Lundi 28 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
REUTERS : lundi 28 mai 2007
    
 

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal estime que le temps au Parti socialiste n'est pas au débat sur le poste de premier secrétaire, tout en prenant date après les législatives pour une refondation du "logiciel de la gauche".

Evoquant sur France 2 les discussions concernant la succession de François Hollande à la tête du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré:

"Le moment n'est pas encore venu pour en débattre. Le premier secrétaire dira le moment venu ce qu'il a l'intention de faire. Aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives".

"Et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche. il faudra d'abord s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle", a-t-elle dit.

"Sur l'imagination, sur la façon dont nous devons préparer la gauche du 21e siècle et la prochaine alternance, je serai à mon poste et présente", a-t-elle ajouté.

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a reconnu qu'elle avait mal vécu l'entrée de l'ex-ministre socialiste Bernard Kouchner au gouvernement de François Fillon.

"Ça ne m'a pas fait plaisir parce que Bernard Kouchner est un ami de longue date que j'ai associé à ma campagne", a-t-elle affirmé, sans vouloir en dire davantage.


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Lundi 28 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
La socialiste dénonce les mesures d'un président «contraint de reculer».
Par Laure ESPIEU
QUOTIDIEN : lundi 28 mai 2007
Charente-Maritime envoyée spéciale
      
 
Ségolène Royal est entrée en campagne. Elle ne se représente pas aux législatives. Mais, pour ce premier déplacement officiel depuis son échec à la présidentielle, c'est sur ses terres, en Charente-Maritime, qu'elle est allée soutenir, samedi, les candidats socialistes. «Quelque chose de très fort s'est levé. Je ne veux pas que cette énergie retombe. Je veux que les gens sentent que je suis là, solide, et qu'il y aura une suite», répète-t-elle.
 
Lapsus. Sur le marché de Saintes, c'est la guerre des parapluies. Tailleur et parka rouge siglée «Poitou-Charentes», la région qu'elle préside, Royal affronte les trombes d'eau avec le sourire. Sous les encouragements. Pas prête cependant à aller au-delà du rôle qu'elle s'est fixé : «Ce n'est pas moi toute seule qui fais la campagne. J'ai dit que j'étais disponible ; quand je suis sollicitée pour des meetings, je viens. Mais ce n'est pas un troisième tour.» Et pourtant, à deux reprises le même lapsus lui fera confondre législatives et présidentielle.
A La Rochelle, elle embarque la presse sur un chalutier baptisé ­ coïncidence ? ­ Les Deux Tours et prend la barre. L'ambiance est à la blague, et les questions sont plus directes : «Madame Royal, quand est-ce qu'on vous voit piloter le PS ?» Mais l'ex-candidate n'en dira pas plus. «C'est prématuré comme question. Les législatives donnent lieu à beaucoup de petites phrases, je ne veux pas participer à ça.» Aucune «diversion», donc, avant le scrutin des 10 et 17 juin, «enjeu démocratique majeur». «Les divisions, les petites méchancetés, les gens n'en peuvent plus. Ça continue, il faut que ça s'arrête. Chacun a bien vu ce qui s'était passé.» Et, à ceux qui ont trouvé François Hollande bien solitaire jeudi à Bordeaux pour le lancement de la campagne socialiste, elle répond qu'elle n'est pas «une machine». «Quand un sportif fait les Jeux olympiques, il se repose plusieurs mois. Moi, je n'ai pris que quelques jours.» 
«Mensonges». Sa pugnacité, Royal la réserve à Nicolas Sarkozy. «Les gens vont se rendre compte petit à petit qu'ils ont été floués sur un certain nombre de propositions qui sont intenables», prédit-elle. Dans le collimateur, la déduction d'intérêts d'emprunts sur l'achat d'une résidence principale, dont le champ des bénéficiaires a été nettement réduit. Mais aussi la question du service minimum, sur laquelle le gouvernement est «contraint de reculer» après les premiers contacts avec les organisations syndicales. Recul aussi sur la Turquie, avec laquelle Sarkozy avait annoncé qu'il interromprait toute négociation au sujet de son entrée dans l'Union européenne dès son élection : «Il savait que c'était intenable.» «Il y a eu des mensonges, souligne-t-elle. Il va pouvoir faire illusion quelques semaines, mais on voit que ses promesses ne correspondent à rien.» 
Et puisqu'elle appelle les Français à être exigeants, elle donne elle-même l'exemple. Sur les mesures annoncées pendant la campagne, et qui peuvent désormais être prises par décret, elle réclame «un passage à l'acte avant les législatives». En particulier concernant la création de postes dans les hôpitaux, les moyens supplémentaires promis à l'enseignement supérieur et à la recherche, la revalorisation des bas salaires et des petites retraites ou la réglementation touchant aux parachutes dorés. «Je demande que le débauchage des personnalités à gauche ne serve pas uniquement à jeter le trouble, lâche-t-elle. Si ces ouvertures sont réelles, il faut que les textes soient prêts avant le premier tour.» 

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