Lundi 30 avril 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
ça ne vous fait pas peur ? moi si!
Hier à Bercy, il s'est posé en rassembleur du centre et de la droite.
Par Alain AUFFRAY
QUOTIDIEN : lundi 30 avril 2007
      
Avant la longue leçon de morale, d'autorité et de patriotisme de Nicolas Sarkozy, avant son tonitruant réquisitoire contre l'héritage de Mai 68, c'est avec la plantureuse chanteuse Miss Dominique, l'élue 2006 des téléspectateurs de M6, que la droite a inauguré hier son dernier meeting parisien. Dans un palais de Bercy plein à craquer (20 000 sympathisants et plusieurs milliers d'autres dehors), les stratèges sarkozystes espéraient tourner la page de cette première semaine d'après-premier tour, «confisquée», disent-ils, par le duo Royal-Bayrou.
«L'UDF avec nous !» scandent les jeunes en tee-shirt bleu marqué du slogan, «Dimanche, tout devient possible».  «Puisque Bayrou veut en finir avec l'UDF, je vous dis, moi, que vous êtes les bienvenus», lance Sarkozy après avoir promis, s'il est élu, d'étudier «la possibilité d'introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée nationale».  «Je veux m'adresser aux électeurs du centre, dont les valeurs sont si proches des miennes, ajoute le candidat de l'UMP. Je veux leur dire que leur sensibilité a toute sa place dans la majorité présidentielle que je veux construire.» 
Le candidat UMP tenait à rassembler toutes les sensibilités de la droite et du centre. Le gouvernement est presque au complet, y compris le discret Dominique de Villepin. Il y a aussi l'amiral Philippe de Gaulle et Simone Veil. Le gaulliste et la centriste. Leurs images sur les écrans de Bercy sont saluées par des ovations.
«Aux prises avec une crise morale» 
Mais pour Sarkozy, le sujet du jour est ailleurs. Son discours, il l'a conçu comme la dernière charge, comme le coup de grâce contre la «pensée unique» et «l'idéologie de Mai 68». Depuis le début de sa campagne, il n'a pas cessé de fustiger ces fléaux responsables de «la crise morale» dans laquelle est plongé le pays. L'intervention d'André Glucksmann préparait le terrain : «J'ai choisi Sarkozy parce qu'il est l'inverse de la caricature de monstre autoritaire et raciste qu'on fait de lui», lance le philosophe, ex-soixante-huitard.
Pour Sarkozy, Mai 68 est responsable de tout : du dénigrement de l'identité, du communautarisme, de la faillite de l'école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés ! De la campagne qui s'achève, Sarkozy dit carrément : «Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc.» Le candidat de l'UMP tonne : «Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.»  «Il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie», lance-t-il, dénonçant la «gauche, héritière de Mai 68  [...]. Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes». 
A deux jours du rassemblement PS au stade Charléty, l'UMP veut démontrer qu'elle était capable de déplacer des dizaines de milliers de supporteurs et une pléiade de célébrités. Des chanteurs (Johnny Hallyday et Faudel), des comédiens (Véronique Genest et Christian Clavier) et des sportifs comme le rugbyman Christophe Dominici. Le comique Jean-Marie Bigard est l'un des premiers à prendre le micro : «C'est pas la première fois que je viens à un meeting. Moi, j'ai déjà bourré Bercy, et j'ai aussi bourré d'autres trucs la semaine dernière», confie-t-il élégamment. S'adressant à Sarkozy, Henri Salvador parle de la France : c'est un «joyau que nous allons t'offrir le 6 mai, car toi seul sauras le faire briller». Mais dans le genre dithyrambique, c'est à Enrico Macias que revient la palme : Sarkozy ? «C'est une grande espérance pour la France et pour le monde, pour les minorités, les pieds-noirs, les harkis, et pour tous les étrangers qui veulent vivre en France.» 
Trempé de sueur et porté par la foule 
Dans les tribunes du palais omnisport, les tee-shirts blancs des «Etudiants avec Sarkozy» bondissent sur place en hurlant : «Qui ne saute pas est socialiste.» A leurs côtés, les militants UMP d'origines africaine et maghrébine attendent sagement. Parmi eux, Lucien Pampou se fait le promoteur de la discrimination positive : «Avec Sarko, un Noir est un Noir, un Arabe est un Arabe, pas de Black et de Beur comme dit la gauche.» Michel Mbesa, Français d'origine camerounaise, salue les restrictions au regroupement familial : «Si on l'avait fait plus tôt, on aurait évité ces familles ivoiriennes tuées dans l'incendie de leur hôtel.» Dans la foule de Bercy, il y a aussi André Troise. Ancien élu régional FN du Languedoc-Roussillon, il est monté à Paris pour ce meeting. Demain, il célébrera avec Le Pen la fête de Jeanne d'Arc. Dans sa région, il fait du «battage» depuis le début de la semaine pour le candidat de l'UMP.
Il fallait un final grandiose. Plus rien n'arrête le candidat trempé de sueur, porté par une foule en délire. «Chers amis, il nous reste huit petits jours pour bâtir le pays le plus prospère au monde, pour rétablir le plein emploi et l'autorité ! J'ai besoin de vous pour être le candidat du peuple de France.» Bercy explose. Avec la Marseillaise finale, on frise le délire. Sarkozy, hilare, chante à pleins poumons, enlacé par un Gilbert Montagné en transe.

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Lundi 30 avril 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
 
 
 
FAIRE TRIOMPHER LA REPUBLIQUE DU RESPECT

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Lundi 30 avril 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Vous m'avez donné de la force, cette force gardons-la intacte, faisons-la grandir pour avoir la victoire en 2007. Merci de me transmettre ce flambeau devant tous les socialistes rassemblés.
Nous écrivons aujourd'hui ensemble une belle page de l'histoire de France. Un nouvel espoir s'est levé à gauche, comme une vague en formation, qui ne demande qu’à grandir. 
 

J'ai besoin de tout le monde, j'ai besoin de tous les talents, j'ai besoin de tous les socialistes. C'est la droite qui par ses choix fabrique de l'insécurité sociale, du désordre et de la violence. Elle les fabrique parce qu'elle croit qu'en prétendant les résoudre, elle va gagner la prochaine échéance.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons et si nous y travaillons. Pendant cette phase d'écoute, nous allons débattre de quatre thèmes: l'éducation, la lutte contre toutes les formes de violence, le problème de la vie chère" et l'excellence environnementale et le Co-développement. Accomplissons ensemble notre devoir pour les millions de Français qui attendent qu'on mette fin à ces politiques de rupture, de fracture, d'insécurité et de précarité." 

Aidez-moi à tracer ce chemin, aidez-moi à construire ce renouveau. Dans cette campagne, il y aura des embûches, des chausse-trapes, car la droite ne recule devant rien. Il y aura des chutes mais nous nous relèverons, il y aura des entorses mais nous les soignerons, il y aura des pièges mais nous les contournerons. J'ai de la résistance, de la force, de l'obstination et du courage. 
Il s'agit d'un beau combat des idées et ce combat-là nous allons le gagner.


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Lundi 30 avril 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Point de vue de Michel Moine, Maire et Conseiller Général d'Aubusson, trouvé au hasard des blogs :

L’élection n’est pas encore intervenue que beaucoup sont déjà dans le coup d’après... sauf peut-être Le Pen, qui a probablement joué son dernier.

Beaucoup, c’est à dire surtout ceux à qui le sort des urnes n’a pas été favorable.

Villiers vient de se renier, lui qui le soir du 1er tour donnait toute liberté de vote à ses électeurs avant de se parjurer aujourd’hui en appelant à voter Sarkozy. C’est qu’entre temps, le président du conseil général de Vendée a fait ses comptes, localement, et pris la mesure de l’effritement de son électorat dans ce département qui n’est quasiment plus son fief.

L’UDF, qui n’existe virtuellement plus, et qu’il serait plus juste de dénommer les UDF, a, apprend-on, vocation à muer, avec l’exprimé souhait de voir cette chrysalide se muer en un papillon magnifique, avec deux belles ailes, l’une à gauche, l’autre à droite. Ce qui n’est pas tranché, c’est de savoir si ces ailes seront de mêmes dimensions. Pour ma part, je sais que la durée de vie de ces élégants insectes est assez brêve. Le parti démocrate, dont il n’est pas certain qu’il conservera, pour cause d’antériorité de propriété, ce patronyme aux initiales un peu connotées, sera-t-il autre chose que l’élément d’un rapport de force dans le second tour de la présidentielle ? Il s’annonce d’ores et déjà comme un parti aux maigres effectifs parlementaires, les actuels députés udf se ralliant en masse à Nicolas Sarkozy , au nom du réalisme des accords politiques avec l’UMP auxquels ils doivent leur mandat. Les électeurs de François Bayrou apprécieront certainement ces manifestations somme toute tout à traditionnelles des vieilles pratiques politiciennes contre lesquelles la candidature de François Bayrou a puisé sa légitimité et son score.

A gauche, certains semblent se détourner de l’ultime semaine de campagne, en affichant leur besoin de création d’un "parti progressiste". Etrange attitude, en vérité de la part de responsables politiques qui semblent parier sur l’échec de leur candidate, quoiqu’ils s’en défendent, et à tout le moins poursuivre un autre objectif que sa victoire. C’est faire preuve de bien peu de sens des responsabilités que de jouer ainsi avec le sort de notre pays et de spéculer sur la victoire de Nicolas Sarkozy pour espérer reconstruire une alternative de gauche sur les ruines d’un parti socialiste qu’ils espèrent en déconfiture. Je n’aime pas cette façon de biaiser un débat qui passionne nos concitoyens. Il n’est pas temps de lui en substituer un autre.

" On veut nous amener sur les débats internes du PS, estime Arnaud Montebourg. Je connais la maladie des socialistes : ils passent leur temps à se taper dessus. Alors, excusez-moi, j’ai une élection sur le feu."

Au rugby, on voit souvent des joueurs perdre le contrôle du ballon, parce que dans leur tête ils jouaient la passe à venir avant même d’avoir réceptionné celle de leur partenaire.

François Mitterrand disait : "Dans les épreuves décisives, on ne franchit correctement l’obstacle que de face". Certains ne s’intéressent pourtant qu’à leur profil.

Cette campagne aura été fructueuse en coups de Jarnac envers Ségolène Royal.

Je ne suis pas sûr d’y voir là le meilleur hommage à François Mitterrand.

Mais, malgré tout, Ségolène est debout, libre, face à son adversaire, prête à franchir la ligne d’en-but. Son pack, c’est vous, c’est nous. Nous franchirons cette ligne avec elle, même si ce n’est que de quelques centimètres.

Parce que nous sommes porteurs du ballon. Quelques centimètres, cela suffira.


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Lundi 30 avril 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Lilian Thuram

Footballeur engagé, Lilian Thuram explique les raisons pour lesquelles il s'oppose, sur toute une série de thèmes, aux propositions de Nicolas Sarkozy, et donne sa vision de la société française. Entretien.

Que pensez-vous des résultats du premier tour ?

On pourrait dire qu'il y a un recul du FN mais c'est Sarkozy qui a récupéré les voix de Le Pen. Les discours du FN s'est banalisé dans la société. Les mots de Le Pen n'ont jamais été aussi présents et, ce qui est dramatique, c'est que ses idées sont portées par un homme issu d'un grand groupe politique, l'UMP. Je trouve ça triste. Moi, ma priorité, c'est de tout faire pour que les gens vivent ensemble, se respectent et qu'on ne cherche pas des boucs émissaires. Or, c'est ce que font les discours de Le Pen, Villiers et, dernièrement, de Sarkozy. Je me dis donc que ma vision de la société n'était pas celle de pas mal de Français puisque Sarkozy est arrivé en tête.

Le curseur du débat politique s'est donc déplacé vers la droite, voire l'extrême droite ?

Complètement ! Malheureusement, il y a eu un tournant après le 11 septembre 2001. Nous sommes entrés dans un cycle de peurs, de méfiance. Ce qui s'était passé dans les banlieues a joué énormément dans l'imaginaire collectif. Quand il y a des manifestations de cet ordre, il y a toujours une montée du racisme. Nous traversons une véritable crise de la citoyenneté. On parle d'une crise de l'intégration. Mais à qui la faute ? Il y a des revendications d'histoire ou de mémoire vis-à-vis de la colonisation, de l'esclavage ou de, tout simplement, trouver sa place dans la société, qui prouvent bien que ces citoyens veulent participer à la France. Mais ils ne se reconnaissent pas dans cette France-là. Il est dommage que des politiques jouent sur ce malaise en stigmatisant les populations des banlieues. Il y a des termes précis qui servent à «délimiter», à séparer ces populations, comme «Français de souche», «minorités», «Français de deuxième ou troisième génération»... Cela illustre cette difficulté à accepter l'autre avant de le considérer comme Français à part entière...

Mais c'est le peuple français, ou du moins une bonne partie, qui éprouve de réelles difficultés à faire de la place à ces «autres» Français...

Il y a un poids énorme de l'histoire. L'esclavage a éduqué les gens dans le sens que l'homme blanc était supérieur à tous les autres et que l'homme noir était le plus bas dans l'échelle. Il y eut ensuite la colonisation avec la prétendue mission de l'homme blanc à civiliser les «sauvages»... Aujourd'hui, en France, l'inconscient collectif est comme ça : l'autre est différent et inférieur. Comment expliquer aux gens qu'on peut être Français en étant tous égaux? En France, les gens se disent plus facilement racistes qu'avant. Ils devraient avoir peur de ce sentiment : si vous êtes plus racistes, l'autre le sera également.

Lequel des deux candidats se rapproche le plus de votre «projet de vie» ?

Il est évident que M. Sarkozy ne s'attache pas au «vivre ensemble». Refuser de faire le travail de mémoire, c'est refuser d'avancer. Il faut relire le passé pour préparer l'avenir. Il est prêt à beaucoup pour devenir Président. Il dit ce que les gens veulent entendre... Il réveille le racisme latent des gens, je le lui ai dit et je suis prêt à le lui redire. On me dit parfois que j'exagère, mais regardez l'évolution de son discours depuis 2005, au moment où je l'ai rencontré : il a affirmé vouloir récupérer les voix du FN. Pour y parvenir, il y a deux moyens : soit en disant aux gens du FN, ce que vous pensez des immigrés est faux ; soit en allant dans le sens des idées de Le Pen... Les «moutons égorgés dans la baignoire», «le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» , l'immigration «choisie» et non plus «subie», etc., tout cela pointe du doigt une certaine population.

Et Ségolène Royal ?

Elle a pris le risque de répéter qu'elle voulait une France métissée. C'est un risque car je ne pense pas que la majorité des Français soit prête à entendre une telle idée... Dans son discours sur les immigrés, rien ne m'a choqué. Si demain, elle dit quelque chose de dangereux pour le «vivre ensemble», je lui dirai la même chose qu'à M. Sarkozy ! Ce n'est pas parce que je dénonce certains discours de M. Sarkozy que je suis avec Mme Ségolène Royal. Quand je l'ai rencontrée, je lui ai parlé des jeunes de banlieues qu'on stigmatise et auxquels on demande toujours de prouver qu'ils aiment la France... Des gages de citoyenneté, toujours !

Auriez-vous souhaité que des sportifs français s'impliquent plus dans cette campagne ?

Par rapport à la stigmatisation des immigrés et des jeunes de banlieue, je regrette qu'il n'y ait pas eu plus d'implication, oui. Parce que la plupart de nous avons eu un parcours assez similaire : on vient des couches de la société dites «défavorisées» et on a donc un peu tous la même sensibilité. Le jour où chacun de nous comprendra qu'on a le pouvoir de faire changer les choses...

Beaucoup de gens pensent qu'un Noir ou un Arabe, c'est une victime de la société, qui doit forcément voter à gauche... N'est ce pas une forme de racisme que de considérer des gens selon un code prédéfini ?

Bien sûr ! On peut être noir et voter Le Pen, Sarkozy ou à gauche... Pour ma part, évidemment, c'est beaucoup plus difficile de ne pas être sensible à certaines choses plus dérangeantes. Un Noir sera normalement beaucoup plus sensible à des discours racistes parce que lui, il l'a subi dans son histoire. Ce n'est pas toujours le cas. Tenez, en Guadeloupe, beaucoup de gens ont voté Sarkozy, qui refuse de se pencher sur la mémoire du pays. Or ces Guadeloupéens sont descendants d'individus ayant subi les horreurs de l'esclavage... Ces gens auraient dû se montrer plus attentifs et plus sensibles, éprouver une «réserve morale». Mais les gens ne sont pas toujours vigilants...

Que pensez-vous de la «discrimination positive» que défend Sarkozy ?La France ne se ment-elle pas à elle-même en tardant à offrir à ses «minorités visibles» la place qu'elles sont en droit d'attendre ?

En tout cas, la France n'arrive pas à se regarder telle qu'en elle-même... Je voyage beaucoup à l'étranger et le reproche récurrent qu'on fait aux Français, c'est d'être prétentieux. Notre pays vit dans le souvenir de la «Grande France». Cela veut dire qu'on n'a pas réalisé que cette grandeur reposait sur des massacres, sur la négation de l'autre, sur sa chosification... Aujourd'hui, il y urgence de déboucher sur quelque chose de plus intelligent...

On en prend le chemin ?

C'est pas gagné d'avance...

Chérif GHEMMOUR / Libération



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