Lundi 9 juillet 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

SRL

Ségolène Royal croit "intimement" qu'elle peut devenir un jour présidente de la République - son "objectif". "Je crois que ce n'est pas impossible. Cela reste une possibilité, je le sens intimement", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée lors d'un entretien accordé à l'émission "7 à 8" sur TF1.

"Cela veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt. C'est mon objectif", explique-t-elle quasiment deux mois jour pour jour après son échec face à Nicolas Sarkozy.

La présidente de Poitou-Charentes, qui rechigne toujours à prononcer le mot "défaite", doit réunir ses partisans le 16 juillet pour un "débriefing" de la campagne.

Dimanche, elle a précisé qu'elle publierait à la rentrée les résultats de cette "auto-critique" à laquelle elle ne voulait pas procéder de prime abord, "du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, presque indécentes même".

Attaques

"Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc, puisqu'ils ont déjà fait cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique...", a-t-elle fait valoir.

"Je la ferai à la rentrée. Je l'écris actuellement. Je la publierai dans toutes ses dimensions, toutes ses facettes", a-t-elle promis alors que plusieurs ouvrages assassins disséquant sa campagne présidentielle, rédigés par des responsables socialistes, sont annoncés pour le mois de septembre.
"Il y a des traces qui m'ont marquée. C'est trop dur. Les attaques de son propre camp, ça, c'est quand même ce qui a été le plus insupportable et sans doute le point de faiblesse par rapport à l'adversaire qui avait un parti en ordre de marche", a-t-elle expliqué dimanche.

Au soir du deuxième tour de la présidentielle, alors qu'elle venait d'être battue, Ségolène Royal avait promis aux militants socialistes de les emmener "vers d'autres victoires".

Pas abattue

"Je n'étais pas abattue parce que j'ai senti tout de suite que quelque chose s'était soulevé", a-t-elle dit.
Va-t-elle continuer le combat politique? "Bien sûr, j'ai une responsabilité" envers les militants et les électeurs. "La suite est très compliquée", a-t-elle cependant concédé.
Pendant la campagne, elle a ressenti "une ferveur, une fierté, une admiration pour une femme qui se lève, qui est courageuse, qui avance quoiqu'il arrive".

Pour autant, celle qui avait pris pour habitude de s'habiller en blanc pendant la campagne ne se sent "pas du tout le tempérament d'une madone, plutôt d'une combattante".

L'ex-compagne de François Hollande estime par ailleurs que la politique n'abime "pas forcément" la famille ou le couple. "Elle peut aussi rapprocher".
Tout en disant ne pas vouloir revenir sur sa séparation d'avec le premier secrétaire du PS, elle évoque des "circonstances privées qui font qu'à un moment, les choses ne sont plus tenables".

"Quand on aime et qu'on est trahi, il faut reprendre sa vie en mains et dire à un moment: 'ce n'est plus comme ça que je vois les choses, ce n'est plus supportable'".

Source : Nouvelobs.com

 

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Lundi 9 juillet 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

Cam Surv

Dans son rapport 2006, la Commission nationale de l'informatique et des libertés s'inquiète des progrès technologiques qui pourraient menacer "la protection des données et des libertés".

Au moment où le gouvernement songe à multiplier les caméras pour lutter contre le terrorisme, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) lance lundi 9 juillet "une alerte à la société de surveillance" qui menace "la protection des données et nos libertés".

Dans le rapport 2006 de la Cnil, son président, Axel Türk met en garde : "l'innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers. Les individus sont tentés par le confort qu'elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts". En 2005, la Cnil avait enregistré 300 déclarations de mise en place de systèmes de videosurveillance. En 2006, il y en a eu 880, souligne le rapport.

" Eviter les pièges "

Et les techniques ne cessent de se perfectionner, par l'internet ou wi-fi, proposant le son, voire le comptage des clients entrant et sortant des magasins ou la détection de colis abandonnés.
Selon Axel Türk, face à l'inflation de la législation anti-terroriste, il appartient à la Cnil "d'éviter les pièges, dénoncer les illusions et combattre les mythes". Il faut "provoquer une prise de conscience collective".

Autre source de préoccupation, les demandes d'autorisation à la Cnil pour des dispositifs biométriques "ont été multipliées par dix en un an", relève le rapport.

Par conséquent, la Cnil a donné son autorisation en avril 2006 à trois cas : l'accès aux restaurants scolaires par reconnaissance du contour de la main, et l'accès aux lieux de travail par la même méthode ou grâce à l'empreinte digitale, enregistrée sur un support individuel.
Au total, l'an dernier, la Cnil a autorisé 52 dispositifs, en a refusé 5 et a enregistré 299 engagements de conformité.

Boom de la géolocalisation

Par ailleurs, un autre secteur en plein développement : la géolocalisation des véhicules de salariés. A tel point que la Cnil a adopté en 2006 une recommandation pour en restreindre l'usage aux cas où elle est nécessaire à la sûreté de l'employé, de la marchandise ou du véhicule, ou lorsqu'elle est le seul moyen de suivre les prestations, la facturation ou le temps de travail.

Il ne serait pas question d'espionner hors des heures de travail ou de contrôler la vitesse, dit la Cnil qui demande une "information préalable de l'employé".

D'autres recommandations ne tarderont pas car la Cnil "n'ignore pas que la géolocalisation des employés eux-mêmes, par le truchement de leur téléphone portable ou de tout autre technologie, est également possible".

Une technologie invisible

Alex Türk soulève un autre danger qui devrait devenir de plus en plus présent: "la technologie tend à devenir invisible".

D'abord "parce que de plus en plus de traitements de données sont réalisés à l'insu des personnes et permettent de tracer leur déplacements physiques dans les transports en commun, leurs consultations sur internet, leurs communications téléphoniques".
En outre, parce qu'avec les nanotechnologies, à l'échelle du milliardième de mètre, "il sera bientôt impossible de distinguer à l'oeil nu si une technologie informatique est présente dans un objet", au risque de voir les instances de contrôle comme la Cnil "contournées, submergées" par cette nouvelle vague maniaturisée, met en garde Alex Türk.

Source : nouvelobs.com

 

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Lundi 9 juillet 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

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Lundi 9 juillet 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

G

La stratégie d’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy aggrave chaque jour un peu plus le désordre au sein du PS. Après les deux vagues de personnalités socialistes, ou de gauche, ayant intégré le gouvernement Fillon, après le cas de Jack Lang pressenti pour intégrer une commission sur la réforme institutionnelle, et la liste de membres du PS jugés «talentueux» établie par l’équipe de Nicolas Sarkozy ( Libération du 6 juillet), c’était hier autour de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn d’alimenter la chronique de la crise de nerfs politique qui guette le parti.

Point d’orgue de cette journée toute en rumeurs, intox et manœuvres : l’annonce faite hier soir par l’économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon, que la France «essayait de nommer Dominique Strauss-Kahn» à la tête du FMI. Une annonce dans laquelle l’Elysée démentait toute responsabilité.

Malaise. Au lendemain de la vive polémique entre Jack Lang et Jean-Marc Ayrault sur l’ «aventure individuelle», c’est d’abord le rendez-vous vendredi à l’Elysée entre Laurent Fabius et Nicolas Sarkozy, qui n’a pas franchement contribué à apaiser le malaise. Il ne s’agissait pourtant officiellement que du «prolongement de leur premier entretien», indique l’entourage de l’ex-Premier ministre. Ce dernier avait déjà été reçu en tant que «personnalité qualifiée» par le président à la veille du sommet de Berlin fin juin, pour évoquer le traité européen simplifié. Mais le rendez-vous n’a pas manqué d’alourdir le climat, alors que des bruits redoublent, prêtant à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, des vues sur le poste de directeur général du FMI, vacant depuis la récente démission de l’espagnol Rodrigo Rato.

A l’évidence le petit jeu du débauchage des socialistes continue d’amuser le président de la République. Si Nicolas Sarkozy pense effectivement qu’il serait bien que la France récupère la présidence du FMI, il n’aurait encore fait de promesses à personne. Vendredi son porte-parole assurait, certes, que Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius «sont deux hommes de qualité». Et précisait que Nicolas Sarkozy se prononcera «dans les jours qui viennent» sur sa stratégie pour la présidence du FMI. Pour autant, plusieurs conseillers du chef de l’Etat assurent «qu’il n’y avait pas eu d’approche» en direction des deux responsables socialistes. Interrogé sur son soutien éventuel à un socialiste pour prendre la tête du FMI dans un entretien qui sera publié ce dimanche dans le JDD, Nicolas Sarkozy ne devrait pas dire pour l’heure quel candidat a sa préférence au PS. ou ailleurs.

Perron. Du côté des deux ex-candidats à la candidature socialiste, qui ont également en commun d’afficher leur intention de s’éloigner des luttes d’appareil pour prendre de la hauteur, aucun n’a formellement démenti. «Le FMI n’était pas l’objet de l’entretien», se borne-t-on à désamorcer dans l’entourage de Fabius, qui a assuré dans la soirée que ce dernier n’avait pas de vue sur l’organisation internationale. Fabius, lui, raccompagné sur le perron par Nicolas Sarkozy , n’a pas lâché le moindre commentaire. En week-end au Maroc, DSK ne s’est guère montré plus disert. «Visiblement, il a envie de ne rien dire. Et son entourage politique est tenu dans l’ignorance de cette affaire», assurait un de ses amis politiques. «Ce n’est pas une opération d’ouverture, indiquait pour sa part Pierre Moscovici, un proche de DSK. C’est une question qu’on se pose. Le nom de Strauss-Kahn circule dans les instances internationales.» Il aurait notamment été lancé par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

En ne fermant jamais a priori une porte à un responsable de gauche pour occuper des postes en vue, le président de la République continue à déstabiliser une opposition qui ne parvient toujours pas à trouver la méthode pour le contrer. «S’il n’y prend pas garde, le parti va se retrouver intégré au dispositif sarkozyste, s’émeut un député PS. On assiste à un classique du bonapartisme : le pouvoir personnel au-dessus des clans, des groupes, des factions. Nicolas Sarkozy veut un rapport direct avec les syndicats, les partis, l’opposition, le pays.»

«Tout ça est une gigantesque opération d’enfumage élyséen, peste un fabiusien. Après les débauchages individuels, la confusion idéologique. C’est le deuxième étage de la fusée.» Laquelle semble avoir touché son objectif, les socialistes n’étant pas d’accord entre eux sur la posture à adopter. «Ne tombons pas dans le piège tendu, celui du blocage et de la ringardise, plaide Gaétan Gorce, député de la Nièvre. Dès lors que des talents se mettent au service de la République, ça ne pose pas de problème. C’est différent quand ça relève de l’adhésion à une politique, au gouvernement. La limite à ne pas franchir, c’est celle qu’ont franchie Kouchner et quelques autres.»

Tous azimuts. Bernard Kouchner, d’ailleurs, arrivant hier à l’Elysée pour une réunion, n’a pas manqué de rajouter à la confusion. Répondant à des journalistes qui l’interrogeaient sur son soutien à une candidature de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères a ironisé : «Je soutiens. Mais je croyais que c’était Dominique Strauss-Kahn ? Alors dès que je tourne le dos, on en sort un autre !»

Pas faux : la stratégie d’ouverture tous azimuts consiste à faire céder toujours plus de digues à gauche. Et à toucher désormais des dirigeants socialistes de plus en plus hauts placés qui, à l’instar de Jack Lang, ont bien du mal à ne pas céder aux sirènes sarkozystes. Avec, en ligne de mire de l’Élysée, les prochaines échéances électorales. Comme le résume un cadre socialiste : «Sarkozy est obsédé par les municipales. C’est le seul accroc qui peut lui arriver d’ici 2012 puisqu’il ne peut pas perdre les régionales, sauf à perdre la dernière région qui reste à droite. Il veut la peau du PS.»

Antoine Guiral, David Revault d'Allonnes
/ Libération

 

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Lundi 9 juillet 2007
par Comité Désirs d'Avenir de Mennecy

FMI

 La France va s'efforcer d'obtenir la nomination de Dominique Strauss-Kahn à la direction du FMI, a déclaré vendredi l'économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon.

"La France essaie de nominer Dominique Strauss-Kahn à ce poste-là", a-t-il déclaré en marge d'une conférence sur la mondialisation, en précisant que l'arrivée de l'ancien ministre socialiste à la tête du Fonds monétaire international serait une bonne chose pour l'institution.

Nicolas Sarkozy devrait soutenir une éventuelle candidature de l'ancien ministre Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international, a fait savoir vendredi son entourage, un choix qui permettrait aussi au chef de l'Etat de continuer à semer le trouble au PS.

De son côté, l'entourage de Dominique Strauss-Kahn n'a pas cherché à couper court aux spéculations, tout en se montrant très prudent.

"La question de la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction du FMI se posera dès lors qu'un consensus européen ayant reçu l'approbation des Etats-Unis sera réuni", s'est-on borné à indiquer.

Une prudence à l'image de l'attitude des socialistes, qui ne se sont pas empressés de réagir.

Le PS est encore déboussolé par l'"ouverture" pratiquée par le nouveau chef de l'Etat, qui a appelé des personnalités de gauche au gouvernement et souhaite en désigner d'autres - le nom de Jack Lang est souvent cité - pour rejoindre une commission sur la modernisation des institutions.

Une candidature de DSK présenterait également l'avantage de permettre à la France de se mettre sur les rangs dans la course à la direction du FMI, ouverte avec l'annonce surprise, la semaine dernière, de la démission de Rodrigo Rato.

"Ce serait bien qu'on récupère le poste pour la France", juge le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, dans le Monde daté de samedi.

Alors que, selon une règle non-écrite, l'Europe désigne le dirigeant du FMI, et les Etats-Unis celui de la Banque mondiale, la Commission européenne a souhaité que l'UE trouve pour succéder à M. Rato un candidat susceptible de "poursuivre l'important processus de réforme engagé" au FMI.

Sa succession devrait figurer au menu de la réunion de l'Eurogroupe (ministres des Finances des treize pays de la zone euro), lundi à Bruxelles. A titre exceptionnel, Nicolas Sarkozy doit y participer.

Source : Agences (Reuters / AFP)

 

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