Samedi 2 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
REUTERS : samedi 2 juin 2007
    
par Laure Bretton

SAINTE-GENEVIEVE-DES-BOIS, Essonne (Reuters) - Ségolène Royal a bouclé samedi un mini-marathon électoral en Ile-de-France, où elle est allée à la rencontre des habitants des quartiers qui lui ont offert ses meilleurs scores présidentiels en mai.

Tremblay-en-France, Seine-Saint-Denis, 9h42. L'ex-candidate à l'Elysée, qui n'a pas pu organiser son "meeting du remerciement" pour les banlieues faute de fonds, s'adresse à une centaine de personnes massées autour d'une estrade faite de trois palettes de bois devant une barre HLM.

Dans la circonscription, 56% des électeurs ont voté PS le 6 mai contre une moyenne nationale de 47%. "Je voulais vous remercier de m'avoir donné un si beau score", lance-t-elle à la petite foule. "Je sais ce que ce vote signifie dans les quartiers de liberté, de revendication de lien républicain".

Les 10 et 17 juin, "il faut venir voter. C'est grâce à vous que la République va continuer à fonctionner", insiste-t-elle.

En choisissant Royal au deuxième tour, "vous avez dit non à la suspicion qui était jetée sur nos quartiers", félicite à son tour Christophe Borgel, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et aujourd'hui, comme le proclament ses affiches législatives, "candidat de Ségolène Royal".

Epinay-sur-Seine, Seine-Saint-Denis, 10h32. Dans la cité Orgemont, plus de 68% des habitants ont voté socialiste. Devant la Poste, l'ex-ministre de l'Enseignement scolaire et le candidat, Bruno Le Roux, discutent avec Raphaël, bénévole faisant de l'aide aux devoirs avec les jeunes du quartier.

"C'est important, c'est mieux que de mettre les enfants en prison à 16 ans", dit Ségolène Royal, qui dénonce à chaque étape de sa journée le projet de loi abaissant la majorité légale à 16 ans.

"ROULEAU COMPRESSEUR"

Dans le dos de l'ex-candidate, Mouhdine brandit une feuille sur laquelle elle a écrit "Merci Ségolène". "Elle a donné un nouveau visage au parti", explique cette femme originaire des Comores qui a pris sa carte au PS l'an dernier.

"Ce serait bien" qu'elle en prenne la direction, dit-elle avant de délaisser le conditionnel pour le futur. "Ce sera possible".

Boulevard de Charonne, Paris, 12h09. Dans la 21e circonscription de la capitale, le Parti socialiste se présente en ordre dispersé.

Au nom de la parité, de la diversité et du renouvellement, George-Pau Langevin, candidate originaire de Guadeloupe, a été officiellement investie. Le député sortant Michel Charzat a été exclu pour candidature dissidente.

Dans les allées du marché, les équipes concurrentes tractent. Feuilles photocopiées en noir et blanc sans le poing et la rose, emblème du PS, d'un côté, en couleur et avec force photos de Ségolène Royal de l'autre.

"C'est un rouleau compresseur mais aujourd'hui je laisse faire. Je suis quand même de gauche", lâche un fidèle de Michel Charzat.

Le candidat de l'UMP, Raoul Delamare, s'avance et interroge, goguenard: "Alors, elle est où la gourdasse ?". Malgré les dissensions, les partisans du dissident prennent alors la défense de la première femme à avoir eu une vraie chance d'accéder à l'Elysée.

Juchée sur la chaise métallique d'un café, Ségolène Royal poursuit sa mission de bons offices électoraux. "C'est bien clair pour tout le monde, il n'y a qu'une candidate socialiste ici", proclame-t-elle devant la foule d'où montent des "Demain, avec vous!" et toujours "Merci Ségolène".

Trappes, Yvelines, 14h27. Devant un couscous préparé par Momo, Ségolène Royal déjeune aux côtés de Safia Otokoré, candidate du PS qui s'est installée dans la ville il y a un an.

"C'est une forme de respect de retourner dans ces quartiers qui m'ont donné les meilleurs scores", confie-t-elle aux journalistes. "Des milliers ont voté pour la première fois. Une conscience politique s'est éveillée" qu'il faut entretenir pour les législatives et le futur Parti socialiste.

"Je fais campagne pour les autres", ajoute celle qui ne se représente pas à la députation quand on s'étonne de la nouvelle marque qu'elle imprime à ses déplacements - détente et proximité avec la presse, très loin des tensions de la campagne présidentielle.

Sainte-Geneviève-des-Bois, Essonne, 16h09. La tournée se termine chez Julien Dray, l'ami, le porte-parole et conseiller après des étapes en fin de semaine chez d'autres membres de son équipe présidentielle, Najat Belkacem, à Lyon, Jean-Louis Bianco à Digne et Patrick Mennucci à Marseille.

Dans le Parc Pierre où se déroule la traditionnelle "Fête des Mômes", la présidente de Poitou-Charentes visite une ferme pédagogique. La dernière chevrette née il y a quelques semaines a été baptisée "Royale".

En première opposante à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal dénonce le rapport "caché", selon elle, sur la sécurité en Seine-Saint-Denis. L'étude n'est pas sortie pendant la présidentielle parce qu'elle "établissait des réalités qui n'étaient pas bonnes à dire", attaque-t-elle.


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Samedi 2 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
Pas à pas, Ségolène Royal regrimpe la montagne. L'ex-candidate socialiste fait son "devoir" en s'impliquant dans la campagne législative, mais elle prépare aussi sa stratégie pour s'imposer à la tête du Parti socialiste. "La politique, c'est un cheminement", dit-elle.

En trois étapes, jeudi 31 mai, Mme Royal est d'abord allée soutenir ses candidats : Najat Vallaud-Belkacem et Pierre-Alain Muet, à Lyon, dans le Rhône, respectivement sa porte-parole et son conseiller durant la campagne présidentielle ; Pascal Terrasse à Privas, en Ardèche, là où commença sa conquête de l'investiture du PS ; et enfin Jean-Louis Bianco, son codirecteur de campagne, à Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Des fidèles indispensables, demain, pour représenter ses idées à l'Assemblée, et la soutenir dans le parti, en complément de "plein" de cadres locaux qu'elle dit avoir repéré dans les fédérations. "J'ai besoin d'être en appui sur des parlementaires nombreux pour continuer le travail", explique-t-elle sous le préau d'une école élémentaire de Privas, devant quelques centaines de personnes. Privas, là "où tout est parti", le 8 mars 2006, a-t-elle rappelé, et "où tout recommence"...

UN PS "SANS FRONTIÈRE"

A l'ensemble des candidats, Mme Royal assigne des "missions", se comportant en leader de l'opposition. "En tout cas, c'est comme ça que les militants me voient", confie-t-elle, confortée sur ce point par les sondages. "Voilà quatre missions que je donne à l'opposition", expose-t-elle à Digne : "Etre vigilant, surveiller, proposer, protéger. Pour chaque proposition de la droite, il appartiendra à la gauche d'opposer un contre-projet pour que les Français ouvrent les yeux et qu'ils comprennent qu'il y a une alternative." Aux électeurs et sympathisants, elle donne pour consigne de "continuer à venir sur Désirs d'avenir", son site Internet, et d'"adhérer au PS". "Le risque, commente Mme Royal en aparté, c'est que les nouveaux adhérents s'en aillent et que le parti se replie sur lui-même." Elle imagine une suite : "Créer un parti de masse, sinon ce sera toujours une machine à désigner les candidats." Un parti fondé sur de "nouvelles convergences", qui s'appuierait notamment sur les électeurs des cités qui ont voté massivement pour elle : "Il faut que la citoyenneté née pendant la campagne puisse conforter le Parti socialiste. Une époque nouvelle s'ouvre, des stratégies nouvelles sont à inventer."

BAYROU "AURAIT EU MATIGNON"

Ah ! si François Bayrou avait répondu à ses appels entre les deux tours de la présidentielle... "Il aurait dû fusionner, il aurait eu Matignon, affirme Mme Royal en petit comité. Je ne sais pas comment le PS aurait réagi mais l'opinion aurait suivi, les Français auraient adhéré, c'est la rénovation qu'ils voulaient... A un moment, l'histoire passe, il faut la capter. Il a manqué d'audace."

Depuis le 6 mai, l'ancien candidat centriste n'a plus donné signe de vie. Mais, à l'avenir, rien n'est exclu puisque Mme Royal revendique un PS ouvert, "sans frontière". "Localement", avec le MoDem, "il va se passer des choses pour les municipales", pronostique l'ex-candidate. Cette ouverture-là fera partie du travail de rénovation auquel devront s'atteler les socialistes après les législatives avec, chez Mme Royal, le dessein de recourir de nouveau à la méthode des débats participatifs. Dans ce cadre, elle compte réfléchir sur le succès du slogan de Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" comparé à la recette "traditionnelle" de l'augmentation du smic à 1 500 euros.

Pour affronter le président élu, "qui veut incarner à lui seul la droite et la gauche (...), le patronat et le syndicat - tout le monde est caressé", elle dresse la liste des "batailles" à mener : contre le bouclier fiscal qui bénéficiera "seulement à 15 000 contribuables" et contre la réduction des droits de succession aux "20 000 plus gros patrimoines" alors que les franchises médicales, "ça, c'est pour tout le monde" ; contre l'augmentation des heures supplémentaires qu'elle compare à "la légalisation du travail au noir" et qui, "en l'absence de cotisations, ne seront pas prises en compte pour la retraite".

A la "vague bleue annoncée avec le relais du pouvoir médiatico-financier et le pouvoir sondagier", Mme Royal oppose "une vague blanche", comme sa couleur fétiche de campagne, "sans référence historique bien entendu", et même "une vague de toutes les couleurs".

Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du monde du 02.06.07.

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Samedi 2 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

anti_bug_fckAprès être passée à Etampes le 26 mai et sur le marché de ballancourt le 27 mai, Marie-Agnès LABARRE sera à la fête du Parc à Mennecy ce dimanche 3 juin... N'hésitez pas à venir dialoguer avec elle. 

Vous pouvez aussi la retrouvez sur la toile sur son blog :

http://blog.labarre2007.fr


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Samedi 2 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
Le journaliste Alexandre Lévy dénonce sur son blog une "petite censure franche et décomplexée"
Par FLORENT LATRIVE
LIBERATION.FR : samedi 2 juin 2007
   
Les patrons de presse aiment manier les ciseaux, ces derniers temps. Après Lagardère qui a fait retoquer un article sur Cécilia Sarkozy dans le JDD, c’est au tour de Vincent Bolloré : l’homme d’affaires à la tête d’un groupe de médias (la télé Direct 8, les gratuits Direct Soir et Matin Plus) ou son entourage ont censuré un article prévu pour être publié dans Matin Plus, édité en collaboration avec le Monde et Courrier International. Un acte jugé "scandaleux" par le directeur de la rédaction de Courrier International, Philippe Thureau-Dangin, qui réclame des garanties à Matin Plus dans
une interview donnée à Libération.fr.

 
L’affaire est relatée par le journaliste de Courrier International (qui appartient au groupe le Monde), Alexandre Lévy, sur son blog. Il y raconte comment, « vendredi 25 mai, en lieu et place d'un article sur les péripéties d'un groupe de musiciens roms hongrois en France, le journal gratuit Matin + publia une page entière de publicité sur… un festival de musique. ». Dans cet article traduit du quotidien hongrois Magyar Harlap, choisi par la rédaction de Courrier International en vertu des accords qui lient les deux journaux, un ancien consul s’étonne du « traitement réservé à un groupe de musiciens tsiganes invité en France, retenus de façon arbitraire et sans un mot d'excuses au moment de regagner leur pays. » Un excès de zèle policier français vu par un étranger de façon « plutôt ironique que méchante », estime Alexandre Lévy.

Mais l’équipe de Bolloré aux manettes de Matin Plus semble avoir vu là une dangereuse provocation. "On ne peut pas parler de la sorte de la police française", aurait affirmé la direction, selon Alexandre Lévy. Résultat, un papier trappé et « une petite censure, franche et décomplexée, pour un papier qui, ma foi, n'en méritait pas autant. »

Le quotidien en ligne Rue89 a tenté de joindre les responsables de Matin Plus et du journal le Monde pour obtenir une confirmation, sans que leurs appels soient retournés.
 

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Samedi 2 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
REUTERS : samedi 2 juin 2007
    
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal lance un appel à la "mobilisation citoyenne" pour exiger de Nicolas Sarkozy l'inscription de tous les enfants handicapés dans les écoles, un thème sur lequel les deux candidats à l'Elysée s'étaient vivement opposés lors du débat télévisé de l'entre-deux tours.

A Paris pour soutenir une candidate socialiste aux législatives, la présidente de Poitou-Charentes a demandé aux Français d'accompagner "à dix ou vingt" les parents d'enfants handicapés dans les écoles pour les inscrire. "Exigez que la parole soit tenue!".

"Voilà la mobilisation citoyenne!", a-t-elle lancé devant une centaine de personnes réunies à la Maison des arts urbains, dans le Xe arrondissement.

Il faut que les "citoyens éveillés" jouent le rôle de "vigies, de surveillants, de sentinelles, les éclaireurs des citoyens qui n'ont pas forcément les moyens de se défendre".

"Contrairement à ce qu'a dit Nicolas Sarkozy pendant le débat - c'est moi qui avais raison - il y a un recul considérable des places d'accueil pour les enfants handicapés à l'école", a fait valoir l'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire.

Le nouveau chef de l'Etat "a prétendu que tous les enfants handicapés étaient accueillis à l'école à la prochaine rentrée et bien je lui demande (...) qu'il tienne ses engagements et de faire en sorte qu'à la prochaine rentrée, tous les enfants handicapés soient accueillis à l'école puisqu'il l'a promis", a déclaré l'ex-candidate présidentielle.

"Je dis aux parents: 'ne vous laissez pas faire! (...) S'il a dit la vérité, alors il doit passer aux actes", a-t-elle insisté, aux côtés de George-Pau Langevin, candidate dans la 21e circonscription de Paris, et du premier secrétaire de la fédération PS de la capitale, Patrick Bloche.

Il faut selon Ségolène Royal que les "moyens matériels et des accompagnants scolaires soient mis en place" pour que les enfants soient accompagnés "non pas quelques heures comme c'est le cas ici ou là mais le temps maximum que l'enfant peut accepter dans le milieu scolaire".


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