Mardi 27 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal a réaffirmé mardi, après que Bertrand Delanoë eut défendu "le libéralisme", que les socialistes ne devaient pas "aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire".

"Il n'y a pas besoin d'aller piocher à la droite son idéologie et son vocabulaire. On sait ce que cette idéologie recouvre (...) Le libéralisme a déjà fait des dégâts considérables", a déclaré Mme Royal en recevant la presse dans ses bureaux du Boulevard Raspail à Paris.

"On apprend en même temps que les patrons du CAC 40 ont augmenté leurs revenus de 54% et que l'on s'apprête à supprimer la prime pour l'emploi pour 2,5 millions de salariés petits et moyens (...) Le capitalisme détruit les hommes et les femmes (...) C'est ça, le libéralisme".

Elle a dénoncé dans cette idéologie "des concepts qui sont à la source même des malheurs et des désordres du monde". "Désolée, je ne partage pas cette façon de parler", a-t-elle ajouté, évoquant "un vrai clivage" et récusant qu'il s'agisse de "postures".

Selon Mme Royal, ce "n'est pas exact" de dire que M. Delanoë ne se range pas dans le camp du libéralisme économique. Elle s'est toutefois refusée à une discussion avec les journalistes à partir des propos du maire de Paris.

Tout en exprimant son "respect de ce que dit Bertrand Delanoë", elle a dénoncé "une confusion des valeurs" alors qu'il faut aujourd'hui "une clarification".

Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "l'enjeu majeur, c'est de montrer en quoi le socialisme du 21e siècle est une idée neuve, moderne et efficace".

Source : Avec Agence


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Mardi 27 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Constit

Les députés socialistes ont décidé mardi, à l'unanimité moins deux abstentions, de voter contre le projet de loi sur la réforme des institutions en première lecture à l'Assemblée nationale, a-t-on appris dans l'entourage du patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault.

Ce vote interne a été obtenu lors d'une réunion du groupe socialiste à l'Assemblée. Tous les participants à cette réunion ont voté contre le texte, y compris des signataires de l'appel en faveur de la réforme, lancé la semaine dernière dans Le Monde par 17 députés PS (Manuel Valls, Didier Migaud...), a-t-on précisé. Seuls deux députés PS (Gaëtan Gorce et Martine Lignières-Cassou) se sont abstenus. Le vote solennel sur le texte devrait avoir lieu mardi prochain.

Selon des participants à la réunion du groupe, la plupart des orateurs ont reconnu quelques avancées sur le texte dans la discussion en cours à l'Assemblée nationale mais les ont jugées nettement insuffisantes. La semaine dernière, M. Ayrault avait préparé les esprits à un vote négatif en première lecture tout en soulignant qu'il ne "préjuge pas" de la position du PS pour la suite, au Sénat, puis au Congrès.

Une façon de faire pression sur le gouvernement et la majorité pour tenter d'obtenir une réponse favorable aux préalables qu'ils ont posés (mode de scrutin des sénateurs, décompte du temps de parole du président dans les médias audiovisuels...). Les élus PCF et Verts devraient eux aussi voter contre le texte à l'Assemblée nationale.

Les députés devaient achever mardi, avec une journée de retard, l'examen du projet de loi sur les institutions, le vote solennel devant probablement intervenir mercredi.

L'Assemblée a donné lundi son feu vert, après un débat houleux et malgré l'opposition de la gauche et d'une partie de l'UMP, à la venue du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Toute la gauche a voté contre, de même que certains députés UMP.

Depuis 1875 -suite aux affrontements entre une Assemblée encore majoritairement monarchiste et le président Adolphe Thiers, républicain- les hémicycles des deux chambres sont interdits d'accès au président de la République qui ne peut que leur envoyer un message lu, sans débat.

Durant la campagne présidentielle, puis depuis son élection, le président Nicolas Sarkozy a "souhaité que le président puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et pour rendre compte de ses résultats". M. Sarkozy y voyait "un engagement fort, la mise en jeu d'une forme de responsabilité intellectuelle et +morale+".

Au nom de la séparation des pouvoirs, la gauche en a cependant fait l'un des ses chevaux de bataille. Mais la disposition passe mal aussi à droite, notamment chez les gaullistes, qui y voient un abaissement du Premier ministre. Face au tollé, alors que le texte initial prévoyait un droit d'expression devant le Parlement ou devant chacune des deux chambres, la commission des Lois a limité la venue du président au seul Congrès à Versailles, en ne prévoyant aucune périodicité.

Mais droite et gauche sont restées plutôt sceptiques, voire complètement opposées à ce "compromis versaillais".

"La restriction" à une venue du président "est obsolète", a jugé Rachida Dati (UMP).

Béatrix Baconnier-Martin



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Mardi 27 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

sondage fille

Près de sept Français sur dix (67%), contre 60% le mois dernier, jugent mauvaise la politique économique du gouvernement, selon un sondage.

A l'opposé, 28% (33% en avril) des sondés estiment que la politique économique actuellement menée est bonne, selon ce sondage BVA pour France-Inter et "Les Echos".

-sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon de 1.006 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Source : AP



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Dimanche 25 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

LPR

Le blog du Pacte-Rénovateur s'est rénové : voir


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Samedi 24 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
A la Mutualité, le maire de Paris a convaincu, sans aller jusqu'à se déclarer candidat à la présidence du parti socialiste. Ségolène Royal juge incompatible son credo "libéral et socialiste".
AFP
LIBERATION.FR : samedi 24 mai 2008
  
A six mois d'un congrès du PS qui doit désigner le successeur de François Hollande, Bertrand Delanoë a galvanisé ses troupes aujourd'hui à Paris, sans aller jusqu'à se dire candidat, ce qui n'a pas empêché Ségolène Royal de pourfendre son credo alliant "libéralisme" et "socialisme".

Devant plus de cinq cents personnes réunies à la Mutualité -au premier rang, l'ancien Premier ministre Lionel Jospin prenait conscieusement des notes, sans prendre la parole - le maire de Paris a exalté le "professionnalisme", "la compétence", "l'esprit d'équipe".

"La question de 2012 ne se posera pas si nous ne réussissons pas le congrès de Reims et s'il n'est pas porteur d'années de travail intense" et "collectif", a prévenu le maire. Une tâche "immense".

Cependant, Bertrand Delanoë, largement réélu en mars, 58 ans le 30 mai, n'a pas abattu son jeu même si la salle n'avait nul doute sur son ambition.

"Si je dis: +je ne veux vraiment de responsabilité qu'à la mairie de Paris+, eh bien je me fous de vous!", a-t-il cependant plaisanté.

L'assistance a cru qu'il irait plus loin, comme l'avait fait Ségolène Royal, ex-candidate à la présidentielle, une semaine plus tôt à Paris. Mais non.

Lors des débats ordonnés par le député européen Harlem Désir, l'ex-ministre Elisabeth Guigou a mis les points sur les i: "je souhaite que Bertrand soit, le moment venu, notre candidat au poste de Premier secrétaire".

"Nous avons besoin pour notre parti de quelqu'un qui le connaisse, l'aime, sache le remettre au travail", a-t-elle expliqué. "Un leader sans projet ça ne vaut rien, un projet sans leader non plus".

"Les socialistes doivent être les combattants de la liberté", avait plus tôt exhorté le maire, après avoir brisé un tabou en se proclamant socialiste ET libéral dans son livre "De l'audace!" publié jeudi.

Retraites, environnement, mondialisation: le maire a passé en revue les enjeux, sans craindre d'utiliser des "gros mots" comme "social-démocratie": "il faut que nous soyons des entrepreneurs du progrès social".

"Je suis heureuse que Bertrand Delanoë ait jeté un pavé dans la mare sur le libéralisme", a dit Elizabeth Guigou.

Plusieurs strauss-khaniens ont évoqué les "nécessaires convergences" de leur courant avec les amis du maire. Dominique Lefebvre, maire de Cergy et premier fédéral du Val-d'Oise, est allé le plus loin, justifiant sa présence par "la volonté de jeter les bases, d'ici au 1er juillet (dépôt des contributions au congrès, NDLR), de cette large convergence".

Plusieurs responsables parisiens, naguère partisans de Royal, étaient présents, tels les députés Patrick Bloche, premier fédéral parisien, ou Christophe Caresche. Selon un de ces élus, "seul Delanoë peut faire bouger le PS sans le casser".

"Beaucoup considéraient que Delanoë était le porte-étendard de l'anti-ségolisme. Mais avec cette réunion, le livre et l'appel, il crée le débat, il lance un mouvement", a jugé l'entourage du maire.

"Il y a une envie de bâtir ensemble", selon Harlem Désir.

Dans le concert de louanges tressées au maire de Paris, Ségolène Royal a fait irruption en condamnant en fin d'après-midi, en termes vifs, le mariage du libéralisme et du socialisme. "Totalement incompatible", assène-t-elle.


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