Jeudi 31 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

PLU

Nicolas Sarkozy a annoncé que tous les titulaires d'un prêt immobilier pourront déduire les intérêts de leurs impôts. François Hollande ironise sur la "comédie des promesses" et François Bayrou craint une hausse des loyers. Les professionnels se montrent réservés.

L'annonce par le président Nicolas Sarkozy d'une déduction fiscale pour les emprunts immobiliers en cours en vue de l'achat d'une résidence principale a suscité mercredi 30 mai des réserves des professionnels et des critiques dans les milieux politiques, à gauche et au centre.

Le nouveau locataire de l'Elysée a déclaré mardi soir que tous les titulaires d'un emprunt immobilier pourraient en déduire les intérêts de leur revenu imposable.

"Cette déduction, je l'ai promise et je la ferai, parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée et cette déduction, comme je m'y suis engagé, s'appliquera à tous les emprunts en cours, comme il est naturel, normal et juste", a-t-il dit lors d'une réunion publique au Havre.

La FNAIM demande des précisions

Nicolas Sarkozy contredit ainsi son ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, qui avait avancé la semaine dernière que seuls les emprunts relatifs à un achat matérialisé après le 6 mai seraient concernés.

La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) a salué l'annonce présidentielle, tout en conseillant d'importants aménagements afin d'en assurer l'équité.

"Une telle mesure, libérant du pouvoir d'achat, ne peut être que favorable à une croissance qui, à terme, bénéficiera aux ménages désireux d'accéder à la propriété", dit-elle dans un communiqué.

La FNAIM demande toutefois au gouvernement de préciser les modalités. En effet, souligne-t-elle, on ignore encore si le gain serait ou non plafonné - un plafond équivalent à 20% du montant des intérêts a été évoqué - et combien de temps les contribuables pourraient bénéficier du dispositif.

On ignore aussi si les ménages non imposables pourront ou non bénéficier d'un reversement du fisc.

" Etrange et démagogique "

La FNAIM préconise par ailleurs une modulation géographique de la mesure, "tenant compte des disparités de prix de transactions observées en région, pour respecter un équilibre entre les territoires".

Elle suggère enfin de varier l'application de la décision " en fonction de la durée d'endettement des ménages".

Le Parti socialiste a replacé l'annonce dans le contexte de la campagne électorale des législatives, jugé qu'elle produirait mécaniquement une hausse des prix de l'immobilier et déploré le coup porté au déficit du budget de l'Etat.

Suivant son périmètre et ses modalités, le coût de la mesure pour le budget de l'Etat est évalué à entre deux et dix milliards d'euros par an, selon plusieurs spécialistes cités dans la presse mercredi.

Sur LCI, Ségolène Royal a vu dans l'annonce présidentielle une "improvisation quand même assez étrange et démagogique".

Risque de hausse des prix

François Hollande, premier secrétaire du PS, a de même demandé que "cessent ces mouvements d'annonce et de contre-annonces".

S'exprimant sur Europe 1, il a souhaité qu'avant les élections législatives, "on nous dise quelle est la mesure, quel est son montant, quel est le plafond de la déduction, quelle est la durée de la déduction et quel est le coût pour les finances publiques."

Le PS est favorable à une extension des prêts à taux zéro pour l'achat des résidences principales, qui permet de mieux "cibler" les catégories les plus modestes, a-t-il ajouté.

Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, a estimé de son côté que, même si le président Nicolas Sarkozy ne faisait que respecter ses promesses, cette mesure n'était pas bonne car elle risquait de faire monter les prix du logement.

"C'est bien de tenir ses promesses, mais espérons qu'elles seront bien inspirées", a-t-il dit sur RTL.

Un coût de " trois à quatre milliards "

Le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, a déclaré mercredi que la déduction fiscale des intérêts d'emprunts immobiliers coutera "sans doute" entre trois et quatre milliards d'euros par an.

Interrogé sur France-Info, Patrick Devedjian a reconnu qu'il y a "un débat là-dessus", mais qu'"on peut faire des estimations": "c'est de l'ordre de trois à quatre milliards sans doute", a-t-il estimé.

"C'est pas un cadeau" mais "une incitation à devenir propriétaire et une mesure de relance économique et de lutte contre le chômage", a expliqué l'ancien ministre UMP. Selon lui, "l'argent finit toujours par être dépensé" et le montant des exonérations d'impôts devrait "être dépensé pour acquérir son logement".
Cette mesure va donc "relancer le bâtiment" qui est "un grand gisement d'emploi", a prédit Patrick Devedjian. Elle aura "un effet" sur le chômage et va créer "de la recette supplémentaire" pour les finances publiques. Ce débat se situe dans un contexte difficile pour le secteur de la construction.

Le nombre de permis de construire en France a progressé de 0,1% sur les trois mois à fin avril, selon des chiffres publiés mercredi par le ministère de l'Equipement. Les mises en chantier, elles, plongent de 9,5% pour la même période et marquent un recul de 2,8% sur un an.

Source : AP et Reuters

 

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Jeudi 31 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

SRNB

Ségolène Royal a passé la matinée à Lyon pour soutenir les 14 candidats socialistes aux législatives dans le Rhône. Et notamment Najat Belkacem, son ancienne porte-parole pour la présidentielle, avec qui elle a effectué une visite de terrain à Montplaisir.

Avec un programme très chargé, Ségolène Royal a passé la matinée à Lyon, en donnnant néanmoins la priorité à Najat Belkacem, son ancienne porte parole à la présidentielle qui est candidate dans la 4e circonscription de Lyon face à Dominique Perben. Ensemble, les deux femmes qui ne se sont pas quittées d’une semelle de la matinée, ont tracté sur le marché Ambroise Courtois de Montplaisir, croisant même Azouz Begag et Jean-Michel Dubernard les candidats Modem et UMP de la 3e circonscription toute proche. Entre les étals de fruits et légumes, l’accueil a été plutôt bon dans ce quartier de Lyon qui vote à gauche.

Après le 8e, Ségolène Royal s’est rendue à Vaulx-en-Velin pour soutenir Jean-Jack Queyranne, député sortant de la 7e circonscription puis à la Duchère où l’ont rejoint Pierre-Alain Muet, son ancien conseiller économique qui est candidat dans la 1ère circonscription, et Gérard Collomb, le maire de Lyon.

A midi, sur la péniche la “Plateforme”, Ségolène Royal et les 14 candidats socialistes du Rhône se sont prêtés au jeu de la photo de famille. L’occasion pour le maire de Lyon de dire à Ségolène Royal que les “forces de l’avenir” sont avec elle, tout en rappelant que pour la première fois depuis le découpage Pasqua de 1986, la gauche est en passe de gagner une circonscription à Lyon. “Avec Ségolène, le score du PS a progressé de 7 points à Lyon par rapport à 1995, ce qui montre que progressivement les Lyonnais adhèrent à nos valeurs d’une gauche rénovée.”

Ségolène Royal a de son côté appelé les 17 millions de Français qui ont voté pour elle à revenir voter pour “créer un groupe parlementaire d’opposition le plus fort possible”. “Il faudra s’opposer car c’est le creusement des inégalités qui se prépare, avec un bouclier fiscal qui profitera à 15 000 personnes alors que la franchise médicale, ça va être pour tous” a martelé la leader des socialistes.

Source : LyonMag

 

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Jeudi 31 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal sur LCI.
 
 

Le meeting du Zénith a été pour Ségolène Royal « un bon moment, un moment d’intensité, de fraternité. Reprendre la campagne, c’est un moment de joie, à la fois pour soutenir les candidats et puis de revenir au contact des citoyens et des militants. Donc voilà, c’est reparti, la politique, ça ne s’arrête jamais. »

« J’ai la responsabilité en tant qu’ancienne candidate à l’élection présidentielle de faire en sorte que les 17 millions d’électeurs qui se sont portés sur mon nom reviennent voter. Il y a un risque d’abstention, c’est pour ça que ma responsabilité, c’est de dire aujourd’hui : venez voter parce que nous avons besoin d’une respiration démocratique. »

« Il faut que les députés socialistes soient les plus nombreux possibles à l’assemblée pour que l’opposition soit forte. L’opposition doit surveiller, proposer, s’opposer à ce que nous pensons de mauvais pour l’équilibre des Institutions ou pour le creusement des inégalités comme le prouvent un certains nombres de propositions de la droite. »

« Ce qui est important, c’est d’ouvrir les yeux des Français sur ce qui se prépare parce qu’il y a ce que Nicolas Sarkozy dit avant les élections législatives et ce qui se prépare une fois que le majorité sera écrasante. Je crains les pleins pouvoirs dans la mesure ou la droite aujourd’hui concentre énormément de pouvoirs, Matignon, l’Elysée, le Sénat, des institutions qui sont pourtant censées être impartiales, le Conseil Supérieur de la Magistrature, le Conseil Supérieur de l’audiovisuel, le Conseil Constitutionnel, le système médiatico-financier. Il y a des relais très forts entre le pouvoir, les médias et les puissances de l’argent. Si l’on veut, dans l’intérêt même des Français, qu’il y ait un contre pouvoir qui alerte et propose, dans la continuité de ce que j’ai dit lors de la campagne présidentielle avec notamment le soucis porté à la relance de la croissance, aux services publics qui sont fragilisés aujourd’hui, il faut que les français viennent voter. »

A propos de la loi cadre de Nicolas Sarkozy sur le service minimum, Ségolène Royal estime que ce dernier a « reculé. Il a fait des déclarations tonitruantes avant les élections et les premiers contacts avec les organisations syndicales ont montré qu’il faut favoriser le dialogue social avant qu’il y ait des grèves. »

Interrogée sur la présidence de la commission des finances que Nicolas Sarkozy devrait proposer à un député socialiste, elle répond qu’il faut d’abord demander un « renforcement des pouvoirs du parlement car un parlement sans pouvoir, c’est une commission des finances sans pouvoir. »

Enfin, sur sa volonté de se présenter à la tête du Parti socialiste, Ségolène Royal rappelle qu’elle « ne veut pas déstabiliser la campagne des élections législatives. » « Je suis une femme politique responsable, nous verrons la suite, mais je crois en tout cas, que j’ai entamé durant la campagne présidentielle une rénovation de la façon de faire de la politique, une rénovation des idées politiques et je crois qu’il va falloir que le Parti Socialiste révise un certain nombre de ces dogmes et regarde la société telle qu’elle est et telle qu’elle va et construise avec imagination l’alternance de demain. »


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Jeudi 31 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy


Ségolène Royal à Privas

 

Depuis Privas, Ségolène Royal a demandé jeudi à ses électeurs du 6 mai de "se remettre en mouvement", contre les projets gouvernementaux qui "creusent les inégalités" et pour "imaginer la gauche de demain".

Pour Ségolène Royal, le scrutin des élections législatives ne sera "pas mauvais" pour le PS, dont l'effectif des députés pourrait progresser "un peu".

Depuis le début de la semaine, Ségolène Royal multiplie les déplacements. Elle s'est arrêtée jeudi à Lyon, devenue un bastion "ségoléniste" au PS autour du maire Gérard Collomb, et devait achever sa journée à Digne, chez son ex-directeur de campagne Jean-Louis Bianco, candidat à sa réélection.

A Privas, Mme Royal s'est souvenue de l'affluence lors de sa première réunion publique en mars 2006.

"Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas", a-t-elle déclaré devant 500 personnes.

"Tout ce que j'ai accumulé comme énergie, je vous le rends et le mets à votre disposition pour vous remettre en mouvement. Ne restez pas chez vous et mobilisez-vous bien.

Ce qui se prépare, c'est un creusement des inégalités
" : baisse des impôts des plus fortunés, franchise médicale et hausse de la TVA "pour tous".

A "la vague bleue" prédite par "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours", Ségolène Royal a demandé à ses électeurs de substituer "une vague de toutes les couleurs.

Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle
" .

Pour Ségolène Royal, il s'agit maintenant d'"imaginer la gauche de demain, celle qui préparera des victoires". Elle veut aussi "structurer des contre-pouvoirs avec les élus" grâce à l'internet.

"Continuez à venir à Désirs d'avenir, venez au Parti socialiste. L'heure est venue de faire un parti de masse" .

Sur la situation au sein du PS Ségolène Royal a réaffirmé lundi qu'elle "ne s'interdit rien" et qu'elle n'entend pas "se précipiter", ni s'engager dans "des affrontements". Elle veut garder toute sa liberté et ne pas "être sous pression de qui que ce soit".

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Jeudi 31 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal au Journal de 20 heures de France 2
 

Ségolène Royal était, lundi 28 mai, l'invitée du Journal télévisé de France 2.

Pour sa première apparition télévisée depuis le second tour des élections présidentielles, Ségolène Royal a lancé un appel à tous les électeurs pour créer une opposition nouvelle.

"C'est un moment très important dans la vie démocratique les élections législatives. Parce qu'il s'agit de mettre en place des contre-pouvoirs, de mettre en place une opposition nouvelle sans esprit de revanche, mais aussi sans fatalisme. Nous devrons construire cette opposition nouvelle chargée à la fois de surveiller, de proposer et aussi de s'opposer."

Ségolène Royal jugera le Président de la République « sur les actes ». Elle souligne « que ce l’on voit sur un certains nombre de réformes qui sont engagées, c’est d’abord leur côté injuste et leur dangerosité », en citant le bouclier fiscal, la remise en cause du contrat de travail et les franchises médicales.

Ségolène Royal croit "qu'il y a des décisions qui devraient être prises très rapidement dans des domaines qui ne relèvent pas du pouvoir législatif". Ségolène Royal a cité comme exemples celui de l'hôpital et celui des OGM.

"On sait qu'il y a un certain nombre de besoins très aigus dans l'hôpital, dans les structures qui accueillent des personnes handicapées ou des personnes âgées. Moi, je veux qu'avant le premier tour des élections législatives des décisions concrètes soient prises pour que les engagements pris soient rapidement tenus".

Sur les OGM, Ségolène Royal "souhaite qu'il y ait un moratoire sur les OGM. L'Allemagne vient de prononcer ce moratoire parce qu'il y a un problème et donc le principe de précaution doit être apporté si l'on veut protéger à la fois l'environnement, mais aussi l'alimentation, donc la santé publique".

 

> Lire l'interview en intégralité


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