal de grande instance. Les autres magistrats du siège sont nommés sur son avis conforme. Elle statue comme conseil de discipline des magistrats du siège.

« La formation du Conseil supérieur de la magistrature compétente à l'égard des magistrats du parquet donne son avis sur les nominations et les sanctions disciplinaires qui concernent les magistrats du parquet.

« Sauf en matière disciplinaire, le ministre de la justice peut assister aux séances des formations du Conseil supérieur de la magistrature.

« Une loi organique détermine les conditions d'application du présent article. »

Article 29

L’article 69 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le Conseil économique et social peut être saisi par voie de pétition dans les conditions fixées par une loi organique. Après examen de la pétition, il fait connaître au Gouvernement et au Parlement les suites qu’il propose d’y donner. »

Article 30

L’article 70 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 70. – Le Conseil économique et social peut être également consulté par le Gouvernement sur tout problème de caractère économique ou social ou sur toute question relative à l’environnement. Tout plan ou tout projet de loi de programmation à caractère économique ou social lui est soumis pour avis. »

Article 31

Il est inséré après le titre XI de la Constitution un titre XI bis intitulé : « Le Défenseur des droits des citoyens » et comprenant un article 71-1 ainsi rédigé :

« Art. 71-1. – Toute personne s'estimant lésée par le fonctionnement d'un service public peut, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique, adresser une réclamation au Défenseur des droits des citoyens.

« Une loi organique définit les modalités d’intervention du Défenseur des droits des citoyens, ainsi que les autres attributions dont il est investi. Elle détermine les conditions dans lesquelles il peut être assisté pour l’exercice de certaines de ses attributions.

« Le Défenseur des droits des citoyens est nommé par le Président de la République pour un mandat de six ans non renouvelable après application de la procédure prévue au dernier alinéa de l'article 13. Ses fonctions sont incompatibles avec celles de membre du Gouvernement et de membre du Parlement. Les autres incompatibilités sont fixées par la loi organique. »

Article 32

L’article 88-4 de la Constitution est ainsi rédigé :

« Art. 88-4. – Le Gouvernement soumet à l'Assemblée nationale et au Sénat, dès leur transmission au Conseil de l'Union européenne, les projets ou propositions d'actes des Communautés européennes et de l'Union européenne.

« Selon des modalités fixées par le règlement de chaque assemblée, des résolutions peuvent être votées, le cas échéant en dehors des sessions, sur les projets ou propositions mentionnés à l'alinéa précédent, ainsi que sur tout document émanant d'une institution de l'Union européenne.

« Au sein de chaque assemblée parlementaire est institué un comité chargé des affaires européennes. »

Article 33

L’article 88-5 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 88-5. – Tout projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un État à l'Union européenne et aux Communautés européennes est adopté selon la procédure prévue aux deuxième et troisième alinéas de l’article 89. »

Article 34

I. – Les dispositions des articles 8, 13, 17, du dernier alinéa de l’article 25, des articles 39, 44, 61-1, 65, 69 et 71-1 de la Constitution, dans leur rédaction résultant de la présente loi constitutionnelle, entrent en vigueur dans les conditions fixées par les lois et lois organiques nécessaires à leur application.

II. – Les dispositions des articles 34-1, 41, 42, 43, 45, 46, 48 et 49 de la Constitution, dans leur rédaction résultant de la présente loi constitutionnelle, entrent en vigueur le 1er janvier 2009.

Toutefois, les dispositions des articles 42, 45 et 46 de la Constitution, dans leur rédaction antérieure à la présente loi constitutionnelle, demeurent applicables à la discussion et à l’adoption des projets et propositions de loi dont l’examen en commission, en première lecture devant la première assemblée saisie, a commencé avant le 1er janvier 2009.

III. – Les dispositions de l’article 24 de la Constitution relatives à l’élection des sénateurs, dans leur rédaction résultant de la présente loi constitutionnelle, s’appliquent à compter du deuxième renouvellement partiel du Sénat suivant la publication de cette loi constitutionnelle.

IV. – Les dispositions de l’article 25 de la Constitution relatives au caractère temporaire du remplacement des députés et sénateurs acceptant des fonctions gouvernementales, dans leur rédaction résultant de la présente loi constitutionnelle, s’appliquent aux députés et sénateurs ayant accepté de telles fonctions antérieurement à la date d’entrée en vigueur de la loi organique prévue à cet article si, à cette même date, ils exercent encore ces fonctions et que le mandat parlementaire pour lequel ils avaient été élus n’est pas encore expiré.

Article 35

I. – À compter de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne, signé le 13 décembre 2007, le titre XV de la Constitution est ainsi modifié :

1° À l’article 88-4, les mots : « les projets ou propositions d'actes des Communautés européennes et de l'Union européenne » sont remplacés par les mots : « les projets d’actes législatifs européens, les autres projets ou propositions d’actes de l'Union européenne » ;

2° À l’article 88-5, les mots : « et aux Communautés européennes » sont supprimés.

II. – Sont abrogés l’article 4 de la loi constitutionnelle n° 2005-204 du 1er mars 2005 modifiant le titre XV de la Constitution ainsi que les 3° et 4° de l’article 2 de la loi constitutionnelle n° 2008-103 du 4 février 2008 modifiant le titre XV de la Constitution.

III. – Les dispositions de l’article 88-5 de la Constitution, dans leur rédaction résultant tant de l’article 33 de la présente loi que du 2° du I du présent article, ne sont pas applicables aux adhésions faisant suite à une conférence intergouvernementale dont la convocation a été décidée par le Conseil européen avant le 1er juillet 2004.



ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 23 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Les députés socialistes Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce et Manuel Valls, qui ont voté lundi contre la révision constitutionnelle, estiment que "l'adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s'interroger sur la pertinence de stratégie du Parti socialiste" dans une tribune publiée par Le Monde daté du mercredi 23 juillet.
Pour ces quatre députés, qui faisaient partie des 17 ayant appelé en mai à un "compromis" avec le président de la République, "le PS n'aura été ni en capacité de faire échec à cette réforme institutionnelle, ni en situation de l'infléchir".. "le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition. Sa disqualification résulte de son incapacité à s'abstraire d'une forme d'antisarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République".


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus