Mercredi 21 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Monde


Selon un sondage, les Européens et Américains considèrent la socialiste comme "la mieux à même de représenter la France" face à Nicolas Sarkozy.

Selon une enquête d'opinion Novatris-Harris réalisée pour France 24 et l'International Herald Tribune, et reprise mercredi 21 février par Le Canard Enchaîné, Ségolène Royal convainc les Européens. A la question "Parmi les candidats à l'élection présidentielle, lequel serait le plus à même de représenter la France dans le monde ?", la candidate socialiste l'emporte dans la totalité des pays devant le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy. Les Allemands interrogés sont 16% à la préférer à Nicolas Sarkozy, choisi par 4% des sondés ; 6% des Anglais préfèrent la socialiste, contre 5% favorables au ministre de l'Intérieur. Ségolène Royal convainc également 3% des Américains, contre 1% pour Nicolas Sarkozy. Du côté des pays méditerranéens, 30% des Italiens et 25% des Espagnols la plébiscitent (contre 7% et 11% pour Nicolas Sarkozy). Il n'y a qu'en France que Nicolas Sarkozy séduit sur sa capacité à représenter la France. Ils sont 36% à préférer le président de l'UMP, 21% Ségolène Royal et 16% François Bayrou. A noter : 77% des Anglais et 88% des Américains ne connaissent "aucun des candidats".

Source : Reuters



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Mercredi 21 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal sur France Info.

Ségolène Royal s’est exprimé sur France Info au lendemain de son grand meeting à Rennes.

Après avoir évoqué le cas d’Alcatel, Ségolène Royal donne sa vision de la flexibilité : " C'est bien la raison pour laquelle je veux créer la Sécurité sociale professionnelle, comme cela existe dans les pays nordiques où l’on a à la fois le plus grand seuil de sécurité dans le domaine du travail, c'est-à-dire des contrats de travail à durée indéterminée, des salaires plus élevés qu’en France et en même temps des entreprises plus agiles, même plus flexibles, allez, osons le mot. Donc, je crois que le nouveau modèle économique, la nouvelle façon de voit les choses, c'est de considérer que la sécurité pour les salariés est compatible et même un outil d’efficacité économique et non pas le contraire. Ce n'est pas en faisant plus de précarité que l’on garantit la compétitivité des entreprises. Donc, c’est une façon complètement différente de voir les choses, autrement dit des salariés qui se sentent… qui seront menacés dans leur emploi, parce que l’entreprise aura une difficulté, un marché qu’elle va perdre, une compétition internationale qui va lui donner des difficultés, elle n’aura plus l’angoisse de faire un plan social et le salarié n’aura plus l’angoisse du chômage. Il sera sécurisé, c'est-à-dire qu’il va garder son salaire pour avoir une formation ou pour se mettre à une recherche active d’emploi ou pour trouver une nouvelle activité ou un nouveau métier."

Elle s’exprime ensuite sur le candidat de l’UMP " la campagne électorale et l’élection présidentielle, c’est un choix de projet de société. Il ne faut pas recommencer 2002, 2002 où les Français ont été privés d’un véritable choix, d’une vision de la France contre une autre vision et quand j’entends le candidat de la droite faire un certain nombre de propositions qui ne me paraissent ni sérieuses, et dangereuses, je crois qu’il faut le dire. Quand j’entends par exemple qu’il va supprimer l’impôt de solidarité de la fortune, je dis que c'est dangereux et que ce n'est pas sérieux."

" Il faut que les Français aient le choix, il faut que les candidats à l’élection présidentielle disent exactement ce qu’ils vont faire, pour que les Français choisissent dans quelle France ils veulent vivre. Je suis la seule candidate à avoir pris le temps de les écouter. Je crois savoir quelle France ils ne veulent pas."

 
Signature Ségolène Royal
 
> Lire l'intégralité de l'interview

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Mercredi 21 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

I- Le cadrage économique
du Pacte présidentiel

Une croissance moyenne de 2,5 % par an à partir de 2008.

La dette publique réduite de 65 % à 60% en 2012.

Les prélèvements obligatoires stabilisés au niveau de 2006 (44 % du PIB).

Un pacte représentant 50 milliards bruts de dépenses nouvelles en 2012, financé notamment par 15 milliards d’économies et de redéploiements.

Une dépense publique maîtrisée, en évolution de 1,8% par an, inférieure à la croissance du PIB.

La situation fin 2006

Dette publique : 64,6 %

Prélèvements obligatoires : 44 %

Les objectifs du Pacte présidentiel pour 2012

Dette publique : 60 %

Prélèvements obligatoires : 44 %

Le Pacte présidentiel en 2012

Les mesures du Pacte presidential : 50 Md€

Economies et redéploiements : 15 Md€

Coût net du Pacte presidential : 35 Md€

Le cadre financier du Pacte présidentiel

Croissance : 2,5 %

Inflation : 1,8 %

Evolution de la dépense publique en volume : 1,8 %

Evolution des recettes : 2,5 %

Une croissance de 2,5% par an, la dépense publique maîtrisée, les prélèvements obligatoires stabilisés : le Pacte présidentiel est financé.

II- Les priorités du Pacte présidentiel

Le Pacte présidentiel prépare l’avenir


Préparer l’avenir en investissant dans l’université, la recherche, le développement durable et en soutenant l’investissement : 42 %

Soutenir le pouvoir d’achat, l’emploi, les politiques sociales et la solidarité : 28%

Financer les services publics, la justice, la prévention, la citoyenneté, et la solidarité en faveur des pays en développement : 30%

50 milliards d’euros de dépenses brutes en 2012

35 milliards d’euros de dépenses nettes

Ventilation des priorités du Pacte


I) La présidente de la confiance retrouvée et du travail pour tous (augmentation du budget de la recherche et des crédits de l’innovation de 10% par an, droit à la formation, sécurité sociale professionnelle, 500 000 emplois tremplins, Revenu de Solidarité Active). 17,9 Md€

II) La présidente de la réussite éducative et culturelle (loi de programmation pour les universités, allocation d’autonomie pour les jeunes, service public de la petite enfance, soutien de la création artistique et de l’emploi culturel). 12,1 Md€

III) La présidente du pouvoir d’achat garanti (augmentation du SMIC et des salaires, revalorisation des petites retraites, doublement de l’Allocation de Rentrée Scolaire, allocation logement et 120 000 logements sociaux). 4,7 Md€

IV) La présidente garante d’une sécurité sociale renforcée (financement pérenne de l’hôpital public, dispensaires en zones rurales, maintien à domicile et structures d’accueil des personnes âgées). 4,5 Md€

V) La présidente de la lutte contre toutes les formes de violence (renforcement des moyens de la justice et prévention de la délinquance). ). 4,5 Md€

VI) La présidente de l’excellence environnementale (soutien aux transports collectifs et aux énergies renouvelables). ). 4,3 Md€

VII) La présidente d’une République nouvelle (service civique). 1 Md€

VIII) La présidente d’une France active et forte en Europe (Aide Publique au Développement) 1 Md€

Economies et redéploiements : 15 Md€

Coût net du pacte : 35 Md€

15 milliards d’euros d’économies et de redéploiements


La maîtrise et l’efficacité de la dépense publique sont possibles.

Un euro dépensé doit être un euro utile.

Nous l’avons déjà fait entre 1997 et 2002, à la différence de l’actuel Gouvernement qui a fait exploser la dépense publique : elle avait baissé de 2 points de PIB sous la précédente législature et a augmenté de 2 points sous l’actuel Gouvernement !

L’objectif est de réaliser des économies et des redéploiements sur l’ensemble de la dépense publique, à hauteur de 1,26% de la dépense, soit 15 milliards d’euros.

La pleine application de la loi organique relative aux lois de finances va permettre des gains d’efficacité.

Pour la sécurité sociale, les principes de la loi organique relative aux lois de finances devront s’appliquer.

Pour les collectivités locales, la décentralisation et une clarification des compétences seront des gages d’efficacité.

Par ailleurs, des économies sur les effets d’aubaine et les subventions inutiles seront réalisées à hauteur de 5 milliards d’euros.

Des gains d’efficacité seront également réalisées sur la formation professionnelle, à hauteur de 2 milliards d’euros.

III- La stratégie fiscale

- La stabilisation des prélèvements obligatoires est nécessaire pour réduire le poids de la dette publique.

- Elle garantit la capacité de financer les dépenses publiques.

- Elle ne signifie en aucun cas l’immobilisme fiscal.

1) Rétablir la solidarité et l’égalité devant le prélèvement fiscal et social

Rendre notre fiscalité directe plus juste et plus transparente.

Assurer l’égalité fiscale entre les territoires.

2) Donner à la fiscalité tout son rôle dans la promotion du développement durable

Favoriser les comportements responsables : baisses ciblées de TVA sur les éco-industries et les éco-produits.

Responsabiliser les pollueurs : éco-taxe.

3) Rétablir une fiscalité favorable à l’activité et au renforcement de notre système productif

Redonner à l’imposition des entreprises un rôle incitatif en matière d’emploi et d’investissement : moduler l’impôt sur les sociétés.

Favoriser les PME et TPE qui créent de l’emploi : baisser l’impôt sur les sociétés.

Lutter contre la concurrence fiscale déloyale.

 

> Télécharger le PDF du financement du Pacte présidentiel


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Mercredi 21 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
Ségolène Royal a tenu son premier grand meeting de campagne à Rennes.
 

Elle débute par un sujet sensible en Bretagne : "l’exemple d’Alcatel démontre encore combien le profit à court terme des fonds de pension peut mettre à bas des centres de recherche et d’innovation. Oui, je suis aux côtés de cette Bretagne qui résiste et qui lutte. "

Et ajoute " Décider au plus près, agir au plus juste, dépenser mieux, voilà l’esprit d’une nouvelle décentralisation qui permettra aux élus d’être plus responsables, aux citoyens d’être davantage associés, à l'État d’être plus ferme dans ses choix et plus respecté dans ses décisions."

Elle poursuit en donnant sa vision du pouvoir politique : "Je ne conçois pas, à la différence des autres, le pouvoir comme une propriété. Je ne veux pas d’un État impotent à force d’être omniprésent et inactif alors qu’une administration doit faciliter et non pas empêcher. La République nouvelle que j’appelle de mes vœux, c’est une démocratie partagée qui repose sur la clarté dans les compétences, la transparence dans les financements et la responsabilité dans les actes."

La candidate socialiste rappelle que " Rien n’est jamais fait et je voudrais dire ici les ravages que peuvent produire la dispersion des candidatures et l’effacement des enjeux ou l’oubli des clivages essentiels. Car le premier tour détermine toujours la dynamique de victoire. Et c’est pourquoi, si l’on veut faire gagner la gauche, permettre le changement, ouvrir l’espérance, il faut être au rendez-vous dès le 22 avril prochain".

Ségolène Royal revient sur le pacte présidentiel né de son dialogue avec les Français : " J’ai confiance dans la confrontation des projets et dans la défense du Pacte présidentiel que je propose aux Français Eh bien, cette parole, vous l’avez prise. Non seulement je vous demande de la garder, non seulement à ceux qui ne l’ont pas prise, je vous demande de la prendre au plus vite sur ce Pacte présidentiel, mais je vous annonce qu’avec moi, plus jamais la politique ne se fera sans vous, et de cela, de cette phase d’écoute, oui, j’en suis fière.Faut-il que notre culture démocratique soit tombée bien bas pour que ce geste tout simple, ce geste et ce temps d’humilité républicaine, élémentaire, ce geste qui dit que nous sommes justes, nous, les femmes et les hommes aspirant à gouverner la France pour que ce geste surprenne à ce point ? "

"C’est à cause et grâce à cette écoute et à ce travail que ce Pacte présidentiel est solide. Et d’ailleurs, je vais vous dire : je crois qu’aujourd’hui, on ne peut tout simplement pas faire autrement. Je crois qu’on ne peut pas prétendre présider aux destinées d’un pays comme la France si l’on ne commence pas par entendre ce que les Français ont à dire."

"Alors, j’ai entendu les objections, on m’a dit :"Mais ce n’est pas un programme, ce n’est pas un pacte, c’est un catalogue."

Non, ce n’est pas un catalogue car, lorsqu’on propose un projet et une vision de la France qui prend à bras-le corps la crise des banlieues, la crise économique, la crise sociale, la crise éducative, la crise morale qui rongent notre société, la crise écologique, ce n’est pas un catalogue, c’est un projet, c’est une vision pour remettre la France debout.
"

Ségolène royal aborde la polémique du chiffrage "Alors, le débat sur le chiffrage s’est ouvert. Eh bien, je passe sur le fait, allez, ne polémiquons pas, que cette polémique vient surtout d’un candidat qui a lui-même un très gros problème de chiffrage. Il a promis à tellement d’interlocuteurs, il a pris tellement d’engagements contradictoires avec tous ses clients potentiels que les calculettes de l’UMP se sont affolées et que ses plus chauds partisans lui ont dit :"Halte là ! Halte à la démagogie, halte au clientélisme, halte au n’importe quoi"."

A ceux qui accusent la gauche de promouvoir une politique d’assistanat, elle répond " Moi, ce que je veux pour la France, c’est un État fort qui met en place les conditions égalitaires pour que chacun, au contraire, puisse construire sa vie, assumer ses choix, choisir son destin, maîtriser, se maîtriser et accéder à un emploi, l’emploi pour tous, c’est cela la France que je veux, une génération qui arrive à transmettre à la suivante les valeurs auxquelles elle tient. Et c’est cela notre différence."

"Mon Pacte présidentiel, c’est un choix du gagnant-gagnant fondé sur la valeur travail et sur la possibilité pour chacun de se réaliser dans l’effort qu’il fournit pour les autres."

" Le voulez-vous ce pacte ? Voulez-vous le porter ? Est-il le vôtre ? Alors tournez-vous vers les Français, redonnez-leur la parole, je vous le demande, vous qui êtes aujourd’hui si nombreux à Rennes et dans une autre salle me dit-on, devant un écran vous êtes plus de 4 000 parce que vous n’avez pas pu tous entrer dans cette salle. "

" Je vais vous faire une confidence : on m'interroge sur mon équipe de campagne. Je vais vous dire un secret : mon équipe de campagne, c’est vous. Me voulez-vous ? J’ai besoin de vous. Vous êtes mes porte-parole, je vois votre affection, votre énergie, votre engagement. Oui, mon équipe de campagne, c’est vous, déployez-vous, partez convaincre, soyez fiers de cette espérance. N’ayez peur de rien !"

 

Signature Ségolène Royal

 

> Lire le discours intégral


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