Mercredi 21 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

P1000798 POLITIQUE. Mardi, au cours de son déplacement dans le Loiret (LibéOrléans du 20 mai 2008), Nicolas Sarkozy a expliqué aux salariés d’une Pme locale les bienfaits de sa future loi sur les chômeurs «refusant deux offres d’emploi» correspondant à leur formation. Il s’est appuyé sur un exemple capté à l’Anpe de Melun (Seine-et-Marne) au cours d’un récent déplacement présidentiel. C’était le vendredi 16 mai. «Un agent m’a dit qu’il recherchait des plaquistes. Il a proposé à un chercheur d’emploi qualifié dans ce domaine, 63 offres dans l’année écoulée. Ce dernier les a toutes refusées. C’est honteux et ça on va le changer !». Contactée par Libération, la direction départementale de l’Anpe de Seine-et-Marne dément formellement cette information: «La personne qui lui a dit cela est déséquilibrée et n’aurait jamais dû être présente ce jour-là. Le président aurait pu comprendre qu’il avait, face à lui, une personne souffrant de troubles graves». (Lire la suite...)

Au-delà de cette fausse information, la direction ne comprend pas la logique présidentielle: «63 offres annuelles de plaquiste sur Melun… Et proposées à une même personne... Mais comment a-t-il pu croire une telle chose ? Pourquoi n’a-t-il pas vérifié cette information avant de la reprendre à son compte ?».

Image_14 Orwelle, un Libénaute vigilant, rappelle, en s’appuyant sur un article du Monde diplomatique, un précédent outre-atlantique: «Ronald Reagan martela pendant plus de dix ans l’histoire (fausse) d’une fraudeuse, celle d’une reine de l’aide sociale [“welfare queen”] qui utilise quatre-vingts noms, trente adresses et douze cartes de sécurité sociale, grâce à quoi son revenu net d’impôt est supérieur à 150 000 dollars». Tout comme dans la France de 2008, cet exemple arrangé avait permis à Reagan de justifier le passage d’un plan d’austérité sociale.

À sa décharge, Sarkozy n’aura fait que plagier Reagan…

Mourad Guichard


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Mercredi 21 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Arc

Ségolène Royal et Olivier Besancenot se sont succédé mardi à Gandrange pour soutenir les grévistes d'ArcelorMittal, qui pourraient mettre fin à leur mouvement à la condition que la direction du groupe négocie sur les modalités de sortie de grève.

L'ex-candidate à la présidentielle, restée un quart d'heure avec les grévistes, qui se relaient depuis une semaine devant les portes de l'aciérie de Gandrange, a appelé à "mettre la pression sur le président Sarkozy et sur (Lakshmi) Mittal, pour qu'ils prennent des engagements (écrits) noir sur blanc".

Nicolas Sarkozy a fait des "promesses fallacieuses qu'il n'a pas tenues" et le groupe ArcelorMittal s'est "très mal comporté" en "(fermant) la porte à des projets de rachat pour empêcher qu'un concurrent ne s'installe", a accusé Mme Royal.

En conséquence, les salariés se retrouvent aujourd'hui dans une situation "terrible" de "flou" et d'"absence de réponse", selon ses propos. "Il faut que chaque salarié sache ce qu'il va devenir", a-t-elle observé.

Olivier Besancenot, leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), venu peu avant Ségolène Royal, a qualifié ArcelorMittal, qui racheté en 1999 pour un franc symbolique le site de Gandrange, de "patron voyou".

"Les pouvoirs publics ont beaucoup donné d'argent public aux actionnaires d'ArcelorMittal, qui s'enrichissent sur la misère des travailleurs aujourd'hui. (...). On devrait être en capacité de récupérer cet argent", a affirmé Olivier Besancenot, resté plus de deux heures à Gandrange.

"ArcelorMittal explique que ce serait de l'ingérence dans l'économie privée, sauf que cette ingérence ne dérange pas ArcelorMittal quand il s'agit de pomper l'argent de nos impôts", s'est-il indigné, sous les acclamations des grévistes.

Depuis une semaine, environ 200 grévistes, selon la CGT, unique syndicat soutenant le mouvement - la CFDT, majoritaire, et la CFE-CGC s'y opposent -, se relaient pour bloquer le site de Gandrange afin d'obtenir des meilleures conditions de reclassement.

Des discussions sur ce thème entre syndicats et direction, qui se sont déroulées toute l'après-midi à Metz, ont abouti à des "avancées" notables, selon des responsables de la CGT.

"Il y a de grandes avancées qu'on ne peut nier, comme la possibilité pour les plus anciens, âgés de 56 ans, de travailler à temps partiel, payé 80% du salaire, ou la garantie qu'aucune proposition de reclassement en France ne se fera à niveau (hiérarchique) inférieur", a déclaré à l'AFP Jacky Mascelli, représentant CGT.

"Mais la reprise du travail est conditionnée par une négociation avec la direction, le plus rapidement possible, sur le paiement des jours de grève", a ajouté le syndicaliste, ajoutant que de telles discussions pouvaient se tenir dans la nuit de mardi à mercredi.

La direction a également accepté de proposer une seconde "offre d'emploi valable" aux salariés qui en feraient une demande "motivée", selon la CGT, alors qu'elle avait prévu de n'en faire qu'une seule, au grand mécontentement des protestataires.

"Depuis 34 ans que je travaille ici, on n'a jamais eu un plan social aussi mauvais. Pourtant, des plans sociaux, on en a eu en pagaille", a dénoncé Bernard Thierry, délégué syndical CGT, rappelant que 14.000 personnes travaillaient à l'aciérie de Gandrange à son arrivée en 1974, contre 1.100 aujourd'hui.

Joris Fioriti / AFP



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Mercredi 21 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
Ségolène Royal sur RMC / BFM TV

Jean-Jacques Bourdin : Mais dans une économie de marché, pour Mittal par exemple, qu'est-ce qu'on peut faire ?

Ségolène Royal : On peut imposer la responsabilité des entreprises à l'égard des territoires, lorsqu'elles ont reçu des fonds publics. Les entreprises réfléchiraient peut-être à deux fois avant de délocaliser, elles regarderaient le coût que ça représente pour elles. Ce n'est pas parce qu'on est dans une économie de marché qu'il faut se priver d'une politique industrielle. Ce que demandent les organisations de salariés, à juste titre, c'est qu'il y ait une réunion tripartite entre l'État, le patronat et les organisations syndicales, pour que l'ensemble des engagements qui sont pris par Mittal, qui a promis d'investir en appui avec le Président de la République 330 millions d'euros pour un nouveau projet industriel, soient écrits. Il y a aussi tout le problème de la sous-traitance : Mittal s'est engagé à continuer, même s'ils sont en Allemagne, à faire ses commandes aux sous-traitants en France parce qu'il y a autant d'emplois menacés dans la sous-traitance que dans l'entreprise elle-même et là il y a une vraie loi du silence, souvent, sur les difficultés des sous-traitants.

Jean-Jacques Bourdin : Pourquoi chaque entreprise n'aurait elle pas le droit de négocier la durée du temps de travail ?

Ségolène Royal : Parce que ça conduirait d'abord à un démantèlement de la durée légale du travail, c'est-à-dire que dans les entreprises où il n'y a pas de syndicat, où il n'y a pas de représentant des salariés, dans les petites entreprises où il y a un rapport de force très inégalitaire, les salariés n'auront pas les moyens de résister à la pression patronale et au chantage au licenciement. Donc la durée légale du travail c'est un progrès social considérable, qui est fixé à 35 heures, qui est annualisé, donc il y a déjà des souplesses suffisantes. Je crois qu'il faut réconcilier les français avec l'entreprises, c'est-à-dire trouver des moyens pour faciliter l'agilité des entreprises mais uniquement quand elles sont confrontées.


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Mercredi 21 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

 

Ségolène Royal souhaite que les négociation avec Mr BARNIER Ministre de la pêche, aboutissent très rapidement compte-tenu de la tension qui règne dans les ports. Une réunion de travail aura lieu Vendredi 23 Mai au port de pêche de la Rochelle à 11H00 pour tirer les conséquences, avec les responsables de la profession, des annonces gouvernementales qui seront alors totalement connues.

La répartition des aides de la Région qui a décidé d'apporter 500 000 euros pour soulager les difficultés des familles des pêcheurs sera alors immédiatement mise en œuvre.


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Mercredi 21 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

19.05.2008

Ségolène et les éléphanteaux



Édito Lausanne FM – Lundi 19.05.08 – 07.50h

On aime ou non Ségolène Royal, mais il faut bien avouer que l'ancienne candidate à la présidentielle française ne manque pas d'une certaine suite dans les idées. N'avait-on pas maintes fois, comme pour Pascal Sevran, annoncé sa mort : la voilà, toujours, qui resurgit. Et qui vient d'afficher ses ambitions : devenir première secrétaire du PS.

Sur le poste convoité, elle a raison : le seul moyen d'accéder au plus haut niveau, en France, c'est de diriger l'un des grands appareils politiques, à gauche comme à droite. François Mitterrand ravissant à la vieille SFIO, celle des Mollet et des Savary, au congrès d'Epinay, en 1971, le parti socialiste. Jacques Chirac prenant à la hussarde l'UDR aux barons décatis du gaullisme, en 1976, avant d'en faire sa chose, sous le nom de RPR. Nicolas Sarkozy prenant le contrôle de l'UMP, comme tremplin présidentiel.

L'objectif est juste, et Ségolène Royal a d'autant plus raison de le viser qu'elle est, à l'interne, détestée de tous. En politique, c'est un avantage précieux : être haï de ses pairs, avoir face à soi ces éléphanteaux qui ne demandent qu'à vous piétiner, voilà qui permet de les attaquer de front sans états d'âme. En politique, l'ennemi est toujours dans le camp, dans la famille, c'est un peu l'univers de Mauriac, avec ces haines intestines, rentrées, dans la bourgeoisie bordelaise d'avant-guerre.

Nœud de vipères, d'autant que l'un des éléphanteaux n'est autre que son ancien compagnon, père de ses quatre enfants. Visage d'apothicaire, le Monsieur Homais du paysage politique français, mais esprit très vif lorsqu'il s'agit de trouver les armes pour conserver sa boutique. Diable, de Mauriac nous serions passés à Flaubert, mais toujours la puissance de cette Province, ici girondine, là normande, ou encore poitevine pour Ségolène, et là aussi c'est un avantage : cette candidate de 2007, moins bonne que Sarkozy sur le fond, avait sur lui l'avantage de ressembler à la France. Cette fois-là, ça n'avait pas suffi. Mais demain, après-demain ?

Il ne faut pas sous-estimer Ségolène Royal. Contre le cuir et la masse des éléphanteaux qui se ressemblent et peut-être s'annulent, en voilà une qui s'affiche et qui existe. Oh, je ne prétends pas qu'elle ait l'envergure, ni le génie politique, de refaire le coup d'Epinay (en 1971, François Mitterrand était un solitaire, face à l'appareil), mais elle a raison de se lancer dans ce combat. Contre le maire de Paris, je ne suis pas sûr du tout qu'elle parte nécessairement perdante

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