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La cote de popularité de Nicolas Sarkozy atteint son plus bas niveau depuis son élection en mai 2007, avec 34% seulement d'opinions positives, selon notre sondage LH2-nouvelobs.com rendu public lundi 30 juin. Le chef de l'Etat perd deux points par rapport au mois dernier. Les Français sont 59% à avoir une opinion négative, dont 31% "très négative". Avec la baisse du pouvoir d'achat et la hausse du prix des carburants, la cote de confiance semble aussi se répercuter légèrement sur l'image du Premier ministre. La cote de Français Fillon, qui reste tout de même plus importante que celle du président, perd un point par rapport au mois dernier, avec 45% d'opinions positives. Le chef du gouvernement reste à 48% d'opinions négatives par rapport à mai.

Sarkozy peine à convaincre sur sa politique étrangère

Par ailleurs, l'enquête de LH2 révèle que le président de la République ne parvient pas plus à convaincre en matière de politique étrangère. Après ses derniers voyages diplomatiques, notamment au Proche-Orient, 45% seulement des Français interrogés déclarent porter un jugement positif sur sa politique étrangère, contre 47% d'avis négatifs. Pire, près d'un Français sur deux (47%) estime que Nicolas Sarkozy a détérioré l'image de la France dans le monde.
Et la présidence française de l'Union européenne, qui commence mardi, ne s'annonce pas comme une réussite pour les personnes interrogées : les Français sont très partagés quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à assurer cette tâche. Quarante-sept pour cent disent lui faire confiance, contre une même proportion qui affirme le contraire. Parmi eux, 28% des sondés ne lui font "pas du tout" confiance pour prendre la tête de l'UE.

Sondage réalisé par LH2 pour Nouvelobs.com les 27 et 28 juin par téléphone, auprès d'un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée à la Commission des sondages.

Source : Nouvelobs.com


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L'examen à partir de ce mardi du projet de loi sur la démocratie sociale, réformant notamment les 35 heures, risque de durer plus longtemps que prévu du fait des 1.671 amendements déposés.

Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) en a déposé pour sa part 1.394, a-t-on appris à l'issue de la réunion de la Conférence des présidents de l'Assemblée.

L'examen du texte devrait s'achever mardi ou mercredi prochains, avec un vote solennel.

Mais il n'est pas exclu que les débats se poursuivent plus longtemps que prévu, l'opposition étant décidé à mener une longue bataille contre ce texte dont le second volet réforme les 35 heures.

Jean-Marc Ayrault a annoncé que le groupe SRC qu'il préside "mènera une bataille sans concession dans l'hémicycle, avec l'ensemble des acteurs concernés, contre cette 'thatchérisation' de notre société".

Les propos du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), dans un entretien au quotidien Les Echos daté de mardi, risquent d'alimenter la polémique avec l'opposition.

Bernard Accoyer se déclare hostile à un plafonnement des forfaits jours des cadres et assimilés comme le proposent la commission des Affaires sociales et celles des Affaires économiques.

"Pourquoi vouloir à tout prix mettre encore des plafonds?. Je préférerais qu'il n'y ait pas d'amendement sur ce point, qu'on laisse les partenaires sociaux déterminer, par accord, au niveau de l'entreprise, quelle est la durée annuelle du travail la plus adaptée", déclare-t-il.

"Ne posons pas de nouveaux verrous, ne créons pas de nouveaux seuils, notre pays n'en souffre que trop", ajoute le président de l'Assemblée nationale.

Emile Picy / Reuters


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Pour voir la vidéo de l'intervention de Najat Belkacem à la Maison de la Chimie, cliquez sur le lien ci-après :


http://www.dailymotion.com/video/x5y2lw_najat-belkacem-maison-de-la-chimie_news


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SRPC

"Il avait promis la rupture. La France subit une déchirure": Ségolène Royal, se voulant à la pointe du combat, a transformé samedi la présentation de sa contribution en vue du prochain congrès PS de Reims en "premier grand rassemblement contre la politique" de Nicolas Sarkozy.

Devant plus d'un millier de militants survoltés scandant son prénom, l'ancienne candidate à la présidentielle a évoqué "l'insupportable perspective" de la privatisation d'Areva et EDF. "Non, Nicolas Sarkozy, vous n'avez pas le droit de privatiser pour vos amis financiers, ceux que vous avez besoin de remercier pour leur connivence pendant la campagne présidentielle!", a-t-elle lancé.

"Vous n'avez pas le droit de donner à vos amis Bouygues, Bolloré, Lagardère, vous n'avez pas le droit de donner non seulement les médias mais vous n'avez pas le droit de donner le patrimoine énergétique des Français".

Mme Royal a aussi fustigé à plusieurs reprises le "système prédateur de Nicolas Sarkozy", opposant la "France des Falcon" (avion fabriqué par Dassault, ndlr) à celle des salariés "au pouvoir d'achat confisqué".

Remerciant les "plus de 3.000" personnes "coauteurs de cette contribution" sur son site web, elle a appelé à un congrès "utile et serein" et décliné les sept "piliers" de son texte intitulé "combattre et proposer".

Le numéro deux du PS, François Rebsamen a résumé les "quatre révolutions du texte": "mettre l'économie au service de l'homme, faire la révolution écologique, mettre en place un Etat préventif et la révolution démocratique jusqu'au bout".

La contribution prône notamment une "révolution fiscale", avec prélèvement à la source et fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG ou encore la suppression des niches fiscales.

La présidente de Poitou-Charentes s'est aussi prononcée en faveur d'un mandat unique pour les parlementaires et a appelé à "repenser sans tabou" la sécurité sociale et à "bâtir un système de retraites transparent".

"Nous n'en pouvons plus des débats tabous, a lancé l'eurodéputé Vincent Peillon, nous n'en pouvons plus de lire le XXIe avec les lunettes du XXème quand ce ne sont pas celles du XIXème!"

Une douzaine d'intervenants -politiques ou de la société civile- se sont succédé à la tribune. Edouard Martin, délégué CFDT d'Arcelor-Mittal a fustigé Nicolas Sarkozy à Gandrange qui "a eu le culot de faire un coup médiatique sur notre désespérance".

Se voulant rassembleuse et consensuelle pour le PS, Ségolène Royal a assuré: "Vous n'entendrez de ma bouche aucune chose désagréable, polémique, aucune petite phrase. Je vois les choses, je les entends, je les subis". "J'ai beaucoup donné mais j'ai beaucoup reçu".

Elle a d'ailleurs invité les membres du PS "à nous rejoindre et à se rassembler. Ils seront les bienvenus le moment venu".

Mme Royal a également appelé à la rejoindre "les déçus du sarkozysme, tous les démocrates".

Se qualifiant de "régionaliste", elle lancé un appel à peine voilé aux barons locaux Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse, et à leur contribution "très utile, respectable et de qualité".

Elle a cité Dickens et le penseur Friedrich Engels, coauteur avec Karl Marx du "Manifeste du parti communiste". "Aujourd'hui, une révolution est en cours. Je vous propose de la réussir ensemble. Voilà pourquoi nous devons fédérer, gagner", a-t-elle dit comme si elle souhaitait adresser un signe aux amis d'Olivier Besancenot, qui portaient sur les fonts baptismaux ce week-end leur "nouveau parti anticapitaliste".

Christine Pouget / AFP



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