Jeudi 4 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Pierre Mauroy

L'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy a dénoncé jeudi le "réquisitoire sévère" de Lionel Jospin contre l'ex-candidate du PS à la présidentielle Ségolène Royal, tout en précisant qu'il ne "participait pas à ce genre d'attaque en règle".

"Pourquoi avoir écrit tout cela ?" s'est interrogé le président de la communauté urbaine de Lille lors de sa conférence de presse de rentrée, au sujet de "l'Impasse", le livre de M. Jospin paru le 24 septembre.

"Il a pris un ton, c'est (celui d') un procureur, il la juge dans son ensemble, mais aussi en particulier. C'est un réquisitoire sévère (auquel) je ne participe pas", a poursuivi M. Mauroy.

Interrogé sur l'échec de la gauche à l'élection présidentielle, le sénateur du Nord et ancien Premier ministre de François Mitterrand est également revenu sur la campagne menée par l'ex-candidate du PS, qu'il avait soutenue.

"Incontestablement, Ségolène a apporté quelque chose de nouveau. Elle a quand même rassemblé 17 millions de Français et je ne sais pas comment ces 17 millions réagissent en entendant ces critiques", s'est demandé Pierre Mauroy.

"Peut-être que l'assemblage n'a pas été parfait notamment avec le parti socialiste. Mais la seule campagne parfaite est celle du vainqueur" a-t-il concédé.

Dans son livre, Lionel Jospin juge notamment que la candidate PS était une "illusion" et la "moins capable de gagner".

Source : AFP

 

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Jeudi 4 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

G C

Gaëtan Gorce, député socialiste, appelle à un congrès extraordinaire pour rénover le parti :

Interview :

Pourquoi en appeler à un congrès extraordinaire ?

Je m’apprête à lancer une pétition appelant à un congrès extraordinaire après les municipales, mais avant l’été 2008. Il s’agit de donner aux adhérents les moyens de peser dans un débat interne qui se déroule aujourd’hui sans eux.

A quoi ce congrès doit-il donc être consacré ?

On doit s’occuper réellement de la rénovation. Rénovation de nos méthodes de travail d’abord, avec des débats et des votes plus fréquents et plus larges. Paradoxalement, alors qu’on n’a jamais eu autant de militants, ils n’ont pas eu, depuis juin, le droit de donner leur avis ! Rénovation de la ­ligne ensuite. Il faut choisir clairement entre les fondamentalistes-conservateurs, qui veulent en revenir aux fondamentaux du parti, et les rénovateurs, qui pensent que la société et le monde ont changé et veulent en tirer les conséquences.

Pourquoi accélérer maintenant ?

Je ne propose pas d’accélérer le calendrier, mais de le préciser et surtout de lui donner un sens. Le premier secrétaire garde le flou le plus complet sur la date du congrès. Il l’utilise comme un écran tactique destiné à masquer ses propres intentions. Il a annoncé son départ, mais on ne sait pas quand ! On est plus dans les manœuvres que dans la volonté de construire un véritable processus de rénovation.

La direction a tout de même mis en place des forums de la rénovation…
Ce ne sont pas ces forums qui vont insuffler du mouvement. On a l’impression d’être dans une psychanalyse de groupe, avec des socialistes qui s’enferment à huis clos et qui se demandent s’ils ont accepté le marché ou non…

Un congrès ordinaire ne suffirait-il pas ?

Un congrès ordinaire n’aurait que deux issues : soit le choc des présidentiables pour le leadership, soit, pour l’éviter, un statu quo de façade. Un congrès extraordinaire, c’est offrir une alternative à l’affrontement et à l’enlisement en proposant de dissocier l’orientation politique du choix du leader. D’autant que les différences idéologiques entre les présidentiables potentiels sont assez minces…

N’y-a-t-il pas un risque d’éclatement du parti ?

Cet appel à un congrès extraordinaire est aussi une invitation adressée à tous ceux qui veulent une rénovation sincère et qui sont aujourd’hui prisonniers de vieux courants, fondés sur des enjeux de pouvoir dépassés. Je ne crois pas au risque d’éclatement. Ce sont les querelles de personnes qui ont menacé notre unité. Il faut au contraire fonder de nouveaux clivages de fond, faire émerger une majorité et une minorité et ne plus accepter de synthèses factices. Le vrai risque de déstabilisation, c’est l’immobilisme dans lequel le parti s’installe, qui sera jugé sévèrement par nos électeurs.

D’ALLONNES DAVID REVAULT / Libération



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Jeudi 4 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

L P

Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a rejeté la demande de François Hollande concernant le temps de parole de Nicolas Sarkozy. Le premier secrétaire du PS demandait la prise en compte des interventions du chef de l'Etat, au même titre que celui du gouvernement. "Le temps de parole du Président de la République n'a jamais été pris en compte pour l'application des règles définies par les autorités successives de régulation de l'audiovisuel depuis 1982", a expliqué Michel Boyon dans une lettre publiée mercredi 3 octobre, rappelant la décision du Conseil d'Etat de 2005.

Evolution si...

Il a souligné également que si des modifications constitutionnelles portant sur la fonction gouvernementale de la présidence de la République intervenaient, la position du CSA serait "susceptible d'évoluer".
Le temps d'intervention du président, a-t-il ajouté, "n'est pas intégré dans l'appréciation par le Conseil des équilibres de temps de parole".
Michel Boyon a par ailleurs indiqué que le CSA a engagé en juillet 2006 une "réflexion d'ensemble" avec les formations politiques, y compris le PS, sur une "éventuelle révision des modalités d'application du respect du pluralisme par les médias audiovisuels".

Source : Nouvelobs.com

 

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Jeudi 4 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

ANP

 Les rumeurs sur la poursuite par Nicolas Sarkozy de sa politique d'ouverture à gauche en direction des socialistes Jack Lang et Julien Dray ont fait grincer des dents, dans la majorité comme dans l'opposition, mardi à l'Assemblée nationale.

"J'ai un contrat de confiance avec des gens. Je suis député socialiste, point à la ligne", a déclaré M. Dray par téléphone à l'AFP, jugeant toutefois qu'il n'avait "pas à répondre" à la question "aujourd'hui vous diriez toujours non ?".

Absent de la première journée de rentrée parlementaire, M. Dray a échappé aux questions des journalistes et aux interrogations de ses collègues.

Arrivé dans l'hémicycle aux côtés de Bernard Kouchner (Affaires étrangères), symbole de l'ouverture sarkozienne, M. Lang, qui avait également démenti, la veille, les rumeurs d'une entrée au gouvernement, n'est pas apparu salle des quatre colonnes, où l'attendaient micros et caméras.

Mais chez les députés de tous bords, les commentaires sont allés bon train, ceux de droite étant partagés entre un soutien à l'ouverture et la peur d'en être les laissés pour compte, la gauche préférant la raillerie.

Pour le président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, l'ouverture est "souhaitable et utile lorsque la France a besoin de réformes importantes". Mais si "le principe est bon", pour Patrick Ollier (UMP), "il doit trouver ses limites".Les porte-parole de l'UMP Yves Jégo et Nadine Morano ont tous deux justifié la stratégie, tout en exprimant une légère réserve.

"On n'est pas une bande, on n'est pas un gang, on n'est pas une secte même si à titre personnel, je peux avoir des aigreurs", a déclaré le premier.

Et Mme Morano, tout en rappelant "l'obsession" du chef de l'Etat à faire "l'unité de la Nation" et "ramener à lui des compétences", a estimé qu'il fallait veiller à ce que "cela ne conduise pas à un déséquilibre". "C'est comme un plat il ne faut pas trop de sel, ni trop de poivre".

Autre métaphore, beaucoup plus négative, pour Lionnel Luca (UMP) selon lequel "cette ouverture est hémiplégique et s'effectue toujours du même côté". "A force on va avoir une scoliose".

Jacques Myard (UMP) a quant à lui conseillé au gouvernement, comme le sénateur Josselin de Rohan, "de se méfier, avec l'ouverture, des courants d'air".Pas hostiles au principe, d'autres à droite ont contesté le choix des personnalités. Selon François Goulard (UMP), "Jack Lang, pour la droite, c'est l'épouvantail. Ce serait une erreur assez profonde".

Pour Nicolas Perruchot (Nouveau Centre), "il ne faut pas que ce soit un choix qui ressemble plus à un casting qu'à une vraie compétence gouvernementale".George Tron (villepiniste) n'a pas pas caché sa colère : "l'ouverture est un gag". A l'instar de l'opposition, il a stigmatisé le "débauchage individuel", qui n'est utilisé, selon Elisabeth Guigou (PS), que pour "déstabiliser la gauche".

A gauche, François Loncle (PS) a stigmatisé "ceux qui vont à la soupe", Pierre Moscovici (PS) a ironisé sur une "ouverture en trompe l'oeil", qui est "triste pour les amis qui deviennent des supporters de l'UMP". Arnaud Montebourg (PS) a dit réagir avec "indifférence", car ce sont "des choix personnels qui discréditent ceux qui s'y livrent".

Alain Bocquet (PCF) a reconnu que "c'est bien joué". "Mais ce n'est pas forcé que ça marche" car "les gens commencent à se réveiller" et "la fascination du serpent n'a qu'un temps".

Source : AFP

 

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Jeudi 4 octobre 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
DDA A la une

Ségolène Royal signe la pétition contre les tests ADN

 
 

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique. Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.

Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.

 

> Signez la pétition


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