Jeudi 8 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

J D

Le porte-parole du PS, Julien Dray, a accusé jeudi Nicolas Sarkozy de se livrer à "une chicaya de basse-cour" contre Jacques Chirac et Ségolène Royal, lui demandant "solennellement de se concentrer" sur ses fonctions "de modérateur et de régulateur".

"Nous nous inquiétons vivement des propos tenus hier (mercredi) par le président de la République devant les députés de sa majorité, transformant une fois de plus le Palais de l’Elysée en local UMP (...)", écrit M. Dray dans un communiqué. "On n’attend pas d’un chef d’Etat qu’il réduise son discours et son analyse politique à une chicaya de basse-cour contre son prédécesseur et contre son adversaire à la dernière élection, ni qu’il se livre à une série d’accusations destabilisatrices à l’égard de la presse de son pays, dont il a pourtant usé et abusé quand cela l’arrangeait", poursuit-il. Le PS demande "solennellement" à M. Sarkozy de "se concentrer sur l’exercice de ses fonctions naturelles de modérateur et de régulateur, et de ne pas doubler les très graves difficultés économiques et sociales que traverse notre pays d’une crise politique et institutionnelle (...)". Selon des participants à la réunion de mercredi à l’Elysée, le chef de l’Etat s’en est pris à son prédécesseur Jacques Chirac - ce qu’a démenti le secrétaire d’Etat Roger Karoutchi - ainsi qu’à certains médias, qui ont selon lui insuffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans un litige avec d’anciennes collaboratrices.

Source : AFP



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Jeudi 8 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
«Libération» publie la note interne envoyée par Pierre Louette à sa rédaction après les attaques contre la presse lancées mercredi par le chef de l’Etat.
Liberation.fr
LIBERATION.FR : jeudi 8 mai 2008
 
Après les attaques de Nicolas Sarkozy mercredi contre la presse, et notamment contre l'AFP, accusée parmi d'autres de ne pas avoir relayé des informations défavorables à Ségolène Royal, Pierre Louette, le PDG de l'agence, a fait parvenir jeudi après midi une note interne à ses journalistes, dans laquelle il défend la neutralité de l'agence.
Libération a pu obtenir la note dans son intégralité:
« Alors que des accusations particulièrement injustes sont formulées à l'encontre de la rédaction de l'AFP, je tiens à rappeler, très simplement mais très fermement, le travail souvent remarquable accompli par l'ensemble des journalistes de l'Agence, dans tous les pays et y compris en France.
Essentiel à l'information de centaines de millions de lecteurs à travers le monde et donc à la démocratie, ce travail de recherche des "éléments d'une information complète et objective" prévue dans les statuts est reconnu par plus de 10.000 clients, dont la satisfaction se reflète dans la croissance continue de nos recettes commerciales.
La qualité de notre travail de couverture, son sérieux et son équilibre, ne peuvent être sérieusement contestés par personne, pas plus que l'indépendance de l'Agence, voulue et garantie par le législateur de 1957.
La vigueur des attaques venues de la gauche, hier, avec Madame Royal, ou de la droite aujourd'hui, sont le meilleur indicateur externe de notre neutralité et absence de parti pris. Notre meilleure défense est le respect scrupuleux des règles éditoriales qui sont les nôtres.
Quant à l'absolue exigence de relayer chaque déclaration émanant d'un porte-parole de l'un des partis politiques de notre pays, elle n'est prévue par aucun texte, ni conforme aux règles de notre Rédaction : être journaliste, c'est toujours faire des choix, décider ce qui est une information et ce qui ne l'est pas. La plupart des acteurs économiques ou politiques l'ont compris depuis longtemps.
Gageons que la poursuite de la négociation du COM saura montrer l'attachement renouvelé de la République à une Agence qu'elle a voulu indépendante, professionnelle et dotée des moyens de se projeter dans le monde comme de préparer son avenir. »

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Jeudi 8 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
Royal va porter plainte contre Raffarin pour diffamation
REUTERS
REUTERS : jeudi 8 mai 2008
 
PARIS (Reuters) - L'avocat de Ségolène Royal a annoncé jeudi le prochain dépôt d'une plainte pour diffamation contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui avait accusé la présidente de Poitou-Charentes de "délinquance sociale" après sa condamnation en appel dans un litige de droit du travail.

Me Jean-Pierre Mignard précise dans un communiqué que l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle va se pourvoir en cassation du jugement prononcé le 10 avril par la cour d'appel de Rennes.

Ces annonces surviennent au lendemain de commentaires virulents de Nicolas Sarkozy contre la presse, qu'il a accusée d'avoir été trop clémente avec Ségolène Royal dans cette affaire et, plus globalement, d'être partisane.

"Outre que le chef de l'Etat n'est pas le rédacteur en chef de la presse française, il n'est pas décent de sa part de réduire un arrêt de cour à un tract de son parti politique", souligne Me Mignard dans un communiqué.

Les propos présidentiels, rapportés par des députés qui étaient reçus à l'Elysée mercredi, "confirment la volonté d'exploiter un litige complexe en machine de guerre politicienne", ajoute le défenseur.

Au terme d'une dizaine d'années de procédure, Ségolène Royal a été condamnée en appel le 10 avril à verser plusieurs mois de salaires impayés à deux anciennes attachées parlementaires.

Les faits remontent à 1997, quand l'Assemblée nationale avait été dissoute par Jacques Chirac. Les deux femmes affirmaient avoir continué à travailler pour Ségolène Royal pendant la campagne législative sans être payées.

Jean-Pierre Raffarin, ancien président de Poitou-Charentes, avait réclamé début avril la démission de Ségolène Royal.

"Le licenciement abusif n'est pas une pratique pour qui prétend exercer de hautes fonctions (...) Pour un responsable politique, la délinquance sociale, c'est la faute majeure", avait déclaré l'ancien Premier ministre dans Le Parisien.

Pour Me Mignard, ces qualificatifs sont diffamatoires "et utilisés avec l'évidente volonté de nuire".

"Le doyen des juges d'instruction sera saisi dans les jours qui viennent d'une plainte avec constitution de partie civile", écrit l'avocat.

Laure Bretton


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Jeudi 8 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
Devant 262 élus UMP invités à l'Elysée hier, le chef de l'Etat s’est servi de Chirac comme d’un repoussoir pour relativiser ses propres difficultés.
ANTOINE GUIRAL et NATHALIE RAULIN
QUOTIDIEN : jeudi 8 mai 2008
 
Il voulait en finir avec les couacs, renouer avec sa majorité qui lui résiste de plus en plus ouvertement. Hier à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait invité les députés UMP (262 présents) pour une séquence d’explication les yeux dans les yeux. Pas sûr que son discours et son style aient suffi à faire bouger les lignes. «On est effondrés», confiait à la sortie un député chiraquien, furieux des attaques répétées du chef de l’Etat contre son prédécesseur. Il s’en est servi comme d’un repoussoir pour relativiser ses propres difficultés du moment, allant même jusqu’à évoquer l’affaire Clearstream. «Je ne veux pas faire comme Chirac», a lancé Sarkozy pour conjurer toute tentation d’«immobilisme». Il a répété aux députés qu’il n’avait l’intention de modifier ni le cap ni le rythme des réformes. Et a cité l’exemple de Tony Blair qui regrettait, selon lui, de ne pas avoir été assez loin dans la réforme.

Au passage, il a rappelé son statut de champion de la droite, élu du premier coup à l’Elysée quand il a fallu trois tentatives à Chirac. «Il nous a refait le film depuis la présidentielle. Un cours de stratégie politique d’une arrogance incroyable», notait un député. Selon des élus, il a aussi lancé, c’est un classique, «une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition».

«Grossièretés». Pour amadouer ses amis politiques, le Président avait sorti le grand jeu : salon d’honneur de l’Elysée, jeu de questions-réponses et buffet de sortie. Entouré de François Fillon, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, patron du groupe UMP, Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, et Roger Karoutchi, ministre des Relations avec le Parlement, le chef de l’Etat a usé du registre affectif - «Je vais vous parler avec mon cœur» - et «faussement confidentiel», selon un participant, ponctué de «beaucoup de grossièretés». Un avis que ne partage pas le gros des troupes. Jean-François Copé l’a trouvé «objectivement bon» : «Il était dans son registre, il a fait marrer l’assistance notamment sur Bayrou. C’était bien, je suis très content.»

Trois quarts d’heure d’intervention de Sarkozy, suivis d’une grosse demi-heure de questions où il a dégainé un nouveau concept - «La démocratie civilisée» -, réclamé de «la pugnacité» à ses troupes et a jugé «indispensable» que les différents pôles de la majorité se soutiennent. «Ça a donné du tonus aux députés qui ont réclamé que le Président renouvelle cette expérience», indiquait Marc Laffineur, vice-président de l’Assemblée.

Sujet épineux, la réforme des institutions (lire ci-contre) a été abordée par Hervé de Charette (Maine-et-Loire): «Est-ce bien utile ?» a-t-il demandé. Sarkozy a dit vouloir tirer les leçons du quinquennat qui a conduit, selon lui, au déséquilibre des institutions et donc… à l’hyperprésidence. Il s’est dit prêt à renoncer à venir s’exprimer en personne devant les deux assemblées en échange d’une intervention annuelle devant le Congrès.

«Paris Match». «On a débattu largement et les fautes ont été avouées», se félicitait Philippe Gosselin (Manche). Selon lui, le Président a reconnu «que son style et sa vie privée avaient pu perturber à certains moments […] Il faut qu’on le laisse tranquille sur sa vie privée». Cette semaine Nicolas et Carla Sarkozy font la une de Paris Match. En pages intérieures ils posent, se faisant des mamours à l’Elysée. Une petite rechute people ?


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Jeudi 8 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

LPS

Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS), s'est prononcé mercredi pour un "plafonnement global" des niches fiscales ou la création d'une "imposition minimale" pour éviter que des contribuables aisés échappent à l'impôt.

"Il faut imaginer soit un plafonnement global --on ne peut pas réduire son impôt de plus de tant-- ou bien une imposition minimale comme il peut en exister aux Etats-Unis, où les niches fiscales sont très nombreuses", a estimé M. Migaud sur RMC.

Il a indiqué que la commission des Finances de l'Assemblée devait rendre "fin mai ou début juin" un rapport sur les niches fiscales.

"Ce que propose le gouvernement, c'est-à-dire de plafonner niche par niche la possibilité de réduction d'impôts, ne répond pas à la question que nous posons", a-t-il dit. "Est-il légitime de pouvoir se soustraire à tout paiement d'impôt sur le revenu alors que l'on a des revenus confortables?", s'est interrogé M. Migaud.

"Aujourd'hui, vous pouvez avoir des revenus de plusieurs centaines de milliers d'euros et ne pas payer d'impôt sur le revenu. Vous avez des contribuables qui peuvent réduire de 85% voire 100% leur impôt sur le revenu", a-t-il insisté.

Soulignant que cet impôt, progressif, était "le plus juste", il a déploré que son poids diminue "de plus en plus au profit des taxes proportionnelles ou des impôts indirects".

Dans la foulée d'un rapport de l'Inspection générale des Finances sur les niches fiscales, commandé par les parlementaires, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a proposé mardi de "plafonner" cinq niches fiscales, dont celles sur les investissements dans les DOM-TOM, jugeant toutefois que le bénéfice de ces mesures pour les finances publiques serait limité à "des dizaines de millions" d'euros.

Selon ce rapport, la réduction d'impôts pour les investissements outre-mer pourrait être limitée à 40.000 euros ou, au choix du contribuable, à 15% du revenu imposable. Cette mesure ferait revenir 168 millions d'euros dans les caisses de l'Etat et ne toucherait qu'un peu plus de 3.000 contribuables.

Interrogé sur d'éventuelles réticences des lobbies, Didier Migaud a estimé qu'il "ne s'agit pas de réduire le soutien de la collectivité à l'outre-mer mais de rendre l'action plus efficace et plus juste".

Source : AFP



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