Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

SRMB

Le socialiste Malek Boutih a affirmé jeudi que la "crise est à la tête du Parti socialiste", estimant que Ségolène Royal ne doit pas se laisser "emprisonner" dans le jeu de l'appareil, car elle "ne représente pas que le PS".

"La crise est à la tête. A la tête vous avez une génération de seconds, troisièmes et quatrièmes couteaux du temps de Mitterrand, qui ont un petit ticket et font la queue et attendent que ce soit leur tour", a affirmé sur la chaîne LCI le secrétaire national PS aux questions de société.

Selon lui, "Ségolène Royal ne représente pas que le Parti socialiste, c'est en ça qu'elle a une petite différence de statut avec les autres, elle n'est pas simplement tenue par le PS, elle a quelque chose qui est supérieur".

Pour M. Boutih, Mme Royal "ne doit pas se laisser emprisonner dans le petit jeu de cet appareil" car "ces gens préfèrent tout détruire plutôt que quelqu'un puisse gagner leur place".

Interrogé sur le fait de savoir pourquoi il restait au PS qu'il critique si fortement, il a répondu: "Je reste parce que cela leur fera trop plaisir que je m'en aille".

Il a rappelé avoir été "parmi les premiers au Bureau national à avoir pris position publiquement pour soutenir Ségolène Royal".

Source : AFP


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Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

IDB

Les proches de Ségolène Royal montent au créneau. Après la salve de critiques des derniers jours émanant de ténors du PS, notamment de Laurent Fabius, plusieurs partisans de l'ancienne candidate ont mis le holà en dénonçant des "procès".

"Il faut que cessent les procès intentés à notre candidate", s'indigne jeudi dans un communiqué François Rebsamen, son ancien codirecteur de campagne. Il s'en prend clairement sans le nommer à Laurent Fabius qui, dans un entretien au "Monde" publié jeudi, épingle le "triple déficit" de la candidate socialiste défaite, "présidentialité, crédibilité, collégialité".

"Les procès en crédibilité sont une injure faite à 17 millions d'électeurs. Les procès en présidentialité ne sont que l'expression de l'amertume personnelle créée par le choix fait par les 250.000 militants socialistes", réplique M. Rebsamen.

De plus, poursuit-il, "les procès en collégialité sont difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives". Une allusion à la décision de Laurent Fabius de défendre le "non" à la Constitution européenne en 2005, alors que les militants socialistes avaient choisi le "oui" lors d'un référendum interne.

"L'analyse des résultats de l'élection présidentielle de 2007 doit être faite dans sa perspective historique pour préparer l'avenir. Elle le sera", promet le maire de Dijon. Mais il faut que "cessent les attaques individuelles et les règlements de compte aussi partiels que partiaux".

Delphine Batho, ancienne conseillère de la candidate, est également montée au front. "Il faut faire un exercice sérieux d'analyse de la séquence (...), mais ça ne peut pas se résumer à des caricatures et des mises en cause qui reprennent la même musique qu'on a entendue pendant la primaire" au PS, a déclaré à l'Associated Press la jeune députée socialiste des Deux-Sèvres, qui a hérité de la circonscription de Ségolène Royal. "C'est un peu court comme analyse".

Source : AP

 

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Vendredi 29 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Très bonne intervention de Christiane Taubira, durée : 16 mn.


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Mercredi 27 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
27 juin

Dans une province reculée de l’Ancien Empire Chinois, la tradition voulait qu’un chef de guerre rentrant chez lui victorieux soit soumis à la « nuit des blâmes ». Au cours de cette cérémonie méticuleusement organisée, les sujets pouvaient librement adresser au suzerain tous les reproches possibles, des plus fondés, comme la mort au combat d’un membre de la famille, aux plus variés. Il arriva ainsi qu’on reprocha au vainqueur l’affadissement des couleurs des drapeaux sous l’effet de la poussière ou le temps trop long passé à rentrer chez lui après la bataille.

Samedi matin dernier, lors du « Conseil National des blâmes », tous ces reproches et bien d’autres furent adressés à Ségolène Royal : drapeau de nos valeurs bradées aux sirènes centristes, absence ce jour-là qui traduisait le peu d’empressement à rejoindre les siens... Rien ne lui aura été épargné. Mais de la Chine du Moyen-Âge, le Parti Socialiste n’aura finalement retenu que la complexité et l’immuabilité de l’ordre intérieur. Car, pour le reste, le « conseil national des blâmes » n’aura pas eu pour objet de renouer, à travers la libre critique, la relation d’amitié et de confiance entre le valeureux combattant et son peuple, pas plus que de l’inviter à retrouver ainsi sa place parmi les siens. Le flot libéré des critiques n’avait pour seul objet que de fermer la porte à celle qui avait porté nos couleurs et de refermer la trop longue et douloureuse parenthèse qu’avait été, pour bon nombre de nos dirigeants, la campagne présidentielle. Que les sifflets contre les adhérents à 20 €, pourtant votés à l’unanimité des mêmes il y a quelques mois, aient donné la nausée, soit : nous sommes malheureusement convaincus depuis trop longtemps que l’intégration que nous professons pour la société a encore du chemin à faire dans nos rangs ! Mais les vociférations et mâles protestations contre la candidate, sa campagne et ses déclarations avaient pour objectif inavoué de masquer l’indicible : surtout ne rien changer. Au Parti Socialiste, depuis 10 ans, on ne change jamais une équipe qui perd : le Parti du mouvement est devenu le chantre de l’immobilisme.

Nous voici donc repartis avec les mêmes : François Hollande, soutenu par Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius au Parti, une pseudo refondation organisée à la va vite en 3 forums thématiques, des assises qui viendront après, quand on aura définitivement écoeuré tout postulant de venir travailler avec nous, quelques jeunes alibis pour éviter de toucher aux fondamentaux : c’est le scénario 2002.

On parle de refondation. Mais on commence à fermer, verrouiller et exclure, sous le regard distrait et souriant d’un 1er secrétaire qui depuis 10 ans n’aura jamais été là quand il le fallait pour défendre notre intérêt collectif.

Car l’intérêt collectif exigeait l’exact contraire des mortifères décisions de samedi : d’abord ouvrir, consulter, écouter, prendre le pouls d’une société dont notre appareil asséché n’entend plus que le lointain écho le soir des désillusions électorales successives. Ensuite, rendre à notre candidate le bénéfice de l’élan qu’elle a su créer, comprendre combien a du être difficile la campagne présidentielle où les bâtons dans les roues n’ont pas manqué. L’inviter ainsi à participer pleinement au travail de rénovation qui sera nécessairement collectif et ne peut se construire contre le Parti sauf à tirer un trait sur ce qu’il est. En appeler enfin aux militants pour qu’ils participent largement à nos Etats Généraux de la refondation plutôt que de faire siffler les plus nouveaux des socialistes.

Nous voici donc une nouvelle fois mal barrés ! Que faire ? Adhérez ! au risque du paradoxe, il faut dès à présent expliquer à ceux qui aiment le PS et veulent sa rénovation véritable, qu’ils doivent venir l’imposer à quelques dirigeants qui feront tout pour l’interdire. S’organiser ! Car il existe dans le Parti des rénovateurs dans toutes les anciennes sensibilités qui n’en peuvent plus de ces éventuelles luttes sclérosantes et n’acceptent pas les échecs programmés. Penser ! Car il est d’ores et déjà certain qu’à peine ripolinés, nos dogmes étoufferont toute pensée critique. Imagine-t-on nos éléphants dire autre chose que ce qu’ils expriment depuis 25 ans ? Pourtant, c’est en nous attachant à un authentique travail de réflexion et d’imagination que nous donnerons corps à la rénovation.

Je forme le vœu qu’en août prochain, à Fouras, nous ouvrions très largement ce processus d’impertinence collective, proposions d’y associer très largement et librement dans le Parti et hors le Parti ceux qui croient à la rénovation par les idées et réfléchissions dès à présent à l’organisation appropriée de cet « atelier rénovateur » sans lequel, je le crains, militer à gauche n’aurait plu guère de sens. Viendra, plus tard, la question de savoir qui il doit - ou pas - servir. Pour l’instant, il faut qu’il existe, au-delà des uns, des unes et des autres.

Avec une méthode tirée de notre conte chinois : là-bas « la nuit des blâmes » n’était finalement rien d’autre qu’un rappel aux combattants vainqueurs et glorieux de leur devoir d’humilité. La tradition chinoise ne dit pas que ce rappel ait été utile les soirs de défaite. Mais, habitués que nous sommes depuis 3 présidentielles, à la gestion des lendemains de batailles perdues, nous pourrions commencer par cela : l’humilité. Puis tracer le chemin : l’exigence. Le reste viendra alors, en son temps.

Thierry Mandon, Maire de Ris Orangis, Vice Président du Conseil Général de l’Essonne.


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Dimanche 24 juin 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy
Nous relayons ici une pétition lancée ce jour par un camarade du parti socialiste, à destinations des militants socialistes qui soutiennent Ségolène Royal :

Bonjour

Signez et faites signer cette pétition si vous êtes militant socialiste...
Faites passer cette pétition partout sur vos blogs, dans vos sections, fédérations, pour ceux qui n'ont pas internet,etc....

On compte sur Vous!!!

Auteur : CA section TemPS Réels
C/O Philippe de Tilbourg

A l'attention de : Bureau National du Parti Socialiste & Premier Secrétaire

Nous, militants de base du parti socialiste, réclamons une consultation directe, soit un vote des adhérents en section, afin d'avancer le calendrier du prochain congrès : la rénovation doit commencer sans attendre, elle ne s'accomplira pas du jour au lendemain.

Selon le titre 6 des statuts du parti, il suffit que 15% des adhérents demandent cette consultation sur la date du congrès pour qu'elle ait lieu :

6.11 Consultation directe des adhérents

Sur proposition du (de la) premier(e) secrétaire du Parti,
du bureau national,
de 35 fédérations,
ou A LA DEMANDE D'AU MOINS 15% DES ADHERENTS...

Imposez-vous dans le débat ! Signez la pétition, faîtes-la signer autour de vous, exigeons la tenue d'un congrès anticipé et redonnons la parole aux militants !

http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS---pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html

MON BLOG: http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/

 


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