Samedi 17 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

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Samedi 17 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
L'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied de Bertrand Delanoë dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.

afp

LIBERATION.FR : samedi 17 mai 2008
  
Ségolène Royal a annoncé vendredi soir lors d'une réunion publique à Paris qu'elle serait candidate à la direction du PS «si les militants le jugent utile» lors du congrès de Reims au mois de novembre.

Par ce geste, l'ex-candidate à l'Elysée en 2007 tente de couper l'herbe sous le pied du maire de Paris, Bertrand Delanoë, dont la semaine prochaine doit marquer la montée en puissance avec la sortie d'un livre et une réunion de ses soutiens.

«Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent (...)», a déclaré la présidente du Poitou-Charentes devant 4 à 500 militants réunis dans le XXe arrondissement, le plus populaire de la capitale, pour «un atelier citoyen». «Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le parti socialiste, j'accepterai avec joie et détermination d'assumer cette belle mission de chef du parti», a ajouté Ségolène Royal, qui entend «porter une conception du renouveau du socialisme en France et dans le monde».

Au fil des semaines, la candidature de Ségolène Royal apparaissait comme une évidence. Mais le moment est inattendu, l'élue picto-charentaise ayant réaffirmé il y a quelques jours devant des journalistes que le moment n'était pas venu. Dans le complexe de La Bellevilloise, un «lieu de vie» avec théâtre et restaurant, l'ex-candidate à l'Elysée a lancé: «Nous savons tous que le PS a besoin d'un leadership».

Alors que bien des médias annoncent un choc entre Bertrand Delanoë et elle-même au congrès de Reims, Ségolène Royal a assuré qu'il n'y avait «pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs». «Les militants n'en veulent pas et ils n'en auront pas. En ce qui me concerne, le débat sera respectureux», a-t-elle ajouté. La présidente de région a précisé que, passage obligé pour conquérir le parti, elle ferait «une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion». «Dès la semaine prochaine, nous passons à la rédaction de la contribution» qui devra être déposée au plus tard le 1er juillet, a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a d'autre part annoncé le soutien, d'ores et déjà, de 25 premiers secrétaires de fédérations départementales, de petite taille en majorité, mais aussi de taille moyenne comme l'Aude, le Var, la Somme ou encore l'Indre-et-Loire. Selon la présidente du Poitou-Charentes, qui a multiplié les références à François Mitterrand, «le Parti socialiste est bien à la croisée des chemins: celui de la renaissance ou du sur-place».

Régulièrement accusée de vouloir soigner sa popularité en jouant sur son image, Ségolène Royal s'est défendue de vouloir «flatter les militants». «Je veux les respecter et les convaincre», a-t-elle dit, promettant à nouveau de «parler aux militants comme (elle) parle aux Français». «Il n'y aura pas de faux débats, de postures toutes faites». Souvent accusée de faire le jeu de François Bayrou, l'ex-candidate a prôné «un parti socialiste qui soit le centre de gravité pour toute la gauche dans le respect de nos partenaires». Face à «ceux qui déforment ou dénigrent» sa méthode - partir d'un questionnaire aux militants pour proposer un projet politique au congrès -, Ségolène Royal a affirmé que c'était «le contraire du populisme et de la démagogie», dénonçant un «ordre jupitérien» où on «décide dans la solitude de son bureau».


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Mercredi 14 mai 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

SRC

Ségolène Royal accélère. Mais à son rythme. Une semaine après la publication du texte des partisans de Bertrand Delanoë, l’ancienne candidate à la présidentielle dévoile aujourd’hui les premiers résultats de sa consultation participative, lancée début avril. Quelque 1 500 contributions, reçues via Internet, ont été synthétisées par son équipe. Vendredi à Paris, lors d’un premier «atelier citoyen», elle y fera référence afin de préciser, en des termes choisis, pourquoi elle entend prendre le parti. Avant d’attaquer les déplacements, mardi en Lorraine, sur le terrain des ouvriers, puis dans l’Aube, deux jours plus tard. Une séquence de visites du parti d’en bas prévue jusqu’au 7 juin, date du début de la rédaction d’une contribution en vue du congrès. Avec, en toile de fond, l’ambition d’incarner «le choix de la survie et du développement du PS». Pour «gagner sur le fait que le parti a besoin de changer».

Bien sûr, comme à l’accoutumée, Ségolène Royal jouera ce mercredi son rôle de première opposante : «Je fais mon travail. C’est ma responsabilité. Je ne vais pas me tourner les pouces en disant : "J’attends 2011."» Elle s’en prendra donc à la loi de modernisation de l’économie façon Nicolas Sarkozy. Mais l’essentiel, aujourd’hui, est ailleurs : dans les positions exprimées par les militants sur le site. Lesquels, en matière économique, estiment que «le PS doit se réapproprier le discours sur l’entreprise». Plaident pour «cesser le catéchisme doctrinal» et pour «traiter de questions qui n’apparaissent pas au premier abord définir un discours de gauche». Préconisent, au chapitre du parti, d’«ouvrir les sections à des non-membres». Et revendiquent «unanimement, la nécessité d’un leadership incontesté et respecté»…

Faut-il voir dans ce timing une réponse de la bergère à Delanoë, qui estimait dans son texte que la démocratie participative devait «se nourrir d’une mise en débat des projets et non de simples questions», fustigeait le «contournement des lieux de débat» ainsi que la stratégie «improvisée et non concertée» d’alliance au centre ? «On déroule une méthode et un calendrier, proteste David Assouline, proche de la candidate. On est dans l’action, pas dans la réaction.» Reste que Ségolène Royal assume volontiers «un certain nombre de différences» : «Je crois à un parti le plus attractif possible, et ouvert à de larges alliances pour battre la droite. Ça a le mérite de poser le débat.» Et, du même coup, de lui fournir un angle pour soigner son profil de rénovatrice face à un canal historique jospino-jospiniste : «On ne peut se contenter de replâtrages, de recyclages des anciens projets du PS. On ne fait plus de la politique comme autrefois.»

Car si «la consultation des militants est un des ruisseaux qui alimentent» le texte que présentera Royal, celui-ci devrait aussi se nourrir, outre des travaux de ses groupes d’experts, des concepts développés pendant sa campagne présidentielle. «Je ne veux pas que ce potentiel soit perdu. Moi, je m’adresserai aux militants comme aux Français, sans compromis. Je ne me forcerai pas, parce qu’un congrès se gagne soi disant à gauche, à diaboliser le centre pour ensuite faire alliance avec lui au moment des élections.» Quant à la forme, Ségolène Royal n’a pas choisi, comme les partisans du maire de Paris, d’aligner les signatures. Du moins pour l’instant. «Je ne suis pas au téléphone en train de faire la course aux signatures, comme au bon vieux temps.» Davantage que la dynamique des soutiens, qui l’avait portée pendant la primaire socialiste, elle privilégie la démarche de l’offre politique. « Je ne mets pas de pression. Les gens doivent se sentir partie prenante dans ce texte, et pas enrôlés dans une liste de supporters.» Un discours de la méthode pensé pour élargir le cercle de ses soutiens: «J’espère que j’entraînerai tout le monde. Y compris Delanoë.» Pour pallier l’effritement de sa cote au fil d’un processus interne édifié pour empêcher son OPA sur le PS au lendemain de la présidentielle: «Le calendrier est très long et a été organisé pour étouffer les choses. Je dois donc faire un travail de pédagogie plus important que d’autres.» Et, aussi, pour clôturer le procès en incompétence datant des primaires: « Là, si je gagne le congrès, on ne pourra pas dire que c’est sous le coup de l’émotion… »

David Revault d’Allonnes / Libération



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Dimanche 20 avril 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
C'est ce qu'affirme le maire de Paris dans une interview publiée ce dimanche dans «Le Parisien/Aujourd'hui en France».
AFP
LIBERATION.FR : dimanche 20 avril 2008

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, affirme dans une interview publiée ce dimanche dans «Le Parisien/Aujourd'hui en France» que "l'équipe Sarkozy n'est pas professionnelle" et que "le gouvernement ignore où il va, mais y entraîne la France". "Le cafouillage est permanent, les reculs et les démentis succèdent aux annonces à grand spectacle", affirme M. Delanoë. "Vraiment, cette équipe n'est pas professionnelle". "Le candidat Sarkozy a beaucoup promis (...). Or, confronté aux réalités, il fait pire encore que ce que laissait craindre cette démagogie", poursuit-il, estimant que le gouvernement prend "des mesures qui menacent notre cohésion sociale en atteignant les plus modestes et les classes moyennes".
Interrogé sur ses ambitions politiques, le maire de Paris affirme "vouloir contribuer à ce que le PS redevienne un parti de gauche moderne, avec une ligne identifiée et efficace, un parti populaire". "Je suis prêt à m'engager sur ce contrat-là dans une démarche résolument collective, sans être obsédé par la place que je pourrais y occuper", déclare M. Delanoë.

Selon lui, le futur premier secrétaire du PS "ne sera pas automatiquement le prochain candidat du PS pour 2012, mais il ne doit pas être non plus a priori disqualifié". "Puis, en 2011, nous choisirons notre candidate ou notre candidat, pour la présidentielle. Mais chaque chose en son temps", dit-il. "J'entends participer au débat d'idées dans ce pays à travers des valeurs et des actes progressistes. D'une façon ou d'une autre, je serai là, je m'engagerai", conclut-il.

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Dimanche 20 avril 2008
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

 

F Hol

Ségolène a pris un temps d'avance et devient la référente des nouvelles pratiques politiques. Après le NPS, F. Hollande va lui aussi ouvrir un blog participatif.

Hollande en appelle aux internautes

François Hollande va ouvrir un blog pour «prendre sa part» aux «débats» et «réflexions» autour des idées qui doivent, selon lui, «être au cœur de la transformation du PS».

Il y attend les interventions des internautes et du public sans qui «rien ne sera possible». Sur son site (http://www.francoishollande.fr), le Premier secrétaire socialiste présente, dans une brève intervention, ce blog qui sera ouvert «dans quelques jours».

«La gauche a gagné les élections municipales», observe-t-il. «Elle travaille, et doit mener les transformations nécessaires au plan local. Maintenant, nous avons une ambition beaucoup plus grande encore, celle d'être une force d'espoir».

«Je veux à travers ce blog», poursuit le député de Tulle, «que les idées soient au cœur de la transformation du Parti socialiste, de la gauche, et du pays. Je veux prendre ma part, et je la prendrai, à travers des débats que j'ouvrirai, des réflexions que je produirai, des idées que je donnerai».

«Mais rien ne sera possible sans votre propre intervention: je vous attends», ajoute M. Hollande, dans une démarche toute «participative», même si le mot n'est pas dit. Le site devrait ouvrir au «début de la semaine prochaine», indique son entourage. Son directeur de cabinet, l'eurodéputé Stephane Le Foll, interrogé par l'AFP, affirme qu'il s'agit pour le patron du PS, qui doit passer la main au prochain congrès, d'avoir «un lieu de discussion».

L'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a ouvert le 10 avril son site dédié (congresutileetserein.com) à une «consultation participative» pour accueillir les contributions des militants PS ou «sympathisants» au moins jusqu'à la mi-juin, en vue du congrès prévu en novembre.

le NPS aussi

(..) Après Ségolène Royal qui, il y a dix jours, lançait une « consultation participative » , c’est au tour du Nouveau parti socialiste (NPS) de partir à l’offensive. Ce courant de la gauche du parti planche actuellement sur la préparation de huit grandes réunions régionales, qui se tiendront de fin avril à juin, « où seront mises en débat les options que nous défendons », explique Benoît Hamon, leader de cette sensibilité. Le député européen l’assure : « On se met en mouvement. » Un forum devrait également être lancé sur Internet, comme l’a fait l’ancienne candidate à la présidentielle, avec son site.

Ségolène Royal-NPS, même méthode ? « Il y a une chose sur laquelle nous sommes d’accord avec elle : il faut défendre une offre autour de laquelle les gens s’agrégeront, poursuit Benoît Hamon. Certains rentrent dans le congrès comme dans une partie de Rubik’s Cube, en envisageant toutes les contributions possibles. Nous, nous le ferons avec une offre politique. Comme elle. » Là s’arrête la ressemblance entre les deux initiatives : « Nous, nous proposons des options, pas des questions. On ne demandera pas si le capitalisme est méchant ou si l’écologie, c’est bien », résume Benoît Hamon.

Ces « options pour une gauche moderne » , rassemblées dans un « plan détaillé », visent à « préparer la France de l’après-Sarkozy en anticipant ce que sera la situation dans quatre ans, et en préparant les moyens de revenir au pouvoir dans un contexte où les inégalités auront augmenté, où la violence sera plus forte et les instruments de régulation auront été démantelés par la politique du gouvernement ». L’économiste Liêm Hoang-Ngoc et l’historien - et ancien leader de l’Unef-ID - Philippe Darriulat, planchent d’ores et déjà, entre autres, sur ces contributions.'..)

Source : Le Parisien et Libération



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