Samedi 25 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Corrupt

Une nouvelle affaire pénale menace le Sarkoland, le département des Hauts-de-Seine, présidé par l’actuel locataire de l’Elysée d’avril 2004 jusqu’à sa récente élection à la présidence de la République (1). Elle vise son ancien suppléant à l’Assemblée nationale, Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a récemment transmis ses mandats de député-maire de Puteaux à sa fille, Joëlle. Ceccaldi-Raynaud père, 79 ans, inamovible élu UMP du 9-2 depuis 1969, réfugié au Sénat puis au conseil général, a été mis en examen fin juillet par un juge d’instruction de Nanterre, Richard Pallain, pour favoritisme et corruption passive. Les présumés corrupteurs actifs sont soupçonnés d’avoir versé une commission de 750 000 euros au Luxembourg, à l’occasion du renouvellement du contrat de chauffage de La Défense, 3 millions de m2 de bureaux près de Paris.

Le chauffage et la climatisation du premier quartier d’affaires en Europe était assuré à l’origine par une filiale de Charbonnages de France (CDF), Climadef. CDF devant liquider tous ses actifs en parallèle à l’extinction programmée de ses mines de charbon, Climadef était mise en vente en 2001, concomitamment à la fin de sa concession à La Défense. Une étonnante équipe se constitue pour récupérer le bébé:Bernard Forterre, ancien n°3 de Vivendi viré par Jean-Marie Messier; Jean Bonnefont, président de Climadef rétif à la retraite; Laurent Gimel, intermédiaire en Asie de Lagardère et Dassault. Le tout financé en coulisse par Alain Afflelou et un promoteur passé au football, Alain Pedretti.

Cette équipée baroque fait coup double : elle concourt sous la bannière d’une société, Enertherm, constituée à cet effet, puis rachète la société Climadef, candidate à sa propre reconduction. Cette double casquette ne semble déranger personne, à ce détail près : Climadef, concessionnaire sortant, avait mis de côté une provision de 15 millions d’euros pour remettre en état l’usine de chauffage. Enertherm étant désigné lauréat à suite d’un appel d’offres, la cagnotte est acquise à ses repreneurs.

Héliportage. L’autorité décisionnaire est le Sicudef, syndicat intercommunal à cheval sur Puteaux, Courbevoie et Nanterre, les trois villes se partageant La Défense, présidé par Ceccaldi-Raynaud. Le «Renard argenté des Hauts-de-Seine» dit avoir eu vent des rumeurs de pots-de-vin autour de ce marché public : «Il y aurait eu des déplacements en pays étrangers, Suisse et Luxembourg, au moment de l’acquisition de Climadef, et notamment le jour de la signature.» Et même un singulier héliportage au Grand-Duché, mais, dit-il, «aucun pilote d’hélicoptère n’a fait état de mon déplacement au moment de l’attribution de la concession; je n’en connais aucun, aucun ne me connaît.»

Forterre, également mis en examen avec Bonnefont, souligne que les élus locaux avaient statué «à l’unanimité, dans un arc-en-ciel politique». Sous-entendu : il aurait été impossible d’arroser tout le monde, jusqu’aux communistes de Nanterre. Un document interne ne parle que « d’intégration dans le tissu» local…

Lettre anonyme. On en restait là, enquête pénale en suspens depuis cinq ans après les premiers doutes émis par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) puis l’envoi d’une lettre anonyme au tribunal de Nanterre. Quand revint tout récemment le résultat d’une commission rogatoire internationale. Des documents enfin réceptionnés, mais aussi saisis en perquisition, ont convaincu le juge d’instruction de passer à l’action. Un ancien avocat des repreneurs, qui avait attesté de la sincérité de ses clients, estime aujourd’hui avoir été manipulé. Cela ne fait pas d’eux des corrupteurs, loin de là. Mais produit un peu d’agitation alto-séquanaise.

(1) Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à Neuilly puis à Bercy, est également poursuivi à Nanterre dans une affaire immobilière.

Renaud Lecadre / Libération

 

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Samedi 25 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

SegoLyon

Délivrée de toute amertume, l'ex-candidate à l'élection présidentielle va se battre pour rénover le Parti socialiste. Pour le JDD, Ségolène Royal évoque sa famille, ses vacances, fait son autocritique sur la présidentielle et parle de ses projets pour le PS. "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Ressasser, c'est de l'énergie perdue", dit-elle. Confidences...

C'est une Ségolène Royal "requinquée", "ressourcée", "apaisée" qui fera sa rentrée politique samedi prochain à Melle dans les Deux-Sèvres, endroit "tranquille et symbolique" où elle se sent protégée. Comme chez elle. L'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle a volontairement peu donné de ses nouvelles pendant l'été. Elle a profité de cette coupure indispensable pour se remettre physiquement et psychologiquement de la dureté de la campagne, de l'épreuve du résultat du second tour, et de ce qu'elle qualifie pudiquement de "reconstructions personnelles".

" Le temps n'est plus aux règlements de compte "

La présidente de la région Poitou-Charentes a choisi avec soin la date du 25 août pour sa première intervention publique, qui se fera à l'issue d'un pique-nique informel, une semaine exactement avant les universités d'été de La Rochelle. Elle sait qu'elle y est très attendue. En décidant de parler avant le traditionnel rendez-vous de La Rochelle devenu l'an dernier, par sa seule présence, un véritable "barnum", elle sait que l'attention ne se focalisera pas, cette fois, sur sa seule personne. La présidente de région interviendra à ces universités, en tant que puissance invitante, dès l'ouverture des travaux, le vendredi 31 août, entourée des cinq nouveaux députés socialistes de Poitou-Charentes. Elle a prévenu ses proches qu'ensuite elle se ferait discrète.

Des proches qu'elle n'a cessé de consulter, le plus souvent au téléphone, tout au long de l'été. Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Sophie Bouchet-Petersen, François Rebsamen bien sûr, mais aussi Gaëtan Gorce ou Aurélie Filippetti. Débarrassée, délivrée même de la campagne présidentielle, un carcan qu'elle avoue ne pas avoir toujours bien « maîtrisé », faute de recul et d'expérience, Ségolène Royal a l'intention, désormais, de maîtriser son calendrier. "Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. J'ai dû gérer, parfois à la hâte, les déséquilibres. Il y a eu des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir. C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante, et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps, je choisis, je contrôle."

Si elle se rendra à l'étranger où elle est beaucoup demandée, ses voyages seront comptés: à ce jour, un déplacement est prévu, le 9 septembre, en Italie, à l'occasion de la fête du quotidien de gauche, L'Unità ; un autre suivra au Québec au milieu du mois ; peut-être un troisième encore aux Etats-Unis, en octobre. Totalement prête à "réinvestir" pleinement le champ politique, Ségolène Royal n'est, pour autant, pas pressée. Persuadée que rien ne peut se faire ni sans elle ni contre elle, elle compte jouer un rôle "important" dans le processus de rénovation du PS qu'elle imagine "forcément long". Elle acceptera, prévient-elle, toutes les responsabilités qui lui seront confiées par ceux qu'elle nomme toujours ses "camarades". Son entourage est prévenu: "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue."

" Une ligne moderniste, éclairée et rassembleuse "

L'ouvrage, à paraître cet automne aux éditions Grasset (dont le titre - encore provisoire - pourrait être Une étrange défaite), ne sera surtout pas un livre revanchard ou amer. Bien au contraire. Mais une réflexion qu'elle espère "honnête" sur les points forts et les points faibles de sa campagne. "J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais. Pour mieux rebondir, pour redémarrer." Parce qu'elle a le sentiment d'avoir vécu une aventure exceptionnelle avec les Français, une aventure qui lui a apporté de la densité, de la maturité et le cadeau si précieux qu'a été "leur espoir et leur confiance", l'ex-candidate à l'élection présidentielle regarde le futur congrès du PS, dans un an, avec détachement.

Se projette-t-elle comme future patronne du PS ? La question lui semble absurde. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies." Même chose pour les courants. Créera-t-elle le sien ? Elle n'en a aucune idée et, pour l'instant, aucune envie. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant?", a-t-elle laissé échapper, récemment, devant un de ses interlocuteurs. Le mot courant lui semble presque obsolète. Tout juste pense-t-elle que les militants de Désirs d'avenir devraient "naturellement" adhérer au PS. Le site internet de l'association sera réactivé afin de garder un contact permanent avec les Français.

D'ici au congrès socialiste - un horizon encore "lointain" pour elle -, elle compte, en tout cas, travailler dur. Entourée de sa petite équipe d'experts économiques et internationaux: Pierre Moscovici, le banquier Matthieu Pigasse, l'économiste Thomas Piketty, Bruno Rebelle pour les questions écologiques auxquelles elle s'intéresse tout particulièrement. Sur tous ces sujets, elle s'emploiera à proposer des idées neuves. En phase avec l'évolution de la société, des idées qui constitueront progressivement un corpus idéologique, une ligne politique "moderniste, éclairée et rassembleuse". Pas question que se reproduise le flottement idéologique qui a prévalu pendant la campagne sur des questions aussi importantes que les 35 heures, le temps de travail, la sécurité, ou le besoin de protection des citoyens.

Convaincue que les nouveaux adhérents du PS gagnés en 2007 attendent autre chose que des vieux sujets mille fois ressassés, Ségolène Royal ne regrette pas le départ de ceux qui n'ont pas résisté aux sirènes de l'ouverture sarkozyste. "Au contraire, cela crée un appel d'air." Un appel d'air qu'elle a bien l'intention d'utiliser à son profit. Foi de Ségolène. "Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. Comme au temps de la campagne. Rien ne m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui."

Virginie LE GUAY / Le JDD

 

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Samedi 25 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

MVI

Manuel Valls, député-maire PS d'Evry, estime qu'"une grande partie des idées de gauche se sont épuisées" et qu'il "faut sortir des carcans et des écuries présidentielles qui ont ankylosé le PS", dans une interview au site leFigaro.fr, à paraître mercredi dans le quotidien.

"Nous sommes au bout d'un cycle: une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS retrouve une crédibilité, il doit être porteur d'un projet vraiment différent. (...) Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l'opposition", déclare-t-il.

"Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu'elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus. Je pense aux moyens qu'il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l'immigration", ajoute Manuel Valls.

Pour le député-maire d'Evry, "il faut un changement à la tête" du PS, "c'est incontestable et attendu par les Français". Mais, ajoute-t-il, "cela ne suffira pas à régler nos problèmes. Il faut aussi changer nos formes d'organisation et de débat pour être véritablement en phase avec la société".

Quant à Ségolène Royal, il estime qu'"elle a un rôle éminent à jouer", qui "doit être intimement lié à la rénovation des idées".

Source : AFP


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Samedi 25 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

sondage fille

Les électeurs de gauche sont plus iconoclastes que le PS : c’est un des principaux enseignements du sondage exclusif SOFRES-Le Nouvel Observateur- Les Gracques, publié cette semaine dans le Nouvel Obs. C’est ainsi que 51 % des sympathisants de gauche jugent le programme socialiste "pas réaliste", 63 % "pas vraiment innovant" et 49 % "en décalage avec les aspirations des Français". Telles sont quelques unes des révélations de ce sondage qui revient sur les vraies raisons de la défaite de l’opposition à l’élection présidentielle, tout en montrant comment les Français entrevoient l’avenir de la gauche au moment où s’engage la rentrée politique.

Quant à la défaite aux présidentielles, 23% des sondés l’attribuent à la personnalité de Ségolène Royal contre 27% au projet socialiste et 46% aux “rivalités internes” du PS. A gauche, les chiffres sont encore plus nets : Royal n’est à blâmer que pour 16% des sondés, qui sont 57% à fustiger la division au sommet !

De même, la demande d’un rapprochement avec le centre vient valider sa main tendue à François Bayrou.

Enfin, l’ex-candidate reste la plus désirée des socialistes: 41% des sympathisants de gauche lui font “le plus confiance” pour “conduire la rénovation”, contre 20% à Dominique Strauss-Kahn.

Bertrand Delanoe ne séduit que 10% de l’opinion de gauche, Hollande 6 et Fabius 3 !

Lire le sondage intégral

Avec Nouvelobs.com

 

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Samedi 25 août 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

VP

Vincent Peillon, l'un des "quadras" du PS, a préconisé mercredi "des assises de la gauche et des progressistes", estimant qu'il faut "transgresser les frontières" des appareils pour accoucher d'un nouveau grand parti de gauche.

Si nous voulons ouvrir un nouveau cycle politique, des assises de la gauche et des progressistes doivent être lancées avant le congrès du Parti socialiste", écrit le député européen dans une tribune à paraître jeudi dans Le Nouvel Observateur.

Ces assises réuniraient, outre les socialistes, "les écologistes, les communistes, les démocrates, les radicaux, les citoyens (...)", et "le congrès de refondation devra être l'aboutissement de ce processus", précise-t-il.

Selon Vincent Peillon, la gauche doit "transgresser les frontières d'appareils politiques qui se survivent pour des raisons qui n'ont plus lieu d'être".

"Si nous ne faisons pas cela, nous reproduirons les mêmes enfermements, les mêmes malentendus, et nous laisserons la gauche dans l'état où nous la trouvons aujourd'hui, divisée, fragilisée, repliée, méfiante et sans perspective réellement novatrice et mobilisatrice", ajoute-t-il.

L'ex-porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle relance ainsi une proposition qu'il avait faite entre les deux tours de ce scrutin, dans une tribune au quotidien communiste L'Humanité.

Le co-fondateur du courant Nouveau Parti socialiste (2003), aujourd'hui moribond et qui défendait à la fois un ancrage à gauche et une rénovation du parti, poursuit aussi un recentrage politique.

Il appelle la gauche à s'"affranchir des oripeaux gauchistes et tribuniciens". "Ce n'est pas capituler que de vouloir gouverner et agir, ce n'est pas honteux que de chercher à comprendre le monde tel qu'il est, ce n'est pas trahir que de vouloir faire tomber le mur de Berlin dans nos têtes".

Source : AFP


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