En toute fin du billet précédent, nous avions écrit quelques mots sur la dernière provocation de Sarkozy devant le Conseil National de l’Union des Menteurs Professionnels (UMP). Elle vaut son pesant de cacahuètes :

« Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » (sic !).

Nous nous sommes alors dit dans un inhabituel accès de compassion : « bof, ce n’est pas bien grave. Le pauvre roule des mécaniques avec son air mauvais, au moment où beaucoup d’actifs partent en vacances. C’est dire à quel point il est « courageux ». Attendons la rentrée sociale…»

Cependant, cette compassion n’a guère duré car les propos du Président de la République de l’UMP nous sont très vite apparus objectivement inquiétants et outranciers.

C’est la raison pour laquelle, aux toutes premières heures du dimanche 6 juillet, nous avons introduit dans le champ « recherche actualités » du moteur Google Actualités la phrase ironique sur les grèves invisibles prononcée par le président Nicolas Sarkozy, afin de prendre connaissance des premières réactions éventuelles à ce discours d’une incroyable agressivité.

 

Au moment où la recherche a été effectuée, il n’y avait au total que 14 articles en relation avec cette affaire. Pour pouvoir consulter l’ensemble des articles, nous avons ensuite cliqué sur le lien hypertexte « 11 autres articles »

 



Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous vîmes dans la liste proposée un article de L’Express intitulé sobrement « Sarkozy a-t-il pété les plombs ? », lequel a été intégré, semble-t-il, dans la catégorie « France » de Google Actualités, le 4 juillet 2008, par l’un des robots. Diantre ! L’Express se révolterait-il ? Christophe Barbier serait-il en train d’ériger une première barricade ? Renaud Revel renouerait-il avec ses jeunes années de journaliste professionnel passées au Matin de Paris ? Incroyable ! Il fallait voir cela de plus près. Vite, cliquons !
Et là… l’article en question, mais qui n’était vraiment pas de la première fraîcheur. Voyez plutôt. Fin juin 2005 !

Comment expliquer ce décalage de trois ans ? S’agit-il d’une erreur ? Ou bien les robots de recherche sont-ils désormais si performants qu’ils en seraient maintenant devenus… intelligents ? Car, finalement, la présence de cet article de L’Express témoigne d’un fait très intéressant qui justifie, à lui seul, le présent billet : le robot ou les robots qui épluchent les organes de presse du web francophone ont pu « considérer » qu’il y avait une analogie évidente entre la sortie de Sarkozy sur les grèves, dont plus personne ne s’apercevrait, et ses multiples provocations passées, notamment celle du kärcher.

Pour le dire autrement, la provocation de Sarkozy sur « les grèves invisibles » apparaît, pour Google Actualités, du même tonneau que celle relative aux banlieues à nettoyer au kärcher. Même si ces provocations ne sont pas identiques, elles demeurent fondamentalement de même nature. La violence verbale y est similaire ou analogue. Et c’est probablement pour cette raison que le moteur de recherches Google Actualités a utilement redonné une nouvelle jeunesse à l’article de L’Express qui, sans lui, serait probablement tombé dans l’oubli.

Cependant, il y a quand même quelque chose de crucial qui s’est produit. En effet, Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, Leader Minimo et Marquis de La Faillite, a été élu entre temps à la présidence de la République. Le rapprochement auquel s’est livré le moteur de recherches Google Actualités prouve donc que le locataire de l’Elysée n’a absolument pas changé d’un iota et qu’il se comporte comme s’il était encore place Beauvau, au ministère de l’Intérieur.


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Encore "piqué" sur l'excellent blog Lozère Socialiste :


Pendant que les juilletistes sont sur les routes et commencent à goûter aux joies de vacances bien méritées, Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, Leader Minimo et Marquis de La Faillite, est en train de s’occuper de leur sort.

La majorité sarkoziste UMP à Assemblée nationale vient en effet de porter un coup très dur au code du travail, en permettant à chaque entreprise de négocier désormais les heures supplémentaires et ses contreparties. Autrement dit, il sera possible de librement déroger aux obligations fixées par les branches. La durée du temps de repos va également pouvoir faire l’objet d’une libre négociation au sein de chaque entreprise.

Eh oui, joyeux vacanciers, vous qui avez reçu déjà votre premier coup de bambou de l’été avec le plein de carburant sur l’autoroute du soleil, vous dont le budget vacances est sensiblement plus serré que celui des années précédentes de par le gel de vos salaires et de votre pouvoir d’achat qui régresse, sachez qu’à la rentrée, vos employeurs vont pouvoir quasiment doubler le contingent d’heures supplémentaires actuel sans avoir à demander l’autorisation de l’inspection du travail et à condition de ne pas dépasser 48 heures par semaine. De 220 heures maximum par an, ce contingent va passer à 405 heures.

La durée légale du temps travail est toutefois maintenue à 35 heures. Cette durée hebdomadaire est également le seuil à partir duquel se déclenchera le calcul des heures supplémentaires. Les durées maximales de travail demeureront de 10 heures par jour et de 48 heures par semaine. Les durées maximales de repos resteront d’au moins 11 heures par jour (il faut bien dormir !) et de 24 heures par semaine.

Mais attention ! Pas de fausse joie pour celles et ceux qui croient toujours à la fable du «travailler plus pour gagner plus». En effet, si le gouvernement sarkoziste prône la déréglementation du temps de travail, il souhaite en revanche préserver – comme par hasard – la réglementation actuelle concernant le paiement des heures supplémentaires. La majoration de salaire restera de 25% pour les huit premières heures et de 50% pour les suivantes. Le taux de majoration pourra même être inférieur (mais au moins égal à 10%) en cas d’accord collectif.

En d’autres termes, Sarkozy et ses sbires veulent donner aux employeurs les moyens d’accroître la durée du temps de travail sans que cet allongement se traduise concrètement par des hausses substantielles de salaire. Pour le dire de façon plus explicite : les Français seront appelés à travailler plus, pour proportionnellement gagner moins.

Le gouvernement fait cependant valoir que ce dispositif de déréglementation du temps de travail nécessite un accord préalable des syndicats représentant au moins 30% des salariés. Mais si cet accord se heurte à l’opposition de syndicats représentant 50% de ces salariés, il sera alors écarté. L’Etat UMP, une fois de plus, essaie de noyer le poisson.

En effet, la double « sécurité » du mécanisme d’approbation préalable de l’accord par les syndicats, n’est qu’apparente, dans la mesure où une majorité de salariés de notre pays travaille dans de petites structures (PME, PMI) dans lesquelles, précisément, la représentation syndicale n’est pas ou peu assurée. Il faut savoir en outre que seulement 8% des actifs sont syndiqués, ce qui est l’un des taux les plus faibles d’Europe. Dans les faits, cela signifie que le dispositif gouvernemental livre les salariés des PME-PMI au bon vouloir patronal.

Concrètement, Sarkozy entend ériger la peur du chômage en moyen de pression pour que les salariés de notre pays acceptent de faire des heures supplémentaires, alors que les statistiques de l’OCDE – auxquelles l’UMP omet systématiquement de se référer – montrent qu’ils travaillent déjà en moyenne 38 heures par semaine.

L’objectif de la réforme sarkoziste est donc d’aboutir, par le biais des heures supplémentaires négociées, à la fin de la durée légale du temps de travail pour y substituer « un temps de travail à la carte ».

La négociation des heures supplémentaires est en fait un leurre, car en réalité, elle ne sera pas libre. Dans les relations de travail, le salarié est très souvent la partie faible. En ces temps de fort chômage, on sait qu’il préférera accepter un accord totalement déséquilibré plutôt que de prendre le risque de perdre son emploi. Les chômeurs, eux, n’auront pas le choix. S’ils veulent réintégrer le marché de l’emploi, ils devront se soumettre aux exigences potentiellement exorbitantes de tout employeur.

En d’autres termes, « la France d’après » imaginée par notre gesticulateur présidentiel, c’est celle où les salariés accepteront de travailler hebdomadairement plus de 40 heures pour quelques euros de plus, sous peine, en cas de refus, de prendre la porte et, pour ceux déjà au chômage, de ne pas retrouver un emploi.


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Preuve pour le chef de l'Etat que la France «change beaucoup plus profondément qu'on ne le croit». Le Président, qui s'exprimait devant le Conseil national de l'UMP, a également remis en cause les taux de la Banque centrale européenne.
AFP
LIBERATION.FR : samedi 5 juillet 2008
  
Lors du Conseil national de l'UMP ce samedi matin, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen depuis le 1er juillet, s'est adressé à ses partenaires européens: "Je veux leur dire que la France est en train de changer", et cela "beaucoup vite, beaucoup plus profondément qu'on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit". Ces derniers mots lui attirant les applaudissements des quelque 2000 cadres et conseillers nationaux de l'UMP qui composaient l'assistance. 

"Pourquoi fait-on de la politique ? (...) Pourquoi postule-t-on à des responsabilités premières dans un pays ou à la tête de l'Europe, si ce n'est pour résoudre les problèmes ?", s'est interrogé le chef de l'Etat. "Moi qui ai été élu pour agir, j'ai été élu pour conduire une politique sans précédent dans notre pays."

"Désormais, on peut dire que le problème de la France, c'était qu'on ne travaillait pas assez, alors que le monde ne nous attend pas. On peut réformer profondément les 35 heures, désormais on peut faire la politique pour laquelle on a été élu", a-t-il insisté.

Nicolas Sarkozy s'est ensuite demandé s'il était "raisonnable" d'avoir des taux européens à 4,25 %, seuil auquel les a porté jeudi la Banque centrale européenne. "J'ai été de ceux qui ont voté pour l'indépendance de la BCE, je ne le regrette pas (...) j'ai été de ceux qui ont voté pour l'indépendance de l'euro, je le regrette pas", a assuré le chef de l'Etat. "Mais quand même, sans remettre à bas tout ce à quoi je crois, je suis légitime, en tant que président de la République française, de me demander s'il est raisonnable de porter les taux européennes à 4,25 alors que les Américains ont des taux à 2%", s'est-il exclamé.

Sur le traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a appelé la Pologne à ratifier: "Le président Kaczynski est un homme honnête et c'est un homme d'Etat: il a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie, c'est une question de morale."

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REUTERS : samedi 5 juillet 2008
 
PARIS (Reuters) - Sept Français sur dix sont opposés à la nomination du président de la télévision publique par l'exécutif, révèle un sondage CSA à paraître dimanche dans Le Parisien.

Selon cette étude, 71% des personnes interrogées sont hostiles à une telle mesure, tandis que 18% l'approuvent et 11% ne se prononcent pas.

Le P-DG de France Télévisions est désigné actuellement par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Le 25 juin dernier, Nicolas Sarkozy a souhaité que la nomination soit désormais du ressort du chef de l'Etat et du Premier ministre, après avis conforme du CSA, déclenchant ainsi un tollé de la part des médias et de l'opposition.

Pascal Liétout


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Chers amis,

Voir la vidéo suivante qui démontre fort bien que c'est une nouvelle polémique anti Royal lancée par l'UMP
pour tenter de démolir celle que Sarkozy craint le plus.

Le lien:
http://www.dailymotion.com/video/x60nyn_royal-sarko-yade-ingrid-et-les-autr_news


Tout est expliqué aussi là :

<
http://www.intox2007.info/index.php?post/2008/07/04/Ingrind-Betancourt%3A-Sarkozy-ny-est-pour-rien-et-ne-savait-pas>


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