Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a dénoncé samedi près de Carcassonne la "méthode" du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, estimant qu'elle relevait de "l'intimidation et de la confusion".
"Sa méthode, c'est celle de l'intimidation et de la confusion", a-t-il dit lors d'un meeting à Capendu (Aude), après avoir participé à Carcassonne à un hommage au sénateur et ancien ministre PS Raymond Courrière, décédé en août dernier.
"L'intimidation, elle commence par la déconsidération, la décridibilisation de l'adversaire, c'est-à-dire de nous, de Ségolène (Royal). Nous serions incapables, illégitimes, incompétents. C'était déjà le procès que faisait la droite à François Mitterrand avant 1981", a déclaré M. Hollande devant l'assistance, forte de 1.500 personnes, selon les organisateurs.
"Quelques sondages opportunément réalisés et voilà Sarkozy qui fait le fanfaron. Il a déjà gagné, il s'y voit déjà. Il s'installe, il s'y croit, il a déjà sa cour, et il fait le Président. Président du conseil général des Hauts de Seine, c'est possible, mais pas de la France encore, car les électeurs n'ont pas voté", a-t-il ironisé.
"Ne vous laissez pas gagner par cette intimidation dans ce combat qui ne serait même pas engagé qu'il serait déjà joué", a-t-il ajouté.
"Au-delà de l'intimidation, c'est la confusion. Il n'y aurait plus de droite, ni de gauche", a poursuivi M. Hollande, dénonçant "l'hypocrisie" manifestée selon lui par le candidat UMP, "qui n'est plus de droite, mais de France", pour s'attirer des voix.
"Il va falloir dans cette campagne faire la clarté", a ajouté M. Hollande, affirmant que M. Sarkozy, représentant "la droite actuelle en pire", "fait campagne avec l'appareil d'Etat".
"Il voudrait nous faire croire qu'il n'est pas le candidat sortant (...) Pourquoi n'assume-t-il pas son bilan? C'est qu'il n'est pas fameux", a-t-il lancé.
"La France a besoin de Ségolène Royal et de la gauche", a encore dit François Hollande. "C'est la seule candidate permettant le changement. Car si ce n'est pas Ségolène, c'est qui qui peut être au second tour pour représenter l'alternative et le changement?", s'est-il interrogé.
Source : AFP