Lundi 21 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

ANE

Les 10 et 17 juin, plus de 44,5 millions d'électeurs retourneront aux urnes pour départager les 7 750 candidats en lice ­et en campagne officielle à partir d'aujourd'hui­ pour la conquête des 577 sièges de député. Nul à gauche n'imaginant sérieusement une victoire, les spéculations ­ et les inquiétudes ­ tournent autour de l'ampleur de la défaite. Une débâcle façon 1993, quand le PS n'avait sauvé que 67 députés ? Un résultat équivalent à 2002, où les socialistes, encore tétanisés par l'élimination de Lionel Jospin du second tour de la présidentielle, avaient conservé 141 sièges face à la puissance de feu de la naissante UMP ?

Dans l'histoire de la Ve République, il n'y a eu que trois précédents d'élections législatives organisées dans la foulée de l'élection présidentielle. A chaque fois ­ 1981, 1988, 2002 ­, les électeurs ont donné une majorité, plus ou moins confortable, au chef de l'Etat qu'ils venaient d'élire.

La gauche handicapée

Le 6 mai, 203 circonscriptions (dont 191 en France métropolitaine) ont accordé une majorité à Ségolène Royal. Mais plus de 60 d'entre elles sont actuellement détenues par l'UDF et l'UMP (voir cartes). Dans la dynamique de l'élection de Nicolas Sarkozy et de la composition d'un gouvernement avec quelques personnalités de gauche en tête de gondole, et onze ministres sur vingt (dont François Fillon) qui se lancent dans la bataille législative, il est probable que les électeurs préfèrent, à quelques exceptions près, conforter le clan des vainqueurs. Si tel est le cas, ce sera la première fois depuis 1981 qu'ils ne congédient pas la majorité législative sortante.

Désemparée de voir une poignée des siens rejoindre les rangs de la droite, la gauche part avec un handicap électoral et psychologique. La direction du PS n'a pas conclu d'accord électoral avec les Verts. Les radicaux de gauche, ou du moins leur chef, ont été tentés par un rabibochage avec leurs vieux cousins de droite. Il y a des façons plus agréables de partir en campagne, même si Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis et secrétaire national du PS aux élections, rappelle à ses amis que «ne pas se battre pour la victoire, c'est l'assurance de perdre».

336 à 390 sièges pour l'UMP

Selon un sondage Ifop pour Paris Match (1), les candidats UMP recueilleraient 37 % des intentions de vote du premier tour, et ceux du PS, 28 %. Le nouveau Mouvement démocrate de François Bayrou en réunirait 14 %, et le Front national, 7 %. D'après la projection en sièges réalisée par le même institut, l'UMP disposerait alors de 336 à 390 sièges, le PS en sauverait de 149 à 190, le FN n'aurait, comme dans l'assemblée sortante, aucun élu, et les amis de François Bayrou de... 0 à 8 (2).

C'est dans les régions de l'Ouest, où la présidente de la région Poitou-Charentes a moissonné ses meilleurs scores, que la gauche peut placer quelques espoirs de conquête. «La percée socialiste dans l'ouest est une tendance de fond depuis plus de dix ans», note Bruno Le Roux, qui espère que le PS en ramassera quelques fruits, notamment dans le Finistère, en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique. Plus au sud, à Toulouse, Philippe Douste-Blazy ­ qui ne fait pas partie de l'équipe gouvernementale ­ a renoncé à briguer la 1re circonscription de Haute-Garonne : la candidate PS y a obtenu 57,09 % des voix le 6 mai.

En revanche, dans le Nord - Pas-de-Calais, où l'hégémonie de la gauche s'effrite depuis la présidentielle de 2002, les socialistes comptent essentiellement sur l'implantation de leurs candidats pour résister. Dans l'Est, où Nicolas Sarkozy s'est offert une victoire écrasante, le PS risque également d'aligner de sévères défaites. A titre d'exemple, les deux circonscriptions de la Meuse, aujourd'hui détenues par les socialistes, ont donné des scores de 56 et 57 % à Nicolas Sarkozy. Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate socialiste, est à la peine dans la 6e de Saône-et-Loire (lire page 3). Il est peu probable que la circonscription d'Eric Besson (qui ne se représente pas), transfuge devenu secrétaire d'Etat du gouvernement Fillon, reste à gauche, quand elle a voté à 56,08 % pour le candidat UMP. Et il faudra qu'André Vallini (9e de l'Isère), président de conseil général, ou Jean-Louis Bianco (1re des Alpes-de-Haute-Provence), codirecteur de campagne de Royal, mettent leur notoriété locale dans la bataille pour conserver leurs sièges. A quelques nuances près, la région Provence - Alpes - Côte d'Azur devrait se donner à la droite sans barguigner. Le PS ne pourra pas compter sur les communistes ou les Verts pour booster le score de la gauche. Le PCF, qui présente 518 candidats, aura du mal à sauver son trésor de guerre à l'Assemblée : 20 élus sont nécessaires pour constituer en groupe avec les avantages qui vont avec ­ finances, autonomie politique, temps de parole, participation à l'organisation des travaux de l'Assemblée, etc. Globalement, les circonscriptions communistes n'ont pas trop mal résisté. Mais une dizaine de sortants ne se représentent pas. Le communisme parlementaire ne devrait pas survivre au déclin national. Quant aux Verts, sans accord avec le PS, ils n'ont, quoi qu'ils en disent, pas grand-chose à espérer. Dans le meilleur des cas, ils pourront conserver leurs trois sortants (Noël Mamère dans la 3e de Gironde, Martine Billard et Yves Cochet à Paris), trois circonscriptions où Ségolène Royal est arrivée en tête et où les socialistes ne présentent personne.

Risque de triangulaires

Dernière ombre au tableau : la perspective de triangulaires ne constitue plus qu'une faible marge de manoeuvre pour la gauche. En 1997, le FN avait réussi à imposer 75 triangulaires droite-gauche-FN, contribuant à la défaite de plusieurs poids lourds de la droite (Jean-François Copé, Pierre Bédier, Eric Raoult) ou favorisant l'élection de quelques personnalités PS (Elisabeth Guigou, Michel Vauzelle). Le FN n'avait rapporté qu'un seul butin, la circonscription de Jean-Marie Le Chevallier à Toulon (Var). En 2002, un mois après l'accession de Le Pen au second tour de la présidentielle, le FN n'était plus présent que dans 33 circonscriptions, son pouvoir de nuisance étant réduit d'autant. Cette année, si le passage des électeurs frontistes vers l'UMP sarkozyste se confirme, l'extrême droite ne sera pas plus en état de jouer un rôle déterminant.

Petit calcul. Pour se maintenir au second tour, un candidat doit rassembler, au premier, 12,5 % des inscrits. Avec un taux d'abstention légèrement supérieur à 20 %, il lui faut donc 16 % des suffrages pour gagner le droit de continuer la compétition électorale. Le 22 avril, date du premier tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen a atteint ce niveau dans 45 circonscriptions.

L'inconnue du Modem

Quant au nouveau Modem de François Bayrou, malgré sa présence sur tout le territoire national (535 candidats), il est peu probable qu'il capitalise sur ses impétrants le succès d'estime et la dynamique dont a bénéficié le député des Pyrénées-Atlantiques au premier tour de la présidentielle. Tout au plus l'intéressé et quelques fidèles (Jean Lassalle dans les Pyrénées-Atlantiques, Philippe Folliot dans le Tarn, Anne-Marie Comparini dans le Rhône) peuvent réussir à sauver leurs sièges face au rouleau compresseur UMP. Plus délicate est la situation de Gilles Artigues dans la Loire ou celle de Jean-Christophe Lagarde en Seine-Saint-Denis. Peut-être le Modem pourra-t-il aussi imposer des triangulaires dans quelques circonscriptions où des notables locaux ou «people» avérés, du genre du judoka Djamel Bouras (toujours en Seine-Saint-Denis) ou de l'ex-journaliste Jean-Marie Cavada (dans le Val-de-Marne), pourraient tirer leur épingle du jeu.

Les responsables du mouvement jurent que, lorsqu'ils le pourront, leurs candidats se maintiendront : «Et ça, c'est nouveau, assure Bernard Lehideux, député européen et expert électoral du nouveau parti. La dernière fois, on s'est retiré, par exemple quand on était deuxième, derrière l'UMP et devant le PS.» Ce qui n'empêche pas les petits arrangements entre amis : ainsi en Seine-Saint-Denis, terre de gauche s'il en fut, le Modem et l'UMP ont pris langue pour conclure un accord local. «Nous y allons pour trois raisons, admet Bernard Lehideux. Un, nous montrons que nous existons. Deux, nous finançons le parti [chaque voix récoltée aux législatives ouvre le droit au financement public, ndlr]. Trois, on essaye d'aller chercher des électeurs.»

(1) Réalisé les 10 et 11 mai auprès de 885 personnes.

(2) L'Assemblée sortante compte 350 UMP et 9 apparentés, 141 membres PS et 8 apparentés, 26 membres UDF et 3 apparentés, et 21 membres PCF. 14 députés (dont les 3 Verts) n'appartiennent à aucun groupe.

Nicole GAUTHIER : Libération

 

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Lundi 21 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

sondage fille

Les Français devraient offrir une large majorité à l'UMP aux élections législatives de juin, en lui accordant 40% des suffrages, contre 28% au PS et 15% au Mouvement démocrate, selon un sondage TNS Sofres Unilog publié lundi par Le Figaro.

Dans cette configuration, l'UMP et ses alliés obtiendraient de 365 à 415 sièges, le PS et ses alliés de 137 à 153 sièges et le Modem de 2 à 10 sièges.

72% des personnes interrogées se déclarent sûres de leur choix, tandis que 25% pourraient changer d'avis d'ici la tenue du scrutin.

Par ailleurs, 61% des Français sont satisfaits de la composition du gouvernement de François Fillon, contre 24% de mécontents. En outre, 78% approuvent la participation de personnalités proches de la gauche au gouvernement (19% désapprouvent).

La nomination de M. Fillon au poste de Premier ministre est également saluée par 60% des personnes interrogées contre 28% qui se déclarent mécontents.

Du côté de l'opposition, Dominique Strauss-Kahn arrive en tête des personnalités que les Français voudraient voir mener la campagne du PS (37%), suivi de Ségolène Royal (33%), Laurent Fabius et François Hollande devant se contenter de respectivement 8 et 6%.

Ce sondage a été réalisé les 18 et 19 mai par téléphone auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes selon la méthode des quotas.

Source : AFP

 

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Lundi 21 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

rose

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a jugé dimanche que "la rénovation" et "le rassemblement" du Parti socialiste sont nécessaires, soulignant que "tout le monde" est responsable de la défaite du PS à l'élection présidentielle.

"Nous avons perdu en 2002 et Lionel Jospin a abandonné les responsabilités politiques et nous, nous n'avons pas fait le travail qu'il fallait", a expliqué le maire socialiste de Nantes invité du "Grand Rendez-vous" Europe-1/TV5Monde/"Le Parisien/Aujourd'hui en France".

"Il faudra faire" le travail qui n'a pas été fait en 2002, a ajouté le président du groupe PS estimant "qu'il faut être collectivement responsable" plutôt que de chercher "des bouc-émissaires".

"Nous sommes divisés", a reconnu Jean-Marc Ayrault. "Je vois bien que l'on cherche à mettre François Hollande, tout seul responsable de tout". "Après la division du Parti socialiste qui a été difficile en 2005 au référendum et le départ de Lionel Jospin en 2002, François Hollande aurait pu au congrès du Mans travailler à une plus grande clarification", a-t-il admis avant de préciser que le Premier secrétaire "avait un souci: c'était de reconstituer l'unité du Parti socialiste".

"En tout état de cause, la rénovation et le rassemblement sont nécessaires", a-t-il jugé arguant que le travail de "rénovation" et de "rassemblement", "Ségolène Royal l'a commencé dans la campagne présidentielle". "Elle a un rôle éminent à jouer et je souhaite d'ailleurs qu'elle le joue dans cette campagne des élections législatives".

"Les militants du Parti socialiste, les adhérents, les sympathisants, ils ont bien senti qu'il fallait relever un défi qui est celui d'un socialisme en phase avec son temps et d'une société qui a profondément changé", a avancé le maire de Nantes.

"Le Parti socialiste et toute la gauche aura un vrai travail à faire après la bataille des élections législatives", a conclu Jean-Marc Ayrault. "Plus la gauche sera forte à l'Assemblée nationale, plus le Parti socialiste sera bien représenté, et plus les chances de cette rénovation seront réunies".

Source : AP

 

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Lundi 21 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
Depuis quelques jours, différentes initiatives sont nées sur Internet pour appeler à des dons pour Ségolène Royal ou pour le Parti Socialiste.

Certaines d'entre elles sont frauduleuses, d'autres naissent de la bonne volonté de militants qui souhaitent soutenir Ségolène Royal.

Nous vous rappelons que seule l'adhésion à l'association Désirs d'avenir, ou au Parti Socialiste, permet de soutenir Ségolène Royal et de l'aider dans ses projets futurs.

Pour adhérer à Désirs d'avenir :

http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=participer_adherer

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Dimanche 20 mai 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
Plusieurs barons sont montés au créneau pour affirmer que rien n'était perdu aux législatives.
Par Libération.fr (avec Reuters)
LIBERATION.FR : dimanche 20 mai 2007
      
 
Les socialistes ont retrouvé un peu de voix, ce week-end. Ils sont montés au créneau pour dénoncer les «manœuvres» de Nicolas Sarkozy visant à «déstabiliser» l'opposition avant les législatives de juin en nommant des ministres «d'ouverture».

Le premier secrétaire François Hollande y a vu «une volonté de jeter la confusion», en faisant croire qu'il n'y avait «plus de différence entre la gauche et la droite». Il s'agit de «déstabiliser» afin de «capter tous les pouvoirs», a-t-il estimé, parlant de «communication à des fins purement électorales».
Le député UMP Pierre Lellouche a accrédité les inquiétudes socialistes, en soulignant que l'ouverture pourrait «avoir des conséquences fortes sur le résultat des législatives» : «Les socialistes vont avoir du mal à mobiliser. Une partie de leurs électeurs vont se poser des questions sur les erreurs de leur campagne.»
 

Le porte-parole du PS Julien Dray veut pourtant y croire. Nicolas Sarkozy et son équipe, dit-il, «considèrent que le score de Ségolène Royal (à la présidentielle) n'était pas du tout négligeable» et que donc «il y a un risque pour ces élections législatives». «Tout est encore possible» au scrutin des 10 et 17 juin, a-t-il lancé.
Razzye Hammadi, président du Mouvement des Jeunes socialistes, a renchéri sur Canal+, notant qu'il y avait «près de 200 circonscriptions où Ségolène Royal avait fait plus de 50%» et «150 autres où il y avait moins de trois points d'écart». «On peut gagner ces élections, c'est mathématiquement possible.»

Reste les sondages, toujours les sondages. Les premières projections des instituts prévoient une nette majorité absolue pour l'UMP avec de 317 à 381 (BVA) et de 336 à 390 (Ifop) sièges sur 577.
D’ailleurs, certains évitent de trop parler de victoire. L'ancien Premier ministre Lionel Jospin avait fait valoir vendredi que «les socialistes ont une seule chose à faire dans l'immédiat (...), avoir le maximum de députés à l'Assemblée nationale». Même chorus chez Dominique Strauss-Kahn, estimant que les pouvoirs doivent être «suffisamment équilibrés», et chez Laurent Fabius, pour qui il faut un «contre-pouvoir» à l'Assemblée.

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