Mardi 3 avril 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy


Un appel en faveur de Ségolène Royal

Pour avoir exercé des responsabilités dans l'Education nationale, nous savons que la conception et la mise en œuvre d'une stratégie Educative sont de nature politique. Tout projet Educatif de dimension nationale prend donc son sens dans les principes qui inspirent et guident l'action des forces politiques et sociales qui la prennent en leur compte; sa conduite exige en conséquence des moyens, humains et financiers, adaptés à ses ambitions .

C'est pourquoi nous pouvons affirmer que, dans le domaine de l'Education, la Gauche et la Droite, ce n'est pas la même chose. Depuis 1981, toutes les idées nouvelles, porteuses de générosité sociale et d'Egalité des chances, d'innovation et de modernisation, ont été avancées par des gouvernements de gauche. Il en fut ainsi des ZEP, de la promotion de l'enseignement professionnel, de la loi d'orientation sur l'Education de 1989, des programmes pluriannuels Université 2000 et U3M, qui constituent les seuls grands investissements dans l'enseignement supérieur depuis les trente glorieuses, et nous n'oublions ni la formation continue des enseignants ni les progrès introduits dans le déroulement de leur carrière. Il ne peut y avoir de réforme progressiste dans les domaines de l'Education et de la formation qui ne s'inscrive dans les orientations ainsi tracées.

La Droite les avait combattues quand elle était dans l'opposition, et elle a donné la mesure de ses propres conceptions et ambitions en matière Educative quand elle est revenue au pouvoir. Elle a réduit les moyens de l'Ecole, affaiblissant dangereusement la lutte contre les inégalités; elle a traité par le dénigrement l'innovation pédagogique et exploité la nostalgie au service d'un conservatisme pédagogique qui aggrave les inégalités sociales devant le savoir; elle a institutionnalisé la possibilité d'entrer en apprentissage dés l'âge de 14 ans (pour les enfants des autres ) ; elle a conduit les universités et la recherche scientifique dans des impasses.

Est-ce à dire que la Gauche a réussi tout ce qu'elle a mis en chantier ? Certes non ! Elle n'a pas su, ce qui n'est pas seulement une question de moyens, aller au bout de la logique de ses propres décisions auxquelles il aurait fallu mieux associé enseignants et parents. Elle porte, nous en sommes conscients, sa part de responsabilité dans la montée des inégalités l'Ecole.

Aujourd'hui la Droite, et aussi le Centre, esquivent leur bilan commun. N. Sarkozy ne parle même plus de la loi sur l'avenir de l'Ecole votée, en 2005, par l'UMP. Quant F. Bayrou, il considère que sa tentative avortée, en 1995, de revenir pour l'aggraver sur la loi Falloux était une erreur de jeunesse .Tous deux préfèrent reprendre leur compte, bien tardivement, l'idée que l'Education est une priorité républicaine. Mais il n'est pas si facile de braconner sur les terres de la Gauche !

Le candidat de l'UMP attaque avec virulence le système qui serait, selon lui, le produit de l'idéologie de gauche, laxiste et oublieuse des principes fondateurs de l'Ecole de la République et il se fait flatteur et plein de commisération à l'égard des enseignants, comme s'ils Etaient les victimes de ce système et non pas ses acteurs centraux, professionnels et conscients de leur fonction sociale !

Derrière ce discours, le programme de N. Sarkozy, c'est la fin des ZEP, la suppression de la carte scolaire, assortie d'une inquiétante apologie de l'enseignement privé ( libre de toute contrainte en matière de recrutement de ses Elèves ), le recours aux heures supplémentaires comme seul moyen de revaloriser la fonction enseignante (travaillez encore plus si vous voulez gagner plus) et de nouvelles suppressions de postes, inévitables eu égard au poids des enseignants dans la fonction publique où un départ sur deux la retraite ne serait pas remplacé, un programme qui a sa cohérence: il décline pour l'Ecole la vision libérale de la société . Il est fondé sur l'idéologie du meilleur (socialement et culturellement déterminé) et du chacun pour soi, adoucie par une dose de compassion sociale et l'exaltation du mérite, condition pour les meilleurs des pauvres, et eux seuls, de gagner une place au soleil. La victoire de N.Sarkozy conduirait, inexorablement, à l'abaissement du service public d'Education, soumis, y compris l'intérieur de lui-même, une concurrence sans freins. Est-ce encore l'Ecole de la République, cette Ecole qui ne serait plus un lieu essentiel de l'apprentissage du vivre ensemble ?

Mais ce danger est Evitable .Le pacte présidentiel de Ségolène Royal définit clairement l'Education comme sa priorité, car elle constitue

ses yeux le socle de notre développement Economique, social et culturel. Il témoigne de sa volonté d'adapter notre Ecole aux enjeux de notre temps : la lutte intransigeante contre les inégalités et le franchissement d'une nouvelle Etape dans la voie de la société de la connaissance, conditions d'une société solidaire et d'un développement durable .Il s'engage rétablir les moyens supprimés par la Droite dans le budget 2007 et il donne l'assurance d'une consultation des acteurs de l'Education sur les réformes à entreprendre.

Fidèles à nos engagements à la cause de l'Education nationale et de son service public et à nos convictions d'hommes et de femmes de gauche, nous appelons à voter, dés le premier tour, pour Ségolène Royal.

Ont signé cet appel :

M. Augé-Lafon, D. Bancel, N. Belloubet, G. Bianciotto, D. Bloch, J. Chapuisat, M. DebËne, J.C. Fortier, A. FrÈmont, Ph. Joutard, M.Garden, M. Gayraud, C. Lambert, A. Legrand, D. Levier, J. Losfeld, C. Mesliand, C. Pair, J. Pantaloni, G. Pouzard , anciens recteurs d'académie .
 

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Mardi 3 avril 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Banque

Plan de lutte contre l'endettement et contre les abus bancaires

Communiqué de Ségolène Royal

Les résultats financiers des banques en 2006 ont augmenté de plus de 30% , et les frais bancaires pour les particuliers et les entreprises sont devenus exorbitants.

1) Instaurer la rémunération des comptes courants

Aujourd’hui, lorsque l’on a un compte bancaire dont le solde est positif, cela rapporte de l’argent à la banque qui le fait fructifier pour elle seule.

Je veux que demain, les comptes en banques soient rémunérés c'est-à-dire que les intérêts qu’ils produisent soient versés au client. C’est ce que l’on appelle la rémunération des comptes courants, c’est autorisé en France depuis 2005 mais toutes les banques ne le permettent pas, ou lorsqu’elles le permettent, offrent des taux souvent dérisoires (entre 0,5 et 3% bruts).

2) Instaurer l’annualisation du calcul des découverts

Dès lors, il faut créer un mécanisme de compensation entre le coût, pour le client, d’un compte débiteur (15% d’agios en moyenne) et ce que lui rapporte un compte rémunéré.

Les banques doivent réaliser un solde entre les agios et les intérêts produits par le compte et le verser annuellement au client.

3) Plafonner les frais bancaires exorbitants et notamment les incidents de paiement

Les incidents de paiement sont facturés à des niveaux exorbitants, totalement déconnectés des coûts engendrés par les incidents et aggravant la situation financière des consommateurs ainsi fragilisés. (Un chèque sans provision de 51 euros coûte 65 euros d’incidents de paiement). Il faut plafonner les frais bancaires de ce type.

4) Supprimer les jours de valeurs

Quand le client verse une somme d’argent sur son compte, le banquier ne la crédite pas immédiatement mais deux jours après. Le client perd de l’argent (soit des agios, soit des intérêts si le compte est rémunéré). De la même manière, lorsque le client engage une dépense, celle-ci est débitée de son compte deux jours plus tôt, ce qui lui coûte aussi de l’argent.

C’est la pratique des jours de valeurs : elle doit être supprimée pour les particuliers et pour les entreprises.

5) Renforcer la transparence pour rétablir la concurrence entre les banques au profit du consommateurs

La loi imposera strictement un affichage clair des tarifs bancaires et des services rendus en contrepartie afin que les consommateurs puissent comparer réellement les prestations et les tarifs et faire jouer la concurrence à la baisse.

6) Instaurer la class action (action de groupe de citoyens) en droit français, indispensable dans le secteur bancaire

Je veux aider les citoyens, comme le demandent les associations de consommateurs, à se grouper pour sortir de l’isolement, et à se défendre contre la désinformation et les pratiques bancaires abusives. Une loi sera votée permettant l’action de groupe, c'est-à-dire l’action en justice intentée par un groupe de citoyens dont les avantages obtenus seront étendus à tous.



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Mardi 3 avril 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Santé

Jean-Marie Le Guen revient sur les propositions en matière de santé du candidat de l’UMP.

Pour Jean-Marie Le Guen, responsable des questions de santé du groupe des députés socialistes et membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, veut "faire du déremboursement généralisé une politique structurelle de financement public" de la santé.

"Dans la présentation de son programme, le candidat de l'UMP propose désormais non plus une mais quatre franchises : médicaments, examens biologiques, consultations et hospitalisation".

"Une telle mesure censée lutter contre l'aggravation des déficits de l'assurance maladie intervient, on ne saurait l'oublier, au moment où Nicolas Sarkozy choisit sciemment de les creuser en proposant l'augmentation des honoraires médicaux" avec "un tarif de la consultation d'un généraliste qui passerait à 23 euros". "Quel cynisme!".

L'instauration d'une franchise est, entre autres, "socialement injuste car le poids de cette franchise n'est rien d'autre qu'une augmentation supplémentaire du reste à charge supporté par les familles".

"Plus de doute, on sait maintenant que ce sont les assurés sociaux qui paieront la politique de Nicolas Sarkozy".



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Mardi 3 avril 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

NBPP

Communiqué de Najat Belkacem :

Le candidat de l’UMP a présenté ce matin une énième version de son programme. Rien dans ce qu’il a annoncé ne paraît à la hauteur des enjeux auxquels notre pays doit répondre en termes de réussite scolaire, d’emploi, d’environnement.

Les engagements pris en termes de réduction du chômage, laissent en proie au doute compte tenu des manipulations statistiques du chômage auxquelles on assiste depuis plusieurs semaines. Les propositions s’adressent pour l’essentiel à ceux qui ont un emploi et peu à ceux qui n’en ont pas.

Nicolas Sarkozy réitère sa proposition de réduire les impôts et d’instaurer un bouclier fiscal qui ne bénéficiera de fait qu’aux hauts revenus ce qui est socialement injuste et assez peu responsable d’un point de vue budgétaire. On voit mal dans ces conditions comment il peut s’engager à réduire la dette et les déficits publics.

Sur l’école il confirme l’abandon de la carte scolaire et n’annonce pas de moyens supplémentaires pour les établissements en difficulté. C’est donc un système de concurrence entre établissements qu’il met en place.

En matière environnementale, le programme de Nicolas Sarkozy se limite à une déclaration d’intentions : il n’est pas étonnant qu’il soit le plus mal noté par les collectifs d’associations de protection de l’environnement. Ce programme n’est pas à la hauteur des enjeux environnementaux. La protection de l’environnement n’est pas seulement le problème des générations à venir, c’est dès à présent notre problème. Ségolène Royal propose sur ce thème une mobilisation sans précédent.

Il propose la création d’un ministère des affaires financières et l'interdiction pour l'Etat de s'endetter pour autre chose que des dépenses d'investissement. S’il est absolument nécessaire de réduire les déficits publics qui ont considérablement augmentés sous les gouvernements auxquels a appartenu Nicolas Sarkozy, cette proposition augure mal de l’avenir des services publics en France. Nous estimons que ce qui coûte également cher, c’est que 150.000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification, c’est de ne pas mettre d’argent dans l’enseignement supérieur et dans la recherche, c’est de désinvestir dans les services publics, on peut craindre que ce soit là le vrai projet de Nicolas Sarkozy.

En déclarant que « nos problèmes ne viennent pas de nos institutions. La France a trop de défis à relever pour se permettre l’aventurisme constitutionnel.» Nicolas Sarkozy nous promet en réalité que la pratique politique qui a suscité le rejet des Français perdurera pour longtemps et que les électeurs seront encore durablement tenus éloignés des décisions qui les engagent. Ce n’est pas la conception de Ségolène Royal qui place les citoyens au cœur de la République nouvelle. »

Enfin, en refusant de renoncer à sa proposition de créer un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, Nicolas Sarkozy a une fois de plus témoigné de son obsession identitaire, brocardant les immigrés et opposant les Français les uns aux autres. En liant identité nationale et immigration, en liant immigration et problèmes sociaux dans les quartiers, Nicolas Sarkozy a une lecture ethnique inquiétante des problèmes sociaux. Il stigmatise les Français issus de l’immigration. Même Simone Veil s’étonne de ce choix en déclarant que le choix d’un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale" était "plus grave" qu'une "imprudence".

Nicolas Sarkozy se défausse totalement du bilan du gouvernement qu’il a soutenu depuis 5 ans et dont son programme se veut la critique. Curieuse façon d’assumer ses responsabilités.



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Mardi 3 avril 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

SRP

"Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte", avertit la candidate socialiste, "il ne faut pas qu'il y revienne".

Nicolas Sarkozy "perd son sang froid", a jugé Ségolène Royal, mardi 3 avril. La candidate PS s'est sentie "insultée" par le candidat de l'UMP par ses propos sur la sécurité et lui a lancé cet avertissement: "une fois, ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne".

"Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte, qu'il perd son sang froid", a accusé la candidate socialiste pour qui "ce n'est pas une façon de faire la politique". "Je ne réponds pas à cette attaque (...), mais je dis: 'une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne."

" Je ne me laisse pas non plus insulter "

"Je ne réponds pas aux attaques, mais je ne laisse pas non plus déformer ce que je dis, je ne me laisse pas non plus insulter", a-t-elle lancé, se posant comme une "femme sereine, maîtrisée et soucieuse (...) de garder au débat public sa dignité".

"Lorsque j'entends le candidat de la droite proposer la généralisation du CNE (Contrat nouvelles embauches), je pense que c'est extrêmement dangereux et que ça détruit la valeur travail", a-t-elle encore ajouté.

Je m'oppose à la "TVA sociale"

"Cette proposition-là est mauvaise et dangereuse (...) manifestement mal préparée", a déclaré la candidate socialiste.

Une telle mesure équivaut à une augmentation des impôts donc (Nicolas Sarkozy) n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit qu'il n'allait pas augmenter les impôts", a-t-elle souligné.

"C'est dangereux parce qu'aujourd'hui les Français ont à faire face au problème de la vie chère, donc la vie va être encore plus chère", a-t-elle affirmé à moins de trois semaines du premier tour de scrutin.

"Demain, avec les propositions de Nicolas Sarkozy, les prix seront encore plus chers et donc le pouvoir d'achat du smic et des bas salaires, et de tous les salaires d'ailleurs, va diminuer", a poursuivi Ségolène Royal.

"C'est dangereux pour la croissance (...) Moi, je propose le contraire, je propose une revalorisation des bas salaires pour relancer la consommation et donc relancer la croissance, donc je propose la solution tout à fait inverse", a-t-elle dit.

La candidate socialiste a affirmé que "tous les syndicats de salariés" étaient opposés à la "TVA sociale".

"On ne peut pas réformer un pays ou lancer comme ça de façon autoritaire et péremptoire des réformes auxquelles tous les partenaires sociaux sont opposés", a estimé Ségolène Royal.

Source : Agences



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