Dimanche 11 mars 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy


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Dimanche 11 mars 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

SRA

Ségolène Royal a déclaré dimanche sur M6 qu'elle " n'imaginait pas " d'être absente au second tour de l'élection présidentielle cinq ans après l'élimination de Lionel Jospin par Jean-Marie Le Pen.

" Le combat qui est devant moi, je vais le conduire avec une très forte détermination ", a déclaré la candidate socialiste lors de l'émission "Cinq ans avec".

" Je ne veux pas que les Français soient privés de ce débat fondamental. Ce qui se joue, c'est l'avenir de toute une génération, compte tenu de la crise sociale, économique, morale, démocratique, environnementale à laquelle la droite n'a pas su répondre ", a souligné Mme Royal.

La candidate socialiste entend faire en sorte que la gauche soit présente au second tour, " pour que le 22 avril ne ressemble pas au 21 avril" 2002. Un sondage Ifop publié par le "Journal du dimanche " la met pour la première fois à égalité avec le candidat UDF François Bayrou dans les intentions de vote, avec 23% chacun, derrière le candidat UMP Nicolas Sarkozy (28%).

Notant qu'un électeur sur deux ne sait pas encore pour qui il va voter, Ségolène Royal a estimé que les Français " sont en attente, exigeants ". "Ils se sont fait souvent avoir au cours des élections. Cette fois-ci ils ne veulent plus se faire avoir, et veulent savoir quels sont les projets en présence", a dit la candidate socialiste.

Elle a estimé qu'elle devait " encore mieux " expliquer son pacte présidentiel, affirmer ses valeurs et " surtout incarner ce changement ". " Il y a le choix entre la continuité de ce qui vient de se passer pendant cinq années et la réalité d'un profond changement dont la France a besoin pour répondre aux crises ", a souligné la candidate socialiste.

Les dirigeants du PS n'ont pas fait bloc en début de campagne

Ségolène Royal a estimé dimanche sur M6 que les dirigeants du PS n'avaient " pas suffisamment fait bloc autour (d'elle) au début de cette campagne " présidentielle.

" Je crois que dans cette première phase de campagne, et à cause du débat interne, les dirigeants du Parti socialiste n'ont pas suffisamment fait bloc autour de moi au début de cette campagne ", a dit la candidate socialiste.

" Donc ", a-t-elle ajouté, " il y a eu un doute sur la compétence parce que les gens se sont dits : +Mais comment cela se fait, s'ils ne font pas bloc autour d'elle, c'est que eux-mêmes ont un doute+ ".

" Ce n'est pas le problème de les voir, c'est le problème de ce qu'ils n'ont pas dit à une époque. Et c'était normal, parce que moi j'ai eu cette épreuve de la campagne interne que n'ont pas eu les autres candidats ", a-t-elle poursuivi en réponse à la journaliste qui lui demandait si, à son avis, les " éléphants " du PS avaient été assez présents auprès d'elle.

Ségolène Royal s'identifie à Jeanne d'Arc

Interrogée sur son héroïne, la candidate socialiste a répondu "sans complexe Jeanne d'Arc", qu'elle cite régulièrement dans ses discours. Mercredi dernier à Dijon, elle rendait encore hommage à cette "fille du peuple et fille rebelle à qui l'on fit reproche d'avoir pris les armes contre l'envahisseur et, transgression majeure pour les peuples, revêtu un habit d'homme".

Ségolène Royal s'est laissée aller à quelques confidences personnelles durant cette émission d'une heure. On a ainsi appris que la chose la plus romantique qu'elle ait jamais faite était un séjour en Sierra Leone avec son compagnon François Hollande, avant la guerre civile qui ravagea ce petit pays d'Afrique. "Nous étions dans un bungalow sur la plage, dans la beauté de la nature et des endroits qui n'existent plus", a expliqué la candidate socialiste.

Interrogée sur la partie de son corps que son compagnon préfère, Mme Royal a répondu: ses yeux. Elle ne s'est en revanche pas étendue sur le rôle politique que pourrait avoir son compagnon si elle était élue.

Livrant quelques recettes de son endurance dans cette campagne-marathon, Ségolène Royal a dit faire régulièrement de la musculation, et ne pas savoir résister à "un bon massage".

Et le plus beau compliment qu'on pourrait lui faire? "Elle ressemble à la France, elle a compris quelles étaient aujourd'hui les attentes".

Source : Agences



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Dimanche 11 mars 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

JLB

Devez-vous rétablir à tout prix un clivage droite-gauche pour contrer la percée de François Bayrou ?

Non, la question ne se pose pas en ces termes. Ségolène Royal se situe dans l’affirmation du socialisme du XXIe siècle. Ce socialisme reste fidèle aux valeurs de la gauche mais regarde les réalités en face. Il ne s’enferme pas dans des dogmes dépassés, et refuse la société d’assistance. Il dit oui à des valeurs modernes, au « gagnant-gagnant », il considère le dialogue social comme un facteur d’efficacité économique.

Mais pour vous différencier des autres, il faut bien des clivages, même s’ils ne sont pas droite-gauche ?

Des clivages existent bien évidemment. Mais ce serait une erreur de nous déterminer et d’orienter notre campagne en fonction des autres candidats. La force de Ségolène est de dire la France qu’elle veut et la France qu’elle ne veut pas. Elle ne va pas changer sa campagne. Elle va continuer à être elle-même.

N’est-ce pas un peu d’entêtement ?

Non, c’est une certitude qui repose sur un constat : il n’y a jamais eu autant de monde dans les meetings et les réunions publiques. Partout le pacte présidentiel est très bien accueilli. La réalité du terrain est bien éloignée de l’agitation du microcosme autour des sondages.

Nicolas Sarkozy insiste actuellement sur les thèmes de « la nation et l’immigration », Ségolène Royal a dénoncé hier « un amalgame ignoble », qu’en pensez-vous ?

Je vous l’ai dit, je ne commente pas les campagnes des autres. Construire une campagne c’est d’abord définir ses propres valeurs. Ségolène Royal parle depuis longtemps de la nation. Relisez par exemple ses discours de Vitrolles, de Villepinte. Elle ne cesse d’affirmer que la France est capable du meilleur, pleine de ressources et de talents, elle dit, comme François Mitterrand, « la France est notre patrie, l’Europe notre avenir ». Partout, elle insiste sur les valeurs républicaines et laïques d’une France riche de sa diversité. Ce qui la différencie, c’est qu’elle propose un pacte au pays, un contrat. Ces mots sont importants, ils l’engagent. Sa présidence sera une mise en mouvement de la société. Pas une vision venue d’en haut et plaquée sur la société.

Quand Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne, dit « il y a le feu au lac », joue-t-il contre son camp ou illustre-t-il une certaine panique à bord du paquebot socialiste ?

Il oublie que les sondages, ça va, ça vient. Leur abondance dans cette campagne et leur caractère contradictoire peuvent en effet semer le trouble. Mais je peux vous assurer que Ségolène Royal, avec toute son équipe, poursuit son chemin sans états âme. Elle croit en ce qu’elle fait.

On a quand même du mal à croire que l’émergence de François Bayrou n’a aucun effet sur sa campagne !

Ségolène Royal n’entend donner aucun coup de barre, ni à droite ni à gauche. Elle est dans une formidable continuité, ferme sur ses valeurs, confiante dans son pacte présidentiel.

Et le parti, lui, comment doit-il ajuster son combat à ce nouvel adversaire centriste ?

Le PS fait très bien son travail, à commencer par le premier secrétaire, François Hollande. C’est d’ailleurs toute la famille qui est rassemblée derrière notre candidate. On voit que Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, qui se sont tout deux exprimés cette semaine, sont complémentaires. Ils soutiennent Ségolène, à leur façon, tout en restant eux-mêmes, le premier fidèle à sa ligne d’opposition frontale, le second à sa ligne social-démocrate.

Dans l’électorat socialiste s’installe quand même l’idée que, pour battre Sarkozy, le vote utile pourrait être le vote Bayrou

Je n’ai jamais entendu ça! Ségolène Royal a toutes les chances de l’emporter le 6 mai. Si des électeurs s’intéressent à François Bayrou, c’est que les médias ont créé un effet de loupe sur lui et l’ont mis à la mode.

Précisément, comment Ségolène Royal s’est-elle fait voler par Bayrou la place de « candidate du changement »? N’a-t-elle pas su convaincre de son étoffe présidentielle ?

C’est tout le contraire ! Son discours sur la défense nationale a été salué unanimement la semaine dernière. La droite a d’ailleurs abandonné ce thème de la compétence, cette question est derrière nous. Il est vrai que dans la phase participative de sa campagne, elle a peut-être été moins visible mais, on le mesure aujourd’hui sur le terrain, ses thèmes portent d’autant mieux, que ce soit le droit des jeunes au premier emploi, la lutte contre l’échec scolaire, la Sécurité sociale professionnelle, la revalorisation des petites retraites, la fiscalité des entreprises liée à la nature de leurs investissements, le soutien massif aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie dans les logements, un prélèvement exceptionnel sur les superprofits pétroliers pour favoriser les transports collectifs, etc. Toutes ces propositions du pacte présidentiel représentent aux yeux des Français un vrai changement. Quant à l’idée de « réconciliation nationale », soyons clairs : le rassemblement très large que propose Ségolène Royal sur la base de son projet est autrement plus solide et sérieux que l’espèce de château de sable, proposé ailleurs, sur lequel viendraient se greffer, comme par miracle, des gens de tout bord.

Interview : Pascale Amaudric / Le JDD



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Dimanche 11 mars 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy


Najat Belkacem, invitée de i télé.

Najat Belkacem définit son rôle auprès de Ségolène Royal : « Je vais apporter ma force de conviction, de persuasion, je suis profondément convaincue que le pacte présidentiel de Ségolène Royal est le programme qu’il nous faut pour changer en 2007. Et je vais essayer d’en persuader le maximum de Français, c’est cela mon rôle. »

La porte-parole de la candidate explique son engagement : « 2002 a été une espèce de gifle pour tous les gens de gauche, et que ça m’a fait prendre conscience de l’urgence pour moi d’adhérer et de m’encarter pour défendre encore mieux les valeurs dans lesquelles je crois. Mais je l’aurai fait un jour ou l’autre, quelle que soit la situation. »

Elle refuse d’être considérée comme un « alibi » : « Ségolène Royal m’a choisie pour être sa porte-parole, c’est non seulement parce qu’elle a vu la conviction qui était la mienne, les engagements qui étaient les miens. Parce que moi, je fais partie de ces gens qui se sont engagés en politique précisément pour défendre les valeurs qu’elle décline dans son pacte présidentiel. Je fais partie de ces gens qui croient que l’école doit être au centre du projet de société, c’est ce que fait Ségolène Royal dans son pacte présidentiel. Que la structure familiale est un élément extrêmement important pour apaiser les liens sociaux, la société, pour faire en sorte que les enfants s’épanouissent et puissent construire leur ascenseur social, leur égalité des chances, …, c’est ce que fait Ségolène Royal. Donc d’abord, c’est ma conviction qui l’a retenue, et puis ensuite en effet j’incarne une France qu’elle appelle de ses vœux pour demain, une France moderne, jeune, diverse, entreprenante. »

Najat belkacem revient sur la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale : « ça me fait hurler. Je crois que Nicolas Sarkozy a montré à plusieurs reprises qu’il avait une lecture totalement ethniciste de la société, c’est-à-dire qu’il cherche à expliquer tous les maux de la France d’aujourd’hui : le problème du mal logement, le problème de l’emploi, le problème de la délinquance, de la sécurité par l’immigration. Il cherche un bouc émissaire, et son bouc émissaire à lui c’est les immigrés. Sauf qu’il faudra repréciser à Monsieur Sarkozy que si on parle d’immigration légale, nous n’avons pas de problème particulier aujourd’hui, puisqu’on ne peut pas dire que nous ayons trop d’immigrés légaux en France, le flux est actuellement de 120.000 nouveaux entrants par an en France aujourd’hui. Les études, il faut le savoir, montrent que compte tenu des évolutions démographiques de la France, il en faudrait plutôt 150.000. Donc, je ne pense pas que l’immigration légale soit un problème. »

« Nicolas Sarkozy cherche à monter les uns contre les autres, je ne comprends pas ce que signifie le fait d’adjoindre les mots immigration et identité nationale, est-ce à dire que l’immigration serait un danger pour notre identité nationale ? C’est une vision qui est aux antipodes de ce que défend Ségolène Royal, qui est au contraire une France riche de sa diversité. »

« Je crois que c’est très grave ce qui est en train de se passer. Parce qu’on avait déjà l’impression dans cette campagne qu’il y avait une banalisation totale du Front national, si d’autres partis comme l’UMP commencent à emprunter les discours du Front national, c’est une double banalisation. »

« Ségolène Royal estime qu’à partir du moment où on est Français… on est Français et qu’il ne faut pas nous renvoyer et nous obliger à nous définir sans cesse par rapport à nos origines, qui ne sont qu’un élément de notre vie, de notre parcours. Et je crois qu’elle a raison de faire cela, et je crois qu’on alimente les communautarismes et le repli sur soi en faisant le contraire, et c’est ce qui m’inquiète beaucoup chez Nicolas Sarkozy.»


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Dimanche 11 mars 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
REUTERS : dimanche 11 mars 2007
    
PARIS (Reuters) - Le bilan de Jacques Chirac lui interdisait de briguer un nouveau mandat, a jugé François Hollande dimanche après l'annonce par le chef de l'Etat qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle..

"Chacun attendait que le chef de l'Etat dise qu'il ne serait pas candidat. Il ne pouvait pas l'être, je ne parle pas simplement d'âge mais également de longueur du mandat de douze ans, c'est beaucoup", a expliqué le premier secrétaire du PS sur France 2.

"S'il faut avoir du respect pour la personne et pour la fonction, et j'en ai même si nous l'avons combattu, je pense que le bilan qui est le sien avec cette longue présidence ne l'autorisait pas à briguer un nouveau mandat", a-t-il ajouté.

Rappelant le thème de campagne de Jacques Chirac en 1995, la "fracture sociale", François Hollande a déclaré que "douze ans après, et notamment depuis cinq ans, les inégalités se sont creusées, le problème du logement a été reposé de manière dramatique lors de l'hiver, il y a un problème de pouvoir d'achat, le chômage ne baisse que dans les statistiques".

"Le grand sens de l'élection présidentielle c'est le changement", a expliqué François Hollande. "Pas simplement le changement de génération, pas simplement le changement de personne, mais un changement de politique", a-t-il ajouté.


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