Chers amis,

Alain Lamarque de Désirs d'Avenir nous envoie une belle lettre à un élu hésitant, et ils sont nombreux, qui est publiée sur le blog de la rénovation par Philippe Gailardhis, animateur DA91. Je la trouve juste et forte, à partager ?

Petite joie à partager: nous avons dépassé le cap des 5000 signatures (sans doublons) donc n'hésitez pas à continuer à faire signer massivement pour que nous dépassions d'autres pics.

Amitiés

Lettre disponible sur http://renovationps.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/01/lettre-a-un-elu-hesitant.html

Bonjour Monsieur le député,

Nous sommes en pleine course aux signatures et la plupart des élus comme des simples militants sont encore dans l'expectative. Certains par simple opportunisme, pour voler au secours de la victoire le moment venu, les autres, plus nombreux, parce qu'il y a un tel cafouillage au sein du parti qu'ils ne savent plus très bien où ils en sont eux-mêmes.

Lors des présidentielles, tu as été parmi les premiers à soutenir Ségolène Royal. Depuis, beaucoup de choses se sont passées: une campagne magnifique, une franche défaite, sans parler des fameuses bourdes, la plupart montées de toutes pièces par des médias aux ordres.

Quelles raisons aurions-nous aujourd'hui de changer de tête de file?

 

La défaite électorale? Mitterrand a perdu en 65 et en 74, Jospin en 95, pourtant leur leadership n'a jamais été contesté. Il faut du temps pour installer un leader dans la tête des Français. Contrairement aux Américains, ils n'aiment pas les petits nouveaux surgis de nulle part.
Aucun autre leader socialiste n'a la même capacité de susciter l'enthousiasme des militants et des citoyens partout où elle se déplace – et tout spécialement dans ces quartiers populaires habituellement si éloignés des socialistes. Les candidats PS l'ont bien compris pendant les municipales, quand ils se bousculaient pour qu'elle vienne les soutenir.

C'est vrai que Ségolène a commis des erreurs. C'est vrai aussi que le métier de candidat aux présidentielles n'est pas facile et qu'elle a dû l'apprendre dans les pires conditions, y compris au plan personnel. C'est vrai aussi qu'elle a beaucoup mûri depuis.

La contribution qu'elle présente n'est pas foncièrement différente des autres contributions. Mais il me semble qu'elle dénonce le système Sarkozy de façon plus implacable qu'aucune autre, et elle a bien raison. Qu'elle est la plus cohérente, en paroles et en actes, dans sa conception jaurésienne du socialisme comme «la démocratie poussée jusqu'au bout» - jusqu'au respect des militants! Qu'elle est aussi plus précise et radicale qu'aucune autre sur les sujets où le PS avait manqué de crédibilité aux dernières présidentielles: les impôts et les retraites. Et, comme toujours, ses vues sur l'éducation et la sécurité sont complètes et sans tabou.

Mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est que le PS doit se choisir un leader et un candidat dès maintenant. En 2011, il sera trop tard. On ne gagne pas les présidentielles avec un candidat sorti du chapeau, à l'issue d'une campagne interne qui laisse le parti divisé et les plaies mal refermées.

Prétendre qu'il faut préserver notre candidat, le mettre en quelque sorte au frigo pour le ressortir tout frais au bon moment, est une fumisterie. Ceux qui disent ça ne le disent que parce qu'ils attendent que leur propre champion soit disponible, revenu de Washington ou enfin réconcilié avec les sondages.

Prétendre que le premier secrétaire doit être autre que le candidat, c'est refuser la réalité de la cinquième république. Nous ne pourrons mettre en place notre sixième république que si nous gagnons la présidence avec les armes de la cinquième république. On ne gagne pas de bataille sans général-en-chef et la bataille que nous avons à gagner est aussi cruciale que rude.

Merci pour ton travail à l'assemblée nationale. A Paris comme dans ton département, tu pratiques le socialisme « par la preuve » et c'est ainsi, non par des incantations pseudo-révolutionnaires, que nous saurons reconquérir l'opinion. Et vaincre la fatalité qui veut que le seul luxe restant aux RMIstes soit de voter comme des millionnaires.

Philippe Gailhardis

 

http://renovationps.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/01/lettre-a-un-elu-hesitant.html


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Que révèle la vidéo montrant Nicolas Sarkozy tenant des propos peu amènes juste avant le direct hier soir sur France 3? Les explications des témoins de la scène. Et les dessous de la polémique qui a enflammé la Toile toute la journée d'hier.
François Vignal
LIBERATION.FR : mardi 1 juillet 2008
Quand on est Président, qu’on s’appelle Nicolas Sarkozy et qu’on réforme le service public, on ne vient pas sur le plateau de France 3 sans risque. Interrogé avant-hier soir pendant plus d’une heure par les journalistes de la chaîne, le chef de l’Etat se laisse aller sur le plateau à quelques remarques «off» à quelques minutes du direct avec les journalistes en place, dont Paul Nahon, directeur de l’information de France 3. Pas de chance, Rue89 s’est procuré la vidéo.
Le contexte est le suivant: une maquilleuse et un technicien de France 3 s’affairent autour de Nicolas Sarkozy. On lui prépare les micros. Le Président salue le technicien. Répond-il à ce technicien qui lui aurait dit bonjour, ou le Président est-il le premier à le saluer, sans recevoir de réponse? Ce n’est pas clair. Toujours est-il que Nicolas Sarkozy secoue la tête, contrarié. «C’est une question d’éducation», lance-t-il d’abord, avec un clin d’œil. Puis: «Quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même, ou on n’est pas dans le service public. On est chez les manifestants… C’est autre chose. C’est incroyable. Et grave.» Le Président termine sa leçon, et se montre cette fois menaçant: «Ça va changer...»

Sarkozy en off sur France 3

envoyé par rue89
«Incident avec un autre technicien»

Selon un témoin de la scène, le Président ne s’adresse pas au technicien qui lui branche le micro, mais à un autre. «Il y a un incident avec un technicien, mais qui n’est pas celui qu’on voit à l’écran, affirme cette personne, qui n’exclut pas non plus que le chef de l’Etat ait croisé juste avant un autre technicien avec un T-shirt «Plus belle la vie sans Sarkozy», non sans l'énerver. Ce qui est certain, c’est que «Nicolas Sarkozy est arrivé agacé à cause des manifestants de France Télévisions qui l’ont accueilli à l’entrée».

«C’était tendu à cause du comité d’accueil», confirme à Libération.fr Véronique Auger, rédactrice en chef Europe à France 3, présente lors de l’interview. «Cette histoire de bonjour, je croyais que c’était lié à la manifestation, j’en était persuadé sur le moment, affirme-t-elle pour sa part.

«L’analyse de Rue89 est totalement fausse»

En revanche, l’article de Rue89 reste au travers de la gorge de Véronique Auger. «Je suis profondément choquée qu’on mette des choses comme ça sans vérifier. C’est de la désinformation, ce ne sont pas des méthodes journalistiques.» Elle poursuit: «L’analyse de Rue89 est totalement fausse. Ce n’était pas du tout glacial sur le plateau. Il est normal qu’il y ait du silence, on se concentre juste avant le direct. C’était même plutôt sympathique et décontracté étant  donné le contexte.»

Réponse d'Augustin Scalbert, à l’origine de la diffusion de la vidéo. Le journaliste de Rue89.com confirme qu’il n’a «pas appelé les gens de France 3». Et il raconte à libération.fr les conditions dans lesquelles il a récolté son information: «J’ai vu ce qui se passait sur un écran du circuit de vidéo interne de France Télévisions. J’ai d’abord mis en ligne, à l’écrit, ce qui se passait dans notre live blogging. Puis je me suis débrouillé pour obtenir cette vidéo. On ne m’a pas proposé de la diffuser», précise le journaliste, qui s’étonne que Véronique Auger tienne des propos «proches de la ligne de l’UMP, qui parle de manipulation. Pourquoi parler de désinformation pour une vidéo non coupée et diffusée dans son intégralité?»

«Ça va changer»

Quand au sens du «ça va changer» de Nicolas Sarkozy, Véronique Auger apporte la clarification nécessaire: le reste de la conversation. «On ne comprend pas bien quand il dit "on a le droit que les gens vous disent bonjour". Je crois comprendre qu’il parle de l’accueil des manifestants. Je lui réponds "C’est ça la France." Lui: "C’est l’ancienne. Ça va changer". Il ne parlait donc pas de France 3». Gérard Leclerc, lui aussi présent sur le plateau, donne la même version au site arrêtsurimages.net.

Les moments de tension avec Nicolas Sarkozy, les journalistes de France 3 y sont habitués. Pendant la campagne présidentielle, déjà, le candidat avait piqué une colère en arrivant dans la salle de maquillage de l’émission France Europe Express, selon le Canard Enchaîné. Aucune place ne lui était réservée, il a dû attendre plusieurs minutes debout. Sacrilège ! Ou encore cette interview sur France 3 Nord-Pas-de-Calais, en mars 2007, où Nicolas Sarkozy a qualifié de «malhonnête» et «sommaire» un reportage sur l’imprimerie nationale de Douai.

«Tu es resté combien de temps au placard?»

Sur le plateau du 19/20, Nicolas Sarkozy s'intéresse maintenant au journaliste Gérard Leclerc, qui va l'interroger dans quelques minutes: «Ça fait plaisir de voir M. Leclerc à l’antenne. Tu es resté combien de temps au placard?» lui demande le Président, alors que le journaliste de France 3 a signé avec d’autres, dont Audrey Pulvar, une tribune dans Le Monde pour le moins critique sur la réforme de France Télévisions. «Deux années, répond Gérard Leclerc, un peu gêné. C’était la maison d’à côté.» «Tu as fait les étagères», plaisante Audrey Pulvar. Nicolas Sarkozy ajoute: «J’avais protesté quand on l’avait mis au placard».

A cinq minutes du direct, le chef de l’Etat fait une demande: «Vous voulez pas poser une question d’actualité sur Carcassonne?» Paul Nahon, un peu hésitant: «On pensait…» Nicolas Sarkozy: «C’est à vous, hein?» «De toute façon, on en parle, lance Nahon. On parlera de Carcassonne avec le Président après, hein? Yes! Parfait!»

«Madame, monsieur, bonsoir…»

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Un nouveau fichier policier, institué hier, pourra contenir des données sur les mineurs «susceptibles de porter atteinte à l’ordre public». La Cnil émet de sérieuses réserves, les associations et la gauche s'insurgent.
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 2 juillet 2008
 
Les mineurs «susceptibles de porter atteinte à l’ordre public», notamment pour des violences urbaines, pourront désormais être fichés dès l’âge de 13 ans. C'est ce que prévoit un nouveau fichier policier dont le décret est paru mardi au Journal officiel.
Ce fichier, baptisé Edvige –pour «exploitation documentaire et valorisation de l’information générale»–, suscite l'indignation de la gauche, de la Ligue des droits de l'Homme, du Syndicat de la magistrature et de celui des éducateurs car il pourra contenir des données sur les mineurs dès l'âge de 13 ans. Jusqu’à présent, les mineurs pouvaient être fichés mais seulement dans des bases de données recensant des infractions commises.

Le fichier contiendra des données comme l’état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, ainsi que les signes physiques, photographies et comportement. Les informations collectées sont notamment «relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales (...) susceptibles de porter atteinte à l’ordre public». Des données peuvent aussi être collectées sur les personnes «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique», ou jouant un
«rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif».

«Garanties renforcées»

Le décret précise que «les données concernant les mineurs de 16 ans (c’est-à-dire âgés de 13 à 16 ans, ndlr) ne peuvent être enregistrées que dans la mesure où ceux-ci, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public». Il est enfin souligné que ces données ne feront «l’objet d’aucune interconnexion (...) avec d’autres fichiers».

Cette évolution vers un fichage des mineurs inquiète la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui a émis de sérieuses réserves dans un avis le 16 juin. La Cnil appelle à «l’adoption de garanties renforcées». Le fichage des mineurs doit selon elle
«conserver un caractère exceptionnel et une durée de conservation spécifique».

«Etiquette à l'avance»

Entendu par la Cnil, le ministère de l’Intérieur a justifié ce fichage dès 13 ans par «les mutations affectant la délinquance juvénile», notamment dans les phénomènes dits de violences urbaines, en faisant valoir que l’âge de 13 ans correspondait à celui de la responsabilité pénale.

Réponse de la Cnil: cette majorité pénale «ne saurait servir de référence» puisque le fichier ne vise qu’à «l’information générale du gouvernement».

Ce matin, la ligue des droits de l'homme (LDH) a à son tour dénoncé «une redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens». Avec Edvige, dénonce la LDH,
«il ne s'agit plus de ficher les auteurs d'infractions constatées, mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques».

«Dérives»


La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a de son côté «exigé» le retrait du décret et la destruction du fichier Edvige, qu'elle assimile à «un élément de plus dans l'espionnage généralisé de la population».

Le syndicat de la magistrature appelle aussi à la mobilisation contre ce fichier «d'inspiration antidémocratique».«Il s'agit aujourd'hui d'informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d'apprécier une situation politique, économique ou sociale», dénonce le syndicat.

Pour le PS, Delphine Batho a stigmatisé un dispositif «porteur de nombreuses dérives» et ne visant «qu'à masquer l'impuissance du gouvernement face à une escalade des violences qui se poursuit...».

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Constit

Les socialistes seront "unis pour voter contre la réforme des institutions", a déclaré mercredi à l'AFP André Vallini, porte-parole des députés PS, qui a claqué la porte de la commission des Lois après le refus réitéré de l'UMP de modifier le mode de scrutin sénatorial.

Alors que la commission des Lois discutait mercredi, en deuxième lecture, le projet de loi constitutionnelle, avant son examen en séance plénière la semaine prochaine, M. Vallini a protesté contre le nouveau rejet par la majorité d'un amendement PS visant à modifier le mode de scrutin sénatorial actuel. (..)

La réforme institutionnelle "échouera. Ne comptez sur aucune défection socialiste" lors de la réunion du Parlement en Congrès à Versailles, le 21 juillet, où un vote aux 3/5èmes des suffrages exprimés est requis, a lancé M. Vallini aux députés UMP avant de claquer la porte de la commission.

"Vous avez préféré céder au conservatisme des sénateurs plutôt que choisir la voie d'une réforme consensuelle droite-gauche", a-t-il encore déclaré, approuvé, selon lui, par Noël Mamère (Verts), qui a renchéri: "la réforme est morte".

"Les socialistes seront unis pour voter contre la réforme des institutions", a ensuite prévenu M. Vallini, dans une déclaration à l'AFP.

Un vote négatif unanime des parlementaires socialistes rendrait quasiment impossible l'adoption de la réforme: selon les décomptes effectués à droite comme à gauche, il faut en effet qu'au moins une vingtaine d'élus PS votent avec la majorité en faveur du texte -ou du moins s'abstiennent- pour que la barre fatidique des 3/5èmes soit atteinte.

Avec AFP



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Traité

François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et un représentant du PRG ont publié mardi une déclaration commune fixant les priorités de la gauche pour les six mois de présidence française de l'Union européenne.

Les quatre dirigeants y dénoncent "le choix de l'adaptation à la globalisation économique libérale" que fait à leurs yeux Nicolas Sarkozy, dont la dernière illustration en date serait la directive portant la durée légale maximale de travail de 48 à 65 heures dans l'UE.

Ils insistent sur la politique sociale, réclament une directive-cadre sur les services publics, refusent "tout alignement sur la politique américaine" en matière de diplomatie et dénoncent une politique d'immigration fondée sur "la seule vision sécuritaire et répressive" du président français.

Le social doit être "au coeur de la coordination des politiques économiques dans la zone euro et un changement des objectifs de la Banque centrale (européenne)".

Ils réclament la préservation des droits sociaux existants et réclament l'instauration d'un salaire minimum dans tous les pays européens.

"Il s'agit pour les partis de gauche de renforcer et d'harmoniser les politiques sociales protectrices à l'échelle européenne, de garantir une clause de sauvegarde sociale pour qu'aucune directive relative au marché intérieur ne remette en cause les droits sociaux existants dans un Etat membre", poursuit la déclaration commune.

Lundi soir, lors d'un exercice de pédagogie européenne sur France 3, Nicolas Sarkozy avait réfuté les critiques de l'opposition sur le manque de social dans son agenda européen.

"Le social n'est pas une compétence européenne", avait déclaré le chef de l'Etat à quelques heures du début de la présidence française.

"Nous avons le meilleur système de protection sociale d'Europe, vous ne voulez tout de même pas que je le mette en discussion avec tous les autres", avait-il ajouté.

Laure Bretton / Reuters



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