Constit

Les réactions :

François Hollande : "Le perdant, c'est Nicolas Sarkozy qui avait imaginé une réforme avec une large majorité et qui se trouve aujourd'hui avec une réforme adoptée à une voix en plus du résultat requis. Jack Lang est le seul de sa famille politique à avoir voté la réforme. Il aura une responsabilité et nous avons à la faire valoir. Jack Lang, nous le connaissons, nous l'avions déjà mis hors du groupe au moment où il s'était mis dans le comité Balladur.

Ségolène Royal : "Ce n'est pas la victoire de la démocratie, c'est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés". "Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût", ajoute Mme Royal. "Comme disait François Mitterrand, sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", ajoute Mme Royal, sans nommer Jack Lang, celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale. "A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste".

Arnaud Montebourg : "le déséquilibre de cette monocratie qui vient de s'établir à deux voix est pour nous un signe de fragilité de notre pays et un péril important pour les mois à venir. Le combat ne fait que commencer. Nous prendrons à témoin les Français des risques d'abus qui s'installent dans le paysage politique de notre pays"

Jean-François Copé : "les grandes réformes de notre histoire ont parfois été adoptées à une voix. 60% des voix, c'est consensuel. J'aurais aimé que plus de socialistes votent la réforme. Je dis merci à Georges Tron et pourquoi pas à Jack Lang. Je pense que le PS est affaibli, au moins sa direction".

François Bayrou : "Une seule voix de majorité, après tant de marchandages, de menaces, de promesses et de battage, cela prouve en réalité que les parlementaires n'étaient pas convaincus, même lorsqu'ils étaient du bord du gouvernement, par cette réforme. Plusieurs dizaines d'entre eux ont voté oui alors qu'ils pensaient non. Tout le monde voit bien qu'une réforme des institutions ne devrait pas se faire ainsi, tirée par les cheveux et camp contre camp. Une réforme de la constitution devrait rassembler les grands courants démocratiques du pays et tenir compte de leurs attentes.

On s'apercevra très vite que ce nouveau texte de la constitution ne change rien du fonctionnement déséquilibré de nos institutions et au contraire qu'il y a à moyen terme de nombreux risques de blocage. Par exemple le jour où le Sénat et le gouvernement ne seront plus du même bord, on verra naître des difficultés. Au fond, le résultat révèle l'absence de soutien pour cette réforme".

Bernard Accoyer : "C'est serré, c'est vrai. Mais la République ici-même a été fondée, c'était l'amendement Wallon, et il y avait une voix de majorité".

Bertrand Delanoë : l'adoption de la réforme des institutions, que Nicolas Sarkozy "sera peut-être tenté d?interpréter comme un succès personnel", n'est "assurément pas" un succès pour la démocratie.

Manuel Valls : "Une réforme constitutionnelle qui passe à deux voix, ce n'est pas l'idée que je m'en fais. C'est une occasion gâchée et une occasion perdue pour le PS de participer à une réforme où il aurait dû prendre toute sa place".

Julien Dray : "Je ne veux pas que le débat ce soir tourne autour de Jack Lang. Malgré les pressions, les débauchages, la réforme ne passe qu'à une voix. Il y a un problème du président et de son autorité".

Source : AFP



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Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a estimé qu'il était "nécessaire" et "possible sur le plan politique" qu'apparaisse une "réconciliation" entre François Hollande et Ségolène Royal.

Invité dimanche 20 juillet du "Grand rendez-vous" d'Europe1/TV5 Monde/Le Parisien-Aujourd'hui en France, Julien Dray a tout d'abord jugé que "la réconciliation entre François Hollande et Ségolène Royal est nécessaire", avant d'ajouter qu'elle était possible "sur le plan politique". "Le reste ne me regarde pas", a-t-il précisé, en allusion au fait que les deux ténors du Parti socialiste avaient été compagnons dans leur vie privée.

" Besoin d'une équipe "

Selon lui, "le problème du Parti socialiste, c'est qu'il n'y a pas une équipe à sa tête qui a un contrat de majorité claire, avec une cohérence".
Or, il "a besoin d'une équipe, d'une force collective à sa tête. Je crois qu'il n'y a pas un individu qui soit capable, tout seul, de refigurer le PS".

Dès lors, il lui faut à la tête du parti "quelqu'un qui ne s'occupe que du PS (...) pas d'une grande ville, d'une petite ville, d'un département, d'une région et qui ne soit pas candidat à l'élection présidentielle". Par ces mots, le porte-parole du PS exclue donc, entre autres, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et Martine Aubry.

" Regarder vers l'avenir "

Par ailleurs, le fondateur du Mouvement des jeunes socialistes a ironisé sur "les reconstructeurs du passé", faisant ici référence au "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg.

"Il faut regarder vers l'avenir", a-t-il précisé, s'appuyant sur "le centre du parti", formé selon lui par "Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et François Hollande".

Il est également nécessaire selon lui qu'une partie de l'aile gauche du PS, celle d'Henri Emmanuelli, "soit associée à ce centre".

Le choix du successeur de François Hollande à la tête du parti socialiste dépend du vote des adhérents lors du congrès de Reims en novembre. Julien Dray, tout comme Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, s'est déclaré candidat.

Source : Nouvelobs.com



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22 juillet 2008 - 10:45

C’est l’ancien Président du Conseil constitutionnel, Robert Badinter qui a, selon nous, le mieux exprimé l’inutilité de la révision constitutionnelle adoptée hier par le Congrès. Il juge qu’elle est une occasion perdue de transformer réellement notre République et de mettre fin à la « monocratie » qui caractérise aujourd’hui notre régime. Nous vous proposons ici de lire son texte publié dans l’édition du Monde du 20 juillet 2008.

« Non à l'hyperprésidence »

« Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité. J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République.

Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel. Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République.

Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte.

D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux. Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense". Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique !

Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage.

Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible. La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision.

Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix. »

Robert Badinter, sénateur, ancien président du Conseil constitutionnel


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Min Soc

Le taux de pauvreté en France était d'environ 13,2% en 2006 en France métropolitaine, soit 7,9 millions de personnes, selon une enquête de l'Insee sur les niveaux de vie, communiquée vendredi 18 juillet.

Le taux de pauvreté correspond à un revenu inférieur à 880 euros par mois. La moitié d'entre ces personnes vivent même avec moins de 720 euros par mois, précise l'enquête, qui avait été publiée en juillet.

"De 2005 à 2006, l'évolution du taux de pauvreté (+0,1%) ne peut pas être considérée comme significative", souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Disparités

Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté reste donc stable, mais il n'empêche que le niveau de vie global des Français se détériore.

L'étude révèle en effet que la moitié des habitants de métropole ont un niveau de vie annuel inférieur à 17.600 euros, en hausse de 1,7% en euros constants (inflation comprise) par rapport à 2005.

Le grand écart est immense entre les 10% les plus aisés, qui bénéficient d'un niveau de vie d'au moins 33.190 euros par an, et les 10% les plus modestes, qui ont un niveau de vie inférieur à 9.720 euros annuels.

Le niveau de vie moyen des actifs (chômeurs compris) au sens du Bureau international du travail (BIT) s'élève à 21.760 euros par an en 2006, soit 6% de plus que les inactifs.

La disparité est également importante lorsque se pose la question de l'âge.
En effet, toujours selon l'enquête, les jeunes de moins de 25 ans ont un niveau de vie plus faible que le reste de la population: 18.270 euros par an contre 21.620 euros pour les plus de 25 ans. Celui des retraités est de 21.540 euros.

Familles monoparentales

Les familles monoparentales sont les plus touchées par la pauvreté. 30,3% des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale vivent au-dessous du seuil de 880 euros par mois, soit 2,3 fois plus élevé que pour le reste de la population.

Toutefois la part des familles monoparentales pauvres est stable par rapport à 2005.

Les couples sans enfants sont les ménages les moins touchés par la pauvreté (6,4% de pauvres).

Enfin, dernière indication de cette enquête de l'Insee, la pauvreté est urbaine: les taux de pauvreté sont en effet plus forts dans les villes de plus de 20.000 habitants (hors agglomération parisienne).

Source : Nouvelobs.com



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G

Incroyable mais vrai : Nicolas Sarkozy a demandé la tête de Franz-Olivier Giesbert, dit "FOG", PDG du Point, à François Pinault, fondateur du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute), propriétaire de l’hebdomadaire. La nouvelle est piquante concernant un news magazine qui ne passe pas franchement pour être un suppôt de la gauche… Mais le président de la République considère que Le Point n’est pas suffisamment sarkozyste. Il n’avait pas apprécié, le mot est faible, la publication dans ce journal en décembre dernier, des bonnes feuilles du livre d’Anna Bitton sur Cécilia Sarkozy et l’avait fait savoir à l’époque. Il n’adore pas non plus les tribunes de Valéry Giscard d’Estaing dont l’esprit serait trop libre. Plus récemment, il n’a pas goûté du tout la couverture sur "Sarkozy et les psy". Cette dernière incartade de FOG a été la goutte d’eau qui a conduit le chef de l’Etat à décrocher son téléphone pour appeler François Pinault, ce que dément formellement ce vendredi l'industriel auprès du Nouvel Obs. Où s’arrêtera Sarkozy ? Son influence dans le groupe Lagardère (Paris-Match, Europe 1, Le Journal du Dimanche) n’est plus à démontrer, son ami Martin Bouygues veille sur TF1 et Etienne Mougeotte sur le Figaro. Mais cela ne lui suffit pas. Après le Point, a qui le tour ?

Source : Le Nouvelobs.com



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