Jeudi 10 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
REUTERS : jeudi 10 juillet 2008
 
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal répète qu'elle voit un lien possible entre le cambriolage de son appartement en juin et ses attaques contre le pouvoir, ajoutant même qu'elle pense être suivie ou sur écoutes téléphoniques.

"C'est évident, je suis sans doute suivie", a déclaré à RTL l'ex-candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, faisant à nouveau référence aux conditions de la fouille de son appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 27 juin dernier.

Les policiers chargés de l'enquête, dit-elle, ont remarqué que le logement avait été "visité" entre 20h30, heure du départ de son fils, et 22h30, quand elle-même est rentrée.

"L'intervention très professionnelle qui a eu lieu à ce moment-là a un temps très très court pour intervenir, à un moment où il n'y a pas de cambriolage, parce que c'est un moment où il y a beaucoup d'allées et venues", a-t-elle expliqué.

"Donc en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile, c'est une évidence", a-t-elle conclu.

Aux lendemains des attaques de l'UMP qui estime que l'ex-candidate a dérapé, Ségolène Royal a réaffirmé que le dossier de l'intrusion du 27 juin n'était pas à ses yeux "une affaire personnelle mais politique".

"Il y a une coïncidence (avec) un moment politique sensible, c'est-à-dire le lendemain où je mettais en cause la mainmise sur la France du clan Sarkozy, la veille où je devais présenter ma contribution pour le congrès du Parti socialiste", a-t-elle répété.

Ségolène Royal a rappelé avoir déjà subi un autre cambriolage en 2006 et assuré que plusieurs de ses collaborateurs avaient été victimes de vols depuis la campagne présidentielle, cinq de leurs ordinateurs ayant été dérobés ces derniers mois selon elle.

"Dans n'importe quelle démocratie, le pouvoir en place se serait ému (...) Il y a une façon très particulière de chercher à intimider, à faire peur", estime-t-elle.

Une enquête de police est en cours sur l'intrusion dans le logement de Ségolène Royal. La Direction de la surveillance du territoire (DST) a été requise début juillet par le parquet de Nanterre pour vérifier l'existence éventuelle de dispositifs d'écoutes dans le logement, sans que rien ne soit découvert.

Thierry Lévêque, édité par Véronique Tison


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Mercredi 9 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Quelques éléments factuels pour vous aider à mieux comprendre la récente « visite » de l’appartement de Ségolène Royal.

- La fouille de l'appartement de Ségolène Royal, situé à Boulogne, dans les Hauts-de-Seine, a eu lieu vendredi 27 juin, vers 22 heures. La veille précisément du jour où elle devait faire la présentation de sa contribution au congrès du Parti socialiste et alors que, dans l'après midi, une dépêche AFP avait donné les grandes lignes de cette contribution, en titrant sur la dénonciation de la « mainmise du clan Sarkozy sur la France ».

- C'est la troisième fois que l'appartement de Ségolène Royal est ainsi « visité ». La première fouille a eu lieu en août 2006, la veille de sa rentrée politique pendant la campagne interne de désignation du candidat socialiste à la présidentielle. La deuxième s’est produite en juillet 2007. Plusieurs membres de son équipe de campagne avaient également été victimes de cambriolages, pendant l’hiver 2007, et se sont faits notamment volé leurs ordinateurs.

- Le 27 juin dernier, les « visiteurs » ont mis à sac l'appartement. Il ne s’agit pas d'un cambriolage, car aucun objet n’a été dérobé. En revanche, toutes les pièces ont été minutieusement fouillées. Les « visiteurs » ont tenu à laisser des traces particulièrement symboliques. Des effets personnels des enfants ont été mis en évidence sur leurs lits. Encore plus clair : la main courante déposée lors de la précédente « visite » de son appartement a été extraite de ses dossiers et déchirée pour être déposée en évidence sur un meuble.

- Cette entrée par effraction dans son appartement supposait une surveillance étroite des allers et retours de Ségolène Royal et de sa famille. Il fallait à la fois savoir à quel moment précis ses enfants avaient quitté l'appartement pour le laisser vide et à quelle heure exacte elle quittait ses bureaux parisiens pour regagner son domicile.

- C'est en rentrant vers 23 heures avec ses fils qu’elle a constaté que sa porte avait été fracturée. Elle a immédiatement appelé la police et a attendu la présence des agents pour pénétrer dans son appartement.

- Tous ces faits ont été constatés dès le vendredi 27 juin au soir par la police et le Procureur de la République de Nanterre, qui s'est rendu sur place personnellement dans la nuit.

- Il va de soi que compte tenu de tous ces éléments, cette fouille de l'appartement de Ségolène Royal ne peut être comparée à un simple fait divers ou à un acte délictueux dont nous pouvons malheureusement tous être victimes. C’était bien le domicile de Ségolène Royal qui était visé. L'organisation de cette « visite » est professionnelle. La volonté d'intimidation est parfaitement transparente. Ségolène Royal n'est d'ailleurs pas la seule concernée par des faits de cette nature. Olivier Besancenot a porté plainte pour atteintes à sa vie privée ; il avait été surveillé par une officine de renseignement.


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Mardi 8 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Médiatiques Chaque lundi
Betancourt : les nouvelles propagandes
PAR DANIEL SCHNEIDERMANN
QUOTIDIEN : lundi 7 juillet 2008

O
n pensait avoir définitivement basculé dans le conditionnement moderne, c’est-à-dire nappé du sucre glace de la religiosité. Processions pour la délivrance de l’héroïne, tee-shirts immaculés, rollers, lâchers de colombes, angelots, chorales, ballons, portraits géants aux frontons des mairies. Et après la résurrection, émotion obligatoire devant les retrouvailles familiales, la maman, les enfants, les deux maris, génuflexion devant les «orgies de baisers» des retrouvailles, prosternation collective. Ainsi la France entière, shootée aux photos du bonheur et aux flashes spéciaux, a-t-elle dû subir les scènes pieuses du retour de sainte Ingrid. Ainsi a-t-on entendu un journaliste de France Info, dans la liesse universelle, supplier la libérée d’accepter par avance le prix Nobel de la paix. Et l’ostentation-surprise, par l’otage délivrée, d’une foi proprement chrétienne (avec chapelet, et prière surprise sur le tarmac) ne fut que l’un des adjuvants du spectacle.

On pensait avoir basculé dans cette propagande-là, celle qui n’interdit plus rien, celle qui a laissé ses ciseaux au vestiaire, celle qui ne se donne plus la peine de mentir ou de cacher, puisque sourire, trembler de bonheur et pleurer de joie devant les caméras sont tellement plus efficaces. Mais stupeur ! Dans le tsunami modernissime de la libération d’Ingrid Betancourt, sont venues se glisser, aussi, quelques gouttes d’archaïque propagande.

Reprenons. L’ostensible combat pour cette libération fut l’un des tout premiers de Sarkozy, à peine élu. Réussir où Villepin et Chirac avaient échoué lui était, comme toujours, une motivation première. Toutes les voies de possibles négociations avec les Farc, notamment par l’entremise de Chávez, furent explorées. On proposa d’accueillir en France d’éventuels repentis guérilleros. De longs mois durant, Sarkozy et les Betancourt sommèrent Uribe de composer avec les preneurs d’otages. Interview après interview, ils avaient presque réussi à imposer l’idée que le co-ravisseur d’Ingrid était, tout bien pesé, Uribe lui-même. Et soudain, surprise ! C’est Uribe qui l’emporte, en mêlant force et ruse (tout au moins, jusqu’à remise en cause éventuelle de la version officielle). Aucune importance : à peine cette libération connue, des sarkolâtres plus dévots que Sarkozy lui-même accourent devant les caméras expliquer qu’il y est pour tout. Tous les arguments sont bons.

Sur le site du Figaro, le directeur adjoint de la rédaction, Yves Thréard, assure (en exclusivité mondiale) que c’est bel et bien la carte Chávez, jouée par Sarkozy, qui a abouti à la libération de Betancourt. Christophe Barbier, directeur de L’Express, l’organe central du carlabrunisme, se surpasse sur le plateau de LCI : «Quand Sarkozy se donne un objectif suprême, rien ne l’en détourne jamais. […] Sa mobilisation personnelle a participé de la mobilisation collective. Ça a bougé les lignes au niveau international. Et voir cette mobilisation collective de la France derrière son président, c’était bon pour le moral d’Ingrid Betancourt, et ça n’a pas de prix, grâces en soient rendues à Nicolas Sarkozy.» Le même jour, sur le même plateau, il somme Bertrand Delanoë : «Betancourt et sa famille ont remercié hier le président Sarkozy. Reconnaissez-vous que sa mobilisation personnelle a accéléré le jeu diplomatique ?» Seule à oser une note discordante, Ségolène Royal est lynchée en place publique par la machine TF1. «Ça tue la polémique de Ségolène Royal !» s’exclame par exemple en direct le commentateur de TF1, François Bachy, aussitôt après le discours (étincelant d’intelligence et d’habileté) de Betancourt à l’aéroport de Villacoublay.

Déjà, dans les premières heures de la libération de l’otage, le site du Figaro avait tout bonnement… diffusé une vidéo tronquée des remerciements de Betancourt, au saut de l’avion, escamotant ses remerciements à Chirac et Villepin, pour ne laisser que l’hommage à Sarkozy.

On pensait tournée la page de l’ORTF. Qu’aucun retour en arrière n’était plus possible. Que nos lavages de cerveaux prendraient désormais les couleurs avenantes de l’émotion.

Mais les chemins de la propagande n’en finissent pas de surprendre. La particularité de l’époque, c’est l’étonnante coexistence des deux techniques, l’ancienne et la nouvelle, celle qui mobilise l’émotion et celle qui efface les dissidents de la photo. Comme s’il fallait au message mettre toutes les chances de son côté. La grand-messe unanimiste ne suffit plus. Il faut encore prendre soin d’étouffer, activement, les dissonances. Comme si les servants, pourtant aux manettes d’une sono assourdissante, craignaient encore, étrangement, de ne pas être entendus.


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Mardi 8 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Le député-maire socialiste de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a été réélu mardi, face à Arnaud Montebourg, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, un poste qu'il occupe depuis 1997.

Sur 185 votants, M. Ayrault a recueilli 120 voix, devançant très largement M. Montebourg, qui n'a obtenu que 57 voix. Il y a eu 8 bulletins nuls, a-t-on précisé dans l'entourage de M. Ayrault.

Le député-maire de Nantes, 58 ans, à la tête du groupe socialiste depuis 11 ans, a réalisé un meilleur score que l'année dernière, où il avait obtenu, au second tour, 117 voix.

"Mon élection est un vote d'adhésion à une méthode et pas à un homme", a réagi M. Ayrault juste après sa victoire.

"J'ai toujours eu confiance dans le sens de responsabilité des députés socialistes, radicaux et citoyens. Les députés ont souhaité rester unis et forts pour lutter contre la droite. Ils n'ont pas voulu faire de cette élection un pré-vote de congrès", a-t-il souligné.

Interrogé sur la candidature de M. Montebourg contre lui, il a affirmé que "tout ça est derrière nous" et qu'il n'entendait "participer à aucune polémique".

Le groupe SRC (socialistes, radicaux et citoyens) compte 204 députés dont 18 apparentés. L'an dernier, M. Ayrault s'était engagé à remettre son mandat en jeu chaque année.

Mais, alors que le renouvellement des instances du groupe ne devait être cette fois-ci qu'une formalité, en raison de la proximité du congrès du PS en novembre à Reims, M. Montebourg, 45 ans, premier vice-président du groupe en charge de la prospective depuis juin 2007, avait annoncé jeudi dernier, à la surprise générale, sa candidature.

"Ce qui s'est passé là est une progression importante des idées qui doivent transformer la gauche", a estimé le député de Saône-et-Loire après sa défaite. "Nous pensons que tôt ou tard la question de la mutation et du renouvellement du Parti socialiste est sur la table".

M. Montebourg a estimé que sa candidature avait mis en évidence "un axe" Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et François Hollande, qui a soutenu M. Ayrault.

Il s'était posé en candidat du "changement de méthode et d'intensité" face "à l'intensification des attaques et la mise en marche de stratégies cyniques du sarkozysme", appelant à une opposition "forte et convaincante", sortant du "conformisme".

Le député de Saône-et-Loire avait déjà été, sans succès, candidat au poste de président du groupe en juin 2007. Il avait alors recueilli 30 voix, se classant dernier des quatre députés PS en lice au premier tour.

Source : AFP


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Mardi 8 juillet 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal a estimé que les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves en France sont "pires que de la provocation" et montrent que le chef de l'Etat "vit dans un autre monde" où "l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent".

"Je pense que c'est pire que de la provocation. Il ne se rend même plus compte de ce qu'il dit, au sens où, ça y est, il vit dans un autre monde. Pour lui, l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent", a déclaré Ségolène Royal

"Il ne se rend pas compte que les gens sont désespérés" et qu'il est "très difficile pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a-t-elle ajouté.

Selon Ségolène Royal, "c'est une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France. On se croirait revenus sous l'Ancien Régime où le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis, le roi enrichit ceux qui sont déjà riches, et pendant ce temps-là, le peuple s'appauvrit".

"Présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et répondre à leurs soucis et à leurs problèmes", a-t-elle estimé.


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