Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

sondage fille

52% des Français sont d'accord avec l'ex-candidate PS affirmant que "le PS n'appartient pas à un groupe". Ils sont 68% à ne pas attendre de rénovation de la gauche avant des mois.

Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI, qui paraît vendredi 29 juin, Ségolène Royal bénéficie d'une meilleure image que le PS, parti qui mettra "longtemps à se rénover".

Quand l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle déclare que le "le parti socialiste n'appartient pas à un groupe […] il appartient à ses militants", 52% des personnes interrogées l'approuvent, ils sont 79% parmi ceux qui ont voté pour elle au premier tour de l'élection du président.

La critique du fabiusien Claude Bartolone sur Ségolène Royal, est désapprouvée par 58% des personnes interrogées.

PS : "des années à se remettre"

En ce qui concerne le parti socialiste, ils sont 69% à penser que le "PS va mettre plusieurs années à se remettre" de sa défaite, contre 30% qui estiment que le "PS a subi un échec mais va se remettre très vite". Les sondeurs ont demandé au panel si "le PS va se réussir à se rénover dans les mois qui viennent", question à laquelle 68% des sondés ont répondu "non".
Enfin, 69% des personnes interrogées considèrent que l'adoption d'un traité simplifié au niveau européen est "une bonne chose", 11% une "mauvaise chose", et 20% n'ont pas répondu.

 

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Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

SRMB

Le socialiste Malek Boutih a affirmé jeudi que la "crise est à la tête du Parti socialiste", estimant que Ségolène Royal ne doit pas se laisser "emprisonner" dans le jeu de l'appareil, car elle "ne représente pas que le PS".

"La crise est à la tête. A la tête vous avez une génération de seconds, troisièmes et quatrièmes couteaux du temps de Mitterrand, qui ont un petit ticket et font la queue et attendent que ce soit leur tour", a affirmé sur la chaîne LCI le secrétaire national PS aux questions de société.

Selon lui, "Ségolène Royal ne représente pas que le Parti socialiste, c'est en ça qu'elle a une petite différence de statut avec les autres, elle n'est pas simplement tenue par le PS, elle a quelque chose qui est supérieur".

Pour M. Boutih, Mme Royal "ne doit pas se laisser emprisonner dans le petit jeu de cet appareil" car "ces gens préfèrent tout détruire plutôt que quelqu'un puisse gagner leur place".

Interrogé sur le fait de savoir pourquoi il restait au PS qu'il critique si fortement, il a répondu: "Je reste parce que cela leur fera trop plaisir que je m'en aille".

Il a rappelé avoir été "parmi les premiers au Bureau national à avoir pris position publiquement pour soutenir Ségolène Royal".

Source : AFP


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Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

IDB

Les proches de Ségolène Royal montent au créneau. Après la salve de critiques des derniers jours émanant de ténors du PS, notamment de Laurent Fabius, plusieurs partisans de l'ancienne candidate ont mis le holà en dénonçant des "procès".

"Il faut que cessent les procès intentés à notre candidate", s'indigne jeudi dans un communiqué François Rebsamen, son ancien codirecteur de campagne. Il s'en prend clairement sans le nommer à Laurent Fabius qui, dans un entretien au "Monde" publié jeudi, épingle le "triple déficit" de la candidate socialiste défaite, "présidentialité, crédibilité, collégialité".

"Les procès en crédibilité sont une injure faite à 17 millions d'électeurs. Les procès en présidentialité ne sont que l'expression de l'amertume personnelle créée par le choix fait par les 250.000 militants socialistes", réplique M. Rebsamen.

De plus, poursuit-il, "les procès en collégialité sont difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives". Une allusion à la décision de Laurent Fabius de défendre le "non" à la Constitution européenne en 2005, alors que les militants socialistes avaient choisi le "oui" lors d'un référendum interne.

"L'analyse des résultats de l'élection présidentielle de 2007 doit être faite dans sa perspective historique pour préparer l'avenir. Elle le sera", promet le maire de Dijon. Mais il faut que "cessent les attaques individuelles et les règlements de compte aussi partiels que partiaux".

Delphine Batho, ancienne conseillère de la candidate, est également montée au front. "Il faut faire un exercice sérieux d'analyse de la séquence (...), mais ça ne peut pas se résumer à des caricatures et des mises en cause qui reprennent la même musique qu'on a entendue pendant la primaire" au PS, a déclaré à l'Associated Press la jeune députée socialiste des Deux-Sèvres, qui a hérité de la circonscription de Ségolène Royal. "C'est un peu court comme analyse".

Source : AP

 

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Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

LPS

L'UNION

Hervé Chabaud

"(...) Fabius veut tourner la page mais on discerne chez lui l'intention d'agir pour qu'un second scénario Royal ne soit pas l'hypothèse privilégiée en 2012. Sans doute estime-t-il pouvoir encore jouer sa carte ou bien peser sur un choix plus en phase avec les manières d'agir du PS. Bref, l'éléphant considère qu'on ne gagne pas en demandant à chacun ce qu'il veut mais en bâtissant un projet fort et en le défendant bec et ongle. (...) Fabius n'accepte pas que Ségolène Royal s'affranchisse de son échec aussi pense-t-il rassembler derrière lui ceux qui partagent cette analyse. S'il ne faut pas s'attendre à des bouleversements avant le congrès de 2008, il est évident que l'ex-Premier ministre aimerait coordonner des chantiers d'actions innovants tout en restant en première ligne pour contrer le gouvernement. Reste qu'il n'est pas le seul sur les rangs pour occuper le terrain et qu'il y en a à l'appétit insatiable."

LE TELEGRAMME
Hubert Coudurier

"Haro sur Ségolène! La gazelle étant affaiblie, les éléphants chargent. (...) Ne soyons pas dupes: ils la méprisaient, elle les ignorait se privant du même coup de leur appui. Logique. D'autant que la rénovation idéologique qu'elle portait ne s'accommodait guère des vieux schémas des barons. De ce point de vue on ne peut que saluer son courage et son réalisme. Mais était-il nécessaire d'en rajouter une couche, après la bataille sur le Smic et les 35 heures? Ou d'attaquer les journalistes de l'AFP qui font leur travail avec beaucoup de conscience professionnelle après les avoir convoqués pour leur faire des confidences sur sa vie privée? Un terrain sur lequel, elle reçoit régulièrement l'appui d'un Président particulièrement solidaire pour avoir subi les mêmes retours de bâton. Bref tandis que le verrouillage du parti s'organise, la présidente du Poitou-Charentes doit retrouver un semblant de sérénité et reconnaître qu'elle n'était pas sinon au niveau, du moins prête pour un tel combat."

L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo

"Doit-on installer le "contre gouvernement" du PS au rayon des farces et attrapes de la politique ? Ou bien n'est-ce qu'un instrument médiatique dont la résonance ne porte pas très loin ? A moins qu'il ne s'agisse que d'un pétard mouillé, sans mèche ni flamme ? On peut penser ce que l'on veut de cette mirifique idée qui n'emballe pas tout le monde dans les rangs du PS, l'évidence s'impose. Faute de pouvoir rebâtir une pensée, les socialistes se donnent une cause à défendre : mieux organiser le travail parlementaire et contrer chaque ministre par un député, capable de mettre un coup de poing aux certitudes gouvernementales. Sur le papier, l'idée peut sembler intéressante. Dans l'absolu et en attendant l'éventuel renfort de grosses pointures, on doute de l'efficacité d'une structure mi-poudre aux yeux, mi-opération Don Quichotte. (...) Conclusion : les socialistes ont beau constituer un "shadow cabinet", ils n'en poursuivent pas moins leurs vieux fantômes. Et pour reconstruire, il y a mieux que cette conception très particulière de l'intérêt général."

LE REPUBLICAIN LORRAIN
*Philippe Waucampt

"(...) La politique, sous le nouveau quinquennat, s'apparentant à la guerre de mouvement, c'est le président qui a continuellement la main, précédant tout le monde sur quasiment tous les terrains. En l'occurrence, la nomination d'un socialiste à la tête de la puissante commission des finances, le projet de statut de l'opposition et l'idée d'une instillation de proportionnelle aux législatives font paraître bien pâle la tentative de cabinet fantôme, pardon d''équipe', esquissée par Jean-Marc Ayrault.

D'autant que ce sont les socialistes eux-mêmes qui se sont chargés de lui faire un sort car elle met prématurément sur le tapis la question du leadership, un contre-gouvernement supposant évidemment un premier ministre alternatif. Le genre de débat à éviter si l'on veut laisser encore un moment les rapières au vestiaire rue de Solferino."

MIDI LIBRE
Roger Antech

"(...) Une quinzaine de députés, autant que de ministres de plein exercice, chargés de réagir aux initiatives du gouvernement, sommés de rendre coup pour coup sur les projets de l'équipe Fillon. Voilà qui promet, même si l'exercice réduit à cela, à une opposition farouche et systématique, n'aurait finalement rien de vraiment nouveau. Ce que l'on attend maintenant du PS, ce n'est plus seulement un esprit critique prolixe, mais la résurgence d'une force de propositions. Sur la TVA sociale, sur les franchises médicales, sur la réforme de la carte judiciaire, sur l'autonomie des universités, on aurait ainsi apprécié d'entendre l'alternative socialiste, qui n'est jamais venue.

Il est vrai que Hollande, Royal, Fabius, DSK, Delanoë - les têtes pensantes du PS - sont déjà tellement occupées par ailleurs. A chasser leurs propres fantômes, ceux de la présidentielle, en meutes et non plus en cabinet."

PARIS-NORMANDIE
Jean-Pierre Boulais

"En pleine lumière, sur la grande muraille de Chine, Ségolène Royal lançait sa bravitude à l'assaut des idées reçues, de la politique de papa, et de l'emprise des caciques sur son parti, persuadée alors - comme les sondages - que pour les Français le temps du changement était venu. (...) A chacun son ministre, à chacun sa réplique, à chacun sa proposition. Et si l'étincelle jaillissait de ce cabinet de l'ombre pourtant sorti des officines marketing ? Et si ce contre-gouvernement - déjà contesté en ses rangs - se doublait en réalité d'un contre pouvoir interne, idéalement placé pour s'affirmer en pourvoyeur d'idées ? C'est probablement ce qu'a très vite perçu Laurent Fabius, dont la posture de "sage actif" pourrait souffrir de cette nouvelle concurrence. L'élu de la Seine-Maritime se dit "préoccupé par l'atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes" alors que Ségolène Royal s'efforce de rester dans la lumière. En cette période trouble, les militants pourront trouver un peu de réconfort dans cette pensée de Goethe : "La clarté, c'est une juste répartition d'ombres et de lumière."

Source : Nouvelobs.com

 

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Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Très bonne intervention de Christiane Taubira, durée : 16 mn.


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