Dimanche 18 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Sarkozy et les médias vus de Suisse

Un extrait du quotidien suisse ”Le Matin” 

LIAISON DANGEREUSE 

Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelleLes Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision. C’est cette entreprise, appartenant à l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candidat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises. «Le plus grave, ce n’est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l’argent», proteste un journaliste parisien sous couvert d’anonymat.Pourquoi se gêner? La société ETC jouit d’une excellente réputation professionnelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule. Nicolas Sarkozy a même organisé le retour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu’il s’agissait de photos volées par un paparazzi… Rien d’étonnant à cela.

Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre «Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir» (1), l’actuel ministre de l’Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste.

Les journalistes au pain sec

Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd’hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes. «Il est non seulement l’ami des patrons de presse, mais il est aussi l’ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu’il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s’est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l’intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion», raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.
Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n’apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. «Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues», déplore-t-il. Ministre de l’Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseignements généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant. Alors que ses «amis» journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terrorisme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec: les policiers ne leur parlent plus. Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Mais qu’à l’occasion, ils s’intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche. «Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l’UMP», s’étrangle un journaliste du Figaro. Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément «le lanceur de boules puantes». Le livre à charge intitulé «Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus» (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s’est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche. 


Sarkozy propulse les ventes
«On montre du doigt le magazine Le Point pour ses 10 couvertures consacrées à Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Le problème, c’est que ces 10 couvertures ont bien vendu. Les journalistes qui ne sont pas sarkozystes ne peuvent pas reprocher ce choix journalistique à leur direction», souligne François Malye, président de la Société des rédacteurs du Point 

Article du journal suisse  « le Matin »  


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Dimanche 18 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

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Dimanche, un peu de détente, regardez cet extrait des guignols de l'info, que du bonheur : clickez

Bien sûr ce ne sont pas les Guignols qui feront l'élection, .... mais ça fait du bien quand même...

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Dimanche 18 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

G

Même les cadres de l'UMP ne croient pas au programme économique de Nicolas Sarkozy.

Dans son édition de vendredi, Le Monde révèle qu'une "cellule de chiffrage" a été créé au parti pour raboter certaines propositions de N.Sarkozy, jugées trop ambitieuses. Dirigé par François Fillon, cette équipe serait composée de Pierre Méhaignerie, président de la
commission des Finances, du député Gilles Carrez, du sénateur Alain
Lambert, ex-ministre du Budget et de Christian Blanc, ancien PDG d'Air
France. D'après les indiscrétions du quotidien, l'entrée en vigueur de
certaines mesures devrait être repoussée comme l'allocation au premier enfant, le bouclier fiscal à 50% et l'intégration de la CSG. D'autres seraient revues à la baisse telles les droits de succession et la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires, que Pierre
Méhaignerie jugerait "irréaliste". Pas très sérieux pour un candidat à la Présidence et ancien ministre de l'économie.

Pour mémoire, lorsqu'il officiait en tant que ministre de l'économie, Nicolas Sarkozy a voulu vendre, avec une naïveté économique inquiétante, une partie du stock d'or de la nation pour " rembourser la dette ", ce qui entraina une chute immédiate du cours de l'or sur les marchés.

Nicolas Sarkozy a également refusé tous les arbitrages pour la recherche lorsqu'il était à Bercy (au moment de la loi sur la Recherche en 2004), supprimant des postes comme jamais auparavant.

Dans un entretien (Le Monde du 23 janvier) , Nicolas Sarkozy déclare que le PDG actuel (depuis 2001 d'Alstom "mérite son salaire" (en hausse de 37% en un an, et évalué à plusieurs millions d'euros) sans revenir sur l'épisode du pseudo-sauvetage d'Alstom. Souvenez-vous : 2004 , Sarko était là, mais comment tout cela a-t-il fini ? Par des restucturations et des licenciements massifs (12000), et pour couronner le tout, la vente d'une partie du capital de l'Etat à .. Martin Bouygues, ami personnel de Nicolas Sarkozy et parrain de son fils.

Faire payer à l'Etat une restructuration pour ensuite revendre une entreprise devenue rentable à son ami, est-ce une façon vraiment moderne et responsable de gérer l'économie ?

Nous connaissons la réponse !

Un adhérent !

(Billet d'humeur repris sur le site "Paris d'Avenir")



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Dimanche 18 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

François Hollande critique la méthode de Nicolas Sarkozy.

François Hollande a déclaré à propos de Nicolas Sarkozy "Sa méthode, c'est celle de l'intimidation et de la confusion".

"L'intimidation, elle commence par la déconsidération, la décridibilisation de l'adversaire, c'est-à-dire de nous, de Ségolène Royal. Nous serions incapables, illégitimes, incompétents. C'était déjà le procès que faisait la droite à François Mitterrand avant 1981".

"Quelques sondages opportunément réalisés et voilà Sarkozy qui fait le fanfaron. Il a déjà gagné, il s'y voit déjà. Il s'installe, il s'y croit, il a déjà sa cour, et il fait le Président. Président du conseil général des Hauts de Seine, c'est possible, mais pas de la France encore, car les électeurs n'ont pas voté"

"Ne vous laissez pas gagner par cette intimidation dans ce combat qui ne serait même pas engagé qu'il serait déjà joué".

"Au-delà de l'intimidation, c'est la confusion. Il n'y aurait plus de droite, ni de gauche", poursuit le premier secrétaire du PS qui dénonce "l'hypocrisie" manifestée selon lui par le candidat UMP, "qui n'est plus de droite, mais de France", pour s'attirer des voix.

"Il va falloir dans cette campagne faire la clarté". François Hollande ajoute que Nicolas Sarkozy, qui représente "la droite actuelle en pire", "fait campagne avec l'appareil d'Etat".

"Nous, nous n'avons que notre force de conviction" rappelle-t-il, tandis que Nicolas Sarkozy est "un adversaire qui, lui, mobilise tous les moyens de l'Etat".

"Il voudrait nous faire croire qu'il n'est pas le candidat sortant. Pourquoi n'assume-t-il pas son bilan? C'est qu'il n'est pas fameux".

"La France a besoin de Ségolène Royal et de la gauche. C'est la seule candidate permettant le changement. Car si ce n'est pas Ségolène, c'est qui qui peut être au second tour pour représenter l'alternative et le changement ?"

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Dimanche 18 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

François Hollande invite tous les sympathisants à se mobiliser derrière Ségolène Royal.

François Hollande a déclaré à propos des derniers sondages:"Les électeurs n'ont pas encore commencé à lire les projets et il y en aurait un qui par voie de sondages se serait déjà proclamé... Nous allons déjouer ces pronostics qui n'ont aucun fondement", "Les Français disent eux-mêmes que tout est possible" ajoute le premier secrétaire du PS en référence au sondage Ifop/JDD selon lequel 79% des Français pensent que la présidentielle n'est pas "jouée".

Il interpelle "ceux qui veulent le changement à aider Ségolène Royal", il n’y a "pas de temps à perdre, il reste deux mois, nous avons à nous rassembler, à nous mobiliser et faire campagne" .

"Du niveau du premier tour dépendra beaucoup la dynamique pour le second". Il précise ne pas tenir "beaucoup compte des intentions de vote au second tour" car "on ne connaît pas le premier".

"Je trouve que Ségolène Royal arrive à mobiliser au premier tour. Il faut faire encore mieux. J'appelle tous ceux qui veulent le changement à se mettre en mouvement derrière Ségolène Royal", car "c'est elle qui peut être le seul changement possible au second tour".

François Hollande admet qu'il porte "une part de responsabilité" dans la démission d’Eric Besson mais "cet incident de campagne", qui porte sur "la manière de présenter le chiffrage", n'a "pas de raison politique en tant que telle" et est "clos".

François Hollande demande de faire campagne "projet contre projet" et critique le chiffrage du projet présidentiel de M. Sarkozy : "Que penser de sa crédibilité quand en moins de trois semaines, il a changé trois fois de chiffres sur la baisse d'impôts? On a divisé par quatre ce qu'étaient les promesses de Nicolas Sarkozy en termes de baisse d'impôts, d'ici la fin de la campagne, ce ne sera plus des baisses d'impôts ce sera une augmentation des prélèvements".

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