REUTERS : jeudi 10 juillet 2008
 
PARIS (Reuters) - Une majorité des Français (57% contre 38%) jugent le bilan de Nicolas Sarkozy négatif, un an après son arrivée à l'Elysée, selon un sondage CSA à paraître ce vendredi dans Le Parisien.

Les personnes interrogées sont partagées sur la suite du mandat du chef de l'Etat, 25% souhaitant qu'il accélère le rythme des réformes, 33% qu'il le ralentisse et 33% qu'il conserve le rythme actuel.

Pour 58% des Français, Nicolas Sarkozy sait où il va, tandis que 37% sont d'un avis contraire.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 9 et 10 juillet auprès d'un échantillon de 913 personnes âgées de 18 ans et plus.

Gérard Bon


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Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Ségolène Royal.

Ségolène Royal : Bonjour.

JMA : Vous avez créé la surprise, mardi soir sur France 2, en établissant un lien entre vos critiques sur le clan Sarkozy et la fouille de votre appartement dont vous avez été victime, le 27 juin dernier. Vous suggérez donc que la mise à sac de votre appartement a des motivations politiques. Quels sont les éléments qui vous permettent de dire cela, Ségolène Royal ?

SR : On a déjà beaucoup parlé de cette affaire qui est une affaire grave. Ca n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique puisque lorsque le domicile d'une des principales opposantes, en effet, est mis à sac, c'est une affaire je crois politique.

JMA : Le fait qu'il soit mis à sac est une affaire politique ?

SR : Le fait qu'il soit mis à sac dans un contexte politique sensible.

JMA : Mais est-ce que c'est voulu par le pouvoir politique, organisé par lui ?
Qu'est-ce qui vous permet de faire un lien entre vos critiques et cette mise à sac ?

SR : D'abord, je voudrais que dans le bref temps qui nous est imparti, je puisse aussi parler des propositions concrètes. Vous savez, le rôle de l'opposition, c'est de combattre et de proposer. Donc, je vais répondre à
votre question mais je veux aussi, Jean-Michel Apathie, que nous ayons du temps pour parler des problèmes qui se posent aujourd'hui en France et de la politique gouvernementale qui fait tant de mal à notre pays parce que j'ai parlé aussi de déchirure actuellement dans ce qui se passe dans la France. Tous les jours, il y a une catégorie sociale qui est mise en difficulté par le pouvoir.

JMA : La question, venons en directement...

JMA : C'est vous qui l'avez suggérée avec votre attaque !

SR : Oui, bien sûr, et je le refais à votre antenne. Il y a une coïncidence très étrange entre un moment politique sensible, c'est-à-dire le lendemain où je mettais en cause la mise sur la France du clan Sarkozy où la veille où en effet, je devais présenter ma contribution pour le congrès du Parti socialiste, où je mettais en valeur, la vraie nature du système Sarkozy, la façon dont Nicolas Sarkozy enrichit ses amis milliardaires et appauvrit le reste des Français. Ce n'est pas la première fois que mon appartement est mis à sac. C'est la deuxième fois. Mon domicile a déjà été visité et fouillé encore pendant la campagne présidentielle. Un certain nombre de mes amis, de mes proches, de mes collaborateurs se sont vu dérober leurs ordinateurs aussi. Il y a quelques mois, une de mes plus proches collaboratrices aussi a vu son domicile en effraction...

JMA : Vous le dites au micro de RTL, ce matin, ça n'avait pas été dit. Vos collaborateurs ont été eux aussi victimes de vols ?

SR : Oui. En effet et souvent de façon concomitante. Cinq ordinateurs ont été volés, il y a quelques mois ; et pendant la campagne présidentielle...

JMA : Le pouvoir est-il derrière tout cela, Ségolène Royal  ?

SR : Ecoutez, je note quand même qu'il y a une coïncidence très étrange. Et je note que dans n'importe quelle autre démocratie, le pouvoir en place se serait ému de ce qui se passe. Or, aujourd'hui...

JMA : Ce qu'il n'a pas fait. Personne n'a pris contact avec vous ?

SR : Ce qu'il n'a pas fait... Ce que je veux dire ici, c'est que la police qui s'est présentée à mon domicile a été tout à fait remarquable, puisque ce sont eux qui ont découvert l'effraction ; et j'ai suivi ensuite avec mon
fils, où j'ai découvert le champ de bataille qui avait été laissé dans mon appartement, qu'il y a des mises en scène assez pénibles puisque les objets de ma plus jeune fille qui, heureusement, n'étaient pas là, ont été étalés sur son lit, que tous mes papiers, toutes mes affaires personnelles ont été renversées dans ma chambre personnelle. Donc, il y  a une façon très particulière de chercher à intimider, de chercher à faire peur. Le procureur de la République que je remercie d'ailleurs est venu sur place ; et j'espère que, cette fois, l'enquête ira jusqu'au bout et que nous trouverons les responsables de cette façon de faire. Mais je le répète : ce n'est pas une affaire personnelle, c'est une affaire politique.

JMA : Mais vous n'avez pas d'éléments précis, pour l'instant, qui vous permettent de dire que le pouvoir est derrière ces agissements ?

SR : Ah non pour l'instant, non je n'ai que cette coïncidence que vous trouverez comme moi assez étrange.

JMA : Dans "Le Parisien", il y a cette phrase qui vous est attribuée. J'aimerai la vérifier : "Je me sens écoutée, diriez-vous. Mes allées et venues sont espionnées".

SR : Oui, c'est évident.

JMA : Vous êtes espionnée, Ségolène Royal ?

SR : Je suis sans doute suivie, puisque comme l'ont dit eux-mêmes les policiers, ils ont trouvé très étrange qu'entre 8h30, heure à laquelle mon fils part, et 10h30, heure à laquelle je rentre et j'en informe mes enfants, le soir du cambriolage de la mise à sac. L'intervention très professionnelle qui a eu lieu à ce moment-là, a un temps quand même très, très court pour intervenir, à un moment où comme l'ont souligné les policiers, il n'y a pas de cambriolage puisque c'est un moment où il y a beaucoup d'allées et venues entre 8h30 et 10h30 du soir. Donc, en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile. C'est une évidence.

JMA : Vos propos ont suscité beaucoup de critiques à droite ; mais à gauche aussi, certains ont pris des distances vis-à-vis de vous. Laurent Fabius, hier :"Soit ce qu'elle dit est tout à fait exact, et c'est évidemment
scandaleux ; soit ce n'est pas exact, et il ne faut pas le dire".

SR : Ce que je veux surtout retenir, c'est la solidarité très forte des élus socialistes d'une façon générale...

JMA : Solidarité forcée ?

SR : Non. Non, parce que je crois vraiment qu'ils ont été très choqués de ce qui arrive et ils se rendent compte qu'il y a un climat assez détestable aujourd'hui en France qui autorise sans doute un certain nombre de malversations de ce type ; mais vous aurez aussi noté comme moi la violence et la vulgarité des réactions des responsables de l'UMP. Je vais vous dire une chose...

JMA : "Elle perd ses nerfs", disait François Fillon, ici, à votre propos.

SR : Je vais vous dire une chose... Plus les autres propos qui ont été tenus... Malgré ces attaques et ces propos particulièrement violents et vulgaires, je ne souhaite à personne (vous m'entendez !) je ne souhaite à personne même pas à ceux qui ont parlé de moi de cette façon-là, qu'il leur arrive ce qui m'est arrivé. Il y a sans doute beaucoup...

JMA : Ceci vous déstabilise, Ségolène Royal ?

SR : Oui, forcément. C'est déstabilisant parce qu'on se sent vulnérable. J'habite avec mes enfants. Donc, ça veut dire qu'à tout moment, ceux qui sont venus faire cette mise en scène chez moi, ont voulu me signifier que j'étais vulnérable et qu'à tout moment, ils pouvaient porter atteinte à ma sécurité physique, à mon intimité de mon domicile et je pense, en effet, que ce sont des méthodes qui sont inacceptables dans une démocratie et que le pouvoir en place aurait pu réagir différemment de ce qu'il n'a fait.

JMA : Vous critiquez très violemment Nicolas Sarkozy après sa déclaration sur les syndicats : ces grèves dont on ne se rend même plus compte, disait-il. Vous avez dit ceci : "Nicolas Sarkozy ne se rend même plus compte de ce qu'il dit. Il vit dans un autre monde. On se croirait revenu sous l'Ancien Régime où le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis". On vous a entendue dire cela mardi matin sur RTL. Pourquoi introduire cette violence dans le débat politique ? "Il ne se rend même plus compte de ce qu'il dit".

SR : Ce n'est pas violent. C'est la réalité, Jean-Michel Aphatie. Est-ce que vous avez bien entendu les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves où il s'est amusé, il a même ricané en disant : "C'est formidable, aujourd'hui lorsqu'il y a des grèves, on ne s'en rend plus compte". Mais ce dont lui ne se rend pas compte, c'est que les salariés ne peuvent plus se permettre de perdre une journée de travail, c'est-à-dire un jour de salaire. Ce dont il ne se rend pas compte c'est que les salariés ne peuvent plus remplir leur véhicule pour venir faire des manifestations parce qu'ils épargnent pour pouvoir emmener leur famille en vacances. Ce dont il ne se rend pas compte, c'est que ce n'est plus possible aujourd'hui de payer un billet de train pour venir à une manifestation à Paris parce que le pouvoir d'achat a été tellement frappé par sa mauvaise politique qu'aujourd'hui, y compris les catégories moyennes qui se croyaient à l'abri de la "descension" sociale, sont aujourd'hui touchées par la réduction drastique du pouvoir d'achat.

JMA : Mais "le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent" ?

SR : Bien sûr...

JMA : Le roi soigne ses amis. Ce n'est pas excessif dans le débat démocratique que devrait avoir une démocratie comme la nôtre ?

SR : Trouvez-vous que c'est excessif lorsque Nicolas Sarkozy, en effet, fait une forme de hold up sur la publicité du service public de l'audiovisuel pour donner cette ressource financière à ses amis des chaînes privées : Bouygues et Bolloré. Et pendant ce temps-là, qui va payer les ressources du service public ? C'est nous tous. Ce sont tous les Français par des impôts nouveaux sur les opérateurs de la téléphonie mobile. Est-ce que vous trouvez que c'est normal ?

JMA : Patrick Poivre d'Arvor... Je ne vais pas répondre aux questions, moi. Je les pose.

SR : Est-ce que c'est faux ? Attendez, M.Aphatie, est-ce que ce j'ai dit est faux ? Non. Ce que j'ai dit n'est pas faux. Nicolas Sarkozy enrichit ses amis. Les mêmes que ceux qui étaient au Fouquet's, les mêmes que ceux... (attendez !) les mêmes que ceux qui ont reçu les chèques du bouclier fiscal. Donc, il enrichit ses amis, il va sur les yachts de ses amis et il ne fait plus que compenser le coût de ses vacances...

JMA : Patrick Poivre d'Arvor présente son dernier journal, ce soir, sur TF1 après 21 années de présentation du journal télévisé, son limogeage a des raisons politiques, d'après vous, Ségolène Royal ?

SR : Ah je ne peux pas me prononcer sur cette question-là, je n'ai aucun élément d'appréciation.

JMA : Ségolène Royal, qui a donc longuement évoqué le cambriolage dont elle a été victime et les raisons politiques d'après elle, qui en sont la raison.
Bonne journée.


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REUTERS : jeudi 10 juillet 2008
 
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal répète qu'elle voit un lien possible entre le cambriolage de son appartement en juin et ses attaques contre le pouvoir, ajoutant même qu'elle pense être suivie ou sur écoutes téléphoniques.

"C'est évident, je suis sans doute suivie", a déclaré à RTL l'ex-candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, faisant à nouveau référence aux conditions de la fouille de son appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 27 juin dernier.

Les policiers chargés de l'enquête, dit-elle, ont remarqué que le logement avait été "visité" entre 20h30, heure du départ de son fils, et 22h30, quand elle-même est rentrée.

"L'intervention très professionnelle qui a eu lieu à ce moment-là a un temps très très court pour intervenir, à un moment où il n'y a pas de cambriolage, parce que c'est un moment où il y a beaucoup d'allées et venues", a-t-elle expliqué.

"Donc en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile, c'est une évidence", a-t-elle conclu.

Aux lendemains des attaques de l'UMP qui estime que l'ex-candidate a dérapé, Ségolène Royal a réaffirmé que le dossier de l'intrusion du 27 juin n'était pas à ses yeux "une affaire personnelle mais politique".

"Il y a une coïncidence (avec) un moment politique sensible, c'est-à-dire le lendemain où je mettais en cause la mainmise sur la France du clan Sarkozy, la veille où je devais présenter ma contribution pour le congrès du Parti socialiste", a-t-elle répété.

Ségolène Royal a rappelé avoir déjà subi un autre cambriolage en 2006 et assuré que plusieurs de ses collaborateurs avaient été victimes de vols depuis la campagne présidentielle, cinq de leurs ordinateurs ayant été dérobés ces derniers mois selon elle.

"Dans n'importe quelle démocratie, le pouvoir en place se serait ému (...) Il y a une façon très particulière de chercher à intimider, à faire peur", estime-t-elle.

Une enquête de police est en cours sur l'intrusion dans le logement de Ségolène Royal. La Direction de la surveillance du territoire (DST) a été requise début juillet par le parquet de Nanterre pour vérifier l'existence éventuelle de dispositifs d'écoutes dans le logement, sans que rien ne soit découvert.

Thierry Lévêque, édité par Véronique Tison


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Jean-Marc Ayrault a déclaré mardi que si Ségolène Royal a mis en cause le "clan Sarkozy" dans "la mise à sac" de son appartement "c'est qu'elle a des bonnes raisons de le dire".

"Qu'il y ait un clan Sarkozy c'est une évidence", a souligné sur RMC le député-maire de Nantes, dénonçant "une attaque en règle, brutale, violente, voire à la limite de l'insulte de la part (...) de conseillers proches du président de la République" contre Ségolène Royal.

"On voit bien que Nicolas Sarkozy a un comportement étonnant, étrange qui est parfois éloigné de sa fonction", a indiqué Jean-Marc Ayrault, réélu mardi président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Rival maheureux de la candidate socialiste lors de la primaire, Laurent Fabius a déclaré qu'il refusait "d'entretenir une polémique" sur les propos de Mme Royal mais a néanmoins comparé la présidence de Nicolas Sarkozy à "une monocratie inégalitaire, inefficace et fréquemment immature".

"Soit ce qu'elle dit est tout à fait exact et dans ce cas là évidemment c'est scandaleux, soit ce n'est pas exact et il ne faut pas le dire", a affirmé sur Europe-1 l'ancien Premier ministre socialiste.

Le porte-parole du PS Julien Dray a lui souhaité "dégonfler" l'impact des déclarations de Mme Royal pour éviter "des jours et des jours de polémique inutile et stérile".

Le député de l' Essonne a expliqué sur itélé que Ségolène Royal "se pose des questions" sur ce "type de cambriolage", ajoutant aussitôt qu'en l'absence de preuves "il faut qu'on en reste à une interrogation" même si "on aimerait bien que les coupables soient trouvés".

Source : AP


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Quelques éléments factuels pour vous aider à mieux comprendre la récente « visite » de l’appartement de Ségolène Royal.

- La fouille de l'appartement de Ségolène Royal, situé à Boulogne, dans les Hauts-de-Seine, a eu lieu vendredi 27 juin, vers 22 heures. La veille précisément du jour où elle devait faire la présentation de sa contribution au congrès du Parti socialiste et alors que, dans l'après midi, une dépêche AFP avait donné les grandes lignes de cette contribution, en titrant sur la dénonciation de la « mainmise du clan Sarkozy sur la France ».

- C'est la troisième fois que l'appartement de Ségolène Royal est ainsi « visité ». La première fouille a eu lieu en août 2006, la veille de sa rentrée politique pendant la campagne interne de désignation du candidat socialiste à la présidentielle. La deuxième s’est produite en juillet 2007. Plusieurs membres de son équipe de campagne avaient également été victimes de cambriolages, pendant l’hiver 2007, et se sont faits notamment volé leurs ordinateurs.

- Le 27 juin dernier, les « visiteurs » ont mis à sac l'appartement. Il ne s’agit pas d'un cambriolage, car aucun objet n’a été dérobé. En revanche, toutes les pièces ont été minutieusement fouillées. Les « visiteurs » ont tenu à laisser des traces particulièrement symboliques. Des effets personnels des enfants ont été mis en évidence sur leurs lits. Encore plus clair : la main courante déposée lors de la précédente « visite » de son appartement a été extraite de ses dossiers et déchirée pour être déposée en évidence sur un meuble.

- Cette entrée par effraction dans son appartement supposait une surveillance étroite des allers et retours de Ségolène Royal et de sa famille. Il fallait à la fois savoir à quel moment précis ses enfants avaient quitté l'appartement pour le laisser vide et à quelle heure exacte elle quittait ses bureaux parisiens pour regagner son domicile.

- C'est en rentrant vers 23 heures avec ses fils qu’elle a constaté que sa porte avait été fracturée. Elle a immédiatement appelé la police et a attendu la présence des agents pour pénétrer dans son appartement.

- Tous ces faits ont été constatés dès le vendredi 27 juin au soir par la police et le Procureur de la République de Nanterre, qui s'est rendu sur place personnellement dans la nuit.

- Il va de soi que compte tenu de tous ces éléments, cette fouille de l'appartement de Ségolène Royal ne peut être comparée à un simple fait divers ou à un acte délictueux dont nous pouvons malheureusement tous être victimes. C’était bien le domicile de Ségolène Royal qui était visé. L'organisation de cette « visite » est professionnelle. La volonté d'intimidation est parfaitement transparente. Ségolène Royal n'est d'ailleurs pas la seule concernée par des faits de cette nature. Olivier Besancenot a porté plainte pour atteintes à sa vie privée ; il avait été surveillé par une officine de renseignement.


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