La cote de popularité de Nicolas Sarkozy a légèrement baissé en juillet, avec 57% de mauvaises opinions contre 43% de bonnes, selon le baromètre mensuel IFOP publié par "Paris-Match" en kiosque jeudi.

Nicolas Sarkozy recule de la 31e à la 35e place, derrière plusieurs de ses ministres, dont le chef du gouvernement François Fillon, qui gagne une place pour prendre la 11e, avec 61% d'opinions positives (contre 60% en juin). Lorsque l'on demande leur préférence aux Français entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le résultat est serré: la candidate socialiste à la présidence en mai dernier l'emporte avec 48% des suffrages contre 46% au chef de l'Etat.

Sondage réalisé par téléphone et à domicile les 10 et 11 juillet auprès d'un échantillon de 960 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, et sélectionné selon la méthode des quotas.

Source : Agence


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Constit

Les députés et sénateurs socialistes voteront contre la réforme des institutions au congrès de Versailles quelles que soient les concessions de dernière minute faites par Nicolas Sarkozy, a prévenu mardi Jean-Marc Ayrault.

"Il y a une position du groupe des députés et sénateurs socialistes, qui sera la position de voter contre", a dit le chef de file des députés socialistes lors d'un point presse.

Alors que Nicolas Sarkozy s'apprête à faire des ouvertures sur la comptabilisation du temps de parole du chef de l'Etat dans les médias, M. Ayrault a jugé que "c'est trop tard et trop peu". "S'il y avait une volonté de saisir la main que nous avions tendue, il fallait le faire plus tôt", a-t-il lâché. "Nous n'avons obtenu de garantie sur rien, par exemple sur les modes de scrutin. Il n'y a pas de quoi se précipiter pour rendre service au gouvernement et à M. Sarkozy".

M. Ayrault a assuré que la consigne de vote serait suivie par les socialistes, y compris par les 17 députés qui s'étaient dits prêts à voter la réforme lors du débat en première lecture.

Interrogé sur le cas de Jack Lang, qui salue les "avancées" de la réforme dans une tribune publiée mardi par "Le Monde", le président du groupe a dit "ne pas douter" du vote du député du Pas-de-Calais. Sa présence mardi dernier à l'élection du président du groupe PS "a montré l'intérêt qu'il portait au respect de nos règles collectives".

Source : AP



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SR XIV

Ségolène Royal a suggéré mardi d’apporter une aide de 300 euros pour les factures de fioul de « familles » et de « retraités », qui serait financée en reprenant « la moitié des profits de Total ».

« Je trouve le gouvernement particulièrement inerte » sur la flambée des prix du pétrole et ses conséquences sur le pouvoir d’achat, a estimé Mme Royal sur France Inter.

« Il suffirait de reprendre la moitié des superprofits de Total pour les transformer en chèques de 300 euros », qui pourraient être « donnés aux familles et aux retraités, qu’il puissent remplir leurs cuves pour cet hiver ». Elle a répété que « s’il y a moins de grève aujourd’hui », c’était « parce que le pouvoir d’achat a tellement baissé, que la hausse du prix de l’énergie pèse tellement sur la vie quotidienne », que « les salariés ne peuvent plus se permettre de perdre une journée de travail ».

Les Français estiment que « nous avons besoin de réformes », mais « de réformes justes, cohérentes, qui donnent une vision de la France » .. Or « aujourd’hui il y a une accumulation désordonnée de décisions qui ne constitue pas une politique cohérente »,

Porteuse d’une « vérité qui dérange »

« La majorité cherche à me faire taire en m’insultant « « On a rarement atteint une telle vulgarité, une telle violence dans les propos de la majorité en place contre un responsable de l’opposition ».

« Quand on dénonce des vérités qui dérangent, ceux qui portent ces paroles de vérité sont traités de dérangés et c’est ce qui est en train de se passer » ... « Je ne dépends d’aucune puissance d’argent, d’aucune puissance médiatique, je n’ai jamais rien fait de malhonnête dans ma vie donc je ne suis sujette à aucune pression ou aucun chantage donc cette liberté de parole, elle est totale et je continuerai à l’exercer ».

Ségolène Royal a indiqué qu’elle ne comptait pas porter plainte pour diffamation « parce que sinon c’est tous les jours, je ne voudrais pas encombrer les prétoires », ajoutant ne pas vouloir entretenir le « feuilleton » sur les cambriolages dont elle a été victime, qui font l’objet d’une enquête.

« J’ai simplement souligné qu’il y avait une drôle de coïncidence et que ça faisait deux fois, sans parler du vol des ordinateurs de plusieurs de mes collaborateurs et amis »

Avec Agences



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Chères amies, chers amis,

Le 27 juin dernier, je n'ai pas été victime d'un cambriolage, j'ai été l'objet d'une volonté délibérée de déstabilisation.
Et ce, à la veille d’un discours politique important, où je mettais en cause la mainmise du clan Sarkozy sur la France.

Ce ne sont pas des voleurs qui sont venus à mon domicile : on ne m'a même pas volé une boucle d’oreille ! La police elle-même a déclaré mercredi 11 juillet qu’il s’agissait d’une « mise à sac ».

Il fallait que les visiteurs sachent à quelle heure précise j'allais rentrer à mon domicile, à quelle heure précise il n'y avait personne dans l'appartement. C'est un travail de professionnel, maîtrisé, organisé.

Les « visiteurs » ont fouillé mon domicile. Ils ont trouvé la précédente plainte que j'avais déposée. Ils l'ont déchirée et ils l'ont laissée bien en évidence sur un meuble. C’est une mise en scène préméditée.

C'est la troisième fois que mon domicile est visité. La première c'était en août 2006, déjà à la veille d'un discours important, drôle de coïncidence.

Alors, je vous le dit, ce n'est pas d’une affaire personnelle dont je vous parle. C'est une affaire politique d'une extrême gravité.
C’est un scandale dans une démocratie comme la France. Dans une démocratie on ne peut pas accepter cela, on ne peut pas le passer sous silence. De même, on ne peut pas accepter que d’autres responsables politiques - comme Olivier Besancenot - aient fait l’objet d’une surveillance. Le climat est lourd dans notre démocratie.

Volonté délibérée de déstabilisation mais volonté de qui ?

J’ai dit qu’il y avait une drôle de coïncidence, que l’on visite mon domicile à la veille d’un discours politique important. Deux choses me paraissent scandaleuses : d'abord la passivité des autorités de l’Etat, ensuite les insultes du Premier ministre et de l’UMP.

La passivité de l’Etat a été injustifiable. Vous connaissez un pays démocratique dans lequel le domicile d’un responsable de l’opposition est mis à sac trois fois ? Cela fait quinze jours que le pouvoir est parfaitement au courant de ce qui s'est passé. La police est venue et a fait un travail admirable ; le Procureur est resté jusqu'à 3 heures du matin. Le ministère de la Justice et le pouvoir sont donc parfaitement au courant. Et il y a eu des articles de presse dès le lendemain des faits.

Or que se passe-t-il ? Même pas une réaction officielle, même pas un coup de téléphone, rien. Tout se passe comme si on voulait nier ce qui s'est passé. Comme si c'était sans importance et sans gravité. Dans n'importe quelle démocratie, le pouvoir aurait condamné cette mise à sac avec force.

En moins de deux ans, il y a eu six violations de domiciles, concernant des membres de mon équipe ou moi-même. Jamais les coupables n’ont été arrêtés.

Et puis la deuxième chose qui me scandalise, c'est la réaction de la droite à mes propos. Il n’y a pas eu un seul responsable de droite pour reconnaître la gravité de cette affaire. Ils ont voulu me déstabiliser pour me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus. Ils n’y parviendront pas.

En ce qui concerne les révélations sur les empreintes digitales d’une jeune femme retrouvées chez moi, lors de la « visite » de mon appartement en 2006, je vous renvoie au communiqué de Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’avenir, que vous trouverez ci-dessous.

Sachez qu’on ne m’arrêtera pas. Je continuerai avec vous, et avec d’autres, à dénoncer la mainmise du clan Sarkozy sur tous les pouvoirs. On ne fera pas taire la gauche. Croyez-moi.



À très bientôt,

Ségolène Royal



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Communiqué de Maître Jean-Pierre Mignard,
avocat à la Cour d’Appel de Paris


« Informé par les seules agences de presse de récents développements dans l'enquête sur la mise à sac de l'appartement de Madame Royal, j'ai repris contact avec le Procureur de la République de Nanterre, Monsieur Philippe Courroye.

Il m'a confirmé que des empreintes digitales d'une jeune femme d'un pays des Balkans correspondraient à celles retrouvées dans le domicile de Madame Royal lors de la visite avec effraction de 2006.

Une nouvelle technique appropriée aurait permis maintenant ce qui n'était pas possible hier : procéder à une comparaison approfondie des empreintes.

Nous faisons à cela les observations suivantes :

- la protestation de Madame Royal aura déjà et au moins servi à la réouverture de son dossier classé. Sans cela cette première infraction serait définitivement tombée dans l'oubli. On peut s'en étonner, s'agissant quand même d'une visite avec effraction commise dans des circonstances troublantes au domicile d'une candidate à l'élection présidentielle.

- la personne suspectée serait notoirement connue des services de police pour avoir écumé les appartements de la Région parisienne.

- aucun vol n'a été commis chez Madame Royal lors de cette visite. Même une montre qui avait disparu lors de l'intrusion dans l'appartement a été retrouvée et aucune déclaration de vol à l'assurance n'a été déposée.

- la suspecte, présentée comme délinquante d'habitude, « rompue au cambriolage de droit commun », aurait donc ce soir-là exercé son activité habituelle à titre bénévole, mue par la seule curiosité. C'est assurément une originalité.

J'ai demandé à Monsieur le Procureur de la République d'être dorénavant la seule personne autorisée à communiquer dans ce dossier, le cabinet de Monsieur le Président de la République, n'étant pas en charge de l'enquête préliminaire. »



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Et ça continue ! La mainmise du clan Sarkozy sur la France ne s’arrête pas aux médias, aux groupes industriels et aux cadeaux fiscaux pour une bande de privilégiés. Voilà maintenant que même l’armée fait les frais d’un chef de l’État, incapable de tolérer la moindre critique.

Nicolas Sarkozy a lancé une enquête non-officielle pour connaître le nom des officiers supérieurs qui avaient signé une tribune dans la presse, sous le pseudonyme de Surcouf. Leur tort ? Être déçus du Livre blanc sur la défense et reprocher à l’exécutif d’avoir trop peu consulté les militaires, pourtant les principaux concernés. L’expression anonyme, voilà le seul moyen que ces officiers avaient pour se faire entendre, jugeant la situation trop inquiétante pour continuer de se taire.

« Amateurisme des propositions », portant la marque de « lubies insuffisamment étudiées » : la critique était juste, la critique mettait le doigt là où ça faisait mal.  Le Livre blanc a fait le choix de renforcer les programmes d’équipement, en négligeant totalement le facteur humain (54 000 suppressions d’emplois). « Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d’hypothétiques innovations technologiques et organisationnelle. Il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l’efficacité de l’instrument militaire », écrivent ces officiers clairvoyants.

Aux nombreuses insuffisances dont souffre le Livre blanc, s’ajoute l’abandon des territoires frappés par ces coupes sombres. La Défense n’a pas pour but premier d’aménager les régions, soit. Mais les implantations militaires participent au dynamisme des territoires. On ne peut fermer des régiments sans se demander ce que deviendront les nombreuses villes qui vivent de la présence de l’armée.

Ce sont justement les pratiques autistes et centralisatrices d’un pouvoir aveugle aux réels besoin de la France qui ont forcé les officier inquiets de Surcouf à s’exprimer anonymement dans la presse. Aujourd’hui, ils sont poursuivis par des chiens de chasse qui devraient traquer d’autres lièvres.

Et voilà que Nicolas Sarkozy jette une nouvelle injure à la face des forces armées en leur imposant la présence, lors du défilé du 14 juillet, du président syrien Bachar El Assad. Responsable de l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983 qui avait coûté la vie de 58 parachutistes français, la Syrie ne s’est jamais excusée à ce jour.


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