Lundi 31 mars 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

JLM

Jack Lang, vice-président du Comité pour la Révision constitutionnelle, demande lundi dans une lettre au Président de la République, de faire procéder à "un vote de l'Assemblée nationale après un large débat sur la présence française en Afghanistan".

L'ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale affirme dans cette lettre à Nicolas Sarkozy : "Il me paraîtrait important que, par anticipation sur le futur texte de notre Constitution, vous preniez l'initiative de demander au Premier Ministre de solliciter un vote de l'Assemblée Nationale après un large débat sur la présence française en Afghanistan".

"Par une telle décision, vous contribueriez à grandir la démocratie française", juge l'ancien ministre de la Culture.

M. Lang rappelle que le chef de l'Etat a "ouvert l'ambitieux chantier de la révision de la Constitution", et au sein du Comité, dont il est vice-président, ses collègues et lui-même ont "souhaité que dans le futur, l'Assemblée Nationale puisse exercer un contrôle effectif de la politique internationale conduite par l'exécutif".

Alors que la décision a été prise d'envoyer en Afghanistan de nouvelles troupes françaises, "dans les autres pays démocratiques, aucune opération de ce type ne pourrait être envisagée sans un vote préalable du Parlement", estime M. Lang.

En France même, "le Parlement avait été appelé à se prononcer par un vote sur la Guerre du Golfe en 1991", rappelle le député du Pas-de-Calais.

Par ailleurs, le député socialiste Henri Emmanuelli a protesté lundi contre l'organisation d'un débat parlementaire sans vote sur le renfort de troupes en Afghanistan, estimant que cela "n'a pas de sens".

"Un débat sans vote n'a pas de sens. Le Parlement est élu pour contrôler et décider, et pas pour organiser des causeries", souligne le député des Landes dans un communiqué.

Pour lui, "le Parlement est compétent pour se prononcer et contrôler la politique étrangère de la France, a fortiori ses engagements militaires".

"L'article 20 de notre Constitution dispose que +le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l'administration et de la force armée+". Or "le gouvernement est responsable devant le Parlement", argumente-t-il.

"Aucun article de la Constitution n'exclut la politique étrangère et les actions militaires de cette responsabilité", poursuit-il.

M. Emmanuelli affirme que "la théorie du domaine réservé est une interprétation personnelle de M. (Jacques) Chaban-Delmas dans les années 60" et "ne figure nulle part dans notre droit constitutionnel".

"C'est la raison pour laquelle François Mitterrand a fait voter par le parlement l'autorisation d'engager nos troupes lors du premier conflit irakien", rappelle-t-il.

M. Mitterrand avait convoqué l'Assemblée en session extraordinaire le 16 janvier 1991 pour que les députés se prononcent sur l'engagement des troupes françaises dans le conflit.

François Fillon a annoncé dimanche soir sur TF1 qu'il présenterait lui-même "la position de la France" sur le renfort de troupes en Afghanistan lors du débat parlementaire de mardi et confirmé qu'il n'y aurait pas de vote.

Source : AFP



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Dimanche 30 mars 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
A force de petits-fours, la garde des Sceaux a grevé le budget réceptions de son ministère.
ALAIN AUFFRAY
QUOTIDIEN : samedi 29 mars 2008
 
Finalement, ça l’intéresse. Samedi matin, la ministre de la Justice, Rachida Dati, se fera élire maire du VIIe arrondissement de Paris. Une formalité, sauf peut-être pour le maire sortant, Michel Dumont, qui figurait en deuxième position sur la liste UMP : eu égard à la lourde charge ministérielle de la tête de liste, il pouvait espérer récupérer son fauteuil de maire. C’est aussi, d’ailleurs, ce qu’avaient aussi cru comprendre, pendant la campagne, de nombreux électeurs de l’arrondissement. Mais non. La mode est au cumul. Comme beaucoup de ses collègues ministres, Dati a donc choisi de cumuler. Désormais, promis, elle consacrera tous ses samedis au VIIarrondissement de la capitale et à ses prospères habitants.

Entre le Champ de Mars et l’esplanade des Invalides, la protégée du Président espère se construire une légitimité politique, contre ceux qui guettent ses faux pas. Dans l’entourage de Dati, on n’a pas de mots assez durs pour dénoncer «les coups bas» et «les vacheries» de tous ceux que dérangeraient son parcours hors norme.

Dérapage. Selon un proche, la publication mercredi sur le site Mediapart d’informations relatives au train de vie de la chancellerie participe de cette conjuration. Le contrôleur financier du ministère de la Justice s’est inquiété du dérapage des frais de réception depuis juin. En décembre, le plafond des dépenses autorisées était dépassé de 30 %. Jeudi, Guillaume Didier, le porte-parole de la chancellerie, a confirmé qu’une rallonge de 100 000 euros avait été octroyée à l’automne, justifiée par l’organisation de réceptions telles que celle du 13 juillet, veille de la fête nationale. Une performance qui pourrait être dépassée en 2008 : plus de la moitié des 200 000 euros alloués avaient déjà été dépensés fin mars ! Mais la chancellerie a démenti qu’une seconde rallonge de 100 000 euros était dans les tuyaux. Démentie également, l’existence d’une «prise en charge de dépenses personnelles» évoquée par le site. «On ne peut pas qualifier le fait d’avoir un collant de rechange et un peu de maquillage pour faire un raccord avant une interview de dépense personnelle !» s’insurge Didier. Pour l’entourage de Dati, l’évocation médiatique des «affaires de toilette» de la ministre est la preuve d’intentions malveillantes. «Beaucoup disaient qu’elle allait quitter son ministère. Elle y est en fait confirmée et avec un bilan positif. Cela suscite fatalement des jalousies politiques», souffle un proche.

«Simplicité». Le 13 mars, des syndicats avaient accusé la ministre de travailler «au service de sa propre image». Pour fêter (avec retard) la Journée des femmes, Dati avait invité 230 femmes du monde judiciaire, avec billet aller-retour en première classe. «Comme tous les buffets de la chancellerie, c’était d’une très grande simplicité», avait relativisé le porte-parole du ministère. Dati ne conteste pas la très forte hausse des frais de réception depuis juin. Elle assure que c’est le prix à payer pour renforcer notamment «la présence de la justice française en Europe». Outre ses homologues de l’UE, la ministre fait savoir que si elle reçoit beaucoup, c’est parce qu’elle a choisi de «faire de la chancellerie une chancellerie ouverte». Ouverte et généreuse.


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Samedi 29 mars 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

De l’utilité des nouveaux médias

Quand on parle d’information sur Internet, les sirènes hurlent souvent à l’intox ou la rumeur. Aujourd’hui, le web a démontré, grâce à sa réactivité, son rôle de vigie citoyenne, en dénonçant un titre totalement abusif du Figaro.
Dans son édition papier, le titre de la page 3, qui prétend que « pour 58 % des Français, le style Sarkozy a changé en bien » est une contre-vérité. En réalité, le sondage d’OpinionWay montre que 49 % des Français estiment que Nicolas Sarkozy exerce sa fonction de président de la République de manière différente. Une minorité donc. Parmi cette minorité, 58 % trouvent qu’il a changé plutôt en bien. Or, 58 % de 49 % font 28 % seulement de la totalité des Français, comme le souligne intelligemment le site internet
Le Post

Alors que les médias traditionnels ont repris toute la journée le titre trompeur, les internautes ont été décortiquer eux-mêmes les résultats d’un sondage utilisé à des fins de propagande grossière.

Je rajouterai à leur analyse pertinente le commentaire suivant. En page 15, les sondeurs
d’OpinonWay, demandent aux Français ce qu’ils pensent des alliances que le Parti socialiste pourrait privilégier à l’avenir. Trois solutions basiques sont offertes aux sondés. Mais OpinionWay n’examine à aucun moment l’hypothèse d'un rassemblement à gauche, suivi d'une alliance avec le MoDEM.

Je le répète : il faut d’abord construire un Parti socialiste fort. C’est ce parti qui sera ensuite capable de nouer des alliances à gauche et, chaque fois que cela est possible, au centre.

Citoyens électeurs, prenez garde aux sondages qui déforment la réalité !



Ségolène Royal

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Samedi 29 mars 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
 
Le secteur est en crise ouverte alors que plus de 60 % des interventions se font dans le privé.
ÉRIC FAVEREAU  (site du journal Libération)
QUOTIDIEN : samedi 29 mars 2008
 
Hier triomphante, sûre d’elle-même et conquérante, la chirurgie publique est devenue le symptôme le plus déroutant de la crise de l’hôpital public. Cela va mal, de plus en plus mal. Au point qu’aujourd’hui, plus de 60 % de la chirurgie se fait dans le privé, alors que le rapport était inversé, il y a vingt ans. Plus grave, la qualité baisse. «Aujourd’hui, si vous avez besoin d’être opéré dans le public, vous êtes confronté à un double aléa : une incertitude sur la qualité et une autre sur le tarif, car bien souvent vous serez confrontés à des dépassements d’honoraires», dit avec consternation François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière et partisan acharné du public.

Activité déclinante.
La faute à qui ? Comment a-t-on pu en arriver là ? Longue dérive, en fait. La chirurgie a connu une évolution sans précédent. D’un travail solitaire, elle est devenue une pratique collective, nécessitant des plateaux techniques performants. Mais depuis vingt ans, les pouvoirs publics ont regardé de loin ces changements de fond. Ils n’ont touché à rien, laissant vivoter un grand nombre de services chirurgicaux à l’activité déclinante. Alors que le privé, pendant ce temps, entamait sa mutation, et profitait des changements technologiques et organisationnels pour s’imposer.

Selon des études confidentielles de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), plus des deux tiers de la chirurgie ambulatoire se font aujourd’hui dans les cliniques privées. Or, la chirurgie ambulatoire est celle qui se pratique de plus en plus. Elle nécessite des organisations plus souples, avec moins de contraintes, des blocs opératoires qui fonctionnent de façon continue. L’hôpital public, engoncé dans des règles de fonctionnement, a laissé cette chirurgie partir dans le privé. «C’est devenu un quasi-monopole», lâche un responsable de la Cnam.

Cercle vicieux. Parallèlement, l’hôpital public a perdu de son attractivité. En France, les chirurgiens ne manquent pas (ils sont près de 15 000), mais ils sont mal répartis, géographiquement et entre public et privé. Et au final, il y a un manque cruel de chirurgiens dans le public : en 2006, 23 % des postes de chirurgie n’étaient pas utilisés dans les hôpitaux publics. De plus, un nombre important de postes - environ 6 000 - sont occupés par des médecins ou des chirurgiens à diplôme étranger. «S’ils ont, en majorité, un bon niveau, le problème est que souvent ils travaillent seuls ou à deux. Or, le travail en équipe permet de s’améliorer, mais cela sert aussi de filet de précaution», analyse François Aubart. Et l’avenir n’est pas rose. En dépit d’une légère reprise, il manque de candidats à l’internat. En chirurgie digestive, il y a 25 inscrits pour 116 postes.

D’où le cercle vicieux actuel. Faute de chirurgiens, la qualité s’en ressent. L’activité aussi. Conséquence secondaire : l’hôpital public est aussi un lieu d’enseignement, essentiel pour le futur. Or, quand on s’attarde par exemple sur la chirurgie de la cataracte, seulement cinq CHU en France ont 10 % de «parts de marché» dans leur région. Difficile, dans ces conditions, d’enseigner cette technique.

Dans ce contexte, on comprend le coup de colère du professeur Henri Guidicelli (lire ci-contre). Le rapport du sénateur Larcher sur les missions de l’hôpital, attendu le 9 avril, sera décisif. Tout le monde le sait : il faut dessiner un nouveau paysage hospitalier. Et de nouvelles règles.


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Vendredi 28 mars 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Corrupt

Dans un entretien à Marianne, à paraître samedi 29 mars, Roman Tanguy, un ex-collaborateur de Jacques Pelletier (Parti Radical), ancien ministre et sénateur récemment décédé, affirme que des amendements de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) ont été présentés au Sénat en 2004 en échange de contreparties financières.

Les textes en question, signés par plusieurs sénateurs du RDSE (Rassemblement démocratique social européen - radicaux de gauche et de droite) proposaient une nouvelle "définition du licenciement économique". Ils ont finalement été retirés, précise l'hebdomadaire.

" Je n'ai aucun doute, ces amendements se monnayaient "

Selon Roman Tanguy, ancien conseiller et attaché parlementaire de Jacques Pelletier, ces amendements, pré-rédigés par l'UIMM, auraient en réalité été signés par le secrétaire général du groupe, Pascal-Raphaël Ambrogi, qui disposait des délégations de signatures de plusieurs sénateurs.

Les parlementaires signataires, dont Jacques Pelletier, n'ont selon lui jamais vu les amendements dont ils étaient censés être les auteurs.

Interrogé par Marianne sur le versement par l'UIMM de contreparties financières en argent liquide, Roman Tanguy est affirmatif: "oui, je n'ai aucun doute.

Ces amendements se monnayaient". "A l'époque tout le monde au RDSE savait et disait qu'il y avait du cash qui circulait derrière ces histoires d'amendements. C'était une évidence que tout le monde feignait officiellement d'ignorer".

Le RDSE dénonce les méthodes de Marianne

Interrogé par l'AFP, Pierre Laffitte, le président du groupe RDSE, a dénoncé "un libelle diffamatoire" de Roman Tanguy "qui cherche à se venger d'avoir été mis à la porte par M. Pelletier".

"Comme si les sénateurs avaient l'habitude de défendre des amendements qu'ils n'avaient pas lus ! (...) Quant aux questions financières, (le groupe) est très clairement suivi par des experts comptables agréés, ce qui n'est pas le cas de tous les groupes politiques", ajoute-t-il en menaçant d'"attaquer Marianne" en justice.

"Les méthodes de Marianne me paraissent très particulières et si l'hebdomadaire donnait suite à publication, la justice serait saisie".

Avec AFP



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