Mardi 27 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

François Hollande s’exprime sur I-Télé.

Le premier secrétaire du PS revient sur les sondages : « Ils n’indiquent rien de certain, c'est-à-dire qu’il y a des mouvements, il y a de la volatilité, il y a de la fluidité, ce qui explique d’ailleurs que l’on passe d’un sondage favorable à l’un à un sondage favorable à l’une ou à l’autre. Ce qu’il faut regarder, c’est la tendance. » Il estime que les français « n’ont pas fait pour beaucoup leur choix, certains l’ont fait et ils veulent être écoutés, je pense qu’ils l’ont été par Ségolène Royal, mais en même temps respecté, c'est-à-dire qu’il faut qu’on leur donne des engagements qui méritent d’être tenus ensuite. »

François Hollande déclare que l’élection « exige de vrais choix et je pense que c’est ça l’élection, c’est un choix de clarté . Je ne veux pas que l’on fasse une élection comme en 95, vous vous souvenez en 95, il y avait un candidat qui faisait croire qu’il n’était pas de droite, il s’appelait Jacques Chirac, il parlait de la fracture sociale. Il disait, vous savez, la gauche, la droite cela n’existe plus, je vais vous parler de la fracture sociale, cela a été une mystification. Quand la naïveté s’ajoute au cynisme, on a Le Pen au second tour. Il faut que cette fois l’élection elle soit sur des bases claires. »

Il rappelle «
le risque quand il y a ces grandes coalisions. On les a connues en Autriche, victoire de qui ensuite ? De l’extrême droite. On la connaît en ce moment en Allemagne, et on sent bien que ce n’est pas facile, parce qu’à un moment il faut de la clarification. Alors cela ne veut pas dire qu’on n’ait pas le souci de l’ouverture, le respect des opposants, mais à un moment il doit y avoir une ligne et elle doit être respectée. »

« Je ne pense pas que les Français veulent ça, malgré tout. Donc, il faut de la clarté dans cette élection, que l’on regarde les projets et qu’on élise le président ou la présidente qui nous permet d’être certain que ce projet là sera appliqué.
»

A propos de ses visites en banlieue ainsi que celles de Ségolène Royal, il explique : « Aucun lieu de la République qui ne doit être délaissé et c’est d’ailleurs aujourd’hui un problème pour Nicolas Sarkozy, parce que lui-même ne peut plus se rendre et j’en suis d’ailleurs désolé, ne peut plus se rendre dans certains lieux au risque de faire naître des incidents. Donc le ministre de l’Intérieur retient le candidat UMP pour qu’il ne se rende pas dans tel ou tel endroit de la République. Moi je pense qu’au contraire, il faut que les habitants de ces quartiers aient la conviction que cette élection va leur être utile aussi à eux. Et je veux aussi dire à tous les autres, qui n’habitent pas ces quartiers là qu’on ne s’en sortira pas en mettant des barbelés, des grillages artificiels entre les uns et les autres. Le sujet du “ vivre ensemble ” il est posé dans cette élection. Est-ce qu’on est capable de vivre en harmonie ou on prend le risque d’avoir d’autres violences ou d’autres émeutes urbaines ? »

« Je suis allé à Clichy Sous Bois, Ségolène ROYAL y est allée plusieurs fois, elle y retourne. A Argenteuil, j’y suis déjà allé, j’y retournerai et puis il y a beaucoup d’autres quartiers qui s’appellent ni Clichy, ni Argenteuil, qui ne sont pas symboliques, mais qui méritent aussi notre attention. Donc quand on est en campagne électorale, sans doute qu’on doit se déployer plus fortement, mais on n’a pas besoin d’être en campagne électorale pour être sur le terrain. Moi j’ai souvent cette remarque que je ne peux pas supporter, d’ailleurs on ne me la fait plus. C’est quand on va sur un marché et que les gens disent, ah, on doit être en temps d’élection, parce qu’on vous voit sur les marchés ! Le mieux, si on veut éviter cette réflexion c’est d’y être toujours. »
 

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Mardi 27 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy
8 000 connections et plus de 700 questions posées
 

Question posée par PS sott : Doit-on avoir plus peur de Bayrou que de l'extrême gauche ?

Vincent Peillon :
Je ne sais pas s'il faut avoir peur, mais il ne faut pas perdre le souvenir du 21 avril 2002. Tout ce qui peut empêcher la vraie confrontation, la vraie discussion, le vrai choix entre la gauche et la droite, tout ce qui introduit de la confusion, est un danger pour la démocratie. L'extrême gauche reproche à la gauche et en particulier aux socialistes de ne pas être assez à gauche. C'est un paradoxe quand on a cette conviction de favoriser la victoire de la droite. C'est ce qu'on a connu en 2002. Quant à Bayrou, il est de droite! C'est la roue de secours de Sarkozy. D'ailleurs, plus il précise son programme, plus le masque tombe.

Question posée par segolene2007 : Comment avez-vous trouvé François Bayrou ?

Vincent Peillon :
Terriblement ennuyeux ! Et, sur le fond, très vague ou très inconséquent ou même très démagogue. Par exemple : la réponse sur le Parlement français : au lieu de nous proposer de vraies réformes, plus de pouvoir pour le Parlement, la suppression du 49.3, le mandat unique, il a tenu un discours antiparlementariste avec de vilains relents. Il en va de même sur l'endettement ou les heures supplémentaires. Quant à son projet de fond - faire travailler ensemble des gens qui ne pensent pas la même chose, n'ont pas le même diagnostic, ne proposent pas les mêmes solutions - on a du mal à en comprendre la logique.

Question posée par mademoiselle P : En matière d'Europe, F.Bayrou est une référence ... Quelles sont les visions de Ségolène pour la construction européenne ? Bayrou vient de répondre en disant qu'il était contre l'élargissement ... Qu en est il de vous et du PS ??

Vincent Peillon :
En quoi est-il une référence ? Tous les députés de son groupe ont voté la directive Bolkestein et soutiennent les textes les plus libéraux de la Commission et du Conseil. Ségolène Royal veut relancer la construction européenne autour d'une politique concrète qui organise une harmonisation sociale et fiscale.

Question posée par jevivavh : F Bayrou propose un rassemblement de la gauche et de la droite. Ségolène proposera-t-elle une union avec toutes les forces de gauche (communistes, Verts...)

Vincent Peillon :
Ségolène a déjà rassemblé le parti radical de Christine Taubira et le Mouvement des Citoyens de Chevènement, elle ne cache pas le fait qu'elle est socialiste et qu'elle appartient pleinement à la gauche. La logique est, au second tour, que l'ensemble des forces de gauche la soutienne.

Question posée par eowyn888 : La remontée bayrou est elle crédible et qu'avez vous penser de sa prestation sur la une ?

Vincent Peillon :
Je ne crois pas que cette remontée puisse résister à l'épreuve du véritable débat qui va se nouer sur les propositions des différents candidats. Il est l'expression momentanée d'une critique du "système" et le réceptacle des déceptions ou agacements à l'égard des principaux candidats. Mais comme il ne propose rien de fort, même pour réformer notre système politique, et qu'il se contente d'incantations, cela finit par être lassant. Sa prestation a montré les limites d'un discours épouvantablement répétitif et assez formel.

Question posée par Hawa : Pourquoi Ségoléne Royal ne vient-elle pas en banlieues ?

Vincent Peillon :
Justement, elle y va demain, à Clichy-sous-bois, et bientôt à Vaux en Velin; contrairement à Sarkozy qui organise des panels de jeunes de banlieue sélectionnés par sa porte-parole envoyée en éclaireuse auprès des "racailles". Elle a dit à Villepinte des choses fortes, des choses qu'elle souhaite pour les banlieues.

Question posée par Anonyme : Que pensez- vous du double chapeau actuel de Sarkozy, Ministre de l'intérieur, candidat et bien trop souvent les 2 à la fois ?

Vincent Peillon :
Sarkozy a déclaré qu'il allait vers le 20 Mars abandonner ses fonctions de Ministre de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à la campagne présidentielle. Lorsqu'on regarde son agenda, on se demande ce qu'il fait aujourd'hui! La conférence de presse de mercredi sur les questions internationales est dans doute de la compétence du Ministre de l'Intérieur! Entre ses promesses à tout va et ses revirements sur la fiscalité ou la police de proximité, on a l'impression que Sarkozy a du mal à ne pas prendre les Français pour des imbéciles. Cela fait cinq ans qu'il est en campagne permanente et c'est la seule excuse qu'il peut trouver pour avoir été un si mauvais ministre.

Question posée par anonyme : Ségolene royal va-t-elle dévoiler un programme culturel detaille ?

Vincent Peillon :
Dans la crise que nous vivons, délitement du lien civique, marchandisation des biens culturels, la bataille culturelle doit être au coeur de la reconquête de la gauche. Avant de perdre dans les urnes, on perd toujours d'abord dans les esprits et sur ses valeurs. C'est pourquoi Ségolène Royal a tellement insisté dans son projet sur l'éducation sur l'éducation artistique et l'accès de tous à la connaissance et à la pratique des arts. Bien entendu, elle fera des propositions spécifiques sur la culture durant la campagne.

Question posée par anonyme : On parle beaucoup de précarité... smic.. mais pour ceux qui ont un salaire moyen ? sans aide sociale et qui malgrés tout ne s'en sorte pas car tout est payer plein pot que faire ???

Vincent Peillon :
Il faut surtout cesser d'opposer ceux qui n'ont pas de travail à ceux qui ont un travail, ceux qui ont des bas salaires et ceux qui ont des salaires moyens. C'est pourquoi Ségolène Royal propose une revalorisation du SMIC mais aussi de toute la grille salariale et des politiques prioritaires en direction, par exemple, du logement.

Question posée par Zoupet : J'ai trouvé Dominique Voynet très percutante et avec des idées et des propositions très proches de celles de Ségolène. Malgré tout, trouves tu normal qu'elle ait du mal à obtenir ses signatures, et la polèmique selon laquelle le PS y ferait obstacle est elle fondée ?

Vincent Peillon :
Cette polémique n'est pas fondée! Les élus restent très marqués par la disparition des voix à gauche en 2002. Comme premier secrétaire fédéral de la Somme, je n'ai fait aucune démarche en direction de nos élus mais, d'eux mêmes, ils sont très réticents car ils gardent le souvenir de l'élimination de Jospin

Question posée par anonyme : Quels sont tes rapports avec Montebourg aujourd'hui ?

Vincent Peillon :
Celui de deux complices qui ont vécu bien des épreuves ensemble et partagent la même volonté de rénover la gauche française et de faire gagner Ségolène.

Question posée par anonyme : Pourquoi laissons nous Sarkozy s'emparer de Jaures sans réagir ?

Vincent Peillon :
François Hollande a réagi avec beaucoup de force et d'humour lors du discours de Villepinte, visible sur le site du PS

Question posée par marie france : Que proposez vous pour nos enfants "en panne" : au chômage - formation non adéquate malgré bac + 4 à la fac ?

Vincent Peillon :
500 000 emplois-tremplins, et puis cette grande mesure : tout jeune qui n'a pas un emploi doit se voir proposer dans les 6 mois un emploi ou une formation qualifiante rémunérée. L'accès a l'emploi des plus jeunes est la priorité des priorités pour Ségolène Royal elle ne cesse de l'affirmer et elle a raison

Question posée par anonyme : Pourquoi ne voterions-nous pas une loi qui exige que toutes nouvelles constructions publiques ou privées soient équipée de panneau solaire et d'éolienne horizontale (invisible a l oeil nu) sur les toits ??

Vincent Peillon :
Je ne sais pas si une loi serait la solution, mais il faut de fortes incitations et Ségolène Royal a pris des engagements forts sur les énergies renouvelables comme sur l'isolement des logements ce qui explique d'ailleurs qu'elle a été noté par un collectif d'association de défense de l'environnement comme de loin la meilleure candidate après Lepage et Voynet.

Merci à tous pour vos questions, désolé de ne pas avoir pu répondre à toutes.

A très bientôt.

Vincent Peillon

 


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Lundi 26 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

G

Le programme de Mr Sarkozy tient en cinq lignes, toutes les semaines, une nouvelle proposition compensée par une reculade sur une proposition précédente ; les experts censés chiffrer le programme de l’UMP doivent y perdent leur latin.

Sarkozy trébuche sur le terrorisme et la défense

Testé sur Al-Qaïda, Nicolas Sarkozy a refusé de dire, sur RMC, si les combattants du réseau islamiste étaient sunnites ou chiites. "Il est impossible d'y répondre parce qu'Al-Qaïda, c'est une nébuleuse", a rétorqué le candidat-ministre.

Le journaliste de RMC, Jean-Jacques Bourdin, lui a demandé si les combattants d'Al-Qaïda étaient sunnites ou chiites. "Il est impossible d'y répondre (...) parce qu'Al-Qaïda, c'est une nébuleuse", a rétorqué Nicolas Sarkozy. A trois reprises, le ministre de l'Intérieur a refusé de répondre à la question. "On ne peut pas qualifier Al-Qaïda comme ça", a-t-il insisté. "Je vais d'ailleurs vous donner un exemple : le GSPC algérien a rejoint Al-Qaïda il y a quatre ans à peine. On ne peut pas réduire Al-Qaïda à un problème sunnites-chiites. Al-Qaïda, c'est une mouvance", a encore déclaré le candidat de l'UMP. Jean-Jacques Bourdin a toutefois tenu à lui faire remarquer que "tous les chefs d'Al-Qaïda sont des sunnites". "Nous demanderons à des spécialistes", a conclu le journaliste.

Question "spécieuse" sur les sous-marins

Par ailleurs, un mois après Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy a également trébuché sur la question du nombre de sous-marins nucléaires français.
Le même journaliste, qui avait piégé la candidate socialiste sur le nombre de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, a cette fois demandé à Nicolas Sarkozy combien la France possédait de sous-marins nucléaires d'attaque. Le candidat UMP a répondu "quatre".
"Non, c'est cinq", lui a rétorqué le journaliste.

Selon le ministère de la Défense, la France dispose en réalité de six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). Elle possède également quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), porteurs de missiles nucléaires.
"Honnêtement, la question est un peu spécieuse", a ajouté le candidat UMP tout en estimant que la question du nucléaire est "capitale car le président de la République, c'est lui qui appuie sur le bouton".

Au même micro, Ségolène Royal s'était elle aussi trompée il y a un mois en déclarant que la France comptait un seul SNLE. Elle s'était alors attirée les railleries de l'UMP et des proches de Nicolas Sarkozy.

D'où ma question, le candidat de l’UMP a-t-il la capacité à diriger la France ?



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Lundi 26 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Ségolène Royal s'exprime dans le journal Le Parisien.

La candidate socialiste rappelle sa priorité : « redonner confiance aux PME. Je le vis dans ma région, je le vérifie à travers la France : pour peu qu'on aide les petites et moyennes entreprises de façon ciblée, il y a, pour l'emploi, des marges de manoeuvre énormes. Les PME de moins de 500 salariés représentent 66 % des emplois. Le tournant politique que je souhaite incarner, c'est, en redéployant les fonds publics dont on dispose, le passage d'une politique d'aides totalement uniforme à des politiques sur mesure. Je sais que la transition sera délicate mais, pour peu qu'on utilise tous les leviers possibles - la fiscalité, les cotisations sociales, la négociation avec les partenaires sociaux et une part des marchés publics réservée demain aux seules PME - les choses, j'en suis sûre, se caleront vite."

La candidate socialiste exprime une nouvelle fois sa volonté d’empêcher les délocalisations : « a condition d'anticiper, on peut empêcher que ça se passe. Il faut en finir avec le secret qui entoure certaines décisions prises par les actionnaires, parfois de l'étranger. Il faut modifier le rapport de forces au bénéfice des salariés, et imposer la transparence. Sous cet angle, la France est très archaïque. Mieux informés, les syndicats de salariés peuvent aider à la recherche des compromis qui permettent de sauver les emplois ou, lorsqu'on est contraint d'en supprimer, de reclasser les salariés et ainsi de préserver leur dignité et celle de leur famille. C'est mon idée de sécurité sociale professionnelle : lorsqu'une entreprise est absolument contrainte de faire un plan social et d'investir en même temps pour décrocher de nouveaux marchés, les salariés conservent leur contrat de travail et continuent dans cette phase de transition à être payés sur fonds publics en suivant une formation, donc en préparant leur reconversion. Ils évitent ainsi le chômage. C'est, par exemple, ce qu'a réussi Ericsson en Suède. Avec cette méthode, jamais Moulinex n'aurait en France licencié et délocalisé de cette façon particulièrement brutale. »

Intérrogée sur ses adversaires, Ségolène Royal tient à éviter la « querelle de personnes ». Ainsi, sur Nicolas Sarkozy, elle déclare : « Je ne juge pas l'homme. Le candidat, lui, s'est fortement droitisé. Un exemple : par deux fois - donc il ne s'agissait pas d'un lapsus - il a dénoncé l'abattage des moutons dans les baignoires par certains musulmans pour la fête de l'Aïd. Ça, c'est odieux, c'est le vocabulaire de l'extrême droite. »

A propos de François Bayrou, Ségolène Royal évoque là aussi le projet du candidat : « Le ni-ni, cela n'a jamais fait un projet. Décidément, le centre est partout et sa circonférence, nulle part. A la base, il n'y a aucune ambiguïté puisque dans toutes les collectivités, il gouverne et vote avec l'UMP, sans aucune exception. »

« Le choix qui va être fait par le peuple français engage l'avenir bien au-delà de cinq années, pour toute une génération, tant la crise est profonde. C'est pourquoi je veux, avec tous les Français, réussir le vrai changement. »
 
Signature Ségolène Royal
 
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Lundi 26 février 2007
par Comité Désirs d\'Avenir de Mennecy

Sur France Inter, Ségolène Royal revient sur sa stratégie de campagne.

Sur France Inter, Ségolène Royal, revient sur sa stratégie de campagne, qui a consisté à organiser des "débats participatifs" avec les Français avant de faire des propositions : "J'ai eu des interrogations, parce que je suis une femme politique qui écoute, qui est toujours en éveil et en adaptation, et en même temps je savais comment me raccrocher à mes convictions profondes . Donc, j'ai décidé de tenir bon et j'ai eu raison".

La candidate socialiste affirme avoir été "la seule candidate à avoir pris du temps" avec une "phase d'écoute".

"Je crois que c'est nécessaire de rassembler sa famille. Je l'ai fait sur mes bases, sur les valeurs socialistes, les valeurs de gauche mais aussi" avec "le souci d'un socialisme moderne, qui regarde la réalité en face, qui ne s'enferme pas dans des dogmes mais qui, au contraire, assume une mutation des idées et des façons de faire".

"Les militants socialistes et les électeurs de gauche attendaient ce rassemblement. Voilà qui est fait".

A ceux qui mettent en doute ses compétences et sa capacité à gouverner, Ségolène Royal répond : "Je prouverai le contraire", rappelant qu'elle a été "trois fois ministre, quatre fois députée".
 
Signature Ségolène Royal
 
> Lire le script intégral de l'émission

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