Communiqué d’Aurélie Filippetti, députée de Moselle et porte-parole du groupe socialiste à l’Aseemblée nationale, le 8 juillet 2008

« Monsieur Frédéric Lefebvre prend ses désirs pour des réalités : non, Ségolène Royal n’a pas « pété un câble », mais c’était bien l’objectif recherché par les barbouzes qui ont visité son appartement pour l’intimider.

Avec l’UMP de Sarkozy, on n’est plus dans la politique mais dans la vulgarité érigée en rhétorique. Dans la France de Nicolas Sarkozy, on peut désormais mettre à sac le domicile de la principale opposante politique et cela ne déclenche que l’hilarité des porte-parole, ou plutôt des porte-flingues, du pouvoir en place.

La France de Sarkozy c’est la télé de Berlusconi et les méthodes de Poutine. Ce qui dérange l’UMP, c’est que SR a une voix qui porte et qu’elle incarne à elle seule l’opposition : tenter de la faire taire en la discréditant, c’est aussi reconnaître que ses idées et popularité dérangent le pouvoir.

Les porte-parole de l’UMP ferait mieux de répondre sur le fond aux propositions de Ségolène Royal sur l’urgence écologique, le mandat unique, la réforme des retraites, la révolution fiscale, plutôt que de tenter de refaire le coup aux Français des manipulations de la campagne présidentielle. Plus personne n’est dupe ! »

--------

Communiqué de Jean Pierre Mignard, avocat, le 8 juillet 2008
 
« Avec l'élégance de propos qui lui est coutumière, Monsieur Lefebvre prétend que Madame Royal a « pété un câble » pour constater une coïncidence entre la mise à sac de son appartement et la mise en cause du pouvoir politique.

La visite de son appartement a été constatée par la police et le serrurier réquisitionné, son officier de sécurité et le Procureur de la République de Nanterre qui s'est personnellement transporté sur les lieux.

Rien ou presque n'a été volé, mais tout a été bouleversé et la copie de la plainte de son premier cambriolage déchirée et exhibée.
Ceux qui ont agi se sont sentis assez forts pour provoquer.

Si Monsieur Lefebvre qui sait tout sur tout a des informations rassurantes à donner à propos de cette infraction, il doit être entendu comme témoin par le Procureur de la République. »

---------

Communiqué de François Rebsamen, maire de Dijon, le 9 juillet 2008

« Pour la deuxième fois l’appartement de Ségolène Royal a fait l’objet le 27 Juin d’un «  cambriolage » d’un genre particulier : une intrusion, pas de vol, mais une mise à sac et une une mise en scène, orchestrée qui relève de la menace et de l’intimidation musclée.  

Et depuis ?

Un silence assourdissant des médias, des observateurs, de la ministre de l’Intérieur. Pas un mot de soutien de Nicolas Sarkozy qui a pourtant érigé la compassion en méthode de gouvernement, Mais des insultes du Premier Ministre et du porte parole de l’UMP, quand Ségolène Royal s’interroge sur les liens entre les attaques dont elle est victime et son rôle d’opposante au président de la République.

Imaginons un instant qu’en 1988 ou 1989 le candidat de la droite à la présidentielle, Jacques Chirac, ait été victime du même type de pratiques. Complot, affaire d’Etat, que n’aurions nous pas entendu…  

Aujourd’hui rien, circulez il n’ y a rien avoir.  

Une des chefs de l’opposition, l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle, est menacée dans sa sécurité quotidienne et la seule réponse est de l’accuser de «  péter les plombs ».

La démocratie c’est d’abord le respect de l’opposition, j’appelle les représentants de la majorité à s’en souvenir. »

 ----------

Communiqué de Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, le 9 juillet 2008

« La mise à sac de l'appartement de Ségolène Royal est un fait grave qui devrait susciter l'indignation de tous les responsables politiques par delà les clivages.

Il est particulièrement choquant que le Premier ministre, au lieu de condamner énergiquement toute tentative d'intimidation d'une responsable politique de premier plan, ressorte des formules vieilles de l'inquisition accusant la victime de démence.

Monsieur Fillon a manifestement perdu le sens des valeurs et des usages républicains, c'est tout à fait regrettable.

On aurait préféré qu'il commente, tout comme les autres responsables de l'UMP, ce que Ségolène Royal a dit sur la mainmise du clan des puissants amis de Monsieur Sarkozy sur la France, et en particulier sur les médias. Leur silence gêné montre que Ségolène Royal a visé juste. »

---------

Communiqué de David Assouline, sénateur et secrétaire national du PS, le 9 juillet 2008

La  meute est encore lâchée contre celle qui dit clairement comment, pourquoi et pour qui le clan Sarkozy fait main basse sur la France. En moins d'une semaine, par deux fois François Fillon, Premier ministre en fonction, s'en est pris violemment à Ségolène Royal,  un ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a encore montré qu'il ne digère toujours pas sa défaite en Poitou-Charentes, et l'éternel matraqueur Monsieur Lefebvre s'est encore illustré par la vulgarité de ses propos.

En plus de s'attaquer de façon « décomplexée » au pouvoir d'achat, aux services publics, au code du travail, à l'audiovisuel public, au profit des plus riches, la droite sarkozyste voudrait au mieux qu'on la commente, pas qu'on s'y oppose avec force.

Et bien, Ségolène Royal n'est pas femme à se laisser intimider et assume sa responsabilité en combattant et en proposant avec toute le courage qu'on lui connaît.

 


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
REUTERS : mardi 8 juillet 2008
 
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a déclaré qu'elle voyait un possible rapport entre un cambriolage de son appartement le 27 juin dernier et ses attaques virulentes contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.

"J'observe que la semaine dernière, au moment où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac", a-t-elle dit dans le journal du soir de France 2.

Prié de dire si elle établissait un lien entre les deux événements, elle a répondu : "je fais un rapport entre les deux, en effet".

"C'est une drôle de coïncidence et c'est la seconde fois, la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle", a-t-elle ajouté.

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déposé plainte après avoir découvert, selon ses déclarations, son logement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) "retourné" le 27 juin, jour où elle présentait sa contribution au congrès de son parti programmé en novembre.

Rien n'aurait été volé, selon ses déclarations. Le procureur de Nanterre Philippe Courroye s'est rendu sur place et une enquête de police a été ouverte.

Pendant la campagne présidentielle, une première plainte avait déjà été déposée en août 2006 par Ségolène Royal faisant état du cambriolage de ce même logement.

Trois collaborateurs de la candidate avaient aussi porté plainte pour cambriolage ou vol dans la même période, l'assistante parlementaire de Ségolène Royal, sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen et un militant de l'association "Désirs d'avenir". Les enquêtes n'ont rien donné.

"Je ne subirai aucune intimidation, ma parole restera libre", a dit la présidente de la région Poitou-Charentes sur France 2. Ségolène Royal va briguer la direction du PS à la fin de l'année et a déjà fait part de son intérêt pour une nouvelle candidature présidentielle en 2012.

Elle a condamné la polémique engagée à droite après sa déclaration expliquant que Nicolas Sarkozy n'était pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt. L'UMP Christian Estrosi avait estimé en particulier qu'elle avait "l'humanité d'un bigorneau".

Elle voit dans l'importance donnée à cette déclaration la preuve d'une "mainmise du pouvoir sur les médias". "Je n'ai fait que reprendre les propos de l'Elysée et du Quai d'Orsay et il s'en est suivi un espèce de lynchage médiatique ridicule", a-t-elle dit.

Elle a aussi condamné le projet de suppression de la publicité sur les chaînes de télévision de service public, destiné selon elle à "enrichir les amis de M. Sarkozy, Bouygues, Lagardère, Bolloré qui s'apprêtent en plus à se positionner pour la privatisation d'EDF et d'Areva".

Thierry Lévêque


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Médiatiques Chaque lundi
Betancourt : les nouvelles propagandes
PAR DANIEL SCHNEIDERMANN
QUOTIDIEN : lundi 7 juillet 2008

O
n pensait avoir définitivement basculé dans le conditionnement moderne, c’est-à-dire nappé du sucre glace de la religiosité. Processions pour la délivrance de l’héroïne, tee-shirts immaculés, rollers, lâchers de colombes, angelots, chorales, ballons, portraits géants aux frontons des mairies. Et après la résurrection, émotion obligatoire devant les retrouvailles familiales, la maman, les enfants, les deux maris, génuflexion devant les «orgies de baisers» des retrouvailles, prosternation collective. Ainsi la France entière, shootée aux photos du bonheur et aux flashes spéciaux, a-t-elle dû subir les scènes pieuses du retour de sainte Ingrid. Ainsi a-t-on entendu un journaliste de France Info, dans la liesse universelle, supplier la libérée d’accepter par avance le prix Nobel de la paix. Et l’ostentation-surprise, par l’otage délivrée, d’une foi proprement chrétienne (avec chapelet, et prière surprise sur le tarmac) ne fut que l’un des adjuvants du spectacle.

On pensait avoir basculé dans cette propagande-là, celle qui n’interdit plus rien, celle qui a laissé ses ciseaux au vestiaire, celle qui ne se donne plus la peine de mentir ou de cacher, puisque sourire, trembler de bonheur et pleurer de joie devant les caméras sont tellement plus efficaces. Mais stupeur ! Dans le tsunami modernissime de la libération d’Ingrid Betancourt, sont venues se glisser, aussi, quelques gouttes d’archaïque propagande.

Reprenons. L’ostensible combat pour cette libération fut l’un des tout premiers de Sarkozy, à peine élu. Réussir où Villepin et Chirac avaient échoué lui était, comme toujours, une motivation première. Toutes les voies de possibles négociations avec les Farc, notamment par l’entremise de Chávez, furent explorées. On proposa d’accueillir en France d’éventuels repentis guérilleros. De longs mois durant, Sarkozy et les Betancourt sommèrent Uribe de composer avec les preneurs d’otages. Interview après interview, ils avaient presque réussi à imposer l’idée que le co-ravisseur d’Ingrid était, tout bien pesé, Uribe lui-même. Et soudain, surprise ! C’est Uribe qui l’emporte, en mêlant force et ruse (tout au moins, jusqu’à remise en cause éventuelle de la version officielle). Aucune importance : à peine cette libération connue, des sarkolâtres plus dévots que Sarkozy lui-même accourent devant les caméras expliquer qu’il y est pour tout. Tous les arguments sont bons.

Sur le site du Figaro, le directeur adjoint de la rédaction, Yves Thréard, assure (en exclusivité mondiale) que c’est bel et bien la carte Chávez, jouée par Sarkozy, qui a abouti à la libération de Betancourt. Christophe Barbier, directeur de L’Express, l’organe central du carlabrunisme, se surpasse sur le plateau de LCI : «Quand Sarkozy se donne un objectif suprême, rien ne l’en détourne jamais. […] Sa mobilisation personnelle a participé de la mobilisation collective. Ça a bougé les lignes au niveau international. Et voir cette mobilisation collective de la France derrière son président, c’était bon pour le moral d’Ingrid Betancourt, et ça n’a pas de prix, grâces en soient rendues à Nicolas Sarkozy.» Le même jour, sur le même plateau, il somme Bertrand Delanoë : «Betancourt et sa famille ont remercié hier le président Sarkozy. Reconnaissez-vous que sa mobilisation personnelle a accéléré le jeu diplomatique ?» Seule à oser une note discordante, Ségolène Royal est lynchée en place publique par la machine TF1. «Ça tue la polémique de Ségolène Royal !» s’exclame par exemple en direct le commentateur de TF1, François Bachy, aussitôt après le discours (étincelant d’intelligence et d’habileté) de Betancourt à l’aéroport de Villacoublay.

Déjà, dans les premières heures de la libération de l’otage, le site du Figaro avait tout bonnement… diffusé une vidéo tronquée des remerciements de Betancourt, au saut de l’avion, escamotant ses remerciements à Chirac et Villepin, pour ne laisser que l’hommage à Sarkozy.

On pensait tournée la page de l’ORTF. Qu’aucun retour en arrière n’était plus possible. Que nos lavages de cerveaux prendraient désormais les couleurs avenantes de l’émotion.

Mais les chemins de la propagande n’en finissent pas de surprendre. La particularité de l’époque, c’est l’étonnante coexistence des deux techniques, l’ancienne et la nouvelle, celle qui mobilise l’émotion et celle qui efface les dissidents de la photo. Comme s’il fallait au message mettre toutes les chances de son côté. La grand-messe unanimiste ne suffit plus. Il faut encore prendre soin d’étouffer, activement, les dissonances. Comme si les servants, pourtant aux manettes d’une sono assourdissante, craignaient encore, étrangement, de ne pas être entendus.


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Le député-maire socialiste de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a été réélu mardi, face à Arnaud Montebourg, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, un poste qu'il occupe depuis 1997.

Sur 185 votants, M. Ayrault a recueilli 120 voix, devançant très largement M. Montebourg, qui n'a obtenu que 57 voix. Il y a eu 8 bulletins nuls, a-t-on précisé dans l'entourage de M. Ayrault.

Le député-maire de Nantes, 58 ans, à la tête du groupe socialiste depuis 11 ans, a réalisé un meilleur score que l'année dernière, où il avait obtenu, au second tour, 117 voix.

"Mon élection est un vote d'adhésion à une méthode et pas à un homme", a réagi M. Ayrault juste après sa victoire.

"J'ai toujours eu confiance dans le sens de responsabilité des députés socialistes, radicaux et citoyens. Les députés ont souhaité rester unis et forts pour lutter contre la droite. Ils n'ont pas voulu faire de cette élection un pré-vote de congrès", a-t-il souligné.

Interrogé sur la candidature de M. Montebourg contre lui, il a affirmé que "tout ça est derrière nous" et qu'il n'entendait "participer à aucune polémique".

Le groupe SRC (socialistes, radicaux et citoyens) compte 204 députés dont 18 apparentés. L'an dernier, M. Ayrault s'était engagé à remettre son mandat en jeu chaque année.

Mais, alors que le renouvellement des instances du groupe ne devait être cette fois-ci qu'une formalité, en raison de la proximité du congrès du PS en novembre à Reims, M. Montebourg, 45 ans, premier vice-président du groupe en charge de la prospective depuis juin 2007, avait annoncé jeudi dernier, à la surprise générale, sa candidature.

"Ce qui s'est passé là est une progression importante des idées qui doivent transformer la gauche", a estimé le député de Saône-et-Loire après sa défaite. "Nous pensons que tôt ou tard la question de la mutation et du renouvellement du Parti socialiste est sur la table".

M. Montebourg a estimé que sa candidature avait mis en évidence "un axe" Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et François Hollande, qui a soutenu M. Ayrault.

Il s'était posé en candidat du "changement de méthode et d'intensité" face "à l'intensification des attaques et la mise en marche de stratégies cyniques du sarkozysme", appelant à une opposition "forte et convaincante", sortant du "conformisme".

Le député de Saône-et-Loire avait déjà été, sans succès, candidat au poste de président du groupe en juin 2007. Il avait alors recueilli 30 voix, se classant dernier des quatre députés PS en lice au premier tour.

Source : AFP


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Ségolène Royal a estimé que les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves en France sont "pires que de la provocation" et montrent que le chef de l'Etat "vit dans un autre monde" où "l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent".

"Je pense que c'est pire que de la provocation. Il ne se rend même plus compte de ce qu'il dit, au sens où, ça y est, il vit dans un autre monde. Pour lui, l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent", a déclaré Ségolène Royal

"Il ne se rend pas compte que les gens sont désespérés" et qu'il est "très difficile pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a-t-elle ajouté.

Selon Ségolène Royal, "c'est une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France. On se croirait revenus sous l'Ancien Régime où le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis, le roi enrichit ceux qui sont déjà riches, et pendant ce temps-là, le peuple s'appauvrit".

"Présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et répondre à leurs soucis et à leurs problèmes", a-t-elle estimé.


ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus